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Le président du Venezuela, Nicolás Maduro Credit Ariana Cubillos/Associated Press

Le gouvernement canadien a annoncé vendredi des sanctions financières contre le président vénézuélien Nicolas Maduro et 39 autres personnes "responsables de la détérioration de la démocratie" au Venezuela. Ces sanctions "visent à maintenir les pressions sur le gouvernement du Venezuela pour qu'il rétablisse l'ordre constitutionnel et respecte les droits démocratiques de son peuple", a indiqué le gouvernement fédéral. Les mesures prises par le gouvernement de Justin Trudeau portent sur "un gel des avoirs et l'interdiction sur les transactions à l'encontre des individus ciblés" ainsi que l'interdiction pour les Canadiens de leur "fournir des services financiers ou des services connexes". Ces sanctions ont été décidées "en réponse à l'enlisement du gouvernement du Venezuela dans la dictature". Dans la liste des 40 personnes et outre le président Maduro, les sanctions canadiennes visent le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez, Tibisay Lucena Ramirez, président du conseil national électoral ou encore Jose Jaua Milano, responsable de la commission présidentielle pour l'Assemblée nationale constituante. "Le Canada ne restera pas silencieux à l'heure où le gouvernement du Venezuela prive son peuple de ses droits démocratiques fondamentaux", a souligné Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, dans un communiqué. "Le Canada est solidaire du peuple vénézuélien dans sa lutte pour restaurer la démocratie", a-t-elle poursuivi. Fin août, les Etats-Unis avaient imposé des sanctions financières au Venezuela afin de restreindre l'accès du régime de Nicolas Maduro aux capitaux étrangers. Le Venezuela est secoué depuis des mois par une profonde crise politique suite à l'effondrement de son économie fortement dépendante du pétrole dont le prix a chuté depuis trois ans.

Véhicules de police à Washington le 27 avril 2017

La police d'Oklahoma City, dans le sud des États-Unis, faisait l'objet jeudi de vives critiques après avoir tué un homme de 35 ans qui ne pouvait pas entendre ses ordres... car sourd, et malgré le fait que ses voisins avaient prévenu les agents de son handicap. Des policiers, à la recherche d'un homme ayant pris la fuite après un accident de la circulation, se sont rendus mardi à son domicile. Là, ils se sont retrouvés face au fils de ce dernier, sourd et muet, selon des témoins, qui ont raconté avoir tenté de prévenir les policiers en leur criant: "il ne peut pas vous entendre!" Les agents n'ont cependant pas tenu compte de cette mise en garde et, se sentant menacés, ont pris l'homme pour cible. Un policier lui a tiré dessus avec un taser, tandis qu'un autre faisait usage de son arme le tuant sur le coup. Lorsqu'il a été tué, Magdiel Sanchez tenait dans une main une tige métallique de 60 centimètres de long avec à l'une de ses extrémités une boucle en cuir. La police a assuré avoir cru qu'il s'agissait d'une arme, sans pouvoir cependant expliquer pourquoi les deux policiers lui avaient tiré dessus avec deux armes différentes. La communauté des mal-entendants d'Oklahoma City et la très influente association américaine de défense des libertés civiques (ACLU) sont montées au créneau après le drame. "Magdiel Sanchez a été tué à son propre domicile, alors qu'il n'avait commis le moindre crime", s'est insurgée une responsable de l'ACLU, Allie Shinn. "Le simple fait de ne pas répondre à des instructions n'est pas une raison acceptable pour l'usage d'une force létale". "Je ne sais pas pourquoi la situation a dégénéré aussi rapidement?" s'est demandé de son côté un responsable de la communauté des mal-entendants de la ville, JR Reininger, interrogé par la chaîne KWTV, estimant que la police devait sûrement être mieux formée.


M. Robert F. Hannan, Jr, consul général de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince. Photo : Estailove St-Val

LoopHaiti s’est entretenu exclusivement avec le consul général de l’ambassade des Etats-Unis en Haiti M. Robert F. HannanJr., ce 22 septembre 2017. Pour lire ses explications sur le dernier câble de Rex Tillerson dont nous avons fait la publication, cliquez ici. Questionné sur l’existence d’un quotade visas pour Haïti, M. Robert F. Hannan, Jr réplique: «je peux dire définitivement que pour les visas touristiques, pour les visas étudiants, il n’y a pas de quotas.» «Nous sommes prêts à donner le visa à tous les appliquants qui peuvent établir leurs éligibilités», rajoute M. Hannan. «Nous sommes prêts à faciliter le voyage légitime vers les Etats-Unis. C’est dans notre intérêt national.» Pour le consul général qui évoque les vertus des visites de touristes comme pour renforcer l’économie, fortifier les liens entre Haïti et les Etats-Unis, «les Etats-Unis reconnaissent que les voyages légitimes sont dans notre intérêt. Nous sommes prêts à faciliter tout le monde qui peut établir leur légitimité.» Entrevue : Widlore Mérancourt Photos et vidéo : Estailove St-Val

