Mardi 2 Juin, 2020

Health Through Walls vole au secours des détenues victimes de viols

Des membres de l’organisation Health Through Walls Crédit Photo : Page Facebook (HTW).

Des membres de l’organisation Health Through Walls Crédit Photo : Page Facebook (HTW).

A la prison civile des Gonaïves, plus d'une dizaine de femmes ont été victimes de viols collectifs perpétrés par des co-détenus mâles. Des membres de l’organisation Health Through Walls qui ont visité la rédaction de Loop Haïti mardi 12 novembre dernier rassurent avoir pris en charge les 16 femmes qui étaient détenues dans centre carcéral le jour même du "drame".

Le superviseur médical, Edwine Prophète et le coordonnateur Nikson Antoine, ayant visité la rédaction de Loop Haïti cette semaine, nous ont informé que la Health Through Walls (HTW), organisme international œuvrant dans la lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et d'autres maladies contagieuses à travers les prisons dans 38 pays dans le monde, est intervenue sans perdre de temps suite aux cas de viols en série perpétrés contres 12 femmes détenues dans la prison civile des Gonaïves dans entre 7 au 8 novembre 2019.

entend rehausser l’objectif de l’organisation qu’est de : « Promouvoir la santé à travers les prisons »

Afin d’éviter des grossesses non désirées, la transmission du VIH SIDA, la tuberculose ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles ou non, la Health Through Walls, qui détenait déjà un personnel médical dans la prison de Saint-Marc, a mis en place une stratégie afin de garantir le droit à la santé des détenues victimes, nous ont fait savoir ces deux responsables.

En Haïti depuis 2009, Health Through Walls (HTW), traduit littéralement "Santé à travers les murs", est spécialisée dans l'apport de soins aux prisonniers et prisonnières. Pour rassurer les membres de la population qui ont été effrayés par ce qui s'est produit, le médecin et superviseur médical, Edwine Prophète, rassure que la situation sanitaire des détenues est sur contrôle.

« Nous avons été informés en moins de 24 heures après l’incident. Nous avons un staff permanent à Saint-Marc, où les victimes ont été transférées. Et nous avons commencé les tests de dépistage », explique le docteur Edwine Prophète.

D’après le médecin, en ce qui concerne la possibilité de transmission du virus de SIDA après ces viols, il était impératif que le personnel médical d’appliquer le protocole relatif aux viols. « Nous avons 42 patients qui souffrent du VIH SIDA au sein de la prison civile et 8 autres qui souffrent de la tuberculose », souligne-t-il. « Notre premier devoir a été de s’informer du lieu du transfert des différents prisonniers pour ensuite appliquer le protocole du viol ».

À partir du protocole médical national établit par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) pour les victimes de viols, nous avons démarré la prise en charge avec des tests de dépistage ensuite une prophylaxie aux ARV puis nous avons offert aux victimes des médicaments, explique docteur Prophète.

Avec un staff permanent dans 11 centres carcéraux sur les 18 en fonction dans le pays, l’organisation Health Through Walls fait de la santé des détenues une priorité. Les prisons couvertes par son programmes disposent d'un administrateur de site, un médecin, une infirmière, un Case manager, un laborantin et un psychologue0psychiatre.

 

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :