Lundi 25 May, 2020

Une jeune association distribue un millier de plantules à des paysans

Des plantules distribuées à des organisations de base à Camp-Perrin et Maniche (département du Sud). Photo: Jeanel Constant

Des plantules distribuées à des organisations de base à Camp-Perrin et Maniche (département du Sud). Photo: Jeanel Constant

Dans le Sud d’Haïti, à Camp-Perrin et Maniche, une jeune organisation a trouvé une stratégie efficace pour soutenir le reboisement : distribuer des arbres fruitiers à treize (13) organisations locales en pleine fête du travail.

Octobre 2016, des rafales de vent et des pluies diluviennes ont abasourdi la région du Grand Sud, un des greniers d’Haïti, où résident pas moins de 700,000 âmes. Une situation insoutenable qui avait donné raison aux Cassandre qui clamaient à tout bout de champ que la péninsule n’avait pas les reins pour supporter une catastrophe naturelle de si grand envergure.

Parmi les secteurs les plus touchés, pointe l’agriculture, la principale source de richesse. « La terre accuse une certaine infertilité », regrette Dominique Jean-Baptiste, coordonnateur de l’association Anviwonman’m Se Lavi’m (Asela), natif de Camp-Perrin (une commune située à quelque 200 km du sud de la capitale).

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Cette année, pour la fête de l’agriculture et du travail, l’association a marqué un point important en organisant le 30 avril une campagne de distribution de plantules à treize (13) organisations basées à Camp-Perrin et Maniche (distance 218 km au sud de la capitale).

La production des fruits chute considérablement

« Nous avons distribué environ un millier de plantules à des agriculteurs locaux, informe le journaliste de Radio Vision 2000. Grâce au support de l’organisme caritatif, Food for the Poor ».

« C’était des arbres fruitiers, tels des cocotiers, des citrus, des cacaotiers, des cerisiers, des arbre-à-pins et des tamariniers », explique-t-il, arguant que les cerisiers atteindront leur première récolte à l’automne de l’année prochaine.

L'organisation vieille d’une année a fait un constat: la production des fruits chute vertigineusement après le passage du cyclone Matthew en octobre 2016.

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« Une des raisons pour lesquelles nous avons mis l’accent sur la distribution d’arbre fruitier c’est parce que, observe-t-il, la production de mangue, mandarine, etc., a nettement diminué dans la zone ces dernières années ».

« Nous n’avons pas trouvé d’autre moyen plus efficace d’aider à y remédier qu’en distribuant nous-mêmes ces arbres », raconte-t-il non sans une pointe d’orgueil.

Un avocat pour l’environnement

La plateforme Asela se veut également être un vecteur promotionnel pour l’ « environnement » et de la « relance agricole » dans le Grand Sud.

« Œuvrer à la protection de l'environnement et au renforcement du secteur en favoriser un meilleur traitement des dossiers liés aux problèmes environnementaux et agricoles et en intervenant directement auprès des paysans », telle est la mission que l’association s’est donnée.

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En cette « grande première activité de l’association », les responsables avaient également prévu de juxtaposer une campagne de protection contre la Covid-19, parce que cette dernière est en partie liée à l’environnement, selon Jean-Baptiste.

« Mais nous y avons renoncé faute de moyens », regrette-t-il.

Websder Corneille

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