Trevor Noah le 4 juin 2018 à New York

Une boutade qui finit par provoquer un débat identitaire: l'animateur de l'une des émissions phare de la télévision américaine, "The Daily Show", s'est attiré les foudres de l'ambassadeur de France à Washington pour avoir affirmé que l'Afrique avait remporté la Coupe du monde après la victoire de la France. "L'Afrique a gagné la Coupe du monde!", s'était réjoui l'animateur. "Je comprends, il faut qu'ils disent que c'est l'équipe de France mais regardez-les, hein. On ne devient pas aussi bronzé en traînant dans le sud de la France, les amis". - Diplomate en colère - "Les origines riches et variées de ces joueurs sont le reflet de la diversité de la France", a écrit M. Araud dans cette missive également publiée par l'ambassade sur Twitter. "Contrairement aux Etats-Unis, la France ne se réfère pas à ses citoyens en fonction de leur race, de leur religion ou de leur origine". "Même sous forme de plaisanterie, cela légitime l'idéologie qui revendique le fait d'être blanc comme la seule définition de l'identité française", a dénoncé M. Araud, qui défend régulièrement le modèle républicain français sur Twitter. "Quand je dis qu'ils sont Africains, je ne le dis pas pour les exclure de leur identité française", a-t-il lancé pendant son émission après avoir lu des extraits de la lettre de M. Araud à son public. "Je le dis pour les inclure dans mon africanité". On @TheDailyShow , @Trevornoah called the @FrenchTeam 's World Cup win an "African victory." Read Ambassador @GerardAraud 's response: pic.twitter.com/KR0kFOxDOw — French Embassy U.S. (@franceintheus) July 18, 2018 L'animateur a reconnu que l'extrême droite en France et aux Etats-Unis utilisait l'argument des origines pour attaquer les immigrés, mais il a dit trouver "étrange" de laisser entendre que les joueurs ne pouvaient être à la fois Français et Africains. "Donc ce qu'ils affirment ici, c'est que pour être français vous devez effacer tout ce qui est africain?", a-t-il poursuivi. Trevor Noah s'est aussi insurgé contre le fait que, "en particulier en France", médias et politiciens n'évoquaient les origines des immigrés africains que "lorsqu'ils sont sans emploi ou qu'ils ont commis un crime". "Et si les Français disent qu'ils ne peuvent pas être les deux, alors je pense que ce sont eux qui ont un problème, pas moi", a-t-il encore asséné. "Tous ces mecs ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois", avait dit en souriant M. Obama en référence aux Bleus. Mais "ils sont Français, ils sont Français!", avait-il insisté.

Le président russe Vladimir Poutine intervient devant les ambassadeurs de Russie réunis à Moscou, le 19 juillet 2018

Le président Vladimir Poutine a dénoncé jeudi les "forces" aux Etats-Unis "prêtes à sacrifier les relations russo-américaines", après le sommet d'Helsinki avec son homologue américain Donald Trump, vivement critiqué dans son pays pour sa position jugée conciliante. Face à ce scandale, le locataire de la Maison Blanche a dû vanter mercredi sa "fermeté" face à la Russie, après avoir déjà assuré que sa langue avait fourché dans la capitale finlandaise lorsqu'il avait semblé prendre le parti de l'homme fort du Kremlin. Ces forces "sont prêtes à sacrifier les intérêts de leurs alliés et même les garanties de leur propre sécurité", a affirmé le maître du Kremlin, rappelant notamment dans ce contexte que le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis, le New START, devait expirer en 2021. Son tête-à-tête d'environ deux heures avec Donald Trump, en l'absence de leurs conseillers, fait désormais l'objet d'intenses conjectures. Certains élus ont même demandé que l'interprète de M. Trump soit interrogée par le Congrès. "La Russie reste néanmoins ouverte à un renforcement des contacts avec les Etats-Unis, sur la base de l'égalité et d'avantages mutuels", a-t-il assuré. "Nous avons besoin d'un nouvel ordre du jour positif visant à aboutir à un travail commun, à trouver des points de contact. Nous en avons parlé bien évidemment au cours de la rencontre avec le président américain Donald Trump", a-t-il ajouté. Le président russe, qui avait jugé lundi ses pourparlers avec Donald Trump "très réussis et très utiles" et assuré qu'ils avaient commencé à "se comprendre mieux", a semblé ainsi faire l'écho au message publié mercredi matin sur Twitter par le président américain. Actuellement, Donald Trump fait également face à une autre polémique dans son pays, après avoir qualifié le Monténégro de "tout petit pays avec des gens très forts, très agressifs". Jeudi, le Monténégro a répondu à Donald Trump qu'il contribuait "à la paix et à la stabilité, non seulement sur le continent européen mais dans le monde entier".


