La France vieillit et fait de moins en moins de bébés.
Photo d'illustration AFP

Avec plus de 67 millions d'habitants au 1er janvier, la population continue de progresser en France mais à un rythme moins soutenu, en raison notamment d'une nouvelle baisse de la fécondité et d'une augmentation des décÚs, les générations du baby-boom vieillissant. Au début de l'année, l'Insee dénombrait 65 millions d'habitants en métropole et 2,2 millions dans les cinq départements d'outre-mer, selon son bilan démographique annuel présenté mardi. Cette progression de 0,3%, moins dynamique que les années précédentes (+0,5% entre 2008 et 2013 et +0,4% entre 2014 et 2016), est majoritairement portée par le solde naturel, soit la différence entre le nombre de naissances et de décÚs. Toutefois, à +164.000 personnes, ce nombre est "historiquement bas", a précisé Marie Reynaud, cheffe des études démographiques et sociales à l'Insee, lors d'une conférence de presse. Le solde migratoire (différence entre les personnes entrées et sorties du territoire) est estimé à +69.000 personnes. Le solde naturel tend à baisser légÚrement depuis 2006. Mais en raison d'une hausse des décÚs et d'un recul des naissances, il a plus fortement diminué en 2017 pour atteindre "son plus faible niveau depuis l'aprÚs-guerre" (hors Mayotte). En 2017, 767.000 bébés sont nés en France (-17.000, soit -2,1%), en baisse pour la troisiÚme année consécutive (-15.000 en 2016 et -20.000 en 2015). "D'un cÎté, on a une baisse du nombre de femmes en ùge d'avoir des enfants, (issues) des générations nées aprÚs le baby-boom (1946-1973), et de l'autre, une baisse de la fécondité, avec 1,88 enfant par femme", a expliqué Marie Reynaud. AprÚs huit années de stabilité, autour de deux enfants par femme, l'indice conjoncturel de fécondité connaßt en effet sa troisiÚme baisse consécutive (1,92 en 2016, 1,95 en 2015). Cette diminution s'explique principalement par une baisse de la fécondité des femmes de 25 à 34 ans, les plus fécondes, qui n'est plus compensée par la fécondité des femmes de plus de 35 ans, restée stable.

Le pape François, au chevet d'une Eglise discrĂ©ditĂ©e par des scandales de pĂ©dophilie au Chili, a exprimĂ© "sa honte" pour ces abus, dans son premier discours mardi devant les autoritĂ©s politiques et civiles du pays. Avant sa rencontre avec des indiens Mapuche mercredi, il a aussi plaidĂ© en faveur du droit des peuples autochtones "souvent oubliĂ©s" et qu'il faut "Ă©couter". "Je ne peux m'empĂȘcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irrĂ©parable fait Ă  des enfants par des ministres de l'Eglise", a-t-il dit, sous les applaudissements. "Je voudrais m'unir Ă  mes frĂšres dans l'Ă©piscopat, car s'il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut en mĂȘme temps nous engager pour que cela ne se reproduise pas", a-t-il ajoutĂ©. Le discours du pape argentin Ă  des prĂȘtres, religieux, consacrĂ©s et sĂ©minaristes, rassemblĂ©es dans la cathĂ©drale de Santiago du Chili, sera Ă©galement scrutĂ© Ă  la loupe. François recevra ensuite une cinquantaine d'Ă©vĂȘques chiliens. Le pape, qui prĂŽne la "tolĂ©rance zĂ©ro" face aux prĂȘtres pĂ©dophiles, marche sur des oeufs au Chili. L'octogĂ©naire pĂšre Fernando Karadima, un ancien formateur charismatique de prĂȘtres, a Ă©tĂ© reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d'avoir commis des actes pĂ©dophiles dans les annĂ©es 80 et 90. Il a Ă©tĂ© contraint Ă  se retirer pour une vie de pĂ©nitence. Mais en janvier 2015, le pape François avait pris la dĂ©cision trĂšs controversĂ©e de nommer Mgr Juan Barros Ă  la tĂȘte d'un diocĂšse du sud du pays, au moment oĂč il Ă©tait soupçonnĂ© d'avoir protĂ©gĂ© dans le passĂ© le vieux prĂȘtre condamnĂ©.


