Nouveaux bilans, nouvelles mesures et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde. - Nouveaux caps en Afrique, en Inde et au Mexique - Le Mexique passe la barre des 50.000 morts, tandis que l'Inde et le continent africain atteignent respectivement deux millions et un million de cas confirmés. En tout, la pandémie a fait au moins 715.343 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP vendredi à 11H00 GMT. Plus de 19 millions de cas ont été officiellement comptabilisés, dont plus 11 millions sont aujourd'hui guéris. Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé (160.104 décès). Viennent ensuite le Brésil (98.493 morts), le Mexique (50.517), le Royaume-Uni (46.413) et l'Inde (41.585). - Nouvelles destructions d'emplois en France - En France, les entreprises privées ont détruit près de 120.000 emplois, après la suppression de près de 500.000 de postes au trimestre précédent. Ce léger mieux est lié à un rebond de l'intérim, avec 108.500 emplois créés dans ce secteur. - Annulations de commandes chez Airbus - L'avionneur européen Airbus, affecté par le quasi-arrêt du transport aérien dans le monde, a enregistré 67 annulations de commandes depuis le début de l'année, sur 369. Au premier semestre, l'entreprise, qui compte supprimer 15.000 postes dans le monde, a divisé par deux le nombre d'avions livrés par rapport à la même période l'an dernier et a plongé dans le rouge avec une perte de 1,9 milliard d'euros. - Déjà 6.000 départs chez British Airways - La compagnie aérienne britannique British Airways a déjà enregistré 6.000 départs volontaires, dans le cadre de son plan de suppressions de 12.000 emplois. Il s'agit avant tout de personnel de cabine, d'ingénieurs ou encore de salariés dans les aéroports, lesquels avaient jusqu'à lundi dernier pour choisir cette option. Le personnel qui souhaite rester dans la compagnie connaîtra son sort à partir de ce vendredi. British Airways leur enverra une lettre pour leur dire s'ils conservent leur emploi et avec quel type de contrat, ou s'ils sont licenciés. - Deux écoles ferment en Allemagne - Deux établissements scolaires dans le nord de l'Allemagne ont dû fermer leurs portes après l'apparition de cas, quelques jours seulement après la rentrée des classes. - Pas d'effet sur le climat - La chute sans précédent des émissions de gaz à effet de serre pendant les confinements ne servira à "rien" pour ralentir le réchauffement climatique, selon une étude publiée dans Nature Climate Change, qui insiste sur la nécessité de s'éloigner durablement des énergies fossiles. Les émissions mondiales de CO2 responsables du dérèglement climatique pourraient pourtant diminuer jusqu'à 8% en 2020. - Australie : des militants anti-confinement arrêtés - La police australienne a arrêté deux hommes accusés de préparer une manifestation contre le confinement à Melbourne, qui enfreindrait les très strictes restrictions entrées récemment en vigueur dans l'Etat de Victoria. Un couvre-feu nocturne a été imposé en début de semaine et seuls les commerces "essentiels" sont depuis jeudi autorisés à ouvrir. Les habitants ont encore le droit de sortir de chez eux en journée pour faire du sport, aller faire les courses ou travailler, si leur métier est considéré "essentiel".

Des jeunes lors d'une fête en plein air à Saint-Denis, au nord de Paris, le 2 août 2020 GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP/Archives

Egoïstes, irresponsables et dangereux ? Pointés du doigt par l'Organisation mondiale de la Santé et les pouvoirs publics de nombreux pays, les jeunes apparaissent comme responsables du rebond épidémique, un public compliqué à convaincre alors que les fêtes de l'été battent leur plein. "Posez-vous la question : ai-je vraiment besoin d'aller à cette fête?". Après avoir directement mis en cause les jeunes fin juillet, l'OMS en remettait une couche jeudi, par la voix de son directeur des urgences sanitaires, Michael Ryan, faisant appel à leur sens des "responsabilités". L'arrivée des vacances et la levée des restrictions ont entraîné un tourbillon de sorties pour les 15-25 ans, impatients de faire la fête. Les boîtes de nuit sont accusées par les autorités sanitaires d'être des nids à Covid-19. La Suisse, un des premiers pays à avoir rouvert ses discothèques, en a fait l'expérience. A Genève, entre 40% et 50% des cas détectés la dernière semaine de juillet "étaient liés à des gens ayant fréquenté des discothèques et des bars, des endroits où on danse et où on s'embrasse", a déploré le professeur Didier Pittet, chef du service de prévention de l'infection des Hôpitaux Universitaires de Genève. Dans d'autres pays, les discothèques sont fermées ou réduites à de simples bars à la piste de danse interdite, comme à Ibiza, dans l'archipel espagnole des Baléares, l'une des capitales mondiales de la fête. Qu'à cela ne tienne pour les fêtards qui vont désormais dans les rues, les bois ou sur les plages. Près de Manchester, des "raves" ont réuni entre 2.000 et 4.000 personnes. A Londres, la police interrompt régulièrement des fêtes sauvages et, à Paris, le bois de Vincennes est devenu un haut-lieu de la "free party". Pour les organisateurs de ces fêtes techno clandestines, sans masque ni distanciation, comme Antoine Calvino, "la fête est vitale (...) C'est un exutoire et une zone de tolérance sans égal". - Confinement ou liberté totale - L'Allemagne aussi s'alarme de ce que le chef de l'institut de référence Robert Koch, Lothar Wieler, appelle "d'imprudentes (...) fêtes sauvages". "Même s'il s'agit de jeunes gens, statistiquement moins susceptibles d'être gravement malades, ils peuvent infecter leurs familles", dit-il. Le nombre de contaminations, souvent asymptomatiques, flambe. Au Canada, les moins de 39 ans constituent une nette majorité des nouveaux cas. Mais ils "ne sont pas invincibles" face à la maladie, a mis en garde la direction de la Santé publique. Partout, les pouvoirs publics tentent d'enrayer le phénomène. L'Espagne veut prendre le problème à bras-le-corps : "Les jeunes constituent, selon l'épidémiologiste du ministère de la santé Fernando Simon, un groupe plus difficile à contrôler", avec "un style de vie, des envies de vivre très différentes". Il suggère de "punir" si nécessaire mais sans "diaboliser". Pas simple pourtant de trouver la bonne manière de s'adresser à eux. "Quelle information ont retenu les jeunes ?", demande le sociologue Mariano Urraco. D'abord, "+c'est le confinement+, puis +c'est la liberté+. Pour eux, il ne s'agit pas d'une liberté surveillée mais totale". Après une campagne de mise en garde sur les risques des "botellones", une pratique consistant à boire de l'alcool dans les lieux publics, la mairie de Madrid a distribué une vidéo sur l'importance du port du masque, même s'il est inconfortable. Elle montre un groupe de jeunes buvant des bières, puis une discothèque, une unité de soins intensifs et enfin une crémation, avec la légende : "il y a des choses qui donnent plus chaud qu'un masque. Protège-toi, protégeons-nous". - Immunité générationnelle - Devant l'impuissance des autorités, certains proposent d'être pragmatiques. "Laissons les jeunes s'infecter, on ne va pas leur envoyer l'armée", suggère l'infectiologue Eric Caumes de l'hôpital Pitié-Salpétrière à Paris. Puisque "les jeunes ne respectent de toute façon pas les geste-barrière", il propose d'en tirer profit : "cette tranche d'âge pourrait acquérir plus rapidement une immunité collective. Mais il faut protéger les anciens avec le masque à l'intérieur du foyer". "L'idéal serait que tous les moins de 30 ans soient immunisés naturellement et qu'on protège les plus de 50 ans jusqu'à l'arrivée d'un vaccin ou d'un traitement efficace", conclut-il.


C’est officiel! Williamson Syntil, fils d’Haïti, fait partie des trois lauréats du grand concours planétaireorganisé par l’acteur américainKevin Hart, avec le support financier des Émirats Arabes Unis. La nouvelle est tombée!Le jeune rêveur haïtien qui souhaite implanter le premier «Mentoring Center» en Haiti, le tout premier dans toute la région caribéenne,va pouvoir réaliser son projet grâce à son son charisme, sa motivationet surtout grâce au concours Mars Shot promu par l'acteur américain Kevin Hart. La cérémonie pour annoncer les trois gagnants s'esttenue en direct sur Facebook ce mercredi. Enthousiaste, le champion a tenu à remercier ses supporters haïtiens via une vidéo transmise à notre rédaction. "Je veux remercier chaque Haïtien [pour leurs votes]", a prononcé le jeune homme. "Kevin Hart et Mars Shot [...] vont m'aider à construire le premier mentoring center en Haïti". Ce projet consistera en "un centre, un espace oùles jeunes pourrontapprendre des principes leur permettant de croire en eux-mêmes, découvrir leurs potentialités et leur pouvoir et revenir dans leur communauté pour produire de l'impact", a-t-il poursuivi. Ci-dessous la vidéo de présentation des gagnants Plusieurs centaines de personnes à travers le monde avaient pris part au concours visantà soutenir des jeunes dans la réalisation de leurs rêves. Après les premières analyses, 15 avaient été retenus, puis soumis au vote du public. Mackenson Saintyl, 27 ans, après avoirrecueilli plus de 2 millions de votes des internautes séduits par son projet, s’étaithissé dans le top 5 des finalistes avant d'être couronné parmi aux côtés desdeux autres lauréats Reina Ozbay et Dolly Aswani.

Isaias se dirige actuellement sur les cotes de la Floride (Etats-Unis). L’ouragan Isaias de catégorie 1 ne représente plus «aucun danger pour Haiti», a fait savoir l’Unité hydrométéorologique d’Haïti (UHM) dans son dernier bulletin concernant l’évolution de l’ouragan. Par conséquent, de concert avec la Direction générale de la la Protection civile (DPC), l’UHM annonce la levée del’alerte jaune sur Haïti. Toutefois, l'UHM prévoit des activités pluvieuses et orageuses isolées sur plusieurs départements du pays, en raison des résidus d’humidité délaissés par le passage d'Isaias.Les averses sont prévues en fin d’après-midi et en soirée. «Les effets locaux et diurnes restent favorables pour faciliter quelques activités pluvieuses et orageuses isolées sur le pays en particulier sur les départements du Nord-ouest, du Nord, de l’Ouest, du Sud, des Nippes, du Sud-est et de la Grand-Anse»,indiquent les autorités. Isaias a causé très peu de dégâts sur le territoire haïtien, relativement épargné par l’ouragan quia quand mêmetouché l’agriculture du pays. «Les impacts se font sentir notamment sur l’agriculture. Des champs, notamment des bananeraies, ont été emportés par les eaux. Des toitures ont été emportées par les vents», a révélé le coordonnateur de (DPC) Jerry Chandler au quotidien Le nouvelliste.


Avec son nouveau service Reels, Instagram veut concurrencer TikTok. [DENIS CHARLET / AFP et Lionel BONAVENTURE / AFP]

La rédaction, avec AFP Facebook vient de lancerReels, nouvelle fonctionnalité permettant de produire de courtesvidéos amusantessur Instagram. Le nouveau produit ressemble beaucoup à Tiktok, qui s'en est vite rendu compte. "Présentation d'une nouvelle façon de créer et de découvrir des vidéos courtes et divertissantes sur Instagram. Reels se déploie aujourd'hui dans plus de 50 pays à travers le monde", a tweeté Instagram ce jeudi 6 août. En réaction, le compte de Tiktok a répondu en lançant une blague pour le moins piquante. "Bien.... cela semble familier", a réagila très célèbre application chinoise, menacée de bannissement par Donald Trump. well... this looks familiar 🤔😉 https://t.co/V8GyRSXkPu — TikTok (@tiktok_us) August 6, 2020 Par cette flèche, Tiktok fait référence au fait que Reels lui ressemble en tous points. Avec Reels, comme sur TikTok, les vidéos sont destinées à être partagées et découvertes au-delà du cercle de contacts, « offrant à chacun la chance de devenir un créateur sur Instagram et de toucher des nouveaux publics sur la scène globale », informe Instagram dans uncommuniqué. Testé depuis novembre au Brésil, et depuis juin en France et en Allemagne, le nouveau format apparaît mercredi dans 50 pays, des États-Unis à l’Inde en passant par le Royaume-Uni, le Japon ou l’Australie. Un nouvel onglet sera disponible dans Instagram, et permettra d’ajouter des effets visuels de réalité augmentée, de la musique synchronisée ou des transitions à des vidéos de 15 secondes, enregistrées avec le smartphone. Le principe est le même que pour TikTok. Lancée à l’international il y a deux ans, la plateforme chinoise a construit son succès sur ces clips décalés, généralement musicaux ou humoristiques. « Nous n’étions pas les premiers à créer des flux d’actualités, nous n’étions pas les premiers à créer des Stories, nous ne sommes assurément pas les premiers à créer des vidéos de courte durée », a reconnu en juin auprès de l’AFP Vishal Shah, le directeur du produit Instagram. Parmi les sources d’inspiration, il a également cité Snapchat et Vine. L’entreprise cherche aussi une « nouvelle génération de créateurs », à même de renouveler sa base d’utilisateurs. Popularité et politique Avec sa famille d’applications (Facebook, Instagram et les messageries Messenger et WhatsApp), le géant californien touche 3,14 milliards d’individus tous les mois. Les plateformes sociales sont en compétition pour les utilisateurs et le temps qu’ils y passent. Leur modèle économique repose en effet sur les données personnelles, qui servent à établir des profils de consommateurs et à vendre des publicités ultra ciblées à grande échelle. Facebook est donc toujours l’affût des dernières tendances de ce secteur en ébullition, où les plus jeunes, notamment, adoptent rapidement des nouveaux concepts originaux. En 2012, la société a racheté Instagram, pour un milliard de dollars. Elle a ensuite largement monétisé son audience, ajoutant publicités et autres contenus commandités sur l’application. Cette acquisition est aujourd’hui dans le collimateur de certains élus américains, qui y voient un abus de position dominante. David Cicilline, représentant démocrate et membre de la commission judiciaire, considère notamment que les grandes entreprises technologiques ont « trop de pouvoir » et que certaines devraient être « scindées ». TikTok, de son côté, a encore gagné en popularité à la faveur de la pandémie - l’appli compte désormais environ un milliard d’utilisateurs dans le monde, talonnant ainsi Instagram. Mais elle se retrouve au cœur des tensions commerciales et politiques entre les États-Unis et la Chine. Washington l’accuse, sans preuve, d’espionner ses utilisateurs pour le compte de Pékin, parce qu’elle appartient à un groupe chinois, ByteDance. Le président Donald Trump a menacé de la bannir si elle n’était pas rachetée par une entreprise américaine d’ici le 15 septembre. Microsoft est sur les rangs.

