Le pasteur new-yorkais Fabian Arias (à droite) parle à des Guatémaltèques venus profiter d'une distribution de nourriture qu'il organise pour les immigrés hispaniques, le 22 mai 2020 à Harlem

Depuis deux mois, le père Fabian Arias est constamment en deuil: ce pasteur new-yorkais, dont les fidèles sont essentiellement hispaniques, a vu 44 de ses paroissiens emportés par le coronavirus, un bilan illustrant selon lui les inégalités exacerbées par le gouvernement Trump. Face à cette tragédie, ce pasteur luthérien, lui-même d'origine argentine, a multiplié les initiatives pour soulager sa communauté: il a monté un réseau de soutien alimentaire qui nourrit chaque semaine plus de 500 familles, et n'hésite pas à officier à domicile, pour des cérémonies mortuaires destinées aux familles trop désargentées pour payer un enterrement. Depuis 18 ans, ce quinquagénaire veille sur une communauté de quelque 400 immigrés latino-américains, pour beaucoup sans papiers. Ces immigrés sont les plus durement touchés par le virus à New York: la communauté hispanique a enregistré 6.072 morts, sur les quelque 21.000 décès recensés dans la capitale économique américaine, un bilan plus lourd encore que celui de la communauté noire. Dans un grand dépôt du Bronx, une douzaine de bénévoles de sa paroisse trient tomates, tortillas et jalapenos, et préparent des sacs distribués quatre fois par semaine, aux quatre coins de la ville. Entre les caisses de légumes, portant béret noir, masque et gants de latex, il donne des ordres en espagnol aux bénévoles, tous immigrés eux aussi. AFP / Johannes EISELELe père Fabian Arias lors d'une bénédiction pendant une messe dite depuis sa résidence du Bronx, le 24 mai 2020, et retransmise en live sur internet pour ses fidèles "Notre communauté n'a pas de quoi payer les loyers ou la nourriture", dit à l'AFP ce pasteur qui depuis mars, de sa maison du Bronx, dit la messe sur Facebook Live pour des milliers de personnes - beaucoup plus que le nombre de personnes qui fréquentaient son église de Manhattan. A chaque messe, ce pasteur de 56 ans énumère les noms des fidèles morts du coronavirus. "Nous ne voulons pas que les gens soient des morts-vivants, nous voulons qu'ils puissent vivre dans la dignité", dit-il. Même son évêque, Paul Egensteiner, vient mettre la main à la pâte en préparant des sacs avec les bénévoles, après les avoir menés en prière. "Enlevez ce virus de la face du monde", implore l'évêque devant les fidèles, têtes baissées, mains gantées tournées vers le ciel. - Nourriture rationnée - Un des bénévoles, Miguel Hernandez, explique avoir perdu il y a trois mois son emploi de serveur dans un restaurant du Queens. "La situation est très difficile. Le plus triste, ce sont les enfants, qui ne savent pas ce que c'est qu'avoir un travail. Eux, ce qu'ils veulent, c'est manger", dit ce Mexicain de 41 ans, père de trois enfants. AFP / Johannes EISELELes gens font la queue pour une distribution de nourriture organisée par le père Fabian le 19 mai 2020, dans le Bronx à New York Une queue s'étire le long d'une rue du Bronx, lors d'une récente distribution de nourriture organisée par le père Fabian. "Il n'y a pas de travail, pas d'argent, nous sommes tous ici par nécessité. On manque de nourriture pour nos enfants", dit Maria Dolores Haro, Mexicaine de 56 ans, après avoir récupéré un sac. Devant son église au coeur de Manhattan, le père Fabian a la voix qui tremble en dénonçant le traitement réservé par le gouvernement Trump aux immigrés hispaniques, dont beaucoup font partie des travailleurs "essentiels" - employés des hôpitaux, des supermarchés, livreurs en tous genres qui ont continué à travailler pendant la pandémie. "Notre communauté depuis quatre ans est constamment exclue, maltraitée, verbalement agressée, avec des lois qui, au lieu d'oeuvrer pour la dignité, alimentent l'exclusion et la séparation", dit-il en retenant des larmes. "L'agression permanente, le racisme et la discrimination de ce gouvernement envers la communauté immigrée, et plus particulièrement latino, l'a rendue très vulnérable". Les immigrés sans-papiers n'ont pas d'assurance-santé et ne peuvent pas prétendre aux aides gouvernementales, bien qu'ils soient des millions à payer des impôts. Beaucoup ont tellement peur d'une expulsion qu'ils évitent d'aller dans les hôpitaux s'ils tombent malades. Luis Varela Rojas, un sans-papier de 41 ans qui travaillait dans un atelier de couture avant la crise, a vu sept de ses amis ou collègues décéder du virus. "Nous avons beaucoup de gens dans le besoin, souffrant de la faim et du chômage", dit-il après avoir reçu tortillas et oeufs lors d'une distribution dans le Bronx. "Il nous arrive de ne pas avoir de quoi manger et de rationner la nourriture."

Le présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen au Parlement européen le 27 mai 2020

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19. - 750 milliards pour l'UE - Avec un fonds de relance de 750 milliards d'euros pour soutenir l'économie européenne mise à mal par le coronavirus, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dévoile mercredi un plan d'aide exceptionnelle, très attendu par les Etats éprouvés par la crise. Selon des sources européennes à l'AFP, l'Italie devrait récupérer 172,754 milliards d'euros et l'Espagne 140,446 milliards d'euro. La France ne toucherait que 38,772 milliards d'euros. - Reprise mais grave récession en France - Depuis le début du déconfinement le 11 mai, l'activité est repartie "prudemment mais nettement" dans tous les secteurs en France, mais le produit intérieur brut (PIB) devrait quand même chuter "d'environ 20%" au deuxième trimestre, et de plus de 8% sur l'ensemble de l'année dans un scénario optimiste. C'est "la plus importante récession depuis la création des comptes nationaux en 1948", assure l'Institut national de la statistique. - Vers une récession record au Brésil - Le Brésil s'attend quant à lui à une récession record en 2020, les analystes les plus optimistes tablant sur une chute de -6% du PIB pour la première économie d'Amérique Latine, et les plus pessimistes de -10%, avec un taux de chômage supérieur à 18%, contre 12,2% actuellement. AFP / Simon MALFATTOLe monde face au coronavirus - La faim en Espagne - En Espagne, où la pauvreté explose plus vite que lors de la crise financière de 2008, ce sont des milliers de personnes qui se tournent, souvent pour la première fois de leur vie, vers l'aide alimentaire dont la demande a bondi de 40% durant le confinement, d'après la Fédération des banques alimentaires du pays (Fesbal). Si l'économie espagnole a été frappée de plein fouet par le confinement, le problème est mondial: selon l'ONG Oxfam, la crise sanitaire pourrait précipiter 500 millions de personnes dans la pauvreté. - Le plan de Renault-Nissan-Mitsubishi - Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé mercredi qu'ils visaient désormais prioritairement la rentabilité et mettaient fin à la course aux volumes. Leur nouvelle stratégie prévoyant le développement et la production en commun de "près de 50%" de leurs modèles à l'horizon 2025 vise à "réduire les coûts et les dépenses d'investissements par modèle jusqu'à 40% pour les véhicules conçus sous ce nouveau schéma", selon l'alliance. Déjà en grandes difficultés avant la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, Nissan et Renault doivent dévoiler respectivement le 28 et 29 mai des plans d'économie sévères. - Plus de 350.000 morts AFP / Valentine GRAVELEAUCovid 19 : bilan mondial La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 350.608 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 11h00 GMT. Les Etats-Unis sont le pays le plus lourdement touché, avec 98.929 décès. Suivent le Royaume-Uni (37.048), l'Italie (32.955), la France (28.530) et l'Espagne (27.117). Selon l'OMS, la propagation du coronavirus "s'accélère" au Brésil, au Pérou et au Chili. - Covid-19: stop à l'hydroxychloroquine en France - AFP / John SAEKIL'hydroxychloroquine à l'heure de la recherche d'un traitement contre le Covid-19 La France a décidé mercredi de bannir la très controversée hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19, après des semaines de débats sur l'efficacité de ce médicament et la publication d'une étude pointant ses dangers. Un décret paru au Journal officel au lendemain d'un avis défavorable du Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) abroge la possibilité de prescrire de l'hydroxychloroquine, hors essais cliniques.


Image captée du documentaire « Apatrides »./ Websder Corneille

Michèle Stephenson, cinéaste de renommée internationale, a remporté le prestigieux Prix spécial du jury au Festival canadien du documentaire international Hot Docs pour Apatrides qui sera disponible, du 28 mai au 6 juin, sur le site web du festival Hot Docs. «J’ai été très émue de recevoir la nouvelle», a réagi Michèle Stephenson à Loop Haïti. Elle ne s’y attendait pas vraiment, mais la mention n’a pas manqué d’ajouter à son petit bonheur: «Ayant grandi au Canada, ça m’a fait chaud au cœur que le film soit reconnu». Apatrides, le film pour lequel Stephenson a reçu cette distinction torontoise, évoque la haine raciale et séculaire entre Haïti et la Républicaine dominicaine. Deux peuples si proches géographiquement et si éloignés dans leur rapport à l’épiderme et le passé peu glorieux qu’ils charrient depuis environ deux siècles. Lire aussi: Jimmy Jean-Louis sera honoré au festival du film africain de Louxor La première république noire est accuséed'avoir ligoté pendant plus de vingt (20) ans l’autre qui, comme une tour de force, a orchestré le spectacle le plus meurtrier contre son voisin en 1937, en fauchant plus de 30,000 compatriotes, sous l’égide deRaphael Trujillo. Les citoyens des deux côtés de l’Île d’Hispaniola ne sont pas encorepardonnés pources faits. {"preview_thumbnail":"/sites/default/files/styles/video_embed_wysiwyg_preview/public/video_thumbnails/aQ5ezsel2bE.jpg?itok=niv6Nc99","video_url":"https://www.youtube.com/watch?v=aQ5ezsel2bE","settings":{"responsive":1,"width":"854","height":"480","autoplay":1},"settings_summary":["Embedded Video (Responsive, autoplaying)."]} Plus récemment, le 23 septembre 2013, le tribunal constitutionnel dominicain a, dans un arrêté nommé 168-13, dénationalisé quelque 200,000 Dominicains d’ascendance haïtienne avec effet rétroactif jusqu’en 1929. Des centaines de milliers personnes sont, d’un seul coup, devenues apatrides. D’où le titre du documentaire deMichèle Stephenson. Si, en 2014, l’État dominicain s’est rétracté face à la pression grandissante de la communauté internationale en instituantle Plan national pour la Régularisation des étrangers (PNRE) qui visait à combler les lacunes du précédent arrêté, la lutte pour la reconnaissance des droits des migrants accuse encore des moments assombris. Lire aussi: RD accordera à nouveau la résidence aux Haïtiens en situation illégale Le fait pour son documentaire de recevoir cette distinction, est«l’opportunité de reconnaître la lutte qui continue en République dominicaine pour reconnaître les droits fondamentaux de nos frères et sœurs dominicains de descendance haïtienne», a fait savoir la cinéaste née en Haïti d’un père haïtien et d’une mère panaméenne. En 2017, le Service des jésuites aux migrants (SJM) avait établi un bilan de rapatriement de plus 46,848 migrants haïtiens vivant en République dominicaine. Même avec la montée de la Covid-19 dansles deux pays, 958 cas confirmés pour Haïti et 15,073 pour la République dominicaine à ce jour, la migration ne s’est pas pour autant estompée. Fin avril, des Haïtiens ont pris volontairement le chemin de la frontière d’après OIM (Office internationalde la migration),craignant d’éventuels actes de violence. «Les systèmes d’oppression continuent à fonctionner […] dans un environnement de pandémie oùles plus marginalisés de ce monde portent l’impact direct de ce virus», soutientStephenson. De la basoche à la caméra Cette ancienne avocate des marginaux a déposé sa toge depuis un certain temps pour enfiler, vaillamment et brillamment, celle de cinéaste qui l’a déjà emmenée sur les fonts baptismaux. En 2016, elle a remporté un Online Journalism Award for Commentary pour sa collaboration à la série A Conversation on Race, apparue sur New York Times. Elle est nominée, à trois reprises, pour une Emmy, la plus grande distinction télévisée aux États-Unis, décernée par l’Académie internationale des Arts de la Télévision, créée en 1969. Avec son mari Joe Brewster, elle a reçu une N.A.A.C.P. Image Award for Outstanding Literary Work pour le livre Promises Kept: Raising Black Boys to Succeed in School and Life (Spiegel & Grau, 2014). Websder Corneille

Karine Jean-Pierre, haïtiano-américaine, embauchée comme conseillère principale pour la campagne presidentielle du candidat démocrate, Joe Biden. Photo : Page Facebook Officielle Karine Jean-Pierre.

Le candidatpour le parti démocrate, Joe Biden, vient d'embaucher une Haïtiano-américaine, Karine Jean-Pierre, comme conseillère principale pour sa campagne présidentielle. La nouvelle a été annoncée officiellement ce mercredi 20 mai. Parcours d’une fille d’immigrants haïtiens, qui a fait ses preuves dans le milieu politique américain. Agée de 43 ans, Karine Jean-Pierreest née en Martinique en1977,de parents haïtiens,et a grandià New York.Au départ, elle voulait devenir médecin, puis s'est dirigéevers une autrevoie. Après ses étudesà l'UniversitéColumbia, elleest devenueunemilitante pour les droits humains, analystepolitique pour de grands médiascommeNBC et MSNBC,et a fait office deconférencière en affaires internationales et publiques àl'Université Columbia, son alma mater. Après des années dans la sphère politique, où elle s'est fait une grande réputation et accumulé de grandes victoires, la voilà maintenant recrutée comme conseillère principale de la campagne de Joe Biden, candidat pour le parti démocrateà la prochaine présidentielle américaine. Une nouvelle que Jean-Pierre a reçue et annoncée avec fierté, en ce mois de mai 2020. « Je suis ravie d'annoncer que je me joindrai à la campagne Biden en tant que conseillère principale. Il s'agit de l'élection générale la plus importante depuis des générations et je n'ai tout simplement pas pu m'entenir à l'écart. J'ai hâte de faire ce travail avec Joe Biden et l'équipe ! », a tweetéJean-Pierre ce mercredi 20 mai. I am thrilled to announce that I will be joining the Biden campaign as a Senior Adviser. This is the most important general election in generations and I just could not sit this election out. I look forward to doing this work with @JoeBiden and the team! #Biden2020 pic.twitter.com/yGQfMA6E2F — Karine Jean-Pierre (@K_JeanPierre) May 20, 2020 Dans son nouveau poste, cette filled’immigréshaïtiensconseillera son nouvel employeur sur tout ce qui est lié à lastratégie, aux communications et à l'engagement avec les communautés clés, y compris les Afro-américains, les femmes et les progressistes, écrit le Washington Post, qui présente la concernée comme "une stratège politique afro-américaine chevronnée". D'après leWashington Post,Karine Jean-Pierre est entrée en politique dès le début de sa carrière professionnelle. Lors d'une interviewavecPBS NewsHour, elle a confié que c'est son travail, sa persévérance et sa façon de voir les gens, quiontfait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Karine a été directrice politique régionale du Sud-Est en 2008 pour la campagne présidentielle historique de Barack Obama. Elle a servi à la Maison Blanche sous la présidence d'Obama, avant de reprendre du service dans la campagnede réélection en 2012. Avant cela, elleavait travaillé avec l’équipe de campagne de l’ancien candidat à la présidentielle démocrate de 2016 du gouverneur du Maryland, Martin O’Malley. Ensuite, elle a rejointle groupe libéral MoveOn en tant que directeur des affaires publiques. Cette institution l'a d'ailleurs vivement félicitée pour son nouveau poste. "Nous sommes très fiers de notre brillant collègue Karine Jean-Pierre, qui prend un congé de MoveOn pour rejoindre la haute direction de la campagne Biden. [...] Félicitations Karine!", a tweeté MoveOn. We are so proud of our brilliant colleague @K_JeanPierre, who's taking a leave of absence from MoveOn to join the senior leadership of the Biden campaign. A great sign about the direction of the campaign. Congrats Karine! https://t.co/I54LhlWN42 pic.twitter.com/hFJ5eTy5Os — MoveOn (@MoveOn) May 20, 2020 Karine Jean-Pierreracontesa vie dans son récent livre « Moving Forward ». Sur Goodreadsl'ouvrage est présenté comme "unmémoire politique inspirant de Jean-Pierre [...]retraçant son parcours de la communauté haïtienne de New York à travailler à la Maison Blanche d'Obama, et offrant un plan pour tous ceux qui veulent changer le visage de la politique". Luckson Saint-vil, avec la rédaction


L'astronaute Alan Shepard, premier Américain dans l'espace, soulevé par hélicoptère après son amerrissage dans l'Atlantique le 5 mai 1961 / NASA/AFP/Archives

Ils sont entrés dans l'Histoire avec les premiers hommes envoyés sur la Lune en 1969: voici un retour sur les grandes heures des vols habités américains dans l'espace. Interrompus depuis neuf ans, ils doivent reprendre le 27 mai avec l'envol de deux astronautes depuis la Floride vers la Station spatiale internationale (ISS), à bord d'une fusée de la société SpaceX. - Premier Américain dans l'espace - Les Etats-Unis sont coiffés au poteau par l'URSS, qui envoie le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine, le 12 avril 1961. Mais ils se remettent dans la course lorsque l'Américain Alan Shepard effectue moins d'un mois plus tard, le 5 mai, un vol sub-orbital dans le cadre du programme Mercury, démarré en 1958 par la toute jeune agence spatiale américaine (NASA). Propulsée depuis Cap Canaveral (Floride) au sommet d'une fusée Redstone à 09h34 locales, sa capsule baptisée "Freedom-7" amerrit dans l'Atlantique à peine quinze minutes plus tard, après avoir atteint une altitude de 186 km. Quelques semaines après, le président John F. Kennedy promet d'envoyer un Américain sur la Lune avant la fin de la décennie. Premier Américain à tourner en orbite autour de la Terre et à rééditer ainsi l'exploit de Gagarine, John Glenn effectue trois rotations le 20 février 1962 pour un vol d'un peu moins de cinq heures. - Premiers pas sur la Lune - Après les programmes Mercury et Gemini, destinés à se familiariser avec les vols dans l'espace, la Nasa s'engage dans le programme Apollo avec pour ambition la conquête de la Lune. Les six premières missions sont inhabitées, les quatre suivantes permettent de tester le matériel et les manoeuvres. Apollo 11 sera celle qui se posera sur la Lune. "C'est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'Humanité": la célèbre formule de Neil Armstrong, commandant de la mission, est retransmise en direct dans le monde entier lorsqu'il pose le pied sur la Lune, le 21 juillet 1969 à 02H56 GMT. Il est rejoint par Edwin "Buzz" Aldrin, tandis que leur coéquipier Michael Collins reste en orbite lunaire. Cinq autres missions Apollo emmèneront 10 autres hommes sur la Lune avant la fin du programme en décembre 1972. - Explosions de Challenger et Columbia - En 1972, le président Richard Nixon décide de lancer le programme de navette spatiale américaine, délaissant l'exploration habitée lointaine au profit de l'orbite terrestre. Le premier vol, celui de Columbia, a lieu le 12 avril 1981. Sally Ride est en juin 1983 la première Américaine envoyée dans l'espace, à bord de la navette Challenger. Lors du 25e vol, le 28 janvier 1986, la navette Challenger explose en direct à la télévision dans le ciel de Floride, 73 secondes après son lancement, tuant les sept membres d'équipage. Les vols reprennent en septembre 1988 avec Discovery. En 1990 est déployé Hubble, premier télescope spatial qui a révolutionné l'astronomie. Avec la construction de l'ISS engagée en 1998 - projet de 100 milliards de dollars financé en grande partie par les Etats-Unis- les navettes américaines entament leur mission la plus importante. Alors que les lancements de navettes étaient devenus routiniers, une nouvelle catastrophe se produit le 1er février 2003. Columbia se désintègre lors de son retour dans l'atmosphère, tuant ses sept membres d'équipage. - Arrêt des vols habités - En 2004, le président George W. Bush décide de mettre fin à la carrière de la navette en 2010, le temps de finir la construction de l'ISS. Discovery, Endeavour et Atlantis sont les trois derniers orbiteurs de la flotte. Après 30 ans de service, le dernier vol a lieu en juillet 2011. La Nasa comptait depuis sur les Soyouz russes pour transporter ses astronautes vers l'ISS. Le président Barack Obama a annulé en 2010 le programme Constellation de retour sur la Lune. Il a annoncé l'objectif de mettre des astronautes sur orbite de Mars vers 2035 et de développer des lanceurs commerciaux pour transporter les astronautes américains vers l'ISS. Son successeur, Donald Trump, a lui ordonné à la Nasa de retourner sur la Lune d'ici 2024, dans le cadre du programme Artémis, et de préparer des missions vers Mars.

Vous êtes fatigué de faire la queue pour payer vos factures? La Digicelvous propose d'utiliser ses services de paiement en ligne. Vous gagnez du temps, tout en faisantde la distanciation sociale. Haïti, comme de nombreux autres pays dans le monde, est aujourd'hui traversépar la crise sanitaire deCovid-19. Pour freinerla propagation de la maladie dans le pays, la Digicel appelle ses clients à être vigilants et à faire preuve de responsabilitéenrespectant notammentle principe de distanciation sociale. Ladistanciation sociale comprend égalementla diminution des contacts physiques avec d'autres personnes ou des matériels lorsdes transactions effectuées à la banque. Legéant des télécommunications en Haïtiinvite ainsises clients à utiliser ses plateformes de paiement en ligne pour mieux se protéger et gérer leur temps plus efficacement. Via MonCash MonCashestun service bancaire mobile accessibledepuis le téléphone Digicel. L'utilisateur peut y accéder en composant le *202# ou en utilisant l'application mobile. Mon Cashpermet auxclients de payer leurs achats, effectuer des transfertscompte-à-compte, gratuitement. "Ildevient encore plusutiledans ce contexte de combat contre la pandémie de Covid-19",soutient Nathaëlle Chavenet, directrice de ce service, rappelantpar ailleurs quela limite de crédit des petites bourses Mon Cash est passée de "7,500 à10,000 gourdes". Via lesite Web de la Digicel Un deuxième service de paiement en ligne estoffert par la Digicelvia le site web: https://postpaidselfcare.digicelbusiness.com. Grâce à celui-ci, les clients peuvent effectuer le paiement de leurs factures sans avoir besoin de se déplacer ou sans l'intervention directe duservice à la clientèle. "Il y a de nombreux avantages pour les clients qui veulent payer leurs forfaits mais qui n'auront pas le temps de se rendre à un magasinde la Digicel", dit Jean Philippe Brun, directeur des opérations commerciales à la Digicel. "Avec le portail, ils pourront faire leur paiement sans avoir à se déplacer", soutient-il. Via lelien de paiement unique "Le lien de paiement unique est une nouveauté qui permettra à tous nos clients post payés de régler leur facture sans devoir s’enregistrer à notre portail libre-service. Ce lien unique et personnalisé sera envoyé à chacun de nos clients, sur leur e-mail, à chaque début de mois. En suivant ce lien, le client sera redirigé vers la page de Paiement et pourra effectuer un paiement via Moncash ou par carte de crédit." informe Mathieu Dion, Directeur de Digicel Business. "Nous sommes heureux de pouvoir maintenant offrir à nos clients un moyen simple, rapide et sécurisé de paiement." souligne-t-il.