L'archevêque de Rouen Dominique Lebrun, lors d'une conférence de presse à Rouen le 20 septembre 2018

Une enquête préliminaire a été ouverte après la mort d'un jeune prêtre du diocèse de Rouen, accusé d'agression sexuelle, qui s'est pendu dans son église mardi, un "homme droit, généreux", apprécié des fidèles même s'il n'était pas "conventionnel". "Une enquête préliminaire du chef d'agression sexuelle a été ouverte", a indiqué jeudi à l'AFP Étienne Thieffry, procureur adjoint. "La mère, qui s'est manifestée auprès de l'archevêché, et sa fille, viennent d'être identifiées, elles vont être auditionnées incessamment sous peu", a-t-il précisé ajoutant qu'il n'y avait "toujours pas de plainte à ce stade". "C'était un homme, droit, généreux, profond, attentif à aider chacun, qui nous tirait vers le haut avec plein de projets, un bon prêtre comme on en souhaite beaucoup", a déclaré à l'AFP sous le couvert de l'anonymat une paroissienne, qui le connaissait "avant qu'il n'arrive dans la paroisse". "Je ne pense pas que les faits rapportés dans les médias soient avérés", a-t-elle ajouté. Lors d'une conférence de presse jeudi, l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, a rappelé l'existence d'une "plainte à l'autorité diocésaine d’une maman disant que sa fille lui avait dit que le père Jean-Baptiste Sèbe a eu, il y a deux ou trois ans, des gestes inappropriés envers sa fille qui était majeure à l’époque des faits allégués". L'archevêque avait convoqué le prêtre lundi dernier, la veille de son suicide, pour qu'il s'explique sur ces accusations. "Il a avoué une conduite inconvenante à l'égard de cette jeune fille. Nous avons échangé et convenu ensemble qu’il s'agissait d'imprudence dans la relation avec cette femme comme cela arrive à un certain nombre d'hommes ou de femmes", a-t-il poursuivi indiquant "qu'il n’y avait pas eu, par la suite, d'autres rencontres avec cette fille". Selon lui, "aucun signe ne pouvait laisser prévoir un tel geste de la part du père Jean-Baptiste Sèbe", faisant référence à son suicide. "Nous sommes dans l’incompréhension d'un tel geste même si je savais qu’il connaissait un moment difficile", avait-il écrit dans un courrier adressé mardi à l’ensemble des prêtres du diocèse. Jean-Baptiste Sèbe, ordonné prêtre en 2005, strasbourgeois d'origine, était curé de la paroisse Saint-Jean XXIII de Rouen Nord. Il était aussi directeur du centre théologique universitaire et du service de formation permanente, d'après le site internet du diocèse de Rouen.

Aujourd’hui la maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France, avec plus de 225 000 nouveaux cas chaque année. / Sebastien Bozon / AFP

Les laboratoires pharmaceutiques sont pour le moment démunis face à Alzheimer: depuis 16 ans, aucun nouveau médicament contre cette maladie neurodégénérative n'est arrivé sur le marché, faute de certitudes sur son mécanisme et d'une hypothèse longtemps privilégiée mais aujourd'hui débattue. Il y a cependant urgence à résoudre l'énigme. Le nombre de personnes atteintes de démence dans le monde devrait tripler d'ici 2050, à 152 millions, et Alzheimer pourrait représenter de 60 à 70% des cas, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais en dépit d'importants moyens financiers pour la recherche, tant publique que privée, les essais cliniques sur Alzheimer échouent les uns après les autres. - Cascade ou pas? - Galvanisés par des essais prometteurs sur des souris, depuis le début des années 2000 "les laboratoires sont tous partis sur l'hypothèse amyloïde, en se disant: +Ce sera le jack-pot+", déplore la neurologue. "L'interface entre les protéines amyloïdes et Tau reste un domaine très mal connu et complexe", résume Mme Sarazin. A présent, "il y a des chercheurs qui pensent que Tau aurait aussi un rôle essentiel à un stade très débutant de la maladie", remettant en cause le modèle de la cascade amyloïde. Quant à des candidats médicaments ciblant la protéine Tau, ils n'ont pas donné non plus de résultats satisfaisants jusqu'à présent. - Prévenir plutôt que guérir - Désormais "beaucoup d'entreprises pharmaceutiques cherchent à inclure dans leurs essais cliniques des personnes saines mais ayant une prédisposition à développer" la maladie d'Alzheimer des années plus tard, dans l'espoir de démontrer une efficacité préventive de leurs traitements, souligne encore l'analyste. "Il semblerait que comme pour les autres maladies neurodégénératives, la clé soit d'aller vers la prévention le plus tôt possible", estime ainsi Danny Bar-Zohar, responsable du développement en neurosciences chez le géant pharmaceutique suisse Novartis, qui collabore avec l'américain Amgen sur Alzheimer.


