La police turque a fait usage de balles en caoutchouc dimanche pour emp√™cher des manifestants de tenir la parade annuelle de la "Gay Pride" sur la place Taksim au centre d'Istanbul, au lendemain d'une interdiction de ce rassemblement d√©cid√©e par les autorit√©s locales. La police a tir√© des balles en caoutchouc vers un groupe d'environ 40 manifestants, a rapport√© un journaliste de l'AFP. De petits groupes se sont rassembl√©s sur la place Taksim pour une Marche des fiert√©s LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexe) malgr√© l'interdiction des autorit√©s, alors que les policiers √©taient plus nombreux que les participants. Au moins quatre personnes ont √©t√© interpell√©es. Les organisateurs avaient auparavant r√©it√©r√© leur d√©termination √† maintenir la manifestation, interdite pour la troisi√®me ann√©e cons√©cutive et qui co√Įncidait cette fois avec le premier jour de la f√™te c√©l√©brant la fin du mois de je√Ľne musulman du ramadan. Apr√®s des menaces de groupes conservateurs et d'extr√™me droite, les autorit√©s avaient annonc√© samedi interdire cette manifestation pour pr√©server "l'ordre public" et la "s√©curit√© des touristes". Les organisateurs avaient alors annonc√© qu'ils maintiendraient l'√©v√©nement et encore affich√© dimanche leur d√©termination, assurant dans un communiqu√© : "nous n'avons pas peur, nous sommes l√†, nous ne changerons pas. Vous avez peur, vous changerez et vous vous y habituerez". Avant la manifestation sur la c√©l√®bre place Taksim, d'importantes forces de police pr√©sentes dans le quartier avaient boucl√© plusieurs acc√®s, selon une journaliste de l'AFP. La Marche des fiert√©s d'Istanbul avait rassembl√© en 2014 des dizaines de milliers de personnes et constituait l'un des principaux √©v√©nements LGBT au Moyen-Orient. Elle est interdite depuis 2015 lorsque, selon l'association des LGBTI, les autorit√©s avaient mis en cause la co√Įncidence de l'√©v√©nement avec le ramadan. En 2016, l'interdiction avait invoqu√© des raisons de s√©curit√© alors que le pays √©tait frapp√© par des attentats meurtriers li√©s aux jihadistes du groupe Etat islamique ou aux s√©paratistes kurdes. Dans un cas comme dans l'autre, les manifestants avaient brav√© ces interdictions et avaient √©t√© dispers√©s violemment par les forces de l'ordre. Cette semaine, onze militants ont √©t√© jug√©s √† Istanbul pour avoir brav√© l'interdiction de la Gay Pride de 2016, mais ils ont √©t√© acquitt√©s. Les ann√©es pr√©c√©dentes, ces manifestations s'√©taient d√©roul√©es sans incidents. Le pr√©sident turc Recep Tayyip Erdogan est accus√© par ses opposants de conduire une islamisation rampante de la soci√©t√©. Ses commentaires conservateurs sur les femmes et la famille enflamment r√©guli√®rement la critique mais il se garde g√©n√©ralement d'√©voquer publiquement les questions li√©es √† l'homosexualit√©. En 2010 toutefois, la ministre de la Famille et de la Femme Aliye Selma Kavaf avait suscit√© la col√®re des d√©fenseurs des droits des homosexuels en qualifiant l'homosexualit√© de "d√©sordre biologique" et "maladie" devant √™tre soign√©e. L'homosexualit√© n'est pas p√©nalement r√©prim√©e en Turquie, mais l'homophobie y reste largement r√©pandue.

Le président russe Vladimir Poutine visite la colonie de vacances pour jeunes, Artek, ancienne vitrine de la jeunesse soviétique située sur les rives de la mer Noire à Gurzuf (près de Yalta), le 24 juin 2017