Une personne fait le test du Sida, le 23 juin 2018 à Santiago du Chili

Près de trois séropositifs sur cinq dans le monde — 21,7 millions sur 36,9 millions au total — prennent des traitements antirétroviraux, soit la plus haute proportion jamais atteinte, selon un rapport de l'Onusida publié mercredi. En 2017, 36,9 millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH), contre 36,3 millions en 2016, selon le rapport annuel de l'Onusida dévoilé à Paris. Et 21,7 millions avaient accès aux traitements antirétroviraux qui préviennent le développement du sida (contre 19,4 millions en 2016). À titre de comparaison, au pic de l'épidémie en 2005, 1,9 million de décès dans le monde étaient liés au sida, et seuls 2 millions de porteurs du VIH (sur 30 millions au total) avaient accès aux traitements. - La moitié des enfants non traités - "Certains pays continuent à nous inquiéter, comme le Nigeria, qui représente à lui seul environ la moitié de toutes les nouvelles infections d'Afrique de l'Ouest", selon M. Sidibé. Il a pointé du doigt "des lois généralement punitives". Celles-ci empêchent "de mettre en place des politiques de réduction des risques qui permettraient à ces populations qui s'injectent des drogues d'avoir accès à des services de santé (...) Ces personnes se cachent et infectent leurs partenaires". "Même si on a évité 1,4 million de nouvelles infections chez les enfants depuis 2010, on constate malheureusement que nous n'avons pas fait suffisamment de progrès", a-t-il noté. Après les succès remportés ces dernières années, "nous nous endormons sur nos lauriers et nous faisons face à une crise de la prévention", a estimé le patron malien de l'Onusida, en insistant sur l'importance du financement. "Si l'on ne dispose pas de ces ressources, il y a un risque important de rebond de l'épidémie, avec un risque de résistance grandissante et d'augmentation de la mortalité due au sida", a-t-il prévenu.

« Notre travail est de protéger, autoriser et de surveiller le passage des enfants à la frontière. Nous sommes là pour contrôler si ce ne sont pas des enfants à risque de traites », a aussi déclaré le responsable au micro de Loop Haïti.

L’Institut du Bien-Être Social et de la Recherche (IBESR) tire la sonnette d’alarme sur une activité illicite devenant récurrente au niveau de la frontière entre Haïti et la République Dominicaine: la traite des enfants. Selon l’un des cadres de l’IBESR à Ouanaminthe, Filicien Rolbert, plus de 150 enfants traversent la frontière par jour, certains d’entre eux le font illégalement avec des passeurs. La République Dominicaine, poursuit-il, est réputée comme le plus grand exportateur d’organes dans le monde. D’où la nécessité d’être plus vigilent sur ce point. «Notre travail est de protéger, autoriser et de surveiller le passage des enfants à la frontière. Nous sommes là pour contrôler si ce ne sont pas des enfants à risque de traite», a aussi déclaré le responsable au micro de Loop Haïti. Il entend par «enfants à risque de traite», le fait qu’un enfant arrive sur la frontière avec une personne sans l’autorisation de l’IBESR et/ou sans documents légaux pour effectuer le voyage. Dans un cas pareil, la personne en question est sujette à une arrestation. Plus de détails dans la vidéo qui suit


Une femme récupère ses provisions acheminées par un robot livreur au cours d'une démonstration à Pékin, le 28 juin 2018

