Image satellite fournie par la Nasa montrant de la fumée s'échapper d'installations pétroliÚres en Arabie saoudite, le 14 septembre 2019

Les Etats-Unis se sont dĂ©clarĂ©s dimanche "prĂȘts Ă  riposter" aux attaques de drones la veille contre des installations pĂ©troliĂšres en Arabie saoudite, qui ont entraĂźnĂ© une rĂ©duction de moitiĂ© de sa production et provoquĂ© une forte hausse des cours de l'or noir. "L'approvisionnement en pĂ©trole de l'Arabie saoudite a Ă©tĂ© attaquĂ©. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prĂȘts Ă  riposter en fonction des vĂ©rifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime ĂȘtre le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir!", a tweetĂ© Donald Trump, qui faisait ainsi pour la premiĂšre fois allusion Ă  une Ă©ventuelle rĂ©ponse militaire. Dans un tweet prĂ©cĂ©dent, le prĂ©sident amĂ©ricain avait "autorisĂ© l'utilisation du pĂ©trole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantitĂ© qui reste Ă  dĂ©finir". Dans les premiĂšres cotations lundi matin, les prix du pĂ©trole Ă©taient en forte hausse et gagnaient plus de 10%: le baril amĂ©ricain de WTI augmentait de 10,68% Ă  60,71 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord montait de 11,77% Ă  67,31 dollars. Les rebelles yĂ©mĂ©nites Houthis, soutenus par l'Iran et qui font face depuis cinq ans Ă  une coalition militaire menĂ©e par Ryad, ont revendiquĂ© ces attaques contre les installations du gĂ©ant public Aramco. Il n'y a aucune preuve que cette "attaque sans prĂ©cĂ©dent contre l'approvisionnement Ă©nergĂ©tique mondial" soit venue du YĂ©men, avait commentĂ© samedi le secrĂ©taire d'Etat amĂ©ricain Mike Pompeo, accusant l'Iran d'ĂȘtre Ă  l'origine de l'attaque et assurant que les Etats-Unis allaient oeuvrer pour assurer l'approvisionnement des marchĂ©s. AFP / Sophie RAMISArabie saoudite TĂ©hĂ©ran a jugĂ© ces accusations "insensĂ©es" et "incomprĂ©hensibles", par la voix du porte-parole du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, Abbas Moussavi, qui a laissĂ© entendre qu'elles avaient pour but de justifier "des actions futures" contre l'Iran. Le prince hĂ©ritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival rĂ©gional de l'Iran, a assurĂ© que Ryad Ă©tait "disposĂ© et capable" de rĂ©agir Ă  cette "agression terroriste". Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient Ă  la S. Rajaratnam School of International Studies Ă  Singapour, a estimĂ© des reprĂ©sailles directes peu probables: "Les Saoudiens ne veulent pas d'un conflit ouvert avec l'Iran (...) Ils aimeraient que d'autres se battent pour eux, mais les autres sont rĂ©ticents". - RĂ©duction brutale de la production - Les explosions de samedi ont dĂ©clenchĂ© des incendies dans l'usine d'Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pĂ©trole au monde, et sur le champ pĂ©trolier de Khurais. Selon le ministĂšre saoudien de l'IntĂ©rieur, les attaques n'ont fait aucune victime. AFP/Archives / Fayez NureldinePhoto d'archives prise Ă  la Bourse d'Arabie saoudite, Ă  Ryad, le 15 juin 2015 L'infrastructure Ă©nergĂ©tique saoudienne avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© touchĂ©e par les Houthis, notamment en aoĂ»t et en mai, en reprĂ©sailles selon eux Ă  la campagne de bombardement menĂ©e par Ryad contre des zones qu'ils contrĂŽlent au YĂ©men. Mais cette frappe est d'un autre ordre: elle a provoquĂ© une rĂ©duction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial. Cela pourrait Ă©branler la confiance des investisseurs dans Aramco, gĂ©ant pĂ©trolier qui prĂ©pare son introduction en Bourse. L'opĂ©ration a Ă©tĂ© retardĂ©e plusieurs fois, notamment en raison de conditions dĂ©favorables. Tandis que les marchĂ©s surveillent de prĂšs la rĂ©action de l'Arabie saoudite, le PDG d'Aramco, Amin Nasser, a dĂ©clarĂ© que "des travaux" Ă©taient "en cours" pour rĂ©tablir la production. AFP / -RĂ©union de l'Organisation de la coopĂ©ration islamique (OCI) Ă  Jeddah en Arabie saoudite, le 15 septembre Le prince Abdel Aziz ben Salmane, rĂ©cemment nommĂ© ministre de l'Energie, a assurĂ© qu'une partie de la baisse de production serait compensĂ©e par les stocks. Un retour Ă  la normal complet de la production pourrait prendre des semaines, selon Bloomberg News citant des sources anonymes. Ryad, premier exportateur mondial de pĂ©trole brut, dispose de cinq gigantesques installations de stockage souterrain qui peuvent contenir des dizaines de millions de barils. - Installations vulnĂ©rables - Lors d'un entretien tĂ©lĂ©phonique entre Donald Trump et le prince hĂ©ritier, la Maison Blanche a condamnĂ© les attaques contre des "infrastructures vitales pour l'Ă©conomie mondiale". Mais la Maison Blanche a fait savoir que M. Trump n'excluait toujours pas l'hypothĂšse d'une rencontre avec le prĂ©sident iranien Hassan Rohani malgrĂ© les accusations portĂ©es contre TĂ©hĂ©ran. L'envoyĂ© de l'ONU au YĂ©men, Martin Griffiths, s'est dĂ©clarĂ© "extrĂȘmement prĂ©occupĂ©" par les attaques, Ă©galement condamnĂ©es par des voisins de Ryad (les Emirats arabes unis, BahreĂŻn et le KoweĂŻt). Paris a exprimĂ© sa "solidaritĂ©" avec Ryad. Des ministres de l'Organisation de la coopĂ©ration islamique (OCI), rĂ©unis Ă  Jeddah, ont aussi condamnĂ© l'attaque. Il n'Ă©tait pas clair si l'Iran Ă©tait prĂ©sent Ă  la rĂ©union de l'OCI, convoquĂ©e initialement pour examiner le plan du Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu d'annexer des pans de la Cisjordanie occupĂ©e. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ONU Antonio Guterres a condamnĂ© les attaques et appelĂ© toutes les parties Ă  "la retenue pour prĂ©venir toute escalade", selon son porte-parole. "Toute turbulence de ce genre ne contribue pas Ă  la stabilisation du marchĂ© des hydrocarbures", a dĂ©clarĂ© le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov au quotidien Ă©conomique Vedomosti.