Noctambules, série de photographies de Josué Azor au Pioneer Works de New-York jusqu'au 11 novembre

Après Port-au-Prince, où s’est déroulée la 5e Ghetto Biennale à l’instigation de Leah Gordon, c’est à Pioneer Works, New-York, que «Noctambules» dépose ses valises. Une série de photographies sur les soirées intimes de la communauté LGBT que nous livre Josué Azor. Décembre 2017. Port-au-Prince reçoit la 5e Ghetto Biennale, festival artistique interculturel monté en 2009 à l’instigation de Leah Gordon, photographe basée à Londres. Une brochette de sculpteurs, de peintres, d’artistes visuels nationaux et internationaux occupaient les rues encombrées de la capitale, celle où une moto roule à contre-sens, où des marchands informels obstruent les artères jonchés de détritus, où une bruyante platine crache un morceau de pop remixée. Josué Azor a exposé «Noctambules», une série de photographies réalisées sur les soirées intimes organisées par la communauté LGBT. «À travers Noctambules, je revendique ma liberté d’expression», dixit Josué Azor «L’originalité de mon travail, l’esprit de tolérance mais aussi de résistance hantaient Leah Gordon, co-responsable du jardin Pioneer Works de New-York», confie le jeune Azor. « À travers Noctambules, je revendique ma liberté d’expression, une liberté qui n’est d’ailleurs pas étrangère aux Haïtiens. Mais la censure voudrait qu’elle se taise ou disparaisse». Josué Azor était témoin de cette joie, de cette légèreté et de cet élan de liberté qui constituaient l’objet de conquête des LGBT haïtiens. «Cela me touche à chaque fois, vu le vacarme homophobe qui persiste depuis quelques temps». Josué Azor dit vouloir donner, à travers cette série, plus de visibilité à la communauté, mais tente aussi de se libérer de la prison de l’opinion publique. « Il faudrait donc bien la secouer, la casser même». L’heure est à l’urgence de déconstruire ce discours anti-gay véhiculé par la politique, fabriqué par les gardiens de la bonne moralité, le cercle judéo-chrétien et l’école. Démasquer l’hypocrisie de la presse sensationnelle. Pour lui, l’opinion publique doit être éduquée, le vivre-ensemble doit se substituer à l’intolérance. «Mon travail prouve que je suis non seulement pro-LGBT, mais aussi pro-liberté». «En réalisant ce projet, j’ai décidé de me tenir à la lumière ambiante. Ce choix est à la fois esthétique et pratique. Une manière de me faire discret et surtout de ne pas nuire avec un flash le déroulement des soirées. Je demande parfois de poser pour moi, mais très souvent je plonge dans l’ambiance et essaie de capturer des instants qui me touchent, qui me paressent intéressants», avance-t-il. Et toutes ces langues qui crachent que l’homosexualité (comme la démocratie et les droits de l’homme) est importé de nos grands amis internationaux. «L’ignorance est aussi importée», souffle-t-il en ajoutant que«cette ignorance peut être combattue avec des valeurs plus d’humanité, de justice et d’équité». Noctambules piaffe au jardin Pioneer Works jusqu’au 11 novembre, dans le cadre de l’exposition «Pòtoprens: les artistes urbains de Port-au-Prince» Noctambules piaffe au jardin Pioneer Works jusqu’au 11 novembre, dans le cadre de l’exposition «Pòtoprens: les artistes urbains de Port-au-Prince». Exposition, organisation par Edouard Duval-Carrié etLéah Gordon, ainsi que par le directeur artistique et fondateur de Pioneer, Gabriel Florenz. L’exposition met en avant une sélection de photographies et de films, contextualisant davantage Port-au-Prince comme une ville beaucoup plus complexe que celle souvent représentéedans les nouvelles. Azor met en lumière la scène underground queer à Port-au-Prince, Steber s’empare de la Grand-Rue au lendemain du séisme et Roberto Stephenson photographie l'architecture de la ville, y compris les fameuses maisons de pain d'épice de Pacot.

Le vidéoclip du tout dernier son du rappeur Bas est sorti en août dernier en collaboration avec J. Cole, un artiste très apprécié dans le milieu hip-hop américain. Le tournage a été effectué dans le quartier haïtien de Miami, little haiti. Cela dit, des images vibrantes du bicolore haïtien et d’autres représentations significatives ayant rapport avec Haïti ont été offertes dans cette vidéo. La chanson s’intitule «Tribe» qui signifie «Tribu» en français. Elle dessine toute une histoire de réussite en amour. Parallèlement, la présence remarquable du drapeau haïtien peut constituer comme étant le petit détail final qui parfait cette réalisation pour un Haïtien. Aussi, il s’avère important de signaler que dans ce super emmêlement de musiques se trouve un peu de Rara local. Tribe n’est pas la première grande collaboration entre Bas et J. Cole. Au fait, le rappeur franco-américain a signé en faveur de Dreamville Records, le label de J.Cole depuis 2014. Avant ce morceau, ils ont fait «Lit», «Night Job», entre autres. Âgé de 27 ans aujourd’hui, Bas est né en France de parents soudanais. Celui qui s’apprête à sortir son troisième album a émigré aux Etats-Unis à l’âge de huit ans. La vidéo atteint jusque-làplus de 7 millions de vues sur YouTube. {"preview_thumbnail":"/sites/default/files/styles/video_embed_wysiwyg_preview/public/video_thumbnails/OA8aw07dpg0.jpg?itok=KpjOw8L4","video_url":"https://www.youtube.com/watch?v=OA8aw07dpg0","settings":{"responsive":1,"width":"854","height":"480","autoplay":1},"settings_summary":["Embedded Video (Responsive, autoplaying)."]}