Le pr√©sident russe Vladimir Poutine s'est rendu samedi en Crim√©e, p√©ninsule ukrainienne annex√©e par la Russie en 2014, un d√©placement aussit√īt d√©nonc√© par Kiev comme une "violation de la souverainet√©" de l'Ukraine. En Crim√©e, M. Poutine a visit√© la l√©gendaire colonie de vacances pour jeunes, Artek, ancienne vitrine de la jeunesse sovi√©tique situ√©e sur les rives de la mer Noire, selon un communiqu√© du Kremlin. "Il n'y a pas tr√®s longtemps, Artek vivait des temps assez difficiles. Mais maintenant, elle est en train de rena√ģtre, et elle est rena√ģt en tant que camp de vacances international", a d√©clar√© le pr√©sident russe, dans un discours devant les jeunes r√©sidents de la colonie. Apr√®s l'√©clatement de l'URSS en 1991, Artek est rest√©e, comme la Crim√©e, au sein de l'Ukraine ind√©pendante, en accueillant des enfants ukrainiens, et s'est trouv√©e en 2009 au bord de la faillite. Redevenue russe en 2014 apr√®s l'annexion de la Crim√©e, la colonie a rouvert ses portes, et de vastes travaux de r√©novation y ont √©t√© lanc√©s. Cr√©√© en 1925 d'apr√®s une id√©e de L√©nine, Artek a d'abord √©t√© un sanatorium pour enfants tuberculeux, puis il est devenu progressivement un lieu culte en accueillant la fine fleur des "pionniers", l'organisation de la jeunesse communiste qui encadrait les Sovi√©tiques de 10 √† 14 ans. La colonie accueillait √©galement des enfants √©trangers, essentiellement en provenance des pays communistes. Des films et des tubes de l'√©poque chantaient "l'amiti√© n√©e √† Artek". "Ici, on apprend l'essentiel : √™tre amis. Et je vous y appelle aussi. D'o√Ļ que viennent les autres enfants de votre √Ęge, vous devez toujours savoir que ce sont vos amis", a soulign√© Vladimir Poutine, cit√© dans le communiqu√©. Pour sa part, le minist√®re ukrainien des Affaires √©trang√®res a d√©nonc√© ce d√©placement du pr√©sident russe, qui s'est rendu √† plusieurs reprises en Crim√©e depuis l'annexion de la p√©ninsule. "La partie ukrainienne consid√®re cette visite (...) comme une violation grossi√®re de la souverainet√© de l'Etat et de l'int√©grit√© territoriale de l'Ukraine", a indiqu√© le minist√®re dans un communiqu√©, cit√© par l'agence officielle russe TASS. L'Ukraine est en proie depuis 2014 √† un conflit arm√© entre des s√©paratistes pro-russes dans l'est du pays et les forces de Kiev, qui a fait plus de 10.000 morts.


Farzana Riaz milite en faveur des droits de la communauté khawajasiras (un terme qui au Pakistan englobe les transsexuels, les travestis et les eunuques)

Une activiste de Peshawar s'est vue remettre le premier passeport transgenre jamais d√©livr√© par le Pakistan, et a salu√© ce qu'elle consid√®re comme un pas important vers la reconnaissance de sa communaut√©, marginalis√©e dans un pays profond√©ment conservateur. "J'ai re√ßu mon passeport qui m'attribue le sexe X, et non masculin ou f√©minin", a annonc√© samedi √† l'AFP Farzana Riaz, une transgenre de 30 ans de Peshawar (nord-ouest). Mme Riaz est la cofondatrice et la pr√©sidente de l'association TransAction, qui milite en faveur des droits de la communaut√© khawajasiras (un terme qui au Pakistan englobe les transsexuels, les travestis et les eunuques). "Auparavant, j'avais un passeport qui m'attribuait le sexe masculin. Mais cette fois j'ai dit aux autorit√©s que je n'accepterais plus de passeport s'il ne m'identifiait pas comme transgenre", a-t-elle expliqu√©. "Maintenant, ce sera plus pratique pour moi de voyager √† l'√©tranger. Avant, j'avais des probl√®mes dans les a√©roports internationaux √† cause de la contradiction entre mon apparence et la mention du sexe dans mon passeport", a-t-elle ajout√©. Dans le Pakistan contemporain, les transgenres seraient environ 500.000. Ils se pr√©sentent comme les h√©ritiers culturels des eunuques officiant √† la cour des empereurs moghols, qui ont r√©gn√© sur le sous-continent indien pendant deux si√®cles avant l'arriv√©e des Britanniques au XIXe si√®cle. Beaucoup gagnent leur vie en accomplissant des rituels tels que la b√©n√©diction des nouveaux n√©s, ou en dansant lors de mariages et de f√™tes. En 2009, le Pakistan est devenu un des premiers pays au monde √† reconna√ģtre l'existence d'un troisi√®me sexe. Depuis, plusieurs d'entre eux se sont m√™me pr√©sent√©s √† des √©lections. Malgr√© ces signes d'int√©gration, la plupart des transgenres pakistanais continuent √† vivre comme des parias. Ils en sont souvent r√©duits √† vivre de mendicit√© ou de la prostitution, et sont victimes d'extorsions et de discriminations en tout genre. Prohib√©e par l'Islam, l'homosexualit√© est quant √† elle passible de 10 ans de prison et de 100 coups de fouet au Pakistan.

Un chien attend son ma√ģtre enseveli sous l'√©boulement g√©ant en Chine. Capture d'√©cran

Un chien blanc au regard triste, en qu√™te apparente de son ma√ģtre apr√®s l'√©boulement qui a enseveli un village du sud-ouest de la Chine, faisant au moins 15 morts et 100 disparus, a √©mu les internautes dimanche. Sur des images diffus√©es par la t√©l√©vision d'Etat en langue anglaise CGTN, on voit un secouriste tenter de persuader l'animal de quitter des amas de rochers et de terre mais le chien refuse de bouger. Plus de 100 personnes sont toujours port√©es disparues apr√®s cet √©boulement survenu √† Xinmo, dans la province du Sichuan. "Il y a quelqu'un? Petit chienchien, o√Ļ est ton ma√ģtre?", dit la voix d'un secouriste hors champ alors que l'animal aux oreilles tombantes est assis dans les d√©combres. "Un chien qui attend son ma√ģtre refuse de quitter les d√©bris, faisant fondre le coeur de la nation apr√®s #Sichuan #glissement de terrain", a dit la t√©l√©vision sur son compte Twitter. Sur le r√©seau social chinois Weibo, des centaines d'internautes se sont dits pr√©occup√©s pour l'avenir de l'animal, l'un d'entre eux proposant de l'adopter. "Cela prouve que les chiens sont vraiment capables d'amour", √©crit un utilisateur. D'autres ont saisi l'occasion pour critiquer la consommation de viande canine alors que vient de se d√©rouler la f√™te de la viande de chien de Yulin, dans le sud de la Chine. Ce festival, qui se tient le jour du solstice d'√©t√©, le 21 juin, suscite invariablement un toll√© √† l'international et √† l'int√©rieur m√™me du pays. "Refusez la viande de chien! Cela fend le coeur. Il reste chez lui pour garder son ma√ģtre", d√©clarait un internaute. Les secouristes √©taient √† pied d'oeuvre pour tenter de retrouver des survivants apr√®s l'√©boulement qui a ras√© une soixantaine de foyers. Quinze corps ont √©t√© extraits des d√©combres.