Le jeune attaquant du FC Barcelone Ansu Fati buteur lors de la réception de Valence le 14 septembre 2019

Toujours privé de Lionel Messi convalescent, le FC Barcelone a dominé Valence 5-2 avec un but et une passe décisive du prodige Ansu Fati (16 ans), samedi lors de la 4e journée du Championnat d'Espagne, revenant à deux points du leader, l'Atlético Madrid. Sous les yeux de Messi présent en tribunes au Camp Nou, le jeune attaquant originaire de Guinée Bissau a étincelé en ouvrant la marque dÚs la 2e minute, puis en servant Frenkie de Jong cinq minutes plus tard (7e). Et malgré les réductions du score du Français Kevin Gameiro (27e) et de l'Uruguayen Maxi Gomez (90e+2) pour Valence, le Barça s'est promené: Gerard Piqué a poussé au fond une tentative d'Antoine Griezmann repoussée par le poteau (52e) et Luis Suarez a clos le score pour son retour de blessure avec une frappe entrée avec l'aide du poteau (61e) puis un tir placé (82e) sur un bon décalage de Griezmann, trÚs en vue. Ce net succÚs, de bon augure avant de défier Dortmund mardi en Ligue des champions, permet à Barcelone (4e, 7 pts) de se repositionner au pied du podium derriÚre l'Atlético Madrid (1er, 9 pts), battu 2-0 par la Real Sociedad. Le Real Madrid, tombeur de Levante 3-2, est deuxiÚme (8 pts) devant l'Athletic Bilbao (3e, 8 pts).


