Samsung présente son modÚle pliable Galaxy Fold à San Francisco, le 20 février 2019

Samsung a dĂ» se rĂ©soudre lundi Ă  repousser la sortie de son smartphone pliable Fold pour des problĂšmes d'Ă©cran, un nouveau coup dur dont les consĂ©quences restent Ă  dĂ©terminer, trois ans aprĂšs le fiasco des batteries explosives du Galaxy Note 7. Le lancement de cet appareil, prĂ©sentĂ© comme une prouesse technologique et proposĂ© Ă  prĂšs de 2.000 dollars aux Etats-Unis, Ă©tait attendu vendredi. Sa sortie est repoussĂ©e Ă  une date indĂ©terminĂ©e. Des utilisateurs "nous ont fait part du fait que l'appareil avait besoin d'amĂ©liorations (...). Pour Ă©tudier entiĂšrement ces retours, et rĂ©aliser des tests approfondis, nous avons dĂ©cidĂ© de reporter le lancement du Galaxy Fold", a affirmĂ© le leader mondial des smartphones, promettant des "mesures pour renforcer la protection de l'Ă©cran". Certains journalistes et analystes qui avaient reçu le Fold en test aux Etats-Unis avaient fait Ă©tat de problĂšmes ces derniers jours, notamment des Ă©crans brisĂ©s ou prĂ©sentant un affichage dĂ©fectueux. Sans que l'on sache si cela Ă©tait Ă  l'origine de ces soucis, il semble que certains aient ĂŽtĂ© Ă  tort une couche de protection qui ressemblait fort au film plastique habituel que l'on trouve sur les smartphones neufs: Samsung prĂ©viendra les clients qu'il ne faut pas l'enlever. Samsung, actuellement dans une passe compliquĂ©e financiĂšrement, avait indiquĂ© la semaine derniĂšre qu'il inspecterait ses Galaxy Fold mais sans parler de report. Selon le communiquĂ© de lundi, l'Ă©cran semble bel et bien prĂ©senter des fragilitĂ©s, en particulier au niveau de la charniĂšre, oĂč des "impacts" peuvent se former. Le groupe Ă©voque aussi un cas oĂč des "substances trouvĂ©es Ă  l'intĂ©rieur de l'appareil ont affectĂ© la performance de l'Ă©cran". FermĂ©, le Fold est un smartphone classique. Ouvert, il devient une petite tablette. Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies, n'a quant Ă  elle pas eu de problĂšme en testant le Fold, a-t-elle expliquĂ© Ă  l'AFP. "Peut-ĂȘtre que certains tests en conditions rĂ©elles n'ont pas Ă©tĂ© menĂ©s", a-t-elle ajoutĂ©, tout en estimant que le retard ne devrait pas avoir un impact majeur sur Samsung, car le Fold, vu son prix et le temps nĂ©cessaire pour que systĂšmes et applications soient pleinement compatibles, n'est pas destinĂ© Ă  ĂȘtre un best-seller. - Vitrine- Mais c'est un produit vitrine pour Samsung, note son confrĂšre Bob Enderle (Enderle Group), qui au contraire trouve la bĂ©vue trĂšs inquiĂ©tante, d'autant que Samsung aurait sans doute pu se l'Ă©pargner en donnant les bonnes informations aux testeurs. Du coup, "l'impact indirect pourrait ĂȘtre important" pour l'entreprise, poursuit M. Enderle. "Si un produit vitrine Ă©choue, les gens ne croient plus que vous faites des produits de qualitĂ©. Cela peut crĂ©er des dĂ©gĂąts Ă©normes", ajoute encore l'analyste, qui pense aussi que cela pourrait ĂȘtre du pain bĂ©ni pour le chinois Huawei. En tout Ă©tat de cause, cela semble donner raison Ă  certains analystes, qui estimaient dĂ©jĂ  que la technologie des Ă©crans pliables reste rudimentaire et les prix trop Ă©levĂ©s. Samsung avait prĂ©sentĂ© son appareil en grande pompe Ă  San Francisco en fĂ©vrier, prenant alors une longueur d'avance sur ses rivaux, Apple en particulier, en devenant le premier fabricant majeur Ă  lancer un tel smartphone. D'autres avaient suivi, comme Huawei, l'un des trois leaders du marchĂ©, avec Samsung et Apple. C'est un nouveau revers pour Samsung, dont la rĂ©putation avait pris un sĂ©rieux coup en 2016 avec le rappel mondial du Galaxy Note 7 Ă  cause de batteries qui explosaient. Il avait dĂ» procĂ©der Ă  un humiliant rappel planĂ©taire. Une