Le syndicat des policiers de Los Angeles dénonce dans un communiqué des accusations "extrêmement perturbantes"

Un policier californien accusé d'avoir caressé la poitrine d'une femme morte est l'objet d'une enquête, a confirmé mercredi à l'AFP la police de Los Angeles. "Une enquête administrative a été lancée", a déclaré Chris Ramirez, porte-parole de la police de Los Angeles, sans donner plus de détails. Un responsable, proche du dossier, a expliqué sous couvert d'anonymat que le policier accusé et son coéquipier étaient intervenus après la découverte d'une femme morte dans un appartement. Une fois sa mort établie par les agents, l'un d'eux a quitté la pièce où se trouvait le corps. "L'accusé est retourné là où se trouvait la femme morte et lui aurait caressé la poitrine", a ajouté la source. Bien que l'agent ait désactivé sa caméra embarquée, celle-ci a continué à tourner pendant deux minutes et permis d'enregistrer les images. C'est durant une inspection de routine qu'elles ont été découvertes. Le syndicat des policiers de Los Angeles a dénoncé dans un communiqué des accusations "extrêmement perturbantes". Si elles se confirmaient, un tel comportement serait "non seulement immoral, mais extrêmement perturbant et ne représenterait pas les valeurs, comme le respect des morts, que nous, officiers de police, chérissons", a ajouté le syndicat. Le policier incriminé a été mis à pied à titre conservatoire en attendant le résultat de l'enquête.

Les professeurs de droit Noah Feldman, Pamela Karlan, Michael Gerhardt et Jonathan Turley prêtent serment au Congrès américain, le 4 décembre 2019 à Washington

Trois professeurs de droit ont jugé mercredi que l'enquête en destitution contre Donald Trump était justifiée et même nécessaire pour protéger la démocratie américaine, s'attirant les foudres des élus républicains qui les ont accusés de partialité lors d'une audition fleuve au Congrès. Ces experts, invités par la majorité démocrate de la Chambre des représentants, ont été contredits par un confrère, convié lui par les républicains, qui a jugé les preuves "insuffisantes" pour mettre le président en accusation ("impeachment"). Donald Trump est dans la tourmente parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, l'un de ses potentiels rivaux pour la présidentielle de 2020. Les démocrates sont convaincus qu'il a abusé de son pouvoir pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire destinée à cet allié en conflit avec la Russie. Après deux mois d'enquête et l'audition de 17 témoins, ils ont assuré mardi avoir réuni des "preuves accablantes" pour nourrir leur dossier d'accusation. Le président républicain, qui nie avoir exercé des pressions sur Kiev, a encore dénoncé mercredi une "blague" démocrate "mauvaise" pour le pays. AFP / Nicholas KammLe président américain Donald Trump au sommet de l'Otan à Londres, le 4 décembre 2019 Au même moment, les parlementaires entamaient le débat juridique pour déterminer si sa conduite correspondait à l'un des motifs de destitution mentionnés dans la Constitution: "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs". Sans hésiter, trois professeurs d'université prestigieuses ont répondu par l'affirmative. - Barron pas baron - AFP / Gal ROMAProcédure de destitution américaine "Si l'on ne peut pas mettre en accusation un président qui utilise son pouvoir à des fins personnelles, nous ne vivons plus dans une démocratie, nous vivons dans une monarchie ou une dictature", a notamment estimé Noah Feldman, professeur de droit à Harvard, devant la commission judiciaire de la Chambre. "Si le Congrès ne le destitue pas, la procédure de destitution aura perdu tout son sens, tout comme les garanties constitutionnelles destinées à empêcher l'installation d'un roi sur le sol américain", a renchéri Michael Gerhardt, de l'université de Caroline du Nord. Pamela Karlan, de l'université Stanford, a elle accusé Donald Trump d'avoir commis "un abus de pouvoir particulièrement grave" en demandant à un pays étranger de l'aider à gagner l'élection. Elle a souligné que la Constitution américaine ne donnait pas au chef de l'exécutif le pouvoir absolu d'un roi. "Donald Trump peut appeler son fils Barron, mais ne peut pas en faire un baron", a-t-elle plaisanté en référence au dernier fils du président. AFP / Brendan SmialowskiLa professeure de droit Pamela Karlan, le 4 décembre 2019 à Washington Un enfant "doit être tenu à l'écart de la politique", a réagi sur Twitter sa mère Melania Trump. "Pamela Karlan, vous devriez avoir honte de vos courbettes politiques, évidemment partisanes", a-t-elle encore asséné. Faire référence au fils du président, qui n'a que 13 ans, "vous donne l'air méchante", lui a également dit l'élu républicain Matt Gaetz en l'interrogeant sur ses dons aux campagnes de plusieurs candidats démocrates. Mme Karlan s'est excusée d'avoir cité l'adolescent, sans revenir sur le fond de sa déclaration. - "Menace continue" - POOL/AFP / SAUL LOEBLes parlementaires républicains Louie Gohmert, Jim Jordan, Ken Buck et John Ratcliffe lors d'une audition au Congrès, le 4 décembre 2019 à Washington Voix dissonante dans ce panel d'experts, Jonathan Turley, de l'université George Washington, a déploré le manque de "preuves directes" contre le président et la "précipitation" des démocrates. Dans ce débat, "il y a tellement plus de rage que de raison", a-t-il pointé. De fait, chaque camp s'est montré virulent mercredi. Donald Trump "représente une menace continue pour la Constitution et notre démocratie", a accusé l'élu démocrate Jerry Nadler en conclusion de près de huit heures d'auditions, retransmises en direct à la télévision. POOL/AFP / SAUL LOEBJerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, le 4 décembre 2019 à Washington Le républicain Doug Collins a rétorqué que le dossier contre le président était vide. "Il n'y a rien de mal, rien qui ne mérite une mise en accusation", a-t-il lancé en dénonçant un processus "injuste". "On ne sait même pas quelles sont les prochaines étapes", a-t-il noté. Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire, a laissé entendre que d'autres témoins pourraient être auditionnés prochainement, sans en dire plus. Sa commission, qui est chargée de rédiger l'acte d'accusation du président, envisage quatre chefs: abus de pouvoir, corruption, entrave à la bonne marche du Congrès et entrave à la justice. Si elle les retient, ils seront soumis à un vote en séance plénière à la chambre basse du Congrès, peut-être avant Noël. Compte tenu de la majorité démocrate dans cette enceinte, Donald Trump deviendra le troisième président de l'histoire des Etats-Unis mis en accusation au Congrès, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, tous deux acquittés ensuite. Le Sénat, à majorité républicaine, sera ensuite chargé de juger le président et il faudrait une majorité des deux tiers pour le destituer, ce qui paraît très improbable.


Illustration de centre hospitalier MSF Crédit Photo AFP

Médecins sans frontières (MSF) a ouvert, 27 novembre, un nouvel hôpital dans la région de Port-au-Prince, précisément à Tabarre. Selon la cheffe de mission MSF en Haïti, Jane Coyne, ce centre sera spécialisé dans le traitement des patients présentant des lésions potentiellement mortelles et des blessures traumatiques. Le réseau Médecins sans frontières (MSF) a procédé le 27 novembre 2019 à l'ouverture d'un nouveau centre hospitalier dans la région de Port-au-Prince. Ce centre sera spécialisé danslaprise en charge depatients présentant des blessures mortelles. Avec une capacité de 25 lits, l'hôpital qui compte passer à 50 lits d’ici peu,emploie déjà 170 personnes, dont huitmédecin spécialisés dans la chirurgie. La cheffe de mission MSF en Haïti, Jane Coyne, rappelle que que "le pays [Haïti, ndlr] traverse une grave crise économique et politique et les hôpitaux luttent pour rester ouverts"."Nous répondons à un besoin vital avec l'ouverture de l'hôpital d'urgence pour traumatismes de Tabarre, mais cela ne suffira pas", a-t-elle soutenu. Les cadres de la mission présente en Haïti depuis 28 ans,soulignent que les troubles politiques etl’insécurité affectent grandement les patients mais aussi le réseau MSF. Déjà, au cours de ses cinq premiers jours de son fonctionnement, l'hôpital fraîchement ouvert à Tabarrea déjà reçu 21 patients, dont environ la moitié avaient été blessés par la violence. « Les installations médicales de MSF en Haïti font face à un niveau de besoins élevé dans le contexte de la crise actuelle», a-t-elle souligné, racontant que «en 2019, le centre de stabilisation d'urgence de MSF dans la région de Martissant [...] a accueilli en moyenne 230 patients par mois, blessés par balle, par lacérations ou par d'autres actes de violence. L'hôpital MSF situé dans la région de Drouillard à Port-au-Prince a connu aussi un pic d'activité en septembre, alors qu'il accueillait un total de 141 patients atteints de brûlures graves, causées principalement par des accidents». Madame Coyne qui regrette que certains des ambulances du réseau ont été agressées lors des mouvements baptisés"Pays lock", rassure par ailleurs que les équipes de MSF à Port-au-Prince et dans le sud-ouest d'Haïti continuent de combler les lacunes importantes dans les services de santé du pays. Rappelons que le réseau a du fermer récemment un de ses centres situés à Delmas 33.

