Theresa May devant le 10 Downing street Ă  Londres le 24 mai 2019 - Tolga AKMEN (AFP)

La PremiĂšre ministre britannique Theresa May, usĂ©e par l'interminable casse-tĂȘte du Brexit qu'elle a Ă©chouĂ© Ă  mettre en oeuvre, a annoncĂ© vendredi sa dĂ©mission, au bord des larmes, renforçant l'hypothĂšse d'un dĂ©part du Royaume-Uni de l'UE sans accord. Mais cette fille de pasteur de 62 ans, ancienne ministre de l'IntĂ©rieur, n'est pas parvenue Ă  rallier derriĂšre sa vision de la sortie de l'UE une classe politique profondĂ©ment divisĂ©e sur la question, y compris son propre parti. La PremiĂšre ministre britannique Theresa May, usĂ©e par l'interminable casse-tĂȘte du Brexit qu'elle a Ă©chouĂ© Ă  mettre en oeuvre, a annoncĂ© vendredi sa dĂ©mission, au bord des larmes, renforçant l'hypothĂšse d'un dĂ©part du Royaume-Uni de l'UE sans accord. Mme May a prĂ©cisĂ© qu'elle dĂ©missionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur -- et donc de cheffe du gouvernement -- le 7 juin, dans une allocution prononcĂ©e devant le 10Downing Street, exprimant "un profond regret de ne pas avoir Ă©tĂ© capable de mettre en oeuvre le Brexit". "Ce fut l'honneur de ma vie d'ĂȘtre la deuxiĂšme femme Ă  occuper le poste de Premier ministre" aprĂšsMargaret Thatcher, a-t-elle ajoutĂ©. Sa voix s'est cassĂ©e au moment de terminer sa brĂšve dĂ©claration en proclamant son "amour" pour son pays, la dirigeante masquant l'Ă©motion qui la submergeait en faisant volte-face pour se diriger vers ses bureaux. Theresa Mayavait pris la tĂȘte de l'exĂ©cutif en juillet 2016, peu aprĂšs que les Britanniques eurent votĂ© Ă  52% en faveur du Brexit lors du rĂ©fĂ©rendum du 23 juin 2016, succĂ©dant Ă  David Cameron. AFP / Valentina BRESCHILes dates clĂ©s de Theresa May depuis le vote des Britanniques pour la sortie de l'UE Mais cette fille de pasteur de 62 ans, ancienne ministre de l'IntĂ©rieur, n'est pas parvenue Ă  rallier derriĂšre sa vision de la sortie de l'UE une classe politique profondĂ©ment divisĂ©e sur la question, y compris son propre parti. En tĂ©moigne l'accord de divorce qu'elle a conclu avec Bruxelles, rejetĂ© Ă  trois reprises par les dĂ©putĂ©s britanniques. Elle a "politiquement mal Ă©valuĂ© l'humeur de son pays et de son parti", a taclĂ© sur Twitter le sulfureux europhobe Nigel Farage, patron du Parti du Brexit. La Commission europĂ©enne a soulignĂ© que ce dĂ©part ne changeait "rien" Ă  la position des 27 sur l'accord de sortie. - "Incapable de gouverner" - Le mandat de Theresa May, aux airs de chemin de croix tant elle a rencontrĂ© d'obstacles, de critiques voire de complots au sein de son propre parti, restera comme l'un des plus courts de l'histoire des Premiers ministres britanniques depuis la DeuxiĂšme Guerre mondiale. Elle est aussi la 4e dirigeante conservatrice Ă  chuter sur l'Europe, aprĂšs Margaret Thatcher, en 1990, John Major en 1997 et David Cameron en 2016. AFP/Archives / OLI SCARFFBoris Johnson, photographiĂ© le 13 juillet 2016 lors de sa nomination comme ministre des Affaires Ă©trangĂšres, pourrait succĂ©der Ă  Theresa May au poste de Premier ministre Son successeur sera nommĂ© par le parti conservateur d'ici le 20 juillet, avec pour grand favori l'ex ministre des Affaires Ă©trangĂšres Boris Johnson, champion des Brexiters. Son arrivĂ©e au pouvoir, ou celle d'un autre partisan d'une coupure nette avec l'UE, rapprocherait le pays d'un Brexit sans accord, synonyme d'un retour des formalitĂ©s douaniĂšres, un scĂ©nario redoutĂ© par les milieux Ă©conomiques et par l'Irlande Ă  cause du risque du retour d'une frontiĂšre entre le sud membre de l'UE et la province britannique du nord. Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a ainsi relevĂ© que le dĂ©part de Mmr May "signifie que nous entrons maintenant dans une nouvelle phase en ce qui concerne le Brexit, une phase qui pourrait ĂȘtre trĂšs dangereuse pour l'Irlande". La porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Celaa a estimĂ© qu'un "Brexit dur" paraissait dĂ©sormais "une rĂ©alitĂ© quasi impossible Ă  arrĂȘter". Le prĂ©sident français Emmanuel Macron a quant Ă  lui appelĂ© Ă  "une clarification rapide" sur le Brexit. AFP / Gillian HANDYSIDEBrexit: Les scĂ©narios possibles Boris Johnson a lui appelĂ© au "rassemblement" pour "mettre en oeuvre le Brexit". Theresa May, "incapable de gouverner", a eu "raison de dĂ©missionner", a jugĂ© le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, estimant que son successeur devra convoquer de nouvelles Ă©lections pour sortir le pays de l'impasse. Le rejet de l'accord de divorce par les dĂ©putĂ©s a contraint l'exĂ©cutif britannique Ă  repousser au 31 octobre au plus tard le Brexit, alors qu'il Ă©tait initialement prĂ©vu le 29 mars, et Ă  organiser les Ă©lections europĂ©ennes en catastrophe. Le scrutin, qui s'est tenu jeudi au Royaume-Uni, s'annonce calamiteux pour les tories, qui termineraient Ă  une humiliante cinquiĂšme place (7%), 30 points derriĂšre le Parti du Brexit, selon un sondage YouGov. - En bout de course - Mardi, Theresa May avait prĂ©sentĂ© un plan de la "derniĂšre chance" pour tenter de faire passer sa vision du Brexit. En vain: le texte a suscitĂ© un dĂ©luge de critiques tant de l'opposition travailliste que des eurosceptiques de son propre parti, entraĂźnant la dĂ©mission mercredi soir de la ministre chargĂ©e des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom. Ce plan prĂ©voyait une sĂ©rie de compromis, dont la possibilitĂ© de voter sur un second rĂ©fĂ©rendum et le maintien dans une union douaniĂšre temporaire avec l'UE, pour tenter de rallier la majoritĂ© des dĂ©putĂ©s. Mais en lĂąchant du lest, Theresa May a hĂ©rissĂ© les eurosceptiques de son camp. Le dĂ©part d'Andrea Leadsom a fini de saper son autoritĂ©, suivant celui d'une trentaine de membres de son gouvernement au fil des mois. Reste que la tĂąche de dĂ©tricoter plus de 40 ans de liens avec l'UE n'avait rien de facile, souligne Simon Usherwood, politologue de l'UniversitĂ© de Surrey, interrogĂ© par l'AFP. "Quiconque dans sa position aurait rencontrĂ© de grandes difficultĂ©s", ajoute-t-il. "L'Histoire ne retiendra pas d'elle une image favorable", juge-t-il malgrĂ© tout.

Manifestation pour le climat le 24 mai 2019 Ă  Paris

Des milliers de jeunes gens - dont environ 15.000 Ă  Paris - Ă©taient de nouveau dans la rue vendredi en France pour rĂ©clamer aux dirigeants davantage d'action contre le rĂ©chauffement planĂ©taire, ont constatĂ© des journalistes de l'AFP. Cette 2e grande journĂ©e de grĂšve pour le climat a cependant moins mobilisĂ© que le 15 mars. Dans la capitale, 14.800 personnes ont dĂ©filĂ©, Ă  vive allure, d'OpĂ©ra Ă  RĂ©publique, selon un comptage du cabinet Occurrence pour un collectif de mĂ©dias dont l'AFP. En mars elles Ă©taient entre 29.000 et 40.000 selon les sources. "DĂ©solĂ© maman, je sĂšche comme la planĂšte", rĂ©sumait une pancarte. Dans la foule, Pauline, Franco-Allemande de 16 ans, dĂ©jĂ  lĂ  en mars. Elle montre sa pancarte "make no CO2" avec un drapeau de l'UE: "les Ă©lections