Photo d'illustration: UNESCO

Une bougie pour le Centre d’études interdisciplinaires sur les mĂ©dias haĂŻtien (CEIMH) QuĂ©bec, le 13 septembre 2019. — Le Centre d’études interdisciplinaires sur les mĂ©dias haĂŻtiens (CEIMH) cĂ©lĂšbre le premier anniversaire de son lancement officiel le 15 septembre 2019. À l’occasion, le CEIMH a prĂ©sentĂ© les rĂ©sultats d’une Ă©tude sur les Ă©missions de dĂ©bat radiophonique en HaĂŻti au colloque international qui s’est dĂ©roulĂ© Ă  l’UniversitĂ© Laval du 9 au 11 septembre 2019 dernier autour du thĂšme : « MĂ©dias, institutions et contrat de communication publique ». Il s’agit d’une Ă©tude de cas portĂ©e sur les Ă©missions Ranmase sur Radio CaraĂŻbe FM et Moment VĂ©ritĂ© sur Radio Signal FM, diffusĂ©es tous les samedis de 8 heures Ă  13 heures. Cette Ă©tude qui a dĂ©butĂ©en janvier 2019, porte sur des formes accidentelles ou inattendues de participation des membres de l’auditoire haĂŻtien Ă  des Ă©missions de dĂ©bat public radiophonique et des conflits dans la nĂ©gociation de certaines clauses du contrat de communication publique qui relie les diffĂ©rents partenaires d’échange. Ce travail de recherche examine, d’une part, des ruptures qui se produisent du fait de la dynamique interne du dĂ©bat, c’est-Ă -dire, quand des acteurs refusent de respecter les rĂšgles. Et d’autre part, des perturbations d’origine externe, quand des participants non sollicitĂ©s viennent dĂ©ranger l’ordre de chose qui avait Ă©tĂ© Ă©tabli avec les invitĂ©s. Les rĂ©sultats de cette Ă©tude rĂ©vĂšlent que les nĂ©gociations entre les partenaires d’échange conduisent le plus souvent Ă  des compromis et Ă  des Ă©checs ou des ruptures du contrat dans d’autres cas. Ils relĂšvent aussi que les participations non prĂ©vues aux Ă©missions amĂšnent de nouveaux acteurs, de nouvelles thĂ©matiques, de nouveaux rĂŽles, de nouvelles tonalitĂ©s qui influent sur le contrat de communication publique qui relie les interlocuteurs et changent la dynamique des dĂ©bats. À noter que le CEIMH est une institution apolitique et Ă  but non lucratif qui a pour but de rĂ©aliser des activitĂ©s de recherche scientifique et des Ă©vĂšnements sur les mĂ©dias haĂŻtiens. Les axes de recherche priorisĂ©s par le CEIMH sont entre autres : la mutation des pratiques journalistiques, l’attachement des HaĂŻtiens de la diaspora aux mĂ©dias de leur pays d’origine, la transformation du systĂšme mĂ©diatique haĂŻtien, le modĂšle Ă©conomique des mĂ©dias haĂŻtiens, l’histoire de la radiodiffusion en HaĂŻti. Le CEIMH a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 15 septembre 2018 Ă  l’UniversitĂ© Laval avec l’organisation d’une grande confĂ©rence sur l’Attachement des HaĂŻtiens dĂšs la diaspora aux mĂ©dias de leur pays d’origine grĂące Ă  une subvention de la Fondation connaissance et libertĂ© (FOCAL) avec le support du journal Le Nouvelliste et l’émission Moment vĂ©ritĂ© de sur Signal Fm. -15 — Pour contact et authentification Wisnique Panier Doctorant en communication publique (UniversitĂ© Laval) Responsable du Centre d’Études interdisciplinaires sur les mĂ©dias haĂŻtiens (CEIMH) Membre de la commission de la recherche de l’UniversitĂ© Laval (CRUL) Courriel : panicky2004@yahoo.fr, TĂ©l. : +1581-7 777 435

A l'OEA, les pays membres du TIAR lors de l'adoption de la résolution contre le régime de Maduro mercredi dernier.

Mercredi 11 septembre, au siĂšge de l’Organisation des États-AmĂ©ricains (OEA), 12 pays ont votĂ© une rĂ©solution consistant Ă  convoquer une rĂ©union des ministres des Affaires Ă©trangĂšres des pays membres du TraitĂ© interamĂ©ricain d’assistance rĂ©ciproque (TIAR) afin de prendre des mesures, vers mi-septembre (en marge Ă  l’ouverture de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations-Unies), contre Nicolas Maduro. AprĂšs avoir votĂ© en janviercontre le rĂ©gime de Nicolas Madurolors de la rĂ©union du Conseil permanentde l’OEA, HaĂŻti vient d'adopter, avec plus d'une dizaine d'autres Etats,une autre mesure contre le chef d'Etat vĂ©nĂ©zuĂ©lien. En effet, Haiti figure parmi les pays qui ont adoptĂ© ce mois-ci unerĂ©solution en vue deconvoquer une rĂ©union des ministres des Affaires Ă©trangĂšres des pays membres du TraitĂ© interamĂ©ricain d’assistance rĂ©ciproque (TIAR) afin de prendre des mesurescontre Nicolas Maduro. Cette rĂ©solution bĂ©nĂ©ficie Ă©galement du support del'Argentine, le BrĂ©sil, les Etats-Unis d'AmĂ©rique, le Guatemala, le Honduras, la RĂ©publique Dominicaine, le Chili, El Salvador, la Colombie. Le ministre haĂŻtien dĂ©missionnaire des Affaires Ă©trangĂšres,Edmond Bocchit a, par ce vote, fixĂ© clairement la position d’HaĂŻti sur la crise vĂ©nĂ©zuĂ©lienne. En effet, les pays membres du TIAR estiment que la crise au Venezuela a un impact dĂ©stabilisateur et reprĂ©sente une menace Ă©vidente pour la paix etla sĂ©curitĂ© dans le continent amĂ©ricain. Le gouvernement du prĂ©sident NicolasMaduro est accusĂ© d’ĂȘtre de complicitĂ© avec des narcotrafiquants, mettant en danger lesvoisins colombiens, par exemple. «Le TIAR n’est pas simplement un accord d’action militaire, c’est un accord d’action collective contre les menaces Ă  l’insĂ©curitĂ©, selon les dĂ©clarations du ministre colombien des Affaires Ă©trangĂšres. Selon lui, le pouvoir de Maduro hĂ©berge des terroristes. Lors de la rĂ©union du TIAR (autour de la question vĂ©nĂ©zuĂ©lienne) prĂ©vue ce mois-ci Ă  New York, les États membres pourraient dĂ©cider d’endurcirles mesures contre Maduro en envisageant par exemplede couper les relations diplomatiques et Ă©conomiques, de dĂ©crĂ©ter un blocus maritime ou aĂ©rien, sans oublier le recours aux forces militaires. À noter que cinq pays ont fait abstention lors de cette sĂ©ance de vote. Il s'agit du Trinidad and Tobago, de l'Uruguay, du Costa-Rica, du Panama et du PĂ©rou). Un seul s’est absentĂ©:les Bahamas, ravagĂ©es en dĂ©but de ce mois de septembreparl’ouragan Dorian. Le TIAR, connu aussi sous le nom de « TraitĂ© de Rio » (une sorte d’OTAN amĂ©ricain ouvrant la voie Ă  une intervention militaire) est un accord signĂ© en 1947 (avant la fondation de l’OEA) et qui regroupe 17 pays adhĂ©rents. En 2013, avec Hugo Chavez, leVenezuela s’était retirĂ© de ce traitĂ©. Ce n'est qu'en juillet dernier que Juan Guaido a facilitĂ© la rĂ©intĂ©gration du pays dans ledit cercle.. (Source: HaĂŻti Libre)


