Mercredi 30 Septembre, 2020

Les textes gagnants du concours national de dissertation sur Covid-19

De gauche à droite: Jose Alan Piard (1er), Ruchama Dumesle Dessources (2e) et Raude Lyncée Elisabeth Charles (3e), lauréats du concours de dissertation national autour de la lutte contre la COVID-19/ Photo: Centre Muse Haïti

De gauche à droite: Jose Alan Piard (1er), Ruchama Dumesle Dessources (2e) et Raude Lyncée Elisabeth Charles (3e), lauréats du concours de dissertation national autour de la lutte contre la COVID-19/ Photo: Centre Muse Haïti

Les textes que vous allez lire ont remporté les trois premières places dans le cadre du concours national de dissertation sur la Covid-19, organisé par le Centre Muse Haïti et ses partenaires. Les champions ont tous traité le même sujet, présenté ci-dessous.

Nombreux sont ceux qui témoignent d’une méfiance et d’un scepticisme envers l’État haïtien relativement aux nouvelles concernant la Covid-19. A) Selon vous à quoi sont dus cette méfiance et ce scepticisme? B) Pensez vous que cette méfiance et ce scepticisme suffisent pour nous autoriser à faire fi de toute mesure préventive contre la pandémie en question?

Texte ayant remporté le premier prix

Auteur: Jose Alan PIARD

Etablissement: Séminaire Collège de Mazenod (Sud)

L’histoire du monde est jalonnée d’épidémies et de pandémies qui ont exterminé des millions d’individus sur presque tous les continents : l’épouvantable peste noire causant la mort de 30 à 40% de la population européenne ; la fameuse grippe espagnole d’après-guerre en 1918, laquelle a causé plus de 30 millions de morts. Nonobstant, jamais dans l’histoire on a connu une telle panique avec l’apparition inopinée du SARS-COV-2 en décembre dernier. Et face à cette situation imprévue, Pour juguler cette crise sanitaire, des mesures sont prises dans chaque pays, tant au niveau social, qu’économique, politique, médiatique.

Cependant, en Haïti, face aux nouvelles concernant la covid -19, nombreux sont ceux qui témoignent d’une méfiance et d’un scepticisme envers l’Etat haitien.En effet, quelles sont, d’une part les causes de cette méfiance et de ce scepticisme accrus de la part du peuple envers le gouvernement haïtien ? Et d’autre part, est-ce que cette méfiance envers l’Etat suffit –elle pour nous autoriser à dédaigner toute mesure préventive contre le SARS-COV-2 ? Précisons…

Haïti, aujourd’hui est confrontée, comme de nombreux pays, à une crise sanitaire sans précédent, et face à cela, le peuple n’inspire pas confiance informations que divulguent l’Etat haitien concernant la situation exacte de cette pandémie dans le pays parce-que : les gouvernements portent l’empreinte d’une mauvaise gouvernance ; de plus, Son excellence Jovenel Moise n’inspire pas confiance et enfin il faut reconnaitre que le peuple n’est pas assez éduqué.

Tout d’abord, précisons que, depuis des décennies, Haïti souffre de la mauvaise gouvernance de l’appareil de l’Etat, bien des exemples l’illustrent : les fonds du petro –caribe, dilapidés, et jusqu’à aucune explication formelle est donnée ; le peuple en tout temps qui se manifestent, le budget qui n’est pas orienté dans des domaines productifs. L’évidence la plus claire, est le pays au lieu d’avancer ne fait que reculer. Et cette crise présente à nos dirigeants une occasion de se remplir les poches avec les aides internationales qui seront données en fonction de la gravité du coronavirus dans le pays, alors, raison en plus d’exagérer les nouvelles. En fait, un gouvernement insoucieux du bien-être du pays, n’a qu’à profiter de la situation pour faire fortune, c’est bien évident.