affaire qui lui a coĂ»tĂ© des milliards de dollars et entamĂ© son image, Ă  l'instar de la condamnation de l'hĂ©ritier de l'empire Samsung Lee Jae-yong dans un Ă©norme scandale de corruption. Le groupe semblait toutefois remonter la pente en terme de rĂ©putation et avait prĂ©sentĂ© en fĂ©vrier, outre le Fold, le Galaxy S10 5G, le premier smartphone fonctionnant avec l'internet mobile ultra-rapide. Le groupe prĂ©voit un plongeon de 60% de son bĂ©nĂ©fice d'exploitation au premier trimestre, en raison du ralentissement de son activitĂ© de puces mĂ©moire, plombĂ©e par une demande en berne. Le marchĂ© mondial du smartphone a nettement calĂ© en 2018, poussant les fabricants Ă  se lancer dans une course aux innovations pour le redynamiser.

Une femme pleure pendant une cérémonie pour les victimes des attentats à Negombo, au Sri Lanka, le 23 avril 2019

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiquĂ© mardi les attaques suicides contre des Ă©glises et hĂŽtels de luxe qui ont fait plus de 320 morts et 500 blessĂ©s le dimanche de PĂąques au Sri Lanka, attentats parmi les plus meurtriers depuis le 11 septembre 2001. "Les auteurs des attaques ayant visĂ© des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrĂ©tiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l'EI", a annoncĂ© l'organisation jihadiste sur son agence de propagande Amaq. Des kamikazes ont provoquĂ© un carnage le dimanche de PĂąques dans trois hĂŽtels de luxe et trois Ă©glises, en pleine messe, Ă  Colombo et ailleurs dans le pays. Les autoritĂ©s ont attribuĂ© le bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ), qui ne l'a pas revendiquĂ©, et cherchent Ă  savoir s'il a bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un soutien logistique international. Les Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte dont l'AFP a eu connaissance mardi permettent d'Ă©claircir la chronologie et les circonstances de ces PĂąques sanglantes. Sur les huit explosions de bombes au total ce jour-lĂ , les six premiĂšres, en dĂ©but de matinĂ©e, sont des attentats suicides contre trois Ă©glises et trois hĂŽtels de luxe, le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury. Deux explosions ultĂ©rieures, survenues en dĂ©but d'aprĂšs-midi Ă  Colombo, sont le fait de suspects qui se sont donnĂ© la mort pour Ă©chapper Ă  l'arrestation. Deux frĂšres sri-lankais musulmans, figurant parmi les kamikazes, ont jouĂ© un rĂŽle-clĂ© dans ce dĂ©chaĂźnement de violence, au cours duquel un autre attentat suicide a Ă©chouĂ© dans un quatriĂšme hĂŽtel de luxe Ă  Colombo, ont rĂ©vĂ©lĂ© mardi des sources proches de l'enquĂȘte. Selon les policiers, ces deux frĂšres, d'une vingtaine d'annĂ©es et dont les noms n'ont pas Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©s, opĂ©raient une "cellule terroriste" familiale et jouaient un rĂŽle-clĂ© au sein du NTJ. Les enquĂȘteurs ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule "cellule", ou d'Ă©quipes sĂ©parĂ©es mais coordonnĂ©es. AFP / LAKRUWAN WANNIARACHCHILes cercueils de victimes des attentats de PĂąques sont transportĂ©s par leurs proches pendant une cĂ©rĂ©monie funĂ©raire Ă  Colombo, au Sri Lanka, le 23 avril 2019 Un quatriĂšme hĂŽtel de luxe de la capitale sri-lankaise, adjacent aux trois frappĂ©s, figurait sur la liste des objectifs du dimanche de PĂąques. Pour une raison inconnue, le sac Ă  dos rempli d'explosifs du kamikaze chargĂ© de cette cible n'a pas explosĂ© et il a pris la fuite, ont indiquĂ© des sources policiĂšres Ă  l'AFP. CernĂ© par les forces de l'ordre quelques heures plus tard dans la banlieue sud de Dehiwala, le suspect s'est alors fait exploser, causant la mort de deux passants. À peu prĂšs au mĂȘme moment, dans le nord de la ville, Ă  Orugodawatta, la femme d'un