Un brassard de police à Saint-Denis, le 29 juin 2018

A Saint-Denis, théâtre d'une nouvelle fusillade entre jeunes qui a fait un mort et un blessé, les élus locaux accusent l’État de "regarder ailleurs" tandis que les habitants craignent pour la vie de leurs enfants. Blessé à la gorge, le garçon, élève en lycée pro dans une autre ville, est mort sur place. Un jeune, lui aussi âgé de 16 ans, a été déposé à l'hôpital après avoir pris une balle dans la cuisse. Soupçonné de faire partie des agresseurs, il a été placé en garde à vue, selon le parquet de Bobigny. "Les immeubles et les voitures alentour ont été arrosés, ils ont vraiment défouraillé", confie une source proche de l'enquête. Sur place, des étuis de calibre 7,62 mm ont été retrouvés - laissant penser à des tirs en rafale de Kalachnikov -, ainsi que des battes de base-ball et des barres de fer. Car malgré le cri d'alarme de la procureur de Bobigny, Fabienne Klein-Donati, en janvier, suivi en mai d'un rapport parlementaire montrant que le département est "discriminé dans l'affectation des moyens", l’État "regarde ailleurs", dénonce le député. "Il va falloir des actes, et pas seulement verser des larmes de crocodile à intervalles réguliers sur la situation de ce département", martèle M. Peu. "On ne devrait pas mourir à 16 ans, ni mettre en danger sa vie et celle des autres", ajoute le maire PCF Laurent Russier. Saint-Denis, qui était candidate, n'a pas été retenue, contrairement à Aulnay-sous-Bois et Sevran. Deux villes elles aussi touchées par la violence au cours des dernières 24 heures: à Aulnay, un homme de 26 ans a été grièvement blessé par balles lundi après-midi tandis qu'un jeune de 19 ans est mort poignardé dans la nuit à Sevran. "Quand on était jeune, ça s'arrêtait aux mains et aux gazeuses "(bombes lacrymogènes), témoignent deux trentenaires. Ceux d'aujourd'hui sont "toute la journée devant des séries, après ils veulent imiter. Il faut leur donner un projet, un travail, une femme, et on entendra plus parler d'eux". "Ca pourrait être mes enfants, c'est terrible", dit Eugène, 59 ans, qui habite le quartier depuis 17 ans. "Qu'est-ce-qu'ils vont devenir ces jeunes de 15-16 ans ?"

Gérard Collomb le 5 septembre 2018

Le départ programmé de Gérard Collomb du gouvernement après les européennes de mai 2019 représente un nouveau casse-tête pour Emmanuel Macron et risque d'ajouter encore à la confusion d'une rentrée bien agitée pour l'exécutif. "C'est loin, les municipales. Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon", a-t-il dit, mettant fin aux spéculations sur son implication dans les futures batailles municipales lyonnaises. Du côté de Matignon, on a évoqué un "secret de Polichinelle" en rappelant combien M. Collomb était attaché à sa ville dont il fut le maire pendant 16 ans avant d'être nommé en mai 2017 au poste stratégique de ministre de l'Intérieur. Le président a déjà été contraint début septembre de reconfigurer le gouvernement après les départs soudains de Nicolas Hulot et Laura Flessel en plein milieu d'une rentrée compliquée avec les suites de l'affaire Benalla et la valse hésitation sur l'impôt à la source. Il avait dès lors créé la surprise en pointant du doigt le "manque d'humilité" de l'exécutif, le 6 septembre. Une sortie qualifiée de "maladroite" et de "limite limite" mardi par une source gouvernementale, "car elle a donné le sentiment qu'elle visait le président". - "Ministre à mi-temps" - Le patron des LR a également dénoncé le fait que, selon lui, le locataire de Beauvau serait désormais "un ministre à mi-temps", toujours en poste mais déjà presque parti. "Je ne serai pas ministre de l'Intérieur jusqu'à l'avant-dernier jour. A partir d'une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne", a expliqué M. Collomb dans L'Express. Moqué pour son verbe parfois brouillon, critiqué pour ne pas avoir su couper le cordon avec sa ville de cœur, Gérard Collomb a maintenu son crédit auprès de l'opinion publique en dépit de réformes contestées, surtout à gauche: la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt), qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l'état d'urgence, ou la loi asile immigration, critiquée au sein même de la majorité parlementaire.