De plus, le Président Jovenel Moise, comme on le surnomme : le grand Hâbleur ne fait que depuis son arrivée au pouvoir, faire des promesses en l’air : l’Electricité 24/24, jusqu’à nos jours le black-out est imminent en Haïti .Et même pendant la crise, il continue à nous mentir, les trois milles gourdes promises à 1,5 millions de familles, seulement quelques personnes l’ont reçues. En fait, le peuple est fatigué par ses promesses jamais réalisées, cependant, malgré, au terme de son mandat, il continue à faire le fanfaron, et le plus grave, il décrète des lois immorales. Enfin, comment pourrait –on faire confiance à un chef d’Etat aussi menteur ?!

En troisième lieu, le peuple manque d’éducation en matière et n’est pas préparé, et avec tous nos problèmes préexistants, il n’était pas préparé à une telle situation, lorsqu’on considère, que pour survivre, il doit nécessairement sortir chaque jour dans ses activités, la majorité dans le secteur informel, et encore lorsque les maisons sont à une forte promiscuité, il ne peut exprimer que méfiance et déni. Et ajouté à la mauvaise gouvernance de l’Etat, de leur condition précaire, il ne vit pas il survit. Devant la qualité du gouvernement le peuple ne saurait s’y confier.

Cependant, malgré cette inconfiance envers le gouvernement, est –ce que cela doit suffire pour autant à ne pas faire son maximum pour respecter les mesures conseillées par le gouvernement pour diminuer le risque de la propagation de la maladie ?

Malgré la défaillance du système de l’Etat, sa mauvaise gestion politique, il faudrait tout de même adopter les mesures proposées par le gouvernement pour lutter contre le SARS-COV-2 parce –que : La pandémie a déjà ravagé plusieurs pays ; de plus, historiquement parlant les pandémies ne sont pas des blagues ; et enfin, il faut tout de même assurer sa survie malgré les doutes.

En premier lieu, nous avons, la preuve des ravages de la pandémie dans plusieurs pays, Les Etats unis les morts par milliers par jour, la France, la république domicaine et nombreux autres pays, ne disent pas le contraire, il est évident que la maladie est extrêmement meurtrière. Et déjà Haïti compte les 8000 milles cas. Le danger est bien imminent. Bien que les chiffres donnés par le gouvernement soient probablement faux, cela ne pourrait empêcher l’application des gestes barrières jugulant la contraction du coronavirus. Il faut accepter les évidences et se protéger dans la mesure que possible.

En second lieu, l’histoire témoigne la gravité inévitable des pandémies. La peste noire, tuant 30 à 40 % de la population européenne ; la grippe espagnole dont le nombre de morts est évalué à plus de 30 millions de morts …Et le choléra en Haïti, causant la mort d’une bonne partie de la population. Il est clair, les pandémies ont toujours causé des pertes considérables. Alors, connaissant le poids des risques d’une pandémie, il faut bien nécessairement prendre des précautions empêchant sa propagation et ceci malgré les possibles désinformations du gouvernement.

Et enfin, la priorité n’est pas les informations données par l’Etat mais la survie de tout un chacun des individus de la population. Mieux vaut pas croire au gouvernement et appliquer les mesures barrières et sauver sa vie en cas de la contraction du coronavirus au lieu de n’y pas croire sans observer les mesures et mourir. Et malgré tout ce que l’on peut croire, certains de nos familles sont morts du virus. En fait, il faut malgré tout adopter les mesures de barrières contre le coronavirus en cas d’une possible infection, après tout par rapport à l’importance de notre survie on ne perd rien à nous soumettre aux principes de santé ordonnés par l’Etat haitien…

En somme, l’impact du coronavirus est remis en question par le peuple à cause de leur méfiance envers l’état haïtien. Cependant, l’existence du coronavirus est une évidence, il est bien présent dans le monde et en Haïti. Par contre, l’on devrait sans réfléchir adopter les mesures de lutte contre la covid -19 afin d’assurer sa survie quoiqu’il est très possible que les chiffres présentés ne soient pas corrects. En revanche, la mauvaise gestion des financements ne pourrait –elle générer une crise post coronavirus en Haïti ?

