Ashley Esposito, devant son domicile Ă  Baltimore (Maryland), le 6 avril 2020 envisage l'accouchement Ă  domicile en raison du coronavirus

Changement de cap pour Gina Conley: à sept mois de grossesse, cette professeure de fitness a choisi d'accoucher à domicile et non à l'hôpital, une option lui paraissant plus sûre en pleine pandémie de coronavirus mais non couverte par son assurance santé. "Je n'aurai pas à aller dans un hôpital où des personnes potentiellement infectées et du personnel qui a été exposé au coronavirus pourraient être près de moi ou de mon bébé", reconnaît soulagée la femme de 32 ans, qui vit à Southern Pines en Caroline du Nord. Même son de cloche pour Jordan Perez, 30 ans, qui a récemment opté pour un accouchement à domicile alors qu'elle entame son neuvième mois de grossesse. "J'ai toujours voulu donner naissance chez moi mais avant le virus ma sage-femme ne le proposait pas. Il y a une semaine, avec ce qui se passe, elle a finalement accepté", explique à l'AFP Mme Perez, qui travaille dans la vente de cosmétiques à Homer en Alaska. Ashley Esposito, qui envisage aussi cette alternative, est particulièrement préoccupée par les restrictions de certains hôpitaux, limitant le nombre de personnes lors de la naissance pour endiguer la propagation du Covid-19. "C'est notre premier bébé en bonne santé et que mon mari ne soit pas là, ce n'est pas une option pour moi", confie émue la spécialiste des données âgée de 35 ans, qui a conçu son enfant par fécondation in vitro après deux grossesses non menées à terme. A New York, des hôpitaux avaient banni les conjoints avant que le gouverneur Andrew Cuomo ne signe un décret en mars pour dire qu'aucune femme n'accoucherait seule. - De 4.000 à 8.000 dollars - Ashley Esposito, qui réside à Baltimore, hésite toutefois à programmer son accouchement à domicile pour une simple raison: le coût de la procédure, hors du réseau de soins couverts par son assurance santé. AFP / SAUL LOEBAshley Esposito, devant son domicile à Baltimore, le 6 avril 2020 est tentée par l'accouchement à domicile à cause du coronavirus, mais s'inquiète du coût "Cela peut aller de 4.000 à 8.000 dollars de frais à avancer", détaille-t-elle. "Payer autant d'argent avec la situation économique actuelle... Des gens au travail de mon mari ont été licenciés. Rien n'est garanti". Elle soutient une pétition, qui a recueilli près de 1.300 signatures, réclamant une meilleure prise en charge de l'accouchement à domicile par les compagnies d'assurance dans l'Etat du Maryland. Gina Conley déboursera elle plus de 4.000 dollars de sa poche pour accoucher chez elle. "Ce n'est pas bon marché mais pour avoir la naissance que nous voulons, avec beaucoup moins de stress, ça me semble valoir le coup", assure-t-elle. Côté sages-femmes, c'est le branle-bas de combat pour faire face à l'afflux de patientes. "Nous faisons en moyenne 5 accouchements à domicile par mois" mais en ce moment c'est plutôt entre 8 et 10, indique à l'AFP Mairi Breen Rothman, directrice du cabinet de sages-femmes M.A.M.A.S à Takoma Park dans le Maryland. Malgré le recrutement d'une troisième sage-femme, son cabinet, dont l'agenda est complet jusqu'à août, a dû refuser des clientes faute de créneaux disponibles. "Je ne pense pas qu'il y ait assez de sages-femmes pour faire face à cette hausse des demandes", signale Michelle Palmer, présidente du comité accouchement à domicile de l'association américaine des sages-femmes professionnelles (ACNM). Sur les quelque 12.000 sages-femmes agréées aux Etats-Unis, seules "3.000 travaillent actuellement dans des centres de naissances (non hospitaliers) ou s'occupent d'accouchement à domicile", précise-t-elle. - Consultations sur Zoom - Réduction du nombre de visites à domicile, consultations sur Zoom, port du masque: ces professionnels de santé doivent par ailleurs adapter leur pratique pour éviter la propagation du coronavirus entre les clientes. "Nous demandons aux familles de se procurer un tensiomètre pour prendre elles-mêmes leur tension et un ruban pour mesurer la taille de leur ventre", souligne Michelle Palmer dont le cabinet est situé à Rhode Island. Mairi Breen Rothman fait attendre ses clientes dans leur voiture où elles doivent laisser tous leurs effets personnels. "Elles entrent par une entrée séparée, enlèvent leurs chaussures, vont se laver les mains. On fait l'examen.(...) Dès qu'elles partent, on désinfecte tout ce qu'elles ont pu toucher, les poignées de porte, les interrupteurs, le canapé, tous les instruments médicaux, le téléphone, on nettoie la salle de bain", énumère-t-elle en riant nerveusement. Les recherches sur l'impact du Covid-19 sur les femmes enceintes sont encore très limitées. Mais l'OMS laisse entendre qu'elles ne sont pas plus à risque que le reste de la population. Une étude chinoise publiée en mars a cependant montré qu'une transmission au foetus pendant la grossesse était possible tandis qu'aux Etats-Unis un bébé de six semaines contaminé est décédé la semaine dernière. Ashley Esposito pour sa part, qui s'imagine donner naissance devant la télé en regardant "Le Seigneur des Anneaux", ne compte prendre aucun risque après l'arrivée de son bébé. "Je vais rester dans ma bulle. Sa première année, je ne pense pas que nous aurons beaucoup d'interactions avec des gens ailleurs que sur Skype", prévient-elle.