Le Bourget (France) (AFP) - R√™ve de gosse, jouet pour nabab ou r√©volution √† venir dans les transports ? La voiture volante pose encore plus de questions qu'elle n'en r√©sout et les grands constructeurs a√©ronautiques l'approchent avec prudence. Au salon international du Bourget, il faut bien chercher pour trouver un a√©ronef se rapprochant d'une automobile: l'Aeromobil a trouv√© sa place sous les fuselages des Concorde expos√©s au Mus√©e de l'air et de l'espace. Ce v√©hicule bulbeux √† l'avant et dot√© d'ailes r√©tractables, d√Ľ √† une √©quipe slovaque, est pr√©vu en s√©rie √† l'horizon 2020. "Apr√®s avoir atterri sur un a√©roport, vous transformez l'avion en voiture et prenez la route vers o√Ļ vous voulez", explique √† l'AFP Simon Bendrey, responsable adjoint de l'ing√©ni√©rie de ce projet qui, malgr√© un prix unitaire de 1,2 √† 1,5 millions d'euros, a d√©j√† recueilli plusieurs r√©servations. Capitalisant sur un r√™ve souvent illustr√© au cin√©ma, de Mary Poppins √† James Bond, l'id√©e d'un v√©hicule √† la fois capable de rouler dans le trafic et de s'en extraire par la voie des airs suscite un bouillonnement de cr√©ativit√© mondial au sein de dizaines d'entreprises, surtout des start-ups. Parmi les plus aboutis, les N√©erlandais de PAL-V promettent un gyrocopt√®re deux places d√®s l'ann√©e prochaine, √† partir de 300.000 euros; en R√©publique tch√®que, Nirvana Systems dit avoir recueilli des dizaines de commandes pour un mini-h√©licopt√®re capable de se mouvoir √† faible vitesse sur route; dans la Silicon Valley, la soci√©t√© Kitty Hawk assure que son Flyer sera commercialis√© d'ici √† la fin de l'ann√©e; et la semaine derni√®re, le fran√ßais P√©gase, croisement entre ULM et mini-voiture, a travers√© la Manche. Jusqu'√† r√©cemment, les voitures volantes "√©taient une synth√®se entre une mauvaise voiture et un mauvais avion", a remarqu√© Bruno Sainjon, pr√©sident du Centre fran√ßais de la recherche a√©ronautique, spatiale et de d√©fense (Onera), lors du colloque "Paris Air Forum" la semaine derni√®re. Mais les progr√®s sont fulgurants, gr√Ęce √† la mont√©e en puissance de la propulsion √©lectrique li√©e aux drones. Ils "sont capables aujourd'hui de soulever jusqu'√† 80 ou 100 kg, et on n'est pas loin d'avoir la capacit√© d'emporter un ou deux hommes pendant une vingtaine de minutes. D'ici cinq √† dix ans, ce sera devenu courant", affirme √† l'AFP Xavier Dutertre, directeur du projet "Technoplane", v√©hicule volant l√©ger d√©velopp√© par des start-ups en Normandie. - La s√©curit√© en question - Pour de nombreux observateurs, la probl√©matique d'un hybride "roulant-volant" sera toutefois bient√īt d√©pass√©e, ou cantonn√©e √† de riches amateurs en qu√™te de diff√©renciation sociale. L'avenir appartiendra plut√īt √† "un syst√®me de mobilit√© a√©rienne √† la demande, qui serait clairement l'av√®nement d'une nouvelle √®re pour l'aviation", en somme des taxis volants autonomes √©lectriques, affirme le PDG de l'Onera. "Les voitures a√©riennes ne pourront pas √™tre pilot√©es individuellement par des conducteurs, parce que c'est trop risqu√©", rench√©rit √† l'AFP Pascal Pincemin, associ√© chez Deloitte, √©voquant "des plateformes digitales qui organiseront le trafic". Le g√©ant des voitures avec chauffeur Uber a justement lanc√© un projet, baptis√© "Elevate", cens√© utiliser un r√©seau d'appareils √©lectriques √† d√©collage vertical, et vise de premi√®res d√©monstrations en 2020. L'√©mirat de Duba√Į pourrait coiffer tout le monde au poteau, de petits h√©licopt√®res √©lectriques et autonomes devant commencer √† y op√©rer d√®s cette ann√©e. Il existe "un r√©el app√©tit, un r√©el int√©r√™t" pour ce type de transport dans des villes de plus en plus congestionn√©es, pour Jean-Brice Dumont, responsable de l'ing√©nierie d'Airbus Helicopters. L'entreprise a pr√©sent√© au dernier salon automobile de Gen√®ve un prototype de voiture volante modulaire, "Pop Up", en coop√©ration avec une filiale de Volkswagen. Mais l'avionneur reste pour l'instant "dans une logique de maturation de technologie", dit M. Dumont. Boeing, de son c√īt√©, n'a pas encore abattu ses √©ventuelles cartes. M. Pincemin, qui ne voit pas les taxis volants autonomes se banaliser avant 2050, pr√©vient qu'il faudra auparavant "d√©montrer la fiabilit√© des v√©hicules et de leur syst√®me de pilotage". Aujourd'hui, le transport a√©rien de passagers conna√ģt un taux de "0,2 accident mortel pour 1 million de vols", souligne Patrick Cipriani, Directeur de la s√©curit√© √† la Direction g√©n√©rale de l'aviation civile. Pour ces taxis volants, "est-ce qu'on sera pr√™ts √† accepter des niveaux comme celui de l'aviation l√©g√®re, 100 fois moins s√Ľre?"

(Photo: Le journal du Geek)

Google ne "lira plus le contenu" des bo√ģtes mail des utilisateurs de son service Gmail dans le but de faire de la publicit√© cibl√©e, a annonc√© vendredi l'entreprise, qui faisait face √† des poursuites √† ce sujet. Les utilisateurs de Gmail continueront √† recevoir des publicit√©s "personnalis√©es" mais elles seront bas√©es sur d'autres donn√©es, comme les recherches internet, a indiqu√© Google (Alphabet) dans un communiqu√©. Mais le "contenu (des mails) ne sera pas utilis√© et lu (par des programmes informatiques, NDLR) pour faire de la publicit√© +personnalis√©e+", a expliqu√© le g√©ant d'internet, qui pr√©cise que la modification interviendra "plus tard dans l'ann√©e". Les d√©fenseurs des donn√©es personnelles se plaignent depuis des ann√©es de cette pratique, qui revient √† "√©couter aux portes" des internautes. Une plainte collective (class action) avait m√™me √©t√© lanc√©e contre Google en Californie. Un accord amiable avait ensuite √©t√© pr√©sent√© √† la justice par les deux parties mais rejet√© mi-mars par un juge f√©d√©ral, qui estimait que le groupe n'expliquait toujours pas clairement ses proc√©dures de lecture des mails √† des fins de publicit√© cibl√©e. Selon Google, Gmail est la messagerie la plus utilis√©e au monde, avec "plus de 1,2 milliard d'utilisateurs".


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