Des haitiens manifestent ce lundi Ă  New York contre les propos racistes de Donald Trump

Comme annoncĂ©, des milliers d'haĂŻtiens, hommes, femmes et enfants,ont manifestĂ©Ă  New York ce lundi pour dĂ©noncer les propos racistes du PrĂ©sident amĂ©ricain, Donald Trump Ă  l'endroit d'Haiti. Les protestataires, pancartes et drapeau bleu et rouge en mains, ont Ă©tĂ© rejoints par des Ă©trangers (y compris des amĂ©ricains) ne partageant pas la position du chef d'Etat. ContactĂ© par Loop Haiti, l’ancien diplomate PrĂ©val avait prĂ©cisĂ© que la mobilisation n’aurait pas pour unique objectif de prendre position contre Trump mais aussi, de dĂ©noncer les dirigeants et politiciens haĂŻtiens qui ont contribuĂ© Ă  l'accĂ©lĂ©ration de la dĂ©gradation des conditions de vie en Haiti. [image_gallery]

«Si cela est vrai, je saurai me conduire en chef». Cette phrase Ă©mane d’un officier de carriĂšre et gĂ©nĂ©ral de l'armĂ©e haĂŻtienne, Faustin Elie Soulouque. Lorsqu’on venalui proposer le fauteuil prĂ©sidentiel, paisiblement allongĂ© sur un hamac, il croyait avoir affaire Ă  une boutade, que la dĂ©lĂ©gation qui venait Ă  sa rencontre aurait Ă©tĂ© en instance de manipulation. A la mort du prĂ©sident Jean-Baptiste RichĂ©, 27 fĂ©vrier 1847, Soulouque occupait le poste de chef de la garde PrĂ©sidentielle. Le 1er mars, le SĂ©nat se rĂ©unissait en assemblĂ©e pour dĂ©signer un successeur au PrĂ©sident disparu. Ainsi, Soulouque posa sa candidature face aux gĂ©nĂ©raux Jean Paul et Alphonse Souffrant. AprĂšs plusieurs votes, les deux obtinrent le mĂȘme nombre de voix, et Soulouque pataugeait en bon dernier avec une seule voix. C’est alors que le prĂ©sident du SĂ©nat Beaubrun Ardouin recommanda la candidature de l’homme qui ne pouvait remonter la pente raide de la voix unique. Coup de tonnerre! Faustin Elie Soulouque, natif de Petit-Goave, devint le nouveau prĂ©sident d’HaĂŻti. IllettrĂ©, le nouveau Chef de l’Etat se fait mĂ©ticuleusement lire les documents avant d’apposer sa signature sur quelque document que ce soit. Le feu professeur Leslie F. Manigat Ă©pinglal’élection d’un pareil analphabĂšte Ă  la magistrature suprĂȘme comme un «complot contre la qualité». Profitant du peu de confiance dans les intellectuels, il s’arcbroutait de prĂ©fĂ©rence sur les militaires, dont le gĂ©nĂ©ral Fabre Nicolas Geffrard qui va lui succĂ©der. Peu avant, il se sentit inconfortable dans le costume prĂ©sidentiel, le gĂ©nĂ©ral se proclama empereur d'HaĂŻti sous le nom de Faustin Ier en 1849. De sources confondues, des historiens rapportent que les frais dispendieux de la couronne ont appauvri le TrĂ©sor public. La restitution de la dette de l’indĂ©pendance initiĂ©e sous le rĂ©gime de Boyer, connaitra une suspension par insuffisance d’argent. De maniĂšre abrupte, la France dĂ©lĂ©gua l’amiral français Dusquesne pour venir quĂ©rir de l’information auprĂšs de l’Empereur sur les causes de la cessation de paiement, mais aussi pour tordre les bras du chef en vue d’obtenir l'argent dĂ». SacrĂ© pays, la France! Menaçant de bombarder Port-au-Prince, Faustin Ier rĂ©pliqua: «À la force, je rĂ©pondrai par la force!». Fier de l’étoffe de leur chef d’Etat, le peuple haĂŻtien serĂ©jouissait de sa carrure malgrĂ© ladĂ©gradation de la situation Ă©conomique. FragilisĂ© par l’entourage de la couronne impĂ©riale, Faustin n’entenda pas lĂącher le pouvoir Ă  la remorque de ces gĂ©nĂ©raux avides Ă  ses yeux. PĂ©rissent alors Celigny Ardouin, ancien ministre de l’IntĂ©rieur, le gĂ©nĂ©ral Louis Dessalines, fils de l’empereur Jean-Jacques Dessalines, et tant d’autres. Sentant venir la faucheuse pour cause de trahison, le gĂ©nĂ©ral Fabre Geffrard, jusqu’alors chef d’état-major de Faustin Ier, s’échappa aux GonaĂŻves pour aller semer, en compagnie de AimĂ© Legros, les vignes de la rĂ©volution. Impotent, Faustin Ier abandonna le pouvoir le 15 janvier 1959, et partit pour l’exil auxlarges des cĂŽtes de la JamaĂŻque, soit au 90 Duke Street Ă  Kingston, accompagnĂ© de de sa femme, l'ex-ImpĂ©ratrice Elizabeth Adelina DĂ©rival LevĂȘque, de ses filles, les ex-princesses Olive, CĂ©lia, Olivette. 27 juillet 1867, quelques semaines aprĂšs la prestation de serment du PrĂ©sident Sylvain Salnave, le clan impĂ©rial dĂ©barqua Ă  Petit-GoĂąve, son pays natal. AgĂ© de 85 ans Ă  son arrivĂ©e, l’ancien chef d’Etat fut frappĂ© d'une attaque d'apoplexie, avant de rendre l’ñme le 6 aoĂ»t 1867. En guise de prĂ©sent, Petit-GoĂąve fut baptisĂ©e la «citĂ© soulouquoise», et un mausolĂ©e s’érige en mĂ©moire de ce dernier au Sud de la ville, prĂ©cisĂ©ment Ă  la rue RĂ©publicaine appelĂ©e communĂ©ment Grand-rue. Ci-git, demeurent les vestiges du deuxiĂšme Empereur d’HaĂŻti.