M. Robert F. Hannan, Jr, consul général de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince. Photo : Estailove St-Val

En début de semaine, LoopHaiti rapportait les changements que doit opérer dans le processus d’acquisition d’un visa un câble envoyé par le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, aux autorités consulaires du pays de par le monde. Comme l’a détaillé le New York Times, premier média à en faire l’annonce, on apprenait notamment que les visiteurs qui ont besoin d'un visa pour entrer aux États-Unis doivent déclarer leurs plans pour au moins trois mois. Pendant leurs séjours, auraient-ils fait dans le pays quelque chose qu'ils n'avaient pas mentionné lors d'une entrevue avec le fonctionnaire consulaire - comme épouser un citoyen américain, aller à l'école ou travailler - on présumera qu'ils ont délibérément menti. Mensonge qui rendra difficile « difficile, sinon impossible, de renouveler un visa, d'en obtenir un nouveau ou de changer de statut », informait Rex Tillerson cité par le NYT. Pour mieux comprendre les implications de ce câble, LoopHaiti s’est entretenu exclusivement ce 22 septembre avec le consul général de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, M. Robert F. Hannan, Jr. Il nous apprend que le câble n’aura «pas un grand impact» et que le processus «reste le même». «On doit dire la vérité dans l’entretien. On doit avoir l’intention de quitter les Etats-Unis, de revenir en Haïti pour être qualifié pour le Visa», nous a expliqué M. Hannan. «Le câble dit que, si quelqu’un, quand il arrive aux Etats-Unis fait des activités contre les règlements de visa, par exemple, avec un visa touristique, on commence à travailler, à étudier, c’est contre les règlements de visa», avance encore M. Hannan. Si on effectue des changements non compatibles avec le type de visa demandé et qu’on le fait «moins de 90 jours après être entré aux Etats-Unis, ça montre que, peut-être, l’intention quand on demandait le visa n’était pas bien présenté». «C’est pourquoi le câble dit, si quelqu’un fait ces choses, la présomption, c’est qu’il a menti pour obtenir le visa», a continué le consul général. Quelqu'un qui vient aux États-Unis en tant que touriste, tombe amoureux et se marie dans les 90 jours, puis demande une carte verte (green card), verra sa demande refusée, indiquait au New York Times Diane Rish, directrice adjointe des relations gouvernementales à l'American Immigration Lawyers Association. « Il s'agit d'un changement de politique significatif » rajoutait-elle. Selon M. Robert F. Hannan, «ce n’est pas bien présenté». Dans les faits, le refus «n’est pas automatique». Subsiste quand même la présomption «qu’on avait l’intention avant d’entrer aux Etats-Unis. Mais on peut offrir des preuves contre cette présomption» avance le consul général. Aussi, une porte légale reste ouverte pour quelqu’un qui se marie aux Etats-Unis avec un visa de touriste, s’il revient en Haïti et effectue les démarches pour obtenir une carte verte (green card). Entrevue : Widlore Mérancourt Photos et vidéo : Estailove St-Val


Facebook avait révélé début septembre que des centaines de faux comptes avaient été probablement activés depuis la Russie.