Le vidéoclip du tout dernier son du rappeur Bas est sorti en août dernier en collaboration avec J. Cole, un artiste très apprécié dans le milieu hip-hop américain. Le tournage a été effectué dans le quartier haïtien de Miami, little haiti. Cela dit, des images vibrantes du bicolore haïtien et d’autres représentations significatives ayant rapport avec Haïti ont été offertes dans cette vidéo. La chanson s’intitule «Tribe» qui signifie «Tribu» en français. Elle dessine toute une histoire de réussite en amour. Parallèlement, la présence remarquable du drapeau haïtien peut constituer comme étant le petit détail final qui parfait cette réalisation pour un Haïtien. Aussi, il s’avère important de signaler que dans ce super emmêlement de musiques se trouve un peu de Rara local. Tribe n’est pas la première grande collaboration entre Bas et J. Cole. Au fait, le rappeur franco-américain a signé en faveur de Dreamville Records, le label de J.Cole depuis 2014. Avant ce morceau, ils ont fait «Lit», «Night Job», entre autres. Âgé de 27 ans aujourd’hui, Bas est né en France de parents soudanais. Celui qui s’apprête à sortir son troisième album a émigré aux Etats-Unis à l’âge de huit ans. La vidéo atteint jusque-làplus de 7 millions de vues sur YouTube. {"preview_thumbnail":"/sites/default/files/styles/video_embed_wysiwyg_preview/public/video_thumbnails/OA8aw07dpg0.jpg?itok=KpjOw8L4","video_url":"https://www.youtube.com/watch?v=OA8aw07dpg0","settings":{"responsive":1,"width":"854","height":"480","autoplay":1},"settings_summary":["Embedded Video (Responsive, autoplaying)."]}

Dans un bulletin métrologique, l’Unité hydrométéorologique d’Haïti a annoncé dans son bulletin paru lundi, plusieurs cyclones tropicaux, dont Florence, Hèlène, Isaac se baladent sur l’Atlantique. Cependant, Hélène et Florence ne représentent pas un «danger» pour Haïti par rapport à «leur trajectoire», a affirmé Madame Chrisnette St. Georges, Directrice de l'UHM. Par ailleurs, l’Ouragan Isaac qui se trouvait hier lundi à environ 2000 KM du lac Antillais et pourrait arriver sur les petites Antilles entre mercredi soir et jeudi. «L’atmosphère est actuellement humide et instable, des averses orageuses sont prévues sur plusieurs département d’Haïti», avaitindiquéMadame St. Georges. Plus loin, elle prévoit que le niveau de la mer sera élevé jusqu’à 4 pieds au niveau des côtes. Aussi conseille-t-elle aux voiliers de faire preuve de prudence. La température maximale pour ce mercredi pourrait atteindre les 34 degrés Celsius et la minimale, les 21 degrés Celsius, selon les prévisions de l’Unité hydrométéorologique d’Haïti.