Deuxième position

Auteur: Ruchama Dumesle Dessources

Etablissement: Philo Institution Mixte Splendeur (Ouest)

Presque partout dans le monde, En ces temps de Covid-19, la tension ne cesse de monter. Les gens sont palpés de peur, leurs yeux rivés sur les statistiques journalières concernant la pandémie. Le Corona virus, les gestes barrières, le confinement ; sont les mots qui font la une des conversations. Les personnes sont enfermées chez eux, ne sortant qu’en cas d'extrême nécessité. La vente de papier toilette et de désinfectant (hand sanitizer) ont explosé. Un atmosphère d’inquiétude s’est installé quasi-partout dans le monde depuis les ravages causés par la Covid-19.

En revanche, en Haïti, malgré le confinement général annoncé par le gouvernement le 19 Mars dernier et les restrictions que ceci impose ; on dirait que rien n’a vraiment changé. Outre la fermeture des écoles, et l’interdiction des cultes ; malgré les avertissements du gouvernement (couvre-feu, fouet, amande de 3000 gourdes), la presque population haïtienne n’a fait qu'ignorer l’ampleur de la situation. À quoi sont dus la méfiance et le scepticisme que nombreux témoignent envers l’État haïtien relativement aux nouvelles concernant la Covid-19 ? Cette méfiance et ce scepticisme nous autorisent ils à faire fi de toute mesure préventive contre la pandémie ? Faisons le point.

Le système politique gouvernemental haïtien, a engendré au cours des décennies, un défaut de confiance du peuple vis-à-vis des dirigeants. Le peuple n’a plus confiance aux dires de ceux qui sont censés être leurs leaders. Cela est dû au fait que les dirigeants nationaux, au fil des années, ont rarement mis à terme leurs promesses de campagne et même les promesses faites lors de leurs mandats. Citons la promesse le l’ex Président de la République, Mr Michel J. Martelly de rendre la scolarité gratuite ; ou celle de l’actuel Président de la République, Son excellence Mr Jovenel Moïse d’électrifier le pays en 24 mois.

Qui plus est, ils ont constamment leurs mains trempées dans des affaires de corruption ou de blanchiment d’argent. Prenons par exemple l’affaire PETROCARIBE impliquant les deux derniers gouvernements et l’actuel chef de l’État. Ces situations persistantes ont contribué à la méfiance du peuple envers l’État haïtien. À l’annonce des premiers cas de la Covid-19 recensés dans le pays le 19 Mars 2020 par le Ministère de la Santé Public et de la Population (MSPP), étant habitué aux manies du gouvernement, certains disaient que les dirigeants voulaient seulement profiter des subventions faites aux pays sous développés pour lutter contre la pandémie pour se remplir les poches. Et certains accusaient l’État de donner le virus aux citoyens par piqûre pour augmenter le nombre de contaminés et ainsi recevoir plus de subventions.

Le peuple haïtien était aussi très sceptique en ce qui concerne l’existence même de cette pandémie. Situation due aux failles de notre système éducatif et son manque d’expansion , et aussi le fait que les origines et la manière dont le virus est arrivée en terre nationale étaient floues aux yeux de la population. Les Haïtiens étant pas bien éduqués ou pas éduqués du tout, on a eu droit à maintes conspirations et maintes rumeurs venant de partout. Premièrement, on prétendait que les noirs ne pouvait pas contracter le virus, puis il était question de ne pas aller à l’hôpital mais de préparer des recettes naturelles fait maison.

Puis il y a eu le fameux affaire « thé de cheveux » où les gens étaient censés prendre leurs bibles, chercher feuilles après feuilles jusqu’à trouver un cheveu avec lequel ils feront du thé. De plus, le manque de fluidité des informations fournies par l’État a renforcé scepticisme des haïtiens face à la maladie. Il faut aussi prendre en compte que les Haïtiens ont toujours cette croyance que les microbes ne nous atteignent pas (mikwòb pa touye ayisyen), et que des maladies comme le Choléra ou la Tuberculose ont été taguées de maladies démoniaques (vodou).

Nous ne devrions sous aucun prétexte, mépriser les mesures préventives contre la Covid19. Nos superstitions ou la mauvaise gestion du pouvoir par nos dirigeants ne devraient pas constituer une excuse pour ne pas se protéger ou ne pas protéger nos concitoyens. C’est de notre devoir de nous assurer que, malgré les moments difficiles que nous traversons, notre pays ne tombe pas en proie à cette pandémie meurtrière qui est la Covid-19. Nous avons chacun notre rôle et notre responsabilité.

Somme toute, les évènements passés ont fortement affecté la confiance des haïtiens envers le gouvernement, même en ce qui relève de la gestion et aux nouvelles concernant la Covid-19. De plus, les failles de notre système pédagogique, le manque de fluidité des informations et surtout nos aspirations et superstitions rendent sceptiques les Haïtiens face à l’existence de la pandémie.

Malgré un confinement quasi-mondial, en Haïti, les transports publics(tap-tap, bwa fouye, kamyonèt, bis) étaient bondés de gens, sans distanciation sociale et sans masques. Les écoles et les églises étaient fermées, certes ; mais les gens continuaient de fréquenter les bars, les hôtels, les restaurants et les plages des quartiers populaires, toujours sans respecter les gestes barrières. Les marchés fonctionnaient toujours au même rythme toujours sans respecter les préventions.

Cette situation ne nous autorise pas, toute fois, à nous relâcher et à ne pas appliquer les gestes barrières. Nous sommes tous témoins des ravages qu’a opéré le virus partout dans le monde surtout dans les pays ou il a été minimisé. Nous avons tous notre rôle à jouer dans le bien-être de notre nation.

Troisième position

Auteur: Raude Lyncée Élizabeth Lasvithania CHARLES

Établissement : Collège Louverture Cleary (Ouest)

Sur le plan juridique, l'État est considéré comme l'ensemble de pouvoirs d'autorité et de contrainte collective que la nation possède sur les citoyens et les individus en vue de faire prévaloir ce qu'on appelle l'intérêt général, et avec une nuance éthique le bien public ou le bien commun. La covid-19 est cette pandémie qui a fait irruption dans le monde en décembre dernier à whuhan, sa ville de naissance. Et elle est arrivée sur notre territoire en mars 2020. Une fois qu'elle a été détectée, les autorités locales ont pris des mesures drastiques, avec la déclaration de l'État d'urgence sanitaire sur tout le pays pour empêcher sa propagation.

En dépit de toutes ses résolutions prises par l'État haïtien pour protéger la population contre la covid-19, nombreux sont ceux qui témoignent d'une méfiance et d'un scepticisme envers ce dernier relativement aux nouvelles concernant la covid-19. Ce qui nous apporte à nous questionner sur les motifs de cette méfiance et de ce scepticisme. Également l'on se demande si toutefois ces dernières seraient de bonnes causes, est ce que ce serait une raison valable de mépriser les mesures préventives contre la covid-19 ? Analyser dans un premier temps les relations existant entre l'État et le peuple haïtiens, etaler dans un second temps les dégâts causés par cette pandémie, C'est ce qui va nous permettre de repondre à ces questions.

Comme mentionné tantôt, l'État constitue un élément majeur dans le bien être d'une population. Ainsi les relations entre l'État et le peuple doivent être très serrées et très étroites afin que ce bien être soit compris et accepté par la population. Sinon, la population peut s'avérer comme un ennemi farouche envers son propre état,responsable de son propre bien être.

Depuis quelques temps, un grand trou s'est creusé entre l'État et la population haïtiens. La population n'a plus confiance en son État, elle devient très méfiante et sceptique envers ce dernier à tel point qu'elle ne lui accorde absolument aucune confiance. Beaucoup d'éléments sont à la base de cette méfiance et de ce scepticisme, parmi lesquels on peut citer: la corruption, le non respect des promesses faites, les mauvaises conditions de vie et les stress de toutes sortes auxquels fait face la population. Prenons d'abord la corruption. Comme beaucoup de pays pauvres, Haïti bénéficie de nombreux prêts et de dons venant soit d'autres pays ou bien des associations. Ces dons et prêts sont surtout faits dans l'objectif d'aider le pays à prendre un élan vers le développement. Malheureusement cet objectif n'est jamais atteint car les fonds ont souvent été dilapidés par les responsables, et sont donc utilisés à d'autres fins que celles pour lesquelles ils étaient destinés.