des frĂšres kamikazes a actionnĂ© des explosifs lorsque les forces de l'ordre sont arrivĂ©es Ă  leur rĂ©sidence familiale, tuant avec elle-mĂȘme ses deux enfants et trois policiers. - Larmes et deuil - Le Sri Lanka a rendu mardi un hommage poignant aux 321 morts des attentats, selon un nouveau bilan. Parmi les tuĂ©s figurent au moins 39 Ă©trangers - dont une personne de nationalitĂ© française, selon Colombo - et 45 enfants et adolescents. L'Ăźle de 21 millions d'habitants est restĂ©e silencieuse durant trois minutes Ă  08H30 locales (03H00 GMT), heure de la premiĂšre explosion d'un kamikaze deux jours auparavant, Ă  l'Ă©glise catholique Saint-Antoine de Colombo. AFP / Jewel SAMADUn soldat monte la garde pendant une messe commĂ©morative en l'honneur des victimes des attentats de PĂąques, Ă  l'Ă©glise Saint-SĂ©bastien, Ă  Negombo, au Sri Lanka, le 23 avril 2019 Des Sri-Lankais laissaient libre cours Ă  leur douleur mardi lors de messes en hommage aux morts de ces attentats, les pires violences qu'ait connu le pays depuis, il y a dix ans, la fin de la guerre civile entre la majoritĂ© cinghalaise et la rĂ©bellion indĂ©pendantiste tamoule. AnĂ©antis, des proches de victimes s'effondraient dans les bras de leurs voisins. "Nous n'avons pas ressenti une telle tristesse depuis la guerre", a assurĂ© Rashmi Fernando, une femme de 36 ans, qui participait Ă  l'une de ces cĂ©rĂ©monies. Le gouvernement a dĂ©crĂ©tĂ© une journĂ©e de deuil national. Les magasins vendant de l'alcool sont fermĂ©s, les drapeaux sont en berne et les radios et tĂ©lĂ©visions doivent adapter leur programmation musicale. À l'Ă©glise Saint-Antoine, des dizaines de personnes ont priĂ© en silence, des bougies Ă  la main, certaines retenant Ă  grand peine leurs larmes. À l'issue des trois minutes de silence, la foule a entamĂ© une priĂšre Ă  voix haute. À une trentaine de kilomĂštres plus au nord, dans la localitĂ© de Negombo, une messe commĂ©morative a eu lieu Ă  l'Ă©glise Saint-SĂ©bastien, autre lieu d'un attentat suicide. Des cercueils Ă©taient portĂ©s Ă  tour de rĂŽle sur des tables, devant des proches secouĂ©s de sanglots. "Il y a tant de corps que nous ne pouvons pas les prĂ©senter tous en mĂȘme temps", a expliquĂ© Ă  l'AFP Anthony Jayakody, Ă©vĂȘque auxiliaire de Colombo qui cĂ©lĂ©brait la messe. - RivalitĂ©s au sommet de l’État - Les premiers Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte montrent que ces attentats ont Ă©tĂ© commis en reprĂ©sailles au rĂ©cent massacre des mosquĂ©es de Christchurch en Nouvelle-ZĂ©lande (50 morts), a annoncĂ© mardi le vice-ministre sri-lankais de la DĂ©fense Ruwan Wijewardene. L'organisation NTJ avait fait il y a dix jours l'objet d'une alerte diffusĂ©e aux services de police, selon laquelle elle prĂ©parait des attentats suicides contre des Ă©glises et l'ambassade d'Inde Ă  Colombo. D'aprĂšs le porte-parole du gouvernement, cette alerte n'avait pas Ă©tĂ© transmise au Premier ministre Ranil Wickremesinghe ou Ă  d'autres ministres de haut rang. Un Ă©lĂ©ment qui pourrait relancer la crise au sommet de l'État sri-lankais. La police est en effet de la juridiction du prĂ©sident Maithripala Sirisena, en conflit ouvert avec son chef de gouvernement. Il l'avait limogĂ© Ă  l'automne mais avait Ă©tĂ© forcĂ© de le rĂ©investir aprĂšs sept semaines de chaos politique. Les deux tĂȘtes de l'exĂ©cutif se vouent une animositĂ© rĂ©ciproque. Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays majoritairement bouddhiste (70%) qui compte aussi 12% d'hindous et 10% de musulmans. Les ambassades Ă©trangĂšres au Sri Lanka ont recommandĂ© Ă  leurs ressortissants d'Ă©viter tout dĂ©placement non impĂ©ratif. Les États-Unis ont, dans leurs conseils aux voyageurs, Ă©voquĂ© la possibilitĂ© de nouvelles attaques.