Photo : Daniel Isenberg - Credit photo : economist.com

Le professeur américain de renommée mondiale Daniel Isenberg est en Haïti et a prononcéce vendredi au local du ciné Triomphe au champ de mars, une conférence sur l’écosystème entrepreneurial et le développement du secteur prive des affaires. De concert avec Vincent Onyemah, professeur associé de vente et de marketing au Babson College, leader mondial de la formation en entrepreneuriat, Daniel Isenberg, l’un de ces grands noms du monde de l’entrepreneuriat, a foulé le sol d’Haïti. Daniel Isenberg est considéré comme un pionnier et un gourou dans le monde, en matière de développement d’écosystème entrepreneurial. Il est professeur de pratique de l'entrepreneuriat au Babson College Executive Education où il a mis sur pied le projet Babson Entrepreneurship Ecosystem (BEEP). Il est l'auteur du récent Best seller « Sans valeur, impossible et stupide: comment les entrepreneurs contrariants créent et capturent une valeur extraordinaire» (Harvard Business Press, 2013). Fondateur du Babson Entrepreneurship Ecosystem Project (BEEP), deux de ses projets, « Manizales más » (En Colombie) et « Scale up Milwaukee »sont particulièrement médiatisés pour leur succès. Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, dans une vidéo disponible sur internet, vante les mérites de la contribution du Professeur Isenberg au renforcement de l’écosystème entrepreneurial de la ville de Manizales. En 1990, Isenberg a fondé Triangle Technologies en Israël, dont il a assuré la direction jusqu'en 2005. Il a contribué à la création de deux fonds de capital-risque et, de 1997 à 2001, Isenberg a été associé principal de Jerusalem Venture Partners, y compris Cyota et My Basis, tous deux acquis. Dans un article publié dans Harvard Business Review, en juin 2010, sous le titre « How to start an entrepreneurial revolution » (En français : comment démarrer une révolution entrepreneuriale), Daniel Isenberg dévoile sa pensée sur la manière dont un pays peut se mettre au pas avec la révolution entrepreneuriale. À travers cet article, il prend le Rwanda en exemple, pour ses progrès économiques extraordinaires, réalisés notamment à partir du renforcement de son écosystème entrepreneurial. Il a repris les mots du Président Paul Kagame : « L’entrepreneuriat est la voie la plus sûre vers le développement ».

Phil Schiller, vice-président marketing d'Apple, présente de nouvelles versions très haut de gamme de l'iPhone au siège de Cupertino, en Californie, le 12 septembre 2018

Apple a présenté mercredi de nouvelles versions très haut de gamme de l'iPhone, appelées iPhone Xs et Xs Max mais aussi une nouvelle montre avec de nombreuses fonctionnalités liées à la santé. Le groupe a présenté le modèle en deux tailles: 5,8 pouces (14,7 cm) et un modèle "Max", avec un écran de 6,5 pouces (16,5 cm), au cours de sa grand messe annuelle. "C'est l'iPhone le plus avancé que nous ayons jamais créé", a affirmé le PDG Tim Cook, chemise bleue et baskets blanches, sur la scène du Steve Jobs Theater. La marque à la pomme a aussi annoncé avoir déjà vendu 2 milliards d'appareils mobiles. - Boomers et Hipsters - Une façon de s'adresser à un public vieillissant mais connecté tout comme à de jeunes hipsters vivant à cent à l'heure. Dès le début de matinée, des centaines d'invités s'étaient pressés sous le soleil californien pour pénétrer dans la salle. Apple a lancé aussi une version moins chère de son smartphone, disposant de moins de fonctionnalités et d'un écran LCD plutôt que OLED. L'an dernier, Apple avait présenté trois modèles, dont le coûteux iPhone X ("10") et son déverrouillage par reconnaissance faciale. La stratégie du très haut de gamme permet à Apple de maintenir jusqu'à présent sa part de marché tout en continuant d'augmenter son chiffre d'affaires issus de ses smartphones. Un bon moyen pour compenser l'atonie du marché mondial, complètement saturé et marqué par la concurrence croissante des groupes chinois. Apple peut, de plus, compter sur un socle d'aficionados indéfectibles, prêts à casser leur tirelire pour s'offrir le dernier né de la gamme. Avec environ 12% du marché mondial, la firme à la pomme a perdu au deuxième trimestre sa deuxième place, détrônée par le chinois Huawei qui connaît une croissance ultrarapide, selon les cabinets Gartner et IDC.