À titre d'exemple on a les fonds du PetroCaribe, l'argent a été totalement dilapidé et ajoutons que jusqu'à présent le procès n'a pas encore eu lieu quoique ce dernier soit vivement réclamé par le peuple. Ensuite, on a le non respect des promesses faites. Comme à chaque fois, fraîchement installés, les présidents font pleins de promesses à la population et cette dernière, toujours aussi naïve les croit et les applaudit. Puis, une fois bien imbu du pouvoir, ils ne se soucient guère de la population ni des promesses faites;mais de préférence ils se hatent à s'enrichir et tant pis pour ceux qui les ont donnés ce pouvoir et qui attendent d'eux un mieux-vivre. Un exemple très concret, on a le président d'actuel Jovenel Moïse qui avait promis de l'abondance alimentaire et jusqu'à présent le peuple croupi dans la misère. Maintenant, prenons les conditions de vies.

La population haïtienne actuelle vit dans un état déplorable, dans des conditions de vies qui laissent à désirer. Elle vit dans la malnutrition avec un accès prequ'impossible aux soins de santé, la majorité des enfants ne vont pas à l'école sinon qu'ils font de leur mieux pour se trouver de quoi manger quotidiennement en quémandant ou en essuyant les voitures; la plupart des gens n'ont pas un abri confortable car généralement ils sont une demi douzaine ou même plusdans une seule pièce. Tout cela rend leurs conditions de vies inacceptables et indésirables. Enfin, pon a les stress de toutes sortes auquels fait face la population. De nos jours, l'insécurité foncière, la cherté de la vie constituent l'ensemble de notre quotidien.

Les jeunes, si ils ne se font pas tués innocemment, se convertissent en gangster et terrorisent la population. Alors que certains s'évertuent pour se trouver un gagne-pain,d'autres leur bloquent la route les empêchant d'y arriver. Alors que la population s'appauvrit les produits de nécessité battent le record. On vit dans une inquiétude très croissante tellement qu'on est confronté à des problèmes de toutes catégories. De ce fait, tout cette charge qui pèse quotidiennement sur la population la rend moqueuse envers l'État et deteriore ainsi la relation existant entre eux.

Malgré ce lot quotidien, on ne peut toutefois oublier l'existence et l'étendue de la pandémie qui fait rage actuellement. La covid-19 est une maladie nouvelle et jusqu'à présent les experts n'ont pas encore pu l'examiner sur toute son étendue. Cependant elle continue à faire rage à travers le monde. Elle impacte négativement les économies de tous les pays dans un contexte où la mondialisation était un concept en plein élan alors que maintenant on est appelé à se confiner, partout dans le monde les gens se retrouvent dans le chômage; plus d'un million de personnes sont infectés, plus de 150 mille en sont morts et d'autres qu'on arrivera peut-être jamais à dénombrer en sont infectés soit moralement soit physiquement ou les deux à la fois. Ajoutons que l'un des pays les plus affectés et en termes de décès et de contamination, ce sont les ÉtatsUnis,pays le plus riche du monde.

Nous en Haiti, malgré toutes les mauvaises prévisions faites à cause du mauvais état du pays, on est encore capable de faire face à la pandémie à tel point que les autorités ont procédé à la levée de l'État d'urgence sanitaire. Ceci n'empêche pas cela, on a quand même eu plus de 7000 contaminés et plus d'une centaine de morts. Et quoique les cas diminuent quotidiennement, la pandémie est toujours présente dans le pays ce qui veut dire qu'on peut toujours être contaminé, quelque soit la personne. Tous ces faits démontrent que la pandémie est réellement présente à travers le monde y compris Haïti et qu'elle y fait rage.

La population haitenne est celle qui se débat quotidiennement pour survivre. Et le fait que l'État haïtien ne fait presque rien pour améliorer ses conditions de vies malgré la disponibilité des moyens mais au contraire il la livre à elle-même, c'est ce qui la rend méfiante et sceptique envers ce dernier. Cependant, quoique ce scepticisme et cette méfiance soient justifiés, cela ne veut pas autant dire qu'elle doit faire fi de toutes mesures préventives contre la pandémie en question car à travers ses impacts à la fois économiques et sociaux, les données prouvent clairement son existence et sa capacité à détruire l'humain et physiquement et moralement.

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