Le commissaire du Gvt ne fera pas appel de l’ordonnance du juge  dĂ©sinculpant Jovenel Moise 

Le commissaire du gouvernement prĂšs le tribunal de premiĂšre instance de Port-au-Prince a confirmĂ© avoir reçu, le 17 avril 2019, l'ordonnance du juge d'instruction BrĂ©dy Fabien renvoyant le citoyen Jovenel MoĂŻse hors des liens de l'inculpation en ce qui concerne les accusations de blanchiment des avoirs portĂ©es contre lui. Il ne compte pas faire appel. Le commissaire du gouvernement de la capitale a informĂ©, ce lundi 22 avril 2019, que l'ordonnancedu magistrat instructeur est en cours d'analyse au niveau du parquet et qu’il sera signifiĂ© aux parties concernĂ©es dans les prochaines 24 heures. Toutefois, le dĂ©fenseur de la sociĂ©tĂ© annonce qu’il ne compte pas interjeter appel de la dĂ©cision du Juge d’instruction BrĂ©dy Fabien, contrairement Ă  la partie civile qui annonce qu'elle va attaquer l'ordonnance. Il souligne que le parquet qui a adressĂ© une rĂ©quisition au juge d’instruction afin qu’il rende une ordonnance de non-lieu sur cette affaire serait incohĂ©rent s’il dĂ©cidait d’attaquer cette dĂ©cision. «Sur la base de la rĂ©quisition qui a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e par mon prĂ©dĂ©cesseur, le parquet ne fera pas appel de l’ordonnance du magistrat Fabien", a lĂąchĂ© Me Villard. «Les opposants de l’équipe au pouvoir n’ont jamais hĂ©sitĂ© Ă  traiter Jovenel MoĂŻsede prĂ©sident inculpĂ© en se basant sur ce dossier de blanchiment des avoirs. Un terme qui est dĂ©sormais impropre considĂ©rant l’ordonnance du juge BrĂ©dy Fabien», a fait savoir le parquetier. Le dossier PĂ©trocaribe
 Le numĂ©ro 1 du parquet de la capitale se fĂ©licite, par ailleurs, de ses actions entreprises pour l’avancement du dossier Petrocaribe. Il promet de faire parvenir au juge d’instruction Ramoncite AccimĂ© en charge du dossier tout autre document qui lui sera transmis. Villarda citĂ©le rapport final de la cour des comptes et du contentieux administratif(CSCCA) qui devait ĂȘtre prĂȘt avant la fin de ce mois d’avril. Me Paul Eronce Villard en a profitĂ© pour dĂ©mentir les informations faisant croire qu’il avait qualifiĂ© de dĂ©cisions prĂ©maturĂ©es les deux ordonnances du magistrat instructeur AccimĂ© relatives au gel des comptes bancaires d’une vingtaine de personnalitĂ©s et entreprises indexĂ©es dans le gaspillage des fonds vĂ©nĂ©zuĂ©liens qui devaient canalisĂ©s vers le dĂ©veloppement du pays.