Le téléphone portable gagne de plus en plus de place dans nos vies. Certainssont tellement attachés à ce gadget qu'il leur arrive souvent de dormir avec, dans leur lit, ou tout près. D'après le Pew Internet Project, cité par NBC,"44% des propriétaires de téléphones portables ont fait une sieste avec leur téléphone à côté de leur lit pour s'assurer de ne manquer aucun appel ou SMS crucial". Selon les experts, ce comportement -le fait de dormir avec le téléphone portable à proximité- ne serait pas sans risque sur la santé des utilisateurs. Voilà donc trois raisons pour lesquelles nous devrions nous éloigner de notre téléphone avant que vienne lesommeil. 1. Lalumière bleue, un chasseur de sommeil Le sommeil est très important pour notre corps, notresanté. Or, selon l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INVS), la lumière bleue projetée par l'écran de notre téléphone a un impact sur le processus d'endormissent, car elle communique avec notre horloge biologique. L'INVS indique que quand nous sommesexposés à cette lumière, notre cerveaua l'impression qu'il fait jour et par conséquent, notre corpsne se repose pascorrectement. Et n'oublionspas que la lumière du téléphone s'accompagne souvent d'une notification, parfois des applications de messagerie. D'après l'INVS,le fait même de lire un message à l'heure où nous nouspréparonsà dormir peut arrêter la sécrétion de mélatonine, l'hormone responsable de la régulation de notrecycle desommeil. 2. L'«effet sentinelle» Dans le paragraphe précédent, nous avons parlé des conséquences que peut avoir sur le sommeil la lumière du téléphone. Mais cen'est pas le seul problème. En effet, font savoir les experts, le fait d'avoir un téléphone connectéà internet pendant qu'on essaie de dormir peut aussi nous empêcher d'y arriver. Pourquoi? Parce que, même quand nous avons les yeux fermés, nous nousattendons à ce que le téléphone sonne, un appel, un message. C'est ce que les scientifiques appellent «effet sentinelle». Ainsi, la meilleure façon de trouver le sommeil la nuit et de garder notre horloge interne en règle, serait donc de mettre notre smartphone sur mode avion (airplane mode, en anglais) et même dans une autre chambre. L'INVS a même trouvé un nom à ce geste salvateur:«couvre-feu digital», à partir d'une certaine heure, "au moins une heure avant d'aller dans sa chambre". La lecture, de la musique douce entre autres, dites "des activités plus calmes" sont recommandées avant le sommeil. 3. Les doutes quant auxondes émises par les téléphones portables Sur ce point, il est important de souligner dès le départ qu'aucune étude n'a encore établi clairement que les ondes des téléphones étaientnocives pour l'homme. Mais le débat reste entier dans le monde scientifique, au point qu'en octobre 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) aconseillé aux utilisateurs "d'éloigner les téléphones et de les basculer en mode avion", écrit CNews. CBS nous rappelle d'ailleurs qu'en 2011,l'Organisation mondiale de la Santé avait"avertique l'utilisation des téléphones portables pourrait être cancérogène pour l'homme, en particulier chez les enfants, dont le cuir chevelu et le crâne sont plus minces que les adultes et plus vulnérables aux radiations".