"Neymar sera toujours le bienvenu" au Barça, a déclaré l'attaquant uruguayen du FC Barcelone Luis Suarez, actuellement blessé et confiné chez lui, dans un entretien au journal Mundo Deportivo mercredi. "'Ney', tout le monde le connaît, on sait toute l'affection qu'on lui porte au sein du vestiaire. C'est un joueur indiscutable, et il a encore beaucoup à démontrer. Il sera toujours le bienvenu dans le vestiaire, nous l'apprécions beaucoup", a insisté l'avant-centre uruguayen (33 ans), qui se remet d'une opération du ménisque du genou droit. "C'est difficile de parler des joueurs aujourd'hui... Parler de qui pourrait venir dans cette situation, c'est compliqué. Mais je peux faire des commentaires sur les joueurs, et ce sont d'énormes joueurs", a répondu l'attaquant uruguayen, interrogé sur les rumeurs de retour en Catalogne de la star brésilienne du Paris Saint-Germain Neymar, 28 ans. Suarez s'est aussi exprimé au sujet de l'attaquant argentin de l'Inter Milan Lautaro Martinez, 22 ans, dont le nom circule également du côté du Barça. "Lautaro est un joueur qui monte en Italie, c'est un avant-centre mobile, des plus spectaculaires, et ça reflète le grand attaquant qu'il est. Il n'est pas question d'incompatibilité, il faut qu'il soit content qu'un club comme le Barça le veuille", a estimé le buteur de la "Celeste". "Il y aura toujours une saine rivalité entre nous, et tant qu'on vise tous le même objectif, c'est-à-dire tout gagner, les joueurs qui vienne aider l'équipe à atteindre ses objectifs et à nous renforcer seront toujours les bienvenus", a souligné Suarez. - Salaires: "Des choses fausses ont été dites" - L'attaquant uruguayen est également revenu sur le litige entre les joueurs et la direction la semaine dernière: sevré de recettes du fait de la suspension des matches liée au nouveau coronavirus, le Barça a trouvé un accord avec les joueurs pour une baisse de 70% de leurs salaires jusqu'à la reprise de la compétition. Ceci doit permettre au club d'économiser 14 millions d'euros par mois. Mais un couac de communication a poussé les joueurs, Lionel Messi en tête, à doubler le club et publier un communiqué pour défendre leur image. "C'était un mal-être général chez tous les joueurs. Il y a des choses fausses qui ont été dites: il a été dit que les joueurs ne voulaient pas voir leurs salaires baisser autant, que certains n'étaient pas d'accord... Et qu'ils disent ça, alors qu'ils ne sont pas dans le groupe, ça dérange. Ca dérange tous les joueurs", a affirmé Suarez. "Absolument tous les joueurs étaient d'accord depuis le début pour aider le club au maximum. (...) L'accord a été retardé parce que (...) ce n'est pas facile de retoquer le salaire de 22-23 joueurs. C'était un travail en commun entre le club et les avocats des joueurs, mais ce n'est pas un travail facile", a conclu l'Uruguayen.


"Kreyòl pale. Kreyòl konprann", proverbe haïtien. .Luckenson Jean/LH

À Montréal-Nord, un arrondissement de la ville de Montréal, les citoyens sont adressés dans leur langue maternelle, dont le Créole pour les Haïtiens. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, dit-on souvent. Pour contrecarrer tout risque d’imbroglio, la Santé publique Nord-montréalaise fait usage de la langue maternelle des communautés pour leur sensibiliser aux menaces réelles du nouveau coronavirus (Covid-19). Un camion muni de haut-parleurs va déambuler toutes les fins de semaine, parfois en jours ouvrés comme ce lundi 6 avril, pour maintenir la sensibilisation au Covid-19 aux derniers récalcitrants. Le message sera quadrilingue: en français, en anglais, en créole et en arabe. «C’est une initiative extrêmement intéressante », pense Richenel Ostiné. Argumentant que la langue maternelle « dégage une charge émotionnelle, et qu’il n’y a pas meilleure façon de toucher le cœur de la personne que de lui parler à travers sa langue». Lire aussi: 10 livres qu’il faut lire en période de confinement Jusqu’en 2016, plus de 20,000 noirs (Wikipédia) peuplent cet arrondissement, dont une grande majorité d’Haïtiens. «Beaucoup de nos compatriotes ne parlent et/ou ne comprennent pas forcement bien le Français», avance James Osné, étudiant en science politique et président de l’association des étudiants haïtiens de l’université de Montréal (Aehum). «Ça va leur aider [les Haïtiens, ndlr]», reconnaît-il, à capter davantage les nombreux messