Photo de Joaquin Archivaldo Guzman Loera, alias "El Chapo", prise le 8 janvier 2016 aprĂšs sa capture, Ă  la suite de son Ă©vasion d'une prison mexicaine en juillet 2015

AprĂšs la sĂ©lection des jurĂ©s la semaine derniĂšre, le procĂšs du narcotrafiquant mexicain Joaquin "El Chapo" GuzmĂĄn entre mardi dans le vif du sujet avec les plaidoiries de la dĂ©fense et de l'accusation, dans un tribunal de Brooklyn placĂ© sous haute surveillance. Il est accusĂ© d'avoir dirigĂ© de 1989 Ă  2014 le puissant cartel de Sinaloa, du nom des montagnes au nord-ouest du Mexique d'oĂč est originaire El Chapo. Depuis son extradition aux Etats-Unis en janvier 2017, M. Guzman, qui risque la prison Ă  perpĂ©tuitĂ©, est l'objet de conditions de dĂ©tention trĂšs strictes, dues Ă  deux prĂ©cĂ©dentes Ă©vasions rocambolesques au Mexique, en 2001 et 2015. Ce procĂšs "est emblĂ©matique pour la justice amĂ©ricaine", elle veut en faire "un exemple de la guerre que mĂšnent les Etats-Unis contre les narcotrafiquants", a indiquĂ© Ă  l'AFP RenĂ© Sotorrio, un avocat de Miami qui a dĂ©fendu de nombreux trafiquants de drogue. Ce qui explique selon lui que la justice amĂ©ricaine n'ait cherchĂ© Ă  nĂ©gocier aucun accord de plaider-coupable, qui aurait Ă©vitĂ© un long et trĂšs coĂ»teux procĂšs. En attendant de savoir si les jurĂ©s jugeront le Mexicain coupable des 11 chefs d'accusation retenus contre lui, au terme d'un procĂšs censĂ© durer plus de quatre mois, la crainte d'une nouvelle Ă©vasion ou d'un autre coup d'Ă©clat d'El Chapo plane sur le tribunal. Pour protĂ©ger les jurĂ©s retenus, leurs noms resteront secrets et ils seront escortĂ©s chaque jour par des gardes au tribunal de Brooklyn, oĂč de nombreux hommes en armes et chiens renifleurs ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s. Certains bĂ©nĂ©ficient de la protection du gouvernement amĂ©ricain, et vivent aujourd'hui sous de nouvelles identitĂ©s. D'autres sont dĂ©tenus dans des prisons spĂ©ciales pour empĂȘcher toutes reprĂ©sailles. Il a refusĂ© une requĂȘte d'El Chapo qui demandait Ă  pouvoir Ă©treindre briĂšvement sa femme, Emma Coronel, avant le dĂ©but des plaidoiries ce mardi. Surtout "Ă  la veille du procĂšs, Ă  un moment oĂč l'accusĂ© mesure peut-ĂȘtre les consĂ©quences auxquelles il devra faire face en cas de condamnation, et oĂč sa volontĂ© de s'Ă©vader ou de menacer des tĂ©moins pourrait ĂȘtre particuliĂšrement forte," a-t-il Ă©crit dans sa dĂ©cision.

Santiago Solari entraßneur du Real Madrid en conférence de presse à Plzen le 6 novembre 2018

Santiago Solari s'installe sur la durĂ©e! Le Real Madrid a confirmĂ© officiellement mardi la nomination de l'Argentin comme entraĂźneur aprĂšs un intĂ©rim rĂ©ussi de deux semaines, le technicien Ă©tant dĂ©sormais liĂ© avec le club merengue pour deux saisons et demie, soit jusqu'en 2021. "Le comitĂ© directeur du Real Madrid (...) a dĂ©cidĂ© de nommer Santiago Solari entraĂźneur de l'Ă©quipe premiĂšre jusqu'au 30 juin 2021", a Ă©crit le club dans un communiquĂ©. Lundi, la fĂ©dĂ©ration espagnole (RFEF) avait anticipĂ© en faisant part Ă  l'AFP de l'homologation du contrat de l'Argentin. Mais il n'y avait pas foule d'entraĂźneurs disponibles sur le marchĂ© en cours de saison et aprĂšs deux semaines en poste, l'Argentin a convaincu les joueurs, les supporters et les dirigeants avec son style souriant et dĂ©terminĂ©... et ses rĂ©sultats. La victoire face au Celta Vigo dimanche (4-2), premier choc d'un calendrier jusque-lĂ  plutĂŽt favorable pour Solari, a confirmĂ© son impact sur la dynamique madrilĂšne: aprĂšs cinq dĂ©faites sur les sept derniers matches de l'rĂše Julen Lopetegui, le Real a gagnĂ© ses quatre premiĂšres rencontres avec l'Argentin. Avec sa communication bienveillante hors des terrains, c'est Ă©galement un sans-faute pour l'ancien milieu merengue (2000-2005): l'ex-Ă©quipier de ZinĂ©dine Zidane marche sur les traces du Français, lui-mĂȘme passĂ© en 2016 de la rĂ©serve Ă  l'Ă©quipe premiĂšre avant de remporter trois C1 d'affilĂ©e. Et la durĂ©e plutĂŽt confortable de son contrat, jusqu'en 2021, devrait lui permettre de travailler sereinement dans l'environnement trĂšs instable du Real.


Photo: El Mostrador Chile

À la suite du premier vol de retour des migrants haĂŻtiens, Benito Baranda, directeur de l’organisation America Solidaria, Ă©voque «un plan de la honte nationale». En effet, il tire Ă  boulets rouges sur les autoritĂ©s chiliennes dans un article publiĂ© le 9 novembre 2018 dans les colonnes d’El Mostrador. AoĂ»t 2018, le gouvernement chilien a annoncĂ© la mise sur pied du plan de retour «volontaire» pour les migrants haĂŻtiens.DĂ©but novembre, 175 HaĂŻtiens ont dĂ©jĂ  rejoint leur pays dans le cadre de ce plan. Dans la foulĂ©e, les critiques Ă  l’endroit de ce programme en question fusent de toutes parts. Certaines organisations humanitaires, des professeurs d’universitĂ©, entre autres, voient dans cet acte «une dĂ©portation masquĂ©e». Pour Baranda, il s’agit d’une ironie par le fait que le pays dont le PIB par habitant est le plus Ă©levĂ© d’AmĂ©rique latine « se dĂ©barrasse » des personnes et des familles du pays dont le PIB par habitant est le plus faible de la rĂ©gion. «Un plan d’inclusion sociale, culturelle et Ă©conomique permettant une vie dĂ©cente Ă  ces HaĂŻtiens sur notre territoire n’aurait-il pas Ă©tĂ© plus humanitaire ?», se questionne-t-il. «L’hostilitĂ©, le mĂ©pris et trĂšs peu de bienvenue [
]» sont parmi les obstacles rencontrĂ©s par les migrants haĂŻtiens qui ont laissĂ© leur pays dans l’espoir de trouver de meilleures conditions de vie. De l'avis de Benito Baranda, ces migrantsn’avaient d’autres choix que de s’adhĂ©rer au plan de retour, vu les nombreuses adversitĂ©s auxquelles ils ont Ă©tĂ© exposĂ©sau Chili. «Le Chili est aussi une nation historiquement classe et xĂ©nophobe dans laquelle nous traitons les gens de maniĂšre inĂ©gale en fonction de leur origine sociale et ethnique, comme le rapportent plusieurs enquĂȘtes», martĂšle le psychologue.

Jose Cristopher. 
Source: El Caribe

L’exode massif de migrants haĂŻtiens vers la RĂ©publique dominicaine n’est pas diffĂ©rent de la caravane de migrants d’AmĂ©rique centrale traversant le Mexique dans l’espoir d’atteindre les États-Unis, selon les propos de Jose Cristopher - homme politique et religieux - relayĂ©s par El Caribe. «La RĂ©publique dominicaine risque un exode massif de migrants haĂŻtiens, similaire Ă  la caravane en AmĂ©rique centrale oĂč des milliers de Honduriens, GuatĂ©maltĂšques et Mexicains tentent de rejoindre les États-Unis», prĂ©tend le pasteur Jose Cristopher, candidat aux prochaines Ă©lections prĂ©sidentielles en RĂ©publique dominicaine. «Des mesures drastiques» devraient ĂȘtre prises, selon lui, pour empĂȘcher que cela se produise. Le candidat Ă  la prĂ©sidence insinue que ce qui se passe Ă  la frontiĂšre mexicaine est un «avertissement» pour la RĂ©publique dominicaine. Cela dit, il exhorte le gouvernement dominicain Ă  Ă©viter cette situation qui pourrait reprĂ©senter, Ă  son avis, une source de dĂ©stabilisation pour son pays. À propos de la caravane de migrants d’AmĂ©rique centrale, les Nations Unies relatent le fait qu’environ 500.000 hommes, femmes et enfants se donnent la mission d’essayer de remonter vers les Etats-Unis chaque annĂ©e, illĂ©galement, en passant par la frontiĂšre sud du Mexique. Au fait, en dĂ©pit des menaces du prĂ©sident amĂ©ricain, Donald Trump, voulant stopper Ă  tout prix cette caravane, prĂšs de 7 000 migrants honduriens continuent leur route vers les États-Unis avec le dessein de fuir les conditions de vie difficiles dans leur pays.


L'accĂšs Ă  Facebook, le plus grand rĂ©seau social du monde, Ă©tait rĂ©tabli aprĂšs des difficultĂ©s en AmĂ©rique du Nord et en AmĂ©rique latine aux alentours de 13h lundi. InterrogĂ© sur les raisons de cette panne temporaire, Facebook --qui compte plus de 2,25 milliards d'utilisateurs dans le monde-- n'a pas immĂ©diatement donnĂ© suite. Sur la cĂŽte Est des États-Unis comme du Canada mais aussi Ă  Los Angeles ou en AmĂ©rique du Sud, en Uruguay par exemple, un message d'erreur s'est affichĂ© pendant quelques minutes quand on tentait de se connecter au site. «DĂ©solĂ© quelque chose ne fonctionne pas. Nous y travaillons et nous allons le rĂ©parer le plus vite possible», pouvait-on lire en tentant de se rendre sur le rĂ©seau social. La baisse du cours de Facebook s'est accentuĂ©e Ă  Wall Street pendant l'incident.

Diderot Musset, directeur général de la compagnie Surtab.

La compagnie d'assemblage Ă©lectronique, Surtab, a lancĂ© ce vendredi 9 novembre 2018, «les vendredis du numĂ©rique». Cette initiative vise Ă  rencontrer les responsables d'Ă©tablissements scolaires de diffĂ©rentes communes du pays, autour de l'importance de l'intĂ©gration du numĂ©rique dans les salles de classe. «Il faut que les Ă©coles en HaĂŻti se mettent au pas, relativement aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, pour prĂ©parer les prochaines gĂ©nĂ©rations aux dĂ©fis de ce siĂšcle et ceux de l'avenir», a expliquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de la compagnie, Diderot Musset. C'est un rendez-vous bimensuel, visant Ă  sensibiliser les Ă©ducateurs, les responsables pĂ©dagogiques de diffĂ©rentes communes du pays et le public en gĂ©nĂ©ral sur la nĂ©cessitĂ© de faire ce bond en avant, Ă  l'Ăšre des TIC. Selon M. Musset, la technologie est un carrefour extrĂȘmement important. «Nous, en HaĂŻti devons bien l'aborder et nous intĂ©grer», a-t-il poursuivi. Depuis trois ans, Surtab travaille avec 90 Ă©coles dans le cadre du projet sur l'intĂ©gration du numĂ©rique en salle de classe, Ă  travers le dĂ©partement «Surtab Education». Plus de trois mille Ă©lĂšves haĂŻtiens bĂ©nĂ©ficient de ce programme, en utilisant une tablette Ă©ducative spĂ©cialisĂ©e. Avec «Les vendredis du numĂ©rique», Surtab part en croisade, afin de convaincre les professionnels du secteur Ă  leur emboĂźter le pas. «Surtab Ă©ducation permet aussi de pallier le manque de qualitĂ© dans l'Ă©ducation», persiste le directeur gĂ©nĂ©ral de la compagnie qui collabore avec le ministĂšre de l'Éducation nationale dans l'exĂ©cution de sĂ©ances de rattrapage pour les Ă©lĂšves des classes d'examen et des classes numĂ©riques mobiles. Surtab, qui compte ses cinq ans cette annĂ©e, est l'une des rares compagnies d'assemblage de la CaraĂŻbe, sinon la seule du genre en HaĂŻti.