europĂ©ennes sont super importantes car c'est le dernier Parlement qui pourra faire quelque chose", avant qu'il ne soit trop tard pour le climat, estime-t-elle. Maxence, 19 ans, Ă©tudiant en Sport Étude, d'Aubervilliers, explique marcher "pour (son) avenir, pour dire qu'on peut en avoir un". Il dit avoir Ă©pluchĂ© les programmes des partis et regarder ceux qui parlent "du climat et des Ă©tudes". AFP / Alain JOCARDManifestation pour le climat le 24 mai 2019 Ă  Paris En tĂȘte de cortĂšge, des militants anti-capitalistes. Aperçus aussi, des militants anti-nuclĂ©aire, des anti-publicitĂ© dĂ©crochant les affiches, une poignĂ©e de "gilets jaunes"... A deux jours du scrutin europĂ©en, la France insoumise, tracts en main, Europe Écologie (EELV) ou les Jeunesses communistes sont lĂ . Avant le dĂ©part, certains manifestants s'Ă©taient rendus Ă  la mairie du XIXe arrondissement pour retirer le portrait officiel du prĂ©sident Emmanuel Macron, dans une campagne de "dĂ©crochage" menĂ©e depuis trois mois pour rĂ©clamer plus d'action contre le rĂ©chauffement, portrait qu'ils ont portĂ© pendant la marche. - "Chaud must not go on" - A Lyon, la journĂ©e a rĂ©uni 3.000 personnes selon les organisateurs, 2.000 selon la prĂ©fecture, avec en banderole de tĂȘte "6e extinction, toutes et tous en action". AFP / Alain JOCARDManifestation pour le climat le 24 mai 2019 Ă  Paris La mobilisation Ă©tait plus faible qu'en mars (12.000), mais l'organisation affichait sa satisfaction aprĂšs la tenue de plusieurs actions de dĂ©sobĂ©issance civile: 60 arbres plantĂ©s, et 6 tronçons de pistes cyclables peints Ă  la bombe. Selon l'association Alternatiba, deux mineurs ont Ă©tĂ© interpellĂ©s pour avoir tracĂ© les fausses pistes. Trois portraits d'Emmanuel Macron ont Ă©tĂ© dĂ©crochĂ©s par des militants d'Alternatiba et de Youth for climate. Dans le cortĂšge, Fleur, lycĂ©enne de 1Ăšre, s'Ă©tait dessinĂ© deux traits verts de guerriĂšre du climat sur les joues: "Je suis lĂ  pour inciter les gens Ă  voter Verts dimanche parce que nous on peut pas le faire". A Montpellier, 1.400 (prĂ©fecture) Ă  3.000 (organisateurs) jeunes, accompagnĂ©s d'enseignants, de syndicalistes et de gilets jaunes, ont dĂ©filĂ© avec Ă©nergie. "État d'urgence climatique", "No nature, no future", disaient leurs banderoles. "Des gaz Ă  effet de serre, du plastique dans les mers, de cette sociĂ©tĂ©-lĂ , on n'en veut pas !", scandaient-ils, huant aussi des panneaux Ă©lectoraux installĂ©s pour les europĂ©ennes de dimanche. Plusieurs adolescents ont dĂ©filĂ© en caleçon avec des feuilles de vigne: "The Chaud must not go on", "Garder la Terre avant de viser la Lune", pouvait-on lire sur les pancartes. Un prĂ©avis de grĂšve avait Ă©tĂ© dĂ©posĂ© par une large intersyndicale Ă  l'universitĂ© de Montpellier. A Nantes, 2.600 manifestants, selon la police, ont participĂ© Ă  un "die-in" avant de dĂ©ambuler dans une ambiance survoltĂ©e. A Lille, 850 protestataires ont aussi fait les morts, Ă©quipĂ©s de pierres tombales en carton disant par exemple: "DaphnĂ©, 2003-2019, tuĂ©e par Monsanto-Bayer", "Marika, 1994-2019, morte d'un cancer dĂ» aux particules fines". Ailleurs, ils Ă©taient environ 1.00 Ă  Tours, quelques centaines Ă  Marseille, 500 Ă  Rennes, entre 750 et 1.500 Ă  Dijon, 650 Ă  Angers selon la police (3.600 le 15 mars), , 650 Ă  Grenoble et 700 Ă  Valence selon la police, 500 Ă  Clermont-Ferrand, entre 300 et 400 Ă  Bordeaux, idem Ă  Toulouse. "Terrien, sans la terre, t'es rien", soulignait une banderole marseillaise.


Photo d'illustration

ParallĂšlement, les dĂ©tenus de la prison civile de JĂ©rĂ©mie organisent chaque nuit des concerts de casserole, une stratĂ©gie utilisĂ©e afin de parvenir Ă  dĂ©verrouiller les portes dece centre de dĂ©tention et prendre la fuite. Plusieurs communes de la Grand’Anse dont JĂ©rĂ©mie sont plongĂ©es dans le black-out depuis environ 2 semaines en raison d’une panne de moteurs destinĂ©s Ă  alimenter en Ă©lectricitĂ© le dĂ©partement. Des individus cagoulĂ©s lourdement armĂ©s ont profitĂ© de cette situation et ont attaquĂ© des maisons et des entreprises de la ville. RĂ©cemment, lesmalfrats ont tentĂ© de cambrioler la Banque Nationale de CrĂ©dit (BNC) de JĂ©rĂ©mie. Les agents de sĂ©curitĂ© de cette institution bancaire ont dĂ» tirer des coups de feu pour faire Ă©chec aux ambitions des prĂ©sumĂ©s cambrioleurs. ParallĂšlement, les dĂ©tenus de la prison civile de JĂ©rĂ©mie organisent chaque nuit des concerts de casserole, une stratĂ©gie utilisĂ©e afin de parvenir Ă  dĂ©verrouiller les portes dece centre de dĂ©tention et prendre la fuite. Les habitants de JĂ©rĂ©mie en appellent Ă  l’intervention des autoritĂ©s judiciaires et policiĂšres pour mettre un terme Ă  ce phĂ©nomĂšne d’insĂ©curitĂ©.

C’est l’indignation au sein de la population haĂŻtienne: des jeunes filles dont des Ă©tudiantes sont victimes de viols collectifs, ces derniĂšres semaines et ces actes sont pour la plupart perpĂ©trĂ©s dans l’environnement des centres universitaires. Vendredi 17 mai 2019, deux Ă©tudiantes de l'universitĂ© Quisqueya ont Ă©tĂ© victimes d’agressions sexuelles alors qu’elles sortaient de l’universitĂ©. Trois (3) jours plus tard, une autre jeune Ă©tudiante de 21 ans revenant de cours a Ă©tĂ© violĂ©e au niveau de la 2Ăšmerue RiviĂšre, non loinde l’UniversitĂ© de Port-au-Prince (UP). Selon des informations recueillies, la victime a rapportĂ© avoir entendu ses agresseurs citer une liste des universitĂ©sdont ils avaient dĂ©jĂ  violĂ© les Ă©tudiantes et celles qui seront leurs prochaines proies. Face Ă  cet acte odieux, la Solidarite fanm ayisyĂšn (SOFA) se dit trĂšs choquĂ©e. La coordonnatrice de cette structure Sabine Lamour estime que ces cas de viols ont une liaison Ă  l’instabilitĂ© politique du pays. Elle croit qu’il est urgent que des rĂ©flexions se dĂ©roulent autour de ces cas d’agressions sexuelles afin que des solutions soient proposĂ©es. «Le corps des femmes ne doit pas ĂȘtre des territoires de guerre. Les jeunes doivent pouvoir vaquer normalement Ă  leurs activitĂ©s», rĂ©clame la fĂ©ministe appelant lesinstitutions compĂ©tentes Ă  assumer leurs responsabilitĂ©s face Ă  ce phĂ©nomĂšne de viol. Madame Lamour exige une prĂ©sence policiĂšre dans les zones les plus dangereuses. L’électricitĂ© d’HaĂŻti (EDH) Ă©galement doit prendre des dispositions pour Ă©lectrifier ces zones, a-t-elle martelĂ©. Des cas de viols collectifs deviennent de plus en plus rĂ©currents en HaĂŻti, ces deniers jours. RĂ©cemment, des membres du gang Arnel Joseph, l’homme le plus recherchĂ© par la police nationale d’HaĂŻti, ont interceptĂ© un bus qui transportait des femmesmissionnaires et les ont toutes violĂ©es.


Le directeur général de la DGI, Miradin Morlan

La Direction GĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts (DGI)ouvre ce mercredi 22 mai un centre d'appel baptisĂ© «Infocentre». Ce nouveau service facilitera aux contribuables de s'informer via le tĂ©lĂ©phone et le courriel Ă©lectronique sur les lois et les procĂ©dures fiscales applicables en HaĂŻti. L'infocentre, cette nouvelle entitĂ© qui est appelĂ©e Ă  crĂ©erle lien entre la DGI et le public, dispose d'un systĂšme vocal interactif visant Ă  fournir aux clients, du lundi au vendredi et 24h/24, des informations relatives Ă  la fiscalitĂ© haĂŻtienne. Le centre d'appel est aussi dotĂ© d'un service d'assistance personnalisĂ©, lequel permet aux usagĂ©s de contacter directement les agents de la DGI via un appel ou un courriel Ă©lectronique. Ce service est disponible du lundi au vendredi, de 8h Ă  4 heure PM. Cette unitĂ©fournira au public des informations ponctuelles Ă  distance, via le tĂ©lĂ©phone et internet, sur les procĂ©dures, les tarifs, les Ă©chĂ©ances des impĂŽts, droits et taxes tout en recueillant Ă©ventuellement ses dolĂ©ances», lit-on dans une note parvenue Ă notre rĂ©daction.« Ce qui donnera aux responsables la possibilitĂ© de mieux rĂ©pondre Ă  leur besoin », explique le responsable de l’infocentre, James Calixte. Pour bĂ©nĂ©ficier des services prĂ©citĂ©s, les contribuables doivent appeler au (509) 2262 1000 ou envoyer un message Ă  infocentre@dgi.gouv.ht. Intervenu au lancement officiel de l'infocentre, le directeur gĂ©nĂ©ral de la DGI, Miradin Morlan, considĂšre ce service qui se base sur la technologie de pointe comme le «point focal du vaste projet de modernisation» de ladite institution. « Il est appelĂ© Ă  ĂȘtre le miroir qui transmet Ă  la fois la nouvelle image de la DGI et celle que s'en fait le contribuable», a-t-il poursuivi. Selon le ministre de l’économie et desfinances, Ronald DĂ©cembre, l'infocentremarque « une rupture d'avec un modeopĂ©ratoire dommageable et prĂ©judiciable pour l'administration tant pour son image, la qualitĂ© des services offerts que pour la performance de l'administration ». Le grand argentier indique que beaucoup de recettes sont perdus en raison de la mĂ©connaissance des lois et procĂ©dures de la part du contribuable. À noter que l’infocentre est le fruit du partenariat Ă©tabli entre la Direction GĂ©nĂ©rales des ImpĂŽts (DGI) et l'Union EuropĂ©enne, via Expertise-France. Le projet bĂ©nĂ©ficie de l'encadrement de la coopĂ©ration canadienne Ă  travers l’Agence du Revenu du Canada. Lancement officiel du centre d’appel de la Direction GĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts le mercredi 22 mai 2019 visant Ă  faciliter le dialogue entre l’administration fiscale et le public Ă  partir du 509 2262 1000 disponible 24h/24, 7/7 jours pic.twitter.com/lECTz4DG5z — Communication HaĂŻti (@MCHaiti) 22 mai 2019 Justin Gilles et Rosny Ladouceur

Photo: AFP

Si demain les voitures autonomes dĂ©ferlent dans nos rues et les robots peuplent nos usines, nos maisons, nos hĂŽpitaux, ce sera sur la base de la “5G”, une infastructure mobile au coeur de l’affrontement technologique entre Etats-Unis et Chine. Petit rappel des promesses de la “cinquiĂšme gĂ©nĂ©ration de standards pour la tĂ©lĂ©phonie mobile”, des acteurs en prĂ©sence, et des inquiĂ©tudes que suscite ce virage technologique. Que va changer la 5G? La 5G promet de tout connecter, partout et tout le temps. Un potentiel Ă©norme pour la numĂ©risation de l’économie, en particulier de l’industrie, qui en attend beaucoup. Le groupe français Orange estime par exemple que la 5G va offrir un dĂ©bit jusqu’à 10 fois plus rapide que la 4G. Pour l’internaute, cela signifie un accĂšs beaucoup plus rapide Ă  des contenus audiovisuels en haute dĂ©finition, ainsi qu’aux jeux en “streaming”, un marchĂ© en pleine explosion. Mais, plus que la vitesse, c’est la possibilitĂ© de faire circuler en masse des milliards de donnĂ©es, sans engorgement, qui fait la diffĂ©rence majeure avec les rĂ©seaux mobiles prĂ©cĂ©dents. La 5G est frĂ©quemment prĂ©sentĂ©e comme la technologie de “l’internet des objets”, un monde dans lequel des Ă©quipements connectĂ©s Ă  internet pourront “dialoguer” entre eux, sans intervention humaine. Cette perspective ne va pas sans un risque majeur: celui du piratage de ces milliards de donnĂ©es en circulation, parmi elles des secrets industriels et des informations mĂ©dicales privĂ©es, qui circuleront sur des rĂ©seaux plus dĂ©centralisĂ©s. Qui sont les principaux acteurs? Si les opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms seront, dans la plupart des cas, la colonne vertĂ©brale de la future 5G, ces derniers se fournissent auprĂšs d’un nombre restreint d’équipementiers. Dans les faits, la bataille se joue entre deux Ă©quipementiers europĂ©ens, le SuĂ©dois Ericsson et le Finlandais Nokia, qui a rachetĂ© en 2016 le Franco-AmĂ©ricain Alcatel-Lucent, et un Chinois, le gĂ©ant des tĂ©lĂ©coms Huawei. D’autres fournisseurs d’équipements sont prĂ©sents mais Ă  moins grande Ă©chelle, en particulier le Sud-CorĂ©en Samsung, ainsi qu’un autre Chinois, ZTE. OĂč en sont les dĂ©ploiements? En Asie, la CorĂ©e du Sud a pris une longueur d’avance avec une couverture de l’ensemble de son territoire en un temps record, quand le Japon et la Chine visent 2020 pour entrer dans la danse. Aux Etats-Unis, l’internet fixe a Ă©tĂ© la premiĂšre application de la 5G, dĂšs fin 2018, avec une vingtaine de villes couverte par AT&T. Verizon propose un service mobile 5G depuis dĂ©but avril, Ă  Minneapolis et Chicago. L’administration Trump prĂ©voit par ailleurs 20 milliards de dollars pour dĂ©ployer cette technologie dans les zones moins peuplĂ©es. CĂŽtĂ© europĂ©en, l’Italie ou la Pologne ont accordĂ© les bandes de frĂ©quence nĂ©cessaires, procĂ©dure en cours en Allemagne et qui sera rĂ©alisĂ©e en octobre en France. La Suisse dispose de la 5G dans ses principales villes, Ă©galement dĂ©ployĂ©e notamment en Finlande ou en Estonie. Pourquoi Huawei suscite-t-il des craintes? En moins d’une dĂ©cennie, le gĂ©ant chinois est devenu un acteur incontournable des rĂ©seaux mobiles. D’abord connu pour sa capacitĂ© Ă  produire Ă  bas coĂ»t, il est dĂ©sormais devenu Ă©galement un leader technologique sur la 5G, notamment en dĂ©posant une masse de brevets. Dans la bataille diplomatique et Ă©conomique qui oppose les Etats-Unis Ă  la Chine, la provenance des Ă©quipements est un Ă©lĂ©ment essentiel. Le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a interdit mercredi aux rĂ©seaux amĂ©ricains de tĂ©lĂ©coms de se fournir en Ă©quipements auprĂšs de sociĂ©tĂ©s Ă©trangĂšres jugĂ©es Ă  risque, une mesure qui cible clairement Huawei. Les AmĂ©ricains, qui redoutent notamment un espionnage massif, du fait d’une loi chinoise, adoptĂ©e en 2017, obligeant les entreprises Ă  collaborer avec les services de renseignement, font Ă©galement pression sur leurs alliĂ©s pour barrer la route au groupe chinois. Les EuropĂ©ens avancent jusqu’ici en ordre dispersĂ© sur la question. Des pays tels que l’Allemagne ont acceptĂ© au moins formellement la participation de Huawei Ă  la construction de leurs rĂ©seaux, d’autres pays comme la RĂ©publique tchĂšque ont lancĂ© des mises en garde. Au Royaume-Uni, la question a mĂȘme suscitĂ© une crise politique. La PremiĂšre ministre Theresa May a limogĂ© au dĂ©but du mois son ministre de la DĂ©fense, accusĂ© d’avoir fait fuiter dans la presse des informations sensibles sur une possible participation de Huawei aux infrastructures 5G. Huawei assure de son cĂŽtĂ© que ses Ă©quipements sont fabriquĂ©s Ă  partir de composants provenant du monde entier, qu’ils n’ont jamais Ă©tĂ© pris en dĂ©faut et que la sĂ©curitĂ© est essentielle pour lui. Le groupe chinois, qui s’était dit mardi prĂȘt Ă  signer des accords de “non espionnage” avec les gouvernements, a dĂ©noncĂ© des “restrictions dĂ©raisonnables” en rĂ©ponse Ă  la dĂ©cision amĂ©ricaine.