Nahomie Alcius

La victime,tuĂ©e d’une balle dans la tĂȘte,s’appelle Nahomie Alcius. Son cadavre a Ă©tĂ© retrouvĂ© Ă  la rue Du Quai non loin de la Banque de RĂ©publique d’HaĂŻti (BRH), le vendredi 19 avril 2019. Le prĂ©sumĂ© assassin, ÉphĂ©sien Louis-Jean, est un policier affectĂ© au commissariat de Port-au-Prince. La victime a laissĂ© sa maison dans l’aprĂšs-midi du jeudi 18 avril pour rejoindre son partenaire ÉphĂ©sien Louis-Jean. Ses parents, n'ayant pas eu de ses nouvelles, plusieurs heures plus tard, l'ont appelĂ©e sans succĂšs. Ils allaient savoir qu'elle ne rentrerait jamais quand ils ont appris que son corps a Ă©tĂ© retrouvĂ©e gĂ©sir dans son sang non loin de la BRH, a confiĂ© Ă  LoopHaiti le directeur exĂ©cutif du cabinet de litige stratĂ©gique des droits humains, Me Patrice Florvilus, lors d'une entrevue ce lundi 22 avril. Juste avant que le cadavre de cette trentenaire soit dĂ©couvert, ses parents avaient aussi tentĂ© vainement d’entrer en contact avec ÉphĂ©sien Louis-Jean avec qui elle Ă©tait. La mĂšre la victime de Nahomie Alcius a passĂ© la nuit du vendredi dans la panique totale, nous a fait savoir Me Florvilus. Ce n’est que le lendemain qu’ÉphĂ©sien acontactĂ© par tĂ©lĂ©phone la famille de Nahomie pour l’informer avoirappris sur les rĂ©seaux sociaux que sa partenaire a Ă©tĂ© tuĂ©e. Ila Ă©galement annoncĂ© aux parents de la dame qu’il ne comptaitpas se rendre chez eux puisqu’il est au courantqu'on lesoupçonned'ĂȘtre l'auteur del’assassinat. Il a du mĂȘme coup fait savoirqu’il entendaitpartir en province afin de se recueillir avec son Ă©pouse et ses deux enfants, a rapportĂ© Me Florvilus indiquant que la famille de la victime compte porter l’affaire devant la justice. «Ce matin (lundi 22 avril 2019), les parents de Nahomie se sont rendusĂ  la direction centrale de la police judiciaire de la police et l’inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale d’HaĂŻti. Demain, j’accompagne les parents au cabinet d’instruction pour dĂ©poser une plainte contre ÉphĂ©sien Louis-Jean», a-t-il ajoutĂ©. Selon les parents deNahomie Alcius,sonpartenairel’aurait tuĂ©e "aprĂšs une scĂšne dejalousie", un acte condamnĂ© avec vĂ©hĂ©mence par le cabinet litige stratĂ©gique des droits humains. Cet acte ne doit pas rester impuni, clame le directeur exĂ©cutif de cette structure qui appelle l’Etat haĂŻtien Ă  Ă©tablir une politique publique pour assurer le respect de la vie notamment des femmes. «Une personne est libre de son corps », a soutenu l'avocat, faisant rĂ©fĂ©rences aux rumeurs faisant croire que le partenairede mademoiselle Alcius l'aurait soupçonnait de voir quelqu'un d'autre. « Elle peut en faire ce qui lui semble bon. Aucun acte ne justifie des violences contre une femme. Il faut que l’Etat haĂŻtien prenne conscience de l’augmentation des crimes perpĂ©trĂ©s contre les femmes dans la sociĂ©tĂ©, ces derniers jours», exige le numĂ©ro 1 du CALSDH. Dans le mĂȘme sillage, Me Florvilus qui fustige la passivitĂ© des autoritĂ©s judiciaires et des ministĂšres concernĂ©s qui devaient faire de la lutte pour le respect des droits des femmes leur cheval de bataille, a Ă©voquĂ© les cas de Ginoue MondĂ©sir, MarlĂšne Colin, JucelĂšne Jean-Charles, Natacha Castelli, Nice Simon, toutes des femmes battues ou tuĂ©es par leurs partenaires.


Cette photo, prise sur la page de Garcia Delva, sert uniquement d'illustration Ă  cet article

Le sĂ©nateur Garcia Delva esten contact permanent avec le chef de gang le plus recherchĂ© du pays Arnel Joseph, a indiquĂ© le prĂ©sident de la commission justice et sĂ©curitĂ© du sĂ©nat de la RĂ©publique Jean Renel SĂ©natus. Du 07 au 22 fĂ©vrier 2019, la pĂ©riode baptisĂ©e «pays lock», 24 conversations tĂ©lĂ©phoniques entre l’élu de l’Artiboniteet le chef de gang avaient Ă©tĂ© retracĂ©es. Comme un couperet, la nouvelle est tombĂ©e, ce mardi 23 avril 2019.Le sĂ©nateur de la RĂ©publique Garcia Delva et le chef de gang Arnel Joseph seraientesten contact permanent a indiquĂ© le prĂ©sident de la commission justice et sĂ©curitĂ© du sĂ©natJean Renel SĂ©natus. Il soutient que du 07 au 22 fĂ©vrier 2019, durant la pĂ©riode baptisĂ©e«pays lock», les deux hommes se sont parlĂ© 24 fois au tĂ©lĂ©phone. Certaines de ces conversations ont durĂ© jusqu’à 15 minutes92 secondes; 12 minutes et une minute, a rĂ©vĂ©lĂ© le sĂ©nateur Jean Renel SĂ©natus La commission justice et sĂ©curitĂ© du grand corps avait adressĂ© une correspondance en date du 13 mars 2019 au prĂ©sident du sĂ©nat pour lui demander d’exiger du conseil national de la tĂ©lĂ©communication (CONATEL) d’intercepter des appels passĂ©s sur le 38 54 95 24numĂ©ro d’Arnel qui lui a Ă©tĂ© communiquĂ© par deux organisations de droits humains, dans une correspondance. Ce qui a Ă©tĂ© fait et a permis de relever des appels tĂ©lĂ©phoniques entre le numĂ©ro du chef d’Arnel et le futur candidat Ă  la prĂ©sidentielle haĂŻtienne de 2022, a rapportĂ© l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Le parlementaire dĂ©nonce que des autoritĂ©s soient en connivence avec des bandits qui sĂšment la terreur dans le pays. Les membres de la commission se sont Ă©galement penchĂ©s sur le cas de l’inspecteur de police nationale d’HaĂŻti, Gabriel Faveur DĂ©sir arrĂȘtĂ© aprĂšs qu’il a Ă©tĂ© prouvĂ© qu’il a eu des contacts rĂ©pĂ©tĂ©s avec Arnel Joseph. Selon le prĂ©sident de la commission justice et sĂ©curitĂ© du sĂ©nat, l’inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale d’HaĂŻti(IGPNH) avait transfĂ©rĂ©, aprĂšs les investigations, l’inspecteur DĂ©sir Ă  la DCPJ qui a remis le dossier au parquet prĂšs le tribunal de premiĂšre instance de Port-au-Prince pour les suites lĂ©gales. L’élu de l’Ouest annonce que la commission qu’il prĂ©side entend se rendra au parquet afin de s’enquĂ©rir de l’état d’avancement de ce dossier. Entre-temps, le sĂ©nateur Jean Renel SĂ©natus fait savoir que la commission justice et sĂ©curitĂ© du SĂ©nat a rencontrĂ©, ce mardi 23 avril 2019, les responsables de l’IGPNH et de la DCPJ. Ils ont discutĂ© de la montĂ©e de l’insĂ©curitĂ©. Les Ă©changes Ă©taient Ă©galement axĂ©s sur la dĂ©motivation constatĂ©e, dit-il, des policiers face aux agissements des bandits.

Haiti Ă  la traĂźne, la RĂ©publique dominicaine entame son processus de transformation digitale

Si leur projet se concrĂ©tise, les dominicains vont continuer Ă  solliciter la main d’oeuvrehaĂŻtienne pour cultiver leurs champs et travailler dans laconstruction, alors qu’ils enverront vers Haiti des experts en innovation, en intelligence artificielle et en robotique. Par Jean Marie AltĂ©ma De nombreux pays de la rĂ©gion s’attellent Ă  crĂ©er les conditions requises pour exploiter au mieux les opportunitĂ©s offertes par les technologies de l’information afin de promouvoir le dĂ©veloppement social et Ă©conomique. Les enjeux sont de taille pour Haiti, marquĂ©e par l’instabilitĂ© et la faiblesse institutionnelle. Les textes lĂ©gaux rĂ©gissant le secteur sont vieux de plus de 40 ans et la mission des institutions sectorielles Ă©tatiques n’a pas Ă©tĂ© modifiĂ©e depuis plus d’une trentaine d’annĂ©es. La rĂ©forme du secteur des tĂ©lĂ©communications est plus que nĂ©cessaire. Elle doit viser le dĂ©veloppement social et Ă©conomique Ă  travers un nouveau modĂšle cadrĂ© avec notre rĂ©alitĂ©, et qui tient compte de la protection des consommateurs. La rĂ©gulation en vigueur aujourd’hui ne va pas rĂ©soudre les problĂšmes d’infrastructures, d’accĂšs, de qualitĂ© et d’abordabilitĂ© des services de communications Ă©lectroniques. Elle est un obstacle Ă  l’innovation. Elle n’inspire pas confiance et favorise la fracture numĂ©rique. Les services de haut dĂ©bit sont concentrĂ©s dans les grandes villes particuliĂšrement Ă  Port-au-Prince, alors que les populations des zones rurales ont un accĂšs trĂšs limitĂ© Ă  ces services.Les tĂ©lĂ©communications et le numĂ©rique sont un vĂ©ritable pilier pour le dĂ©veloppement Ă©conomique. Ils doivent servir de levier de dĂ©veloppement des secteurs comme le tourisme, l’agriculture, le commerce, l’éducation et autres.Compte tenu du caractĂšre dynamique de l’industrie technologique, un cadre rĂ©glementaire transparent, objectif et adaptĂ© est essentiel pour dĂ©velopper le secteur et attirer des investisseurs privĂ©s. HaĂŻti avait occupĂ© une place prĂ©pondĂ©rante dans le domaine des tĂ©lĂ©communications dans la rĂ©gion AmĂ©rique latine et caraĂŻbes derriĂšre les Etats-unis et le Canada, notamment avec la crĂ©ation de la TELECO et la station terrienne de tĂ©lĂ©communications Ă  Sabourin (Cabaret) qui assurait les communications via satellite. Cette station a permis aux haĂŻtiens de suivre en direct la retransmission des matchs de la coupe du monde de football Ă  laquelle Haiti avait pris part en 1974 et servi de relai Ă  divers pays de la rĂ©gion. Le rĂ©seau de transmission de la TELECO comprenait des faisceaux hertziens, des tronçons de cĂąbles coaxiaux au niveau des villes et d’une double boucle de fibre optique (d’une longueur de 100 km environ) dans la zone mĂ©tropolitaine de Port-au-Prince.Haiti n’a pas su faire le choix de modernisation, de renforcement des infrastructures et d’offrir des services innovants axĂ©s sur le dĂ©veloppement de l’Internet.MalgrĂ© les efforts consentis par certains groupes du secteur privĂ© et de la sociĂ©tĂ© civile pour promouvoir le numĂ©rique, l’administration haĂŻtienne peine Ă  Ă©laborer un plan stratĂ©gique impliquant toutes les parties prenantes de l’écosystĂšme numĂ©rique. Les lois sur la signature Ă©lectronique et les Ă©changes Ă©lectroniques sont votĂ©es Ă  la Chambre des DĂ©putĂ©s le 4 septembre 2014 et au SĂ©nat le 14 et le 16 fĂ©vrier 2017, elles sont publiĂ©es le 11 avril 2017 dans le journal officiel “Le Moniteur”. La mise en place des mĂ©canismes devant assurer leur implĂ©mentation et leur application tarde. La situation en