Facebook a finalement accepté de fournir au Congrès américain le contenu de messages qui auraient été financés par la Russie pour influencer l'élection présidentielle de 2016, apportant une nouvelle illustration des pressions que les réseaux sociaux subissent pour collaborer avec les autorités. Il y a deux semaines, le groupe avait révélé que des centaines de faux comptes probablement activés depuis la Russie avaient été utilisés pour acheter des espaces publicitaires afin de nourrir les tensions politiques aux Etats-Unis avant et après l'élection présidentielle. Les autorités américaines enquêtent depuis des mois sur une possible influence de la Russie dans l'élection remportée en 2016 par Donald Trump. Avec ces espaces, l'annonceur peut afficher des contenus sponsorisés --qui peuvent être des spots politiques par exemple-- sur les pages d'internautes ciblés spécifiquement, grâce à des algorithmes, pour leur orientation politique, leur catégorie sociale ou leur pays d'origine. Depuis cette révélation, la pression montait autour de Facebook pour qu'il fournisse ces contenus au Congrès. Régulièrement sur la sellette, les réseaux sociaux sont partagés entre le fait de protéger les données de leurs utilisateurs et leur liberté d'expression d'une part et la volonté de ne pas apparaître comme des plateformes de désinformation d'autre part. AFP/Archives / Rodrigo BUENDIA Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d'un discours l'occasion du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Lima, le 19 novembre 2016 "Je refuse que quiconque utilise nos outils pour saper la démocratie", a déclaré jeudi le patron-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, dans une déclaration en direct sur le réseau social, qui tire la quasi-totalité de ses revenus de la publicité. "Nous travaillons activement avec le gouvernement américain dans son enquête sur l'implication de la Russie" dans l'élection, a aussi assuré le dirigeant. - Twitter et Google visés - "Ce (jeudi) matin, j'ai demandé à nos équipes de fournir au Congrès les contenus sponsorisés que nous avons trouvés", a encore dit M. Zuckerberg, qui avait déjà accepté de fournir ces informations au procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les actions de la Russie pendant l'élection et une éventuelle collusion avec la campagne de Donald Trump. "Les informations que Facebook va fournir à la commission (d'enquête) devraient nous aider à mieux comprendre ce qui s'est passé", a réagi le représentant Adam Schiff, membre de la commission d'enquête de la Chambre, dans un communiqué. "Il sera important pour la commission de s'assurer de la rigueur de l'enquête interne de Facebook, de vérifier ses conclusions et de comprendre pourquoi cela lui a pris aussi longtemps pour découvrir" les contenus financièrement liés à la Russie, a ajouté l'élu démocrate de Californie. Dans le cadre de cette enquête, "il sera nécessaire d'entendre directement Facebook, Google et Twitter, ainsi que d'autres acteurs du secteur technologique, notamment au travers d'auditions publiques", a-t-il ajouté. Les dirigeants de Twitter doivent être entendus au Sénat la semaine prochaine sur le même sujet. Mark Zuckerberg a aussi présenté jeudi une série de mesures décidées par le groupe pour lutter contre les tentatives de manipulations. "Non seulement il faudra révéler qui a payé pour quel contenu publicitaire mais (il sera possible de) visualiser la page d'un annonceur et voir les contenus qu'il met en ligne selon les différentes audiences" sur Facebook, a notamment détaillé le responsable. AFP / NICHOLAS KAMM Adam Schiff, l'élu démocrate de Californie et membre de la commission d'enquête de la Chambre, le 30 mars 2017 à Washington Grâce à une enquête interne --toujours en cours selon Mark Zuckerberg-- Facebook avait annoncé le 7 septembre avoir repéré 470 comptes ayant dépensé au total près de 100.000 dollars entre juin 2015 et mai 2017 pour publier des annonces mettant en avant de fausses informations ou mener l'internaute à des pages contenant ce type de message. Cette somme correspond à l'achat d'environ 3.000 annonces sur le réseau. "Nous n'avons jamais entendu parler de cela, nous ne savons rien à ce sujet et nous ne sommes absolument pas mêlés à ces affaires", avait alors réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Moscou ne devrait pas être associé avec "ces histoires sur Facebook", avait-t-il ajouté. Facebook et Google ont par ailleurs indiqué la semaine dernière qu'ils allaient revoir leurs procédures en matière de contenu publicitaire ciblé après que la presse eut indiqué que leurs algorithmes permettaient de cibler des utilisateurs au travers de termes racistes ou antisémites.

Une cuvette de WC en or surmontée d'un écran présentant un tweet de Donald Trump installés dans une maquette du Bureau ovale dans le cadre d'une exposition parodique organsiée par l'émission de télévision The Daily Show, à New York, le 16 juin 2017.

Comme il en a pris l'habitude, le président américain Donald Trump a relayé dimanche matin sur Twitter une série de messages virulents et sarcastiques, visant notamment son ancienne adversaire Hillary Clinton, baptisée "Hillary la crapule", et "l'homme-fusée" Kim Jong-Un. Aux alentours de 08H00 locales, le 45e président des Etats-Unis a retweeté plusieurs tweets envoyés par ses sympathisants. L'un d'eux est un gif, une image animée, qui montre Donald Trump jouant au golf. Grâce à un montage, le "swing" du président est suivi d'images d'Hillary Clinton, touchée par la balle de golf qui la fait trébucher alors qu'elle monte dans un avion. "Le swing incroyable de Donald Trump #CrookedHillary" (Hillary-la-crapule), est-il écrit en légende de l'image. Un peu plus tôt dans la matinée, le milliardaire a écrit un message sur le réseau social pour annoncer qu'il s'était entretenu avec son homologue sud-coréen Moon Jae-In. "Je lui ai demandé comment va Rocket Man" (l'homme-fusée), a-t-il tweeté, en faisant une référence moqueuse à Kim Jong-Un et au programme balistique de la Corée du Nord. Dans sa série de retweets, le président américain a également relayé une carte électorale des Etats-Unis, totalement recouverte de rouge, la couleur des républicains. "Continuez comme ça les gauchos, et ça sera comme ça en 2020", date de la prochaine élection américaine, est-il marqué sur la légende qui accompagne la carte. Donald Trump a également retweeté une image d'un train avec une casquette géante "Make America Great Again" posée sur la locomotive, et une autre de lui portant des produits américains (charbon, voitures, ordinateurs et cookies Oreo) sur l'océan. Enfin, il a relayé un article de Bloomberg, datant du mois d'août, intitulé: "Combien rapporte Donald Trump à Twitter ? 2 milliards de dollars selon un analyste". Sur son compte personnel, le président dispose de plus de 38 millions d'abonnés.


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