Photo d'illustration: UNESCO

Une bougie pour le Centre d’études interdisciplinaires sur les mĂ©dias haĂŻtien (CEIMH) QuĂ©bec, le 13 septembre 2019. — Le Centre d’études interdisciplinaires sur les mĂ©dias haĂŻtiens (CEIMH) cĂ©lĂšbre le premier anniversaire de son lancement officiel le 15 septembre 2019. À l’occasion, le CEIMH a prĂ©sentĂ© les rĂ©sultats d’une Ă©tude sur les Ă©missions de dĂ©bat radiophonique en HaĂŻti au colloque international qui s’est dĂ©roulĂ© Ă  l’UniversitĂ© Laval du 9 au 11 septembre 2019 dernier autour du thĂšme : « MĂ©dias, institutions et contrat de communication publique ». Il s’agit d’une Ă©tude de cas portĂ©e sur les Ă©missions Ranmase sur Radio CaraĂŻbe FM et Moment VĂ©ritĂ© sur Radio Signal FM, diffusĂ©es tous les samedis de 8 heures Ă  13 heures. Cette Ă©tude qui a dĂ©butĂ©en janvier 2019, porte sur des formes accidentelles ou inattendues de participation des membres de l’auditoire haĂŻtien Ă  des Ă©missions de dĂ©bat public radiophonique et des conflits dans la nĂ©gociation de certaines clauses du contrat de communication publique qui relie les diffĂ©rents partenaires d’échange. Ce travail de recherche examine, d’une part, des ruptures qui se produisent du fait de la dynamique interne du dĂ©bat, c’est-Ă -dire, quand des acteurs refusent de respecter les rĂšgles. Et d’autre part, des perturbations d’origine externe, quand des participants non sollicitĂ©s viennent dĂ©ranger l’ordre de chose qui avait Ă©tĂ© Ă©tabli avec les invitĂ©s. Les rĂ©sultats de cette Ă©tude rĂ©vĂšlent que les nĂ©gociations entre les partenaires d’échange conduisent le plus souvent Ă  des compromis et Ă  des Ă©checs ou des ruptures du contrat dans d’autres cas. Ils relĂšvent aussi que les participations non prĂ©vues aux Ă©missions amĂšnent de nouveaux acteurs, de nouvelles thĂ©matiques, de nouveaux rĂŽles, de nouvelles tonalitĂ©s qui influent sur le contrat de communication publique qui relie les interlocuteurs et changent la dynamique des dĂ©bats. À noter que le CEIMH est une institution apolitique et Ă  but non lucratif qui a pour but de rĂ©aliser des activitĂ©s de recherche scientifique et des Ă©vĂšnements sur les mĂ©dias haĂŻtiens. Les axes de recherche priorisĂ©s par le CEIMH sont entre autres : la mutation des pratiques journalistiques, l’attachement des HaĂŻtiens de la diaspora aux mĂ©dias de leur pays d’origine, la transformation du systĂšme mĂ©diatique haĂŻtien, le modĂšle Ă©conomique des mĂ©dias haĂŻtiens, l’histoire de la radiodiffusion en HaĂŻti. Le CEIMH a Ă©tĂ© lancĂ© officiellement le 15 septembre 2018 Ă  l’UniversitĂ© Laval avec l’organisation d’une grande confĂ©rence sur l’Attachement des HaĂŻtiens dĂšs la diaspora aux mĂ©dias de leur pays d’origine grĂące Ă  une subvention de la Fondation connaissance et libertĂ© (FOCAL) avec le support du journal Le Nouvelliste et l’émission Moment vĂ©ritĂ© de sur Signal Fm. -15 — Pour contact et authentification Wisnique Panier Doctorant en communication publique (UniversitĂ© Laval) Responsable du Centre d’Études interdisciplinaires sur les mĂ©dias haĂŻtiens (CEIMH) Membre de la commission de la recherche de l’UniversitĂ© Laval (CRUL) Courriel : panicky2004@yahoo.fr, TĂ©l. : +1581-7 777 435

A quelle vitesse l'univers s'Ă©tend-il? La "controverse" continue

Les astrophysiciens savent depuis 90 ans que l'univers s'Ă©tend, et ils tentent depuis de mesurer la vitesse exacte de cette expansion. Mais diffĂ©rentes mĂ©thodes produisent des rĂ©sultats diffĂ©rents, forçant les scientifiques Ă  se demander si leur thĂ©orie du cosmos est solide. Dans les annĂ©es 1920, les astrophysiciens Georges LemaĂźtre et Edwin Hubble ont dĂ©couvert que l'univers Ă©tait en expansion, au lieu d'ĂȘtre un terrain calme et bornĂ©. En 1998, deux Ă©quipes de chercheurs ont dĂ©couvert que le rythme de cette expansion s'accĂ©lĂ©rait avec la distance, et que l'univers Ă©tait rempli d'une mystĂ©rieuse "Ă©nergie noire" causant cette accĂ©lĂ©ration, depuis 14 milliards d'annĂ©es. Ils ont gagnĂ© le prix Nobel en 2011. La vitesse est calculĂ©e grĂące Ă  la "constante d'Hubble". Cette constante est estimĂ©e de plus en plus prĂ©cisĂ©ment par les physiciens. Le problĂšme est qu'elle est de 67,4 selon une mĂ©thode, et de 73 selon une autre. L'unitĂ© est en kilomĂštres par seconde par mĂ©gaparsec. Un mĂ©gaparsec Ă©gale environ trois millions d'annĂ©es-lumiĂšre. Cela se lit ainsi: des galaxies situĂ©es Ă  trois millions d'annĂ©es-lumiĂšres (1 mĂ©gaparsec) s'Ă©loignent de 67,4 (ou 73!) kilomĂštres par seconde. Les deux nombres semblent proches, mais pas pour les cosmologistes. Chaque mĂ©thode ayant une marge d'erreur faible, le fossĂ© entre les deux rĂ©sultats ne s'explique pas par une simple erreur de calcul: il y aurait donc un problĂšme plus fondamental, quelque chose qui nous Ă©chapperait concernant l'univers et que la thĂ©orie actuelle n'est pas capable d'expliquer. Peut-ĂȘtre que l'Ă©quation expliquant le Big Bang et le cosmos a besoin d'ĂȘtre mise Ă  jour. - "Des lois physiques inconnues" - La recherche actuelle, impliquant de nombreuses Ă©quipes dans le monde, consiste non seulement Ă  affiner les mesures de distance des Ă©toiles, mais aussi Ă  trouver de nouvelles mĂ©thodes pour mesurer la vitesse de fuite des galaxies et peut-ĂȘtre rĂ©soudre ce que les physiciens appellent sobrement, au lieu d'une controverse ou d'une crise, la "tension" de la constante d'Hubble. Illustrant cette quĂȘte frĂ©nĂ©tique, une Ă©tude dĂ©crivant une mĂ©thode nouvelle, rĂ©digĂ©e par des chercheurs de l'Institut d?astrophysique Max Planck en Allemagne et d'autres universitĂ©s, est ainsi parue jeudi dans la revue amĂ©ricaine Science. Ils sont parvenus Ă  mesurer la distance de deux Ă©toiles en observant comment sa lumiĂšre se courbe autour de grosses galaxies sur son trajet jusqu'Ă  la Terre. Cette Ă©quipe a mesurĂ© la constante Ă  82,4 km/s/mĂ©gaparsec, mais avec une marge d'erreur de plus ou moins 10%, soit beaucoup plus que les mesures effectuĂ©es par d'autres Ă©quipes. "Si la tension est rĂ©elle, cela veut dire que l'univers ancien Ă©tait gouvernĂ© par des lois physiques inconnues", dit la cosmologiste Inh Jee Ă  l'AFP, coautrice de l'Ă©tude. Le but de ces nouveaux travaux est de vĂ©rifier s'il y rĂ©ellement un problĂšme fondamental. Elle espĂšre que d'autres observations rĂ©alisĂ©es avec sa mĂ©thode permettront de rĂ©duire l'erreur, qu'elle reconnaĂźt ĂȘtre trop grande pour l'instant. InterrogĂ© par l'AFP, l'un des prix Nobel 2011 Adam Riess, de l'universitĂ© Johns Hopkins, confirme que ces nouveaux rĂ©sultats ne sont pas assez prĂ©cis pour vraiment peser dans la controverse, en tout cas pour l'instant. "Je ne pense pas que cela apporte grand chose Ă  l'Ă©tat actuel des connaissances. Mais c'est sympa que des gens cherchent des mĂ©thodes alternatives, donc bravo", conclut le cĂ©lĂšbre astrophysicien dans un e-mail.