Ils sont prêts à remplacer les livreurs en chair et en os. En Chine, des petits robots autonomes sur roues, équipés de GPS, de caméras et de radars commencent à livrer colis, courses et repas aux destinataires. "Le point faible, c'est qu'ils ne peuvent pas livrer directement à la porte de l'appartement comme les livreurs humains", déclare à l'AFP une cliente ravie, qui vient de réceptionner un sachet de noix de cajou dans ce quartier de la grande banlieue est de la capitale chinoise. "Mais ça reste pratique. Le robot livre relativement rapidement". Le destinataire, sur son téléphone, n'a plus qu'à cliquer sur un lien pour déclencher l'ouverture du coffre et récupérer sa commande. - "Petits chevaux jaunes" - "A l'heure actuelle, 100 millions de colis sont livrés chaque jour en Chine. Ils devraient être un milliard à l'avenir", souligne Liu Zhiyong, PDG et fondateur de Zhen Robotics, l'entreprise qui fabrique les robots livreurs, dénommés "Petits chevaux jaunes". Ceux-ci sont particulièrement élevés sur le dernier kilomètre de livraison, celui où un service individualisé est nécessaire pour arriver jusqu'à la porte du client. Ils sont équipés de quatre caméras (pour visualiser leur environnement), d'un radar et d'un système de télédétection par laser (pour se positionner et éviter les piétons et les obstacles). Pour l'instant, les robots n'en rencontrent pas beaucoup: ils n'ont qu'à longer un large trottoir peu encombré et passer la porte du complexe résidentiel -- une zone fermée où ne circule aucune voiture. Mais comment éviter que l'engin soit volé ou vandalisé? "Avec le GPS, on peut le suivre à la trace, les caméras filment et le robot peut émettre une alarme. Et puis qu'en ferait un voleur? Ce n'est pas revendable", assure Liu Zhiyong. Ces engins ont-ils un avenir? Pour Shao Zhonglin, ancien vice-secrétaire général de l'Association chinoise de livraison express, "ils peuvent être utiles dans un petit rayon d'action". "Pas sûr cependant que ça puisse devenir une solution à grande échelle pour le dernier kilomètre de livraison. Car le client doit tout de même descendre chercher son colis. Et les frais restent élevés: achat et maintenance des robots, coûts de fonctionnement, etc." En attendant, les premiers drones de livraison sillonnent déjà le ciel chinois. Plusieurs entreprises ont obtenu ces derniers mois le feu vert des autorités pour faire voler ces engins. Objectif: accélérer les délais de transport entre deux entrepôts, voire livrer directement au destinataire.

L'UE s'apprête à infliger mercredi à Google une nouvelle amende de plusieurs milliards d'euros, cette fois dans le dossier antitrust Android

L'UE était sur le point d'infliger mercredi à Google une amende record de plusieurs milliards d'euros, cette fois dans le dossier antitrust Android, une décision qui risque de détériorer encore ses relations avec les Etats-Unis. Selon l'agence de presse Bloomberg, la sanction financière, destinée à punir l'entreprise américaine pour avoir abusé de la position dominante de son système d'exploitation pour smartphone, Android, afin d'asseoir la suprématie de ses propres applications --en particulier son service de recherche en ligne-- devrait atteindre 4,3 milliards d'euros. Le montant de l'amende est décidé au dernier moment et peut atteindre théoriquement, selon les règles de la concurrence européenne, jusqu'à 10% du chiffre d'affaires global de l'entreprise, qui s'élevait pour Alphabet, maison mère de Google, à 110,9 milliards de dollars en 2017 (94,7 milliards d'euros). Mercredi prochain, dans une semaine jour pour jour, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit d'ailleurs se rendre à Washington pour tenter de désamorcer le conflit commercial qui oppose l'UE au président américain Donald Trump, prêt à taxer les importations de voitures européennes dans son pays. Le dossier antitrust Android --système d'exploitation utilisé pour 80% des appareils en Europe et dans le monde, qui est l'équivalent de l'iOS pour l'iPhone d'Apple-- est dans le collimateur de la Commission européenne depuis plusieurs années. La Commission accusait deuxièmement Google d'avoir empêché les fabricants de vendre des smartphones fonctionnant sous des systèmes d'exploitation concurrents et troisièmement d'avoir accordé des incitations financières aux fabricants et aux opérateurs de réseaux mobiles à la condition qu'ils préinstallent en exclusivité Google Search sur leurs appareils. Dans le cas antitrust Shopping, Google avait proposé des remèdes en septembre, toujours en cours d'examen par la Commission européenne. Etant donné la complexité des affaires, il faudrait compter environ deux ans avant une décision de la justice. Elle lui reproche depuis le 14 juillet 2016 d'avoir abusé de sa position dominante avec sa régie publicitaire AdSense (80% du marché en Europe) en limitant artificiellement la possibilité pour les sites web tiers d'afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents. Là aussi, une amende pourrait se profiler. En 2004, le groupe informatique américain avait écopé d'une sanction financière de 497 millions d'euros pour avoir refusé de fournir une documentation technique complète à ses concurrents afin qu'ils puissent concevoir des logiciels pleinement compatibles avec le système d'exploitation Windows.


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