Le constructeur automobile amĂ©ricain General Motors a demandĂ© l'autorisation de pouvoir tester une voiture sans volant ni pĂ©dales dans le cadre de son programme de dĂ©veloppement d'un vĂ©hicule autonome qu'il veut mettre sur les routes en 2019. Selon un communiquĂ© diffusĂ© vendredi, la demande a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e auprĂšs du ministĂšre des Transports et concerne un "vĂ©hicule conçu dĂšs le dĂ©part pour fonctionner de lui-mĂȘme sans conducteur, volant, pĂ©dale ou contrĂŽle manuel". Il s'agit de la "4e gĂ©nĂ©ration" du vĂ©hicule autonome dĂ©veloppĂ© par GM, le Cruise-AV, dont le constructeur veut mettre une version sur les routes amĂ©ricaines dĂšs 2019. Il est Ă©laborĂ© sur la base de sa voiture Ă©lectrique Chevrolet Bolt. "Nous demandons l'approbation pour mettre ces voitures sur les routes en 2019. Nous n'avons pas encore donnĂ© les dĂ©tails sur oĂč exactement mais nous testons dĂ©jĂ  nos voitures sans chauffeurs Ă  San Francisco, Phoenix et Detroit et nous envisageons de le faire Ă  New York cette annĂ©e", a prĂ©cisĂ© Stephanie Rice, une porte-parole du groupe dans un courriel Ă  l'AFP.

Le constructeur japonais Yamaha a dĂ©voilĂ© au salon de l'Ă©lectronique grand public de Las Vegas (CES) une moto sans conducteur dont le principal intĂ©rĂȘt est d'analyser la relation entre l'engin et son pilote. Lors d'une dĂ©monstration, ce concept de moto Ă©lectrique baptisĂ© "Motoroid" a montrĂ© sa capacitĂ© Ă  rester d'aplomb alors que l'un de ses concepteurs, Kinji Asamura, essayait de le faire tomber. "La moto fait partie du passĂ© rĂ©cent, Motoroid est l'avenir", a affirmĂ© Ă  l'AFP un porte-parole de Yamaha, John Boreland. "Le but est de voir ce que l'on peut apprendre en connectant de maniĂšre plus efficace la moto Ă  l'ĂȘtre humain". {"preview_thumbnail":"/sites/default/files/styles/video_embed_wysiwyg_preview/public/video_thumbnails/hmqqSUAb2sI.jpg?itok=ypD_11w1","video_url":"https://www.youtube.com/watch?v=hmqqSUAb2sI","settings":{"responsive":1,"width":"854","height":"480","autoplay":0},"settings_summary":["Embedded Video (Responsive)."]} S'il ne chevauche pas "Motoroid", un robot placĂ© Ă  ses cĂŽtĂ©s semble lui tout droit sorti d'un film de science-fiction. Il a pilotĂ© une moto sportive "classique" Ă  des vitesses dĂ©passant 200 km/h sur une piste d'essai. AppelĂ© "Motobot", il a Ă©tĂ© testĂ© sur une piste prĂ©-programmĂ©e car il ne peut pas encore "anticiper" un tracĂ© qu'il dĂ©couvrirait, prĂ©cise Yamaha. Mais les leçons apprises de son utilisation permettent d'Ă©tablir que "les ĂȘtres humains rĂ©agissent beaucoup plus vite", souligne John Boreland. Un vrai pilote moto se montre aussi beaucoup plus apte Ă  maĂźtriser des notions non instinctives comme le contre-braquage (pousser sur le guidon dans le sens opposĂ© du virage) ou se dĂ©hancher. "Motoroid" sait aussi soigner son pilote. Des petites ailettes installĂ©es sur l'arriĂšre de la selle viennent gentiment enserrer le bassin lorsque la vitesse augmente afin de mieux garantir une bonne position et le rassurer psychologiquement, assure M. Boreland. "A un moment ou Ă  un autre, tout cela va se fondre ensemble et vous ferez partie de la moto qui comprendra les choses pour vous", assure-t-il.


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