Photo : Daniel Isenberg - Credit photo : economist.com

Le professeur américain de renommée mondiale Daniel Isenberg est en Haïti et a prononcéce vendredi au local du ciné Triomphe au champ de mars, une conférence sur l’écosystème entrepreneurial et le développement du secteur prive des affaires. De concert avec Vincent Onyemah, professeur associé de vente et de marketing au Babson College, leader mondial de la formation en entrepreneuriat, Daniel Isenberg, l’un de ces grands noms du monde de l’entrepreneuriat, a foulé le sol d’Haïti. Daniel Isenberg est considéré comme un pionnier et un gourou dans le monde, en matière de développement d’écosystème entrepreneurial. Il est professeur de pratique de l'entrepreneuriat au Babson College Executive Education où il a mis sur pied le projet Babson Entrepreneurship Ecosystem (BEEP). Il est l'auteur du récent Best seller « Sans valeur, impossible et stupide: comment les entrepreneurs contrariants créent et capturent une valeur extraordinaire» (Harvard Business Press, 2013). Fondateur du Babson Entrepreneurship Ecosystem Project (BEEP), deux de ses projets, « Manizales más » (En Colombie) et « Scale up Milwaukee »sont particulièrement médiatisés pour leur succès. Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, dans une vidéo disponible sur internet, vante les mérites de la contribution du Professeur Isenberg au renforcement de l’écosystème entrepreneurial de la ville de Manizales. En 1990, Isenberg a fondé Triangle Technologies en Israël, dont il a assuré la direction jusqu'en 2005. Il a contribué à la création de deux fonds de capital-risque et, de 1997 à 2001, Isenberg a été associé principal de Jerusalem Venture Partners, y compris Cyota et My Basis, tous deux acquis. Dans un article publié dans Harvard Business Review, en juin 2010, sous le titre « How to start an entrepreneurial revolution » (En français : comment démarrer une révolution entrepreneuriale), Daniel Isenberg dévoile sa pensée sur la manière dont un pays peut se mettre au pas avec la révolution entrepreneuriale. À travers cet article, il prend le Rwanda en exemple, pour ses progrès économiques extraordinaires, réalisés notamment à partir du renforcement de son écosystème entrepreneurial. Il a repris les mots du Président Paul Kagame : « L’entrepreneuriat est la voie la plus sûre vers le développement ».

Phil Schiller, vice-président marketing d'Apple, présente de nouvelles versions très haut de gamme de l'iPhone au siège de Cupertino, en Californie, le 12 septembre 2018

Apple a présenté mercredi de nouvelles versions très haut de gamme de l'iPhone, appelées iPhone Xs et Xs Max mais aussi une nouvelle montre avec de nombreuses fonctionnalités liées à la santé. Le groupe a présenté le modèle en deux tailles: 5,8 pouces (14,7 cm) et un modèle "Max", avec un écran de 6,5 pouces (16,5 cm), au cours de sa grand messe annuelle. "C'est l'iPhone le plus avancé que nous ayons jamais créé", a affirmé le PDG Tim Cook, chemise bleue et baskets blanches, sur la scène du Steve Jobs Theater. La marque à la pomme a aussi annoncé avoir déjà vendu 2 milliards d'appareils mobiles. - Boomers et Hipsters - Une façon de s'adresser à un public vieillissant mais connecté tout comme à de jeunes hipsters vivant à cent à l'heure. Dès le début de matinée, des centaines d'invités s'étaient pressés sous le soleil californien pour pénétrer dans la salle. Apple a lancé aussi une version moins chère de son smartphone, disposant de moins de fonctionnalités et d'un écran LCD plutôt que OLED. L'an dernier, Apple avait présenté trois modèles, dont le coûteux iPhone X ("10") et son déverrouillage par reconnaissance faciale. La stratégie du très haut de gamme permet à Apple de maintenir jusqu'à présent sa part de marché tout en continuant d'augmenter son chiffre d'affaires issus de ses smartphones. Un bon moyen pour compenser l'atonie du marché mondial, complètement saturé et marqué par la concurrence croissante des groupes chinois. Apple peut, de plus, compter sur un socle d'aficionados indéfectibles, prêts à casser leur tirelire pour s'offrir le dernier né de la gamme. Avec environ 12% du marché mondial, la firme à la pomme a perdu au deuxième trimestre sa deuxième place, détrônée par le chinois Huawei qui connaît une croissance ultrarapide, selon les cabinets Gartner et IDC.