La scène de l'accident / Photo : La Opiniòn de Chiloé

Quatre Haïtiens et un Chilien ont perdu la vie lors d’un accident de circulation sur la route de Los Conquistadores au Chili, le 3 décembre 2019. Cinqpersonnes dont quatre Haïtiens sont tuées, et 15 autresblessées suite à un terrible accident de circulation survenu dans l’après-midi du 3 décembre sur la route qui relie la zone de Los Conquistadores à San Javier, au Chili. Le drames'est produit après qu’un camion a heurté le minibus, selon nos informations. Les 15 blessés, parmi eux trois femmes affectées grièvement, ont été reconnus comme étant des travailleurs agricoles évoluant dans les filières de la bleuetière. Sous ordre du procureur en chef de San Javier, Patricio Caroca, ces victimesont été transférées à l’hôpital pour les soins que nécessitent leurs cas. Le journal La Opiniòn de Chiloé qui a rapporté la nouvelle,informe que la gouverneure de la province de Linares, Claudia Jorquera, est en contact avec les familles de ceux qui n'ont pas survécu à cet accidentpour les éventuels rapatriements des cadavres des étrangers. Le procureur Patricio Caroca a annoncé qu'une enquête policière sera ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.


Phanord Cabé/ Photo: Instagram @phanordcabe

"Internet est une grande source d'informations. C'est remplid'opportunités", croit Phanord Cabé. Evoluant dansle domaine destechnologies et de la communicationdepuis plus de dix ans, le jeune technicien parle sur la base de ses expériences. Tout a commencé à Carrefour pour Phanord Cabé, sa commune d'origine, où il a travaillé en 2006pour le cybercafé Call Center Net. Là-bas, il profite de son temps libre pour apprendre à mieux connaître la toile, à se former via des tutoriels et à accompagner ceux ayant besoin de coups de main en cas de problèmes techniques. En2010, peu après le séisme, il se lance surTwitter-SMS.A l'époque, alors que le réseau commenceà se faire connaître en Haïti, le jeune amant de tout ce qui touche àl’informatique et àla technologie, crée@phamour et @piyaylanmou, qu'il alimente en tweets sentimentaux via 40404. Les années passent et le jeune passionné commence à prendre du gallon. Il est embauchéen2010à la compagnie de téléphonie mobile,Digicel, ensuite en 2012, par Radio-Télévision Caraïbes (RTVC) où il travaille depuis comme social media manager.Il s'occupe notamment des pagesréseaux sociaux de l'institution. Dans le même temps, ses progrès lui ont permis d'assister, pour la gestion de leur image en ligne, de nombreuses personnalités publiques du pays. On parle ici de Jean-Henry Céant, Shelove Perrin, Guy Wewe, Rockfam, Jean Jean Roosevelt, Roudy Roodboy, Rutshelle Guillaume, Banj FM pour ne citer que ceux-là. Aujourd'hui marié et père de trois jeunesenfants,l'ancienélève du lycée Louis Joseph Janvier lance sa propre entreprise, « « CabeSolutions ». A travers ce rêve devenu "un projet de vie", le jeune social media manager compte offrir des services/solutions à des entreprises, des personnalités publiques (artistes, politiques entre autres).Social Media Management, Consultation enNetwork security et web radio, le monitoring, l’Email Marketing,la créationd'application entre autressont parmi la gamme des services offerts. "Avec mon talent et ma passion pour le domaine, je me suis dit pourquoi ne pas mettre sur pied quelque chose pouvant aider les autres à trouver les solutions aux problèmes qu'ils rencontrent au quotidien? C'est pourquoi j'ai lancé CabeSolutions. C'estaussi une façon pour moi d'aider les autres à avancer et explorer d'autres horizons dans le secteur", souligne Cabé. "Internet est une grande source d'informations. C'est remplid'opportunités", reconnait-il.Pour saisir ces opportunités, il fautcommencer par se fixer des objectifs et s'y accrocher. En ligne, "on peut se former, se créer une identité: devenir "Youtubeur, blogeur, social media manager etc", égraine-t-il. Il y a aussi moyen de se lancer dans les affaires. Ensuite, il faut avoir la motivation et la déterminationnécessaires, utiliserles outils disponibles - un ordinateur,un téléphone intelligent et une bonne connexion à Internet."Et toutes les opportunités s'offriront à vous". Pour Cabé, il y a un certain retard en Haïti dans le domaine de la technologie, mais en même temps,il y a de sérieuxprogrès. Par exemple,dans le paysage entrepreneurial, deplus en plus d'entreprises commencent à marquer leur présence en ligne, via les réseaux sociaux et leur propre site Internet. La raison ? Elles veulent soigner leur image,attirer la clientèleà découvrir et consommer leurs produits et services. Et pour mieux y parvenir, certaines compétences s’avèrent importants dont cellesdusocialmedia manager. En ce qui concerne, ce métier,le social media manager, il deviendra"bientôt indispensable", dans la mesure où, prophétise Phanord Cabé, il va y avoir davantage de concurrence surce marché en pleine transformation. "Il faudra des personnes qui sachent comment gérer l'image des entreprises, personnages publiques", conclut-il en invitant les jeunes à se préparer. Raoul Junior Lorfils et Websder Corneille

L'argentin, Lionel Messi

Le FCBarcelone révèle que pour son compte Twitter en français comptant plus d'un millions de followers,les Haïtiens, en nombre, fontpartie du top 3. Le FC Barcelone de Lionel Messi a des fans sur toute la surface du globe. De l’Amérique à l'Asie en passant par l’Europe ou encorela Caraïbe, le club catalan compte des fans par millions. Pasétonnant pour une formation qui a dans ses rangs l'Argentin Lionel Messi, le Français Antoine Griezman et l'UruguayenLuis Suarez. Mais de nos joursil ne suffit pas de d'avoirlapopularité.Il faut pouvoir la montrer, la quantifier et l'interpréter avecà l'appui desdonnées géographiques entre autres. Et ça, le Barça l'a bien compris! Ainsi, le club a rendu publique ce 19 novembreles résultats d'un sondage surl'origine de ses followers pourson compte Twitter (français). A la troisième place du classement, se trouve Haïti. Pas étonnant là non plus, puisqu'iciles citoyens, passionnés du foot,sont généralement partagés entre le Brésil et l’Argentine;le Barcelone et le Real Madrid. 👏🌏Le Top 9 des pays comptant le plus de followers sur notre compte Twitter en français @fcbarcelona_fra (nous sommes plus d'un million !) : 1)🇫🇷 2)🇲🇦 3)🇭🇹 4)🇬🇳 5)🇨🇮 6)🇪🇬 7)🇸🇳 8)🇧🇷 9)🇩🇿 Et vous ? Envoyez-nous votre drapeau pour montrer d'où vous nous suivez ! pic.twitter.com/RQiLljVrus — FC Barcelona (@fcbarcelona_fra) November 19, 2019 Dans le top 9 publié sur ce compte Twitter du Barça suivi par plus d'un millions de personnes, Haïtiest devancée par la France (#1) d'Antoine Griezman et le Maroc(#2) de Medhi Benatia. Notons à la 8e place, le Brésil d'où viennentplusieurslégendes -Ronaldo, Ronaldinho, Rivaldo, Romario - ayant porté le maillot Blaugrana. Il faut par ailleurs souligner que le club de la capitale espagnole, Real Madrid, principale rival du FC Barcelone, a de nombreux supporters haïtiens. Reste à savoir quelle place occuperait Haïti, si les madrilènes se décidaient à réaliser un sondage du même genre.