rĂ©publique voisine est trĂšs diffĂ©rente. Ce pays est en train de combler son retard et faire un bon vers le progrĂšs technologique en crĂ©ant un environnement favorable Ă  son dĂ©veloppement. Selon le site Internetworldstats, Haiti enregistrele plus faible taux de pĂ©nĂ©tration de l’internet de la rĂ©gion, soit 11.9% en 2017, alors que la RĂ©publique dominicaine affiche un taux de 56.2%.Elle accuse un taux de pĂ©nĂ©tration de la technologie 4G LTE de 60,6%, selon le rapport intitulĂ© “l’Etat du LTE”publiĂ© par le siteOpenSignal.com.Plus d’accĂšs veut aussi dire plus de compĂ©titivitĂ©, plus de progrĂšs Ă©conomique. L’ambition des dominicains est on ne peut plus claire, dominer la rĂ©gion sur le plan technologique. Au cours d’une confĂ©rence prĂ©sentĂ©e par un professionnel italien trĂšs connu du milieu technologique et de l’innovation, M. Vito Di Bari, en prĂ©sence d’officiels du gouvernement dominicain dont le prĂ©sident Danilo MĂ©dina, sur l’impact des technologies et l’innovation sur la productivitĂ© et la crĂ©ation d’emploi, il a dĂ©clarĂ© que la RĂ©publique Dominicaine a tous les atouts pour se convertir en leader technologique de la rĂ©gion AmĂ©rique latine et devenir le “Dominican Valley” en rĂ©fĂ©rence au Silicon Valley (USA). Selon lui, la RĂ©publique dominicaine dispose d’un excellent projet, qui est “republica digital”, un bon plan de connectivitĂ© et elle a une population plus jeune que n’importe quel autre pays. “Le pays a tout ce qu’il faut”, a-t-il ajoutĂ©. Il a recommandĂ© Ă  la RĂ©publique dominicaine de prendre le leadership intellectuel de la mondialisation 4.0 en AmĂ©rique latine, comme le Singapur en Asie, de moderniser les universitĂ©s en alignant leur programme sur les connaissances requises par le travail de la prochaine Ă©conomie. Le programme gouvernemental baptisĂ© “republica digital” est un projet visant Ă  garantir l’accĂšs des Dominicains aux technologies de l’information et de la communication, dans le but de rĂ©duire la fracture numĂ©rique et de fournir de meilleurs services aux citoyens. Cette initiative repose sur quatre axes principaux et deux axes transversaux :Ă©ducation, accĂšs, productivitĂ© et crĂ©ation d’emploi, gouvernance numĂ©rique ouvert et transparent, la cybersĂ©curitĂ© et l’inclusion sociale. Au total, 22 projets sont en cours d’exĂ©cution dans le cadre de ce programme. 639 Ă©coles sont dotĂ©es de kits robotiques, 333,289 Ă©tudiants sont enrĂŽlĂ©s dans des programmes scientifiques et robotiques, 3000 professeurs ont reçu des laptops avec accĂšs Ă  des programmes Ă©ducatifs, 62,307 Ă©tudiants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un laptop ou d’une tablette numĂ©rique. Selon les informations disponibles, 610 points d’accĂšs Wi-Fi sont disponibles gratuitement dans des hĂŽpitaux, des places publiques, bus de transport public, stations de mĂ©tro, bibliothĂšques municipales et universitaires, particuliĂšrement. 199 services en ligne sont offerts aux citoyens dominicains et des lois comme la signature Ă©lectronique sont dĂ©jĂ  adoptĂ©es. La rĂ©publique voisine est en train de former sur son sol des milliers de jeunes haĂŻtiens dans le domaine de la science et des technologies. Pour la plupart, ils ne sont pas revenus au pays. L’industrie technologique haĂŻtienne est habitĂ©e par le doute et teintĂ©e d’inquiĂ©tude et d’incertitude. Si leur projet se concrĂ©tise, les dominicains vont continuer Ă  solliciter la main d’oeuvrehaĂŻtienne pour cultiver leurs champs et travailler dans laconstruction, alors qu’ils enverront vers Haiti des experts en innovation, en intelligence artificielle et en robotique. Source :Par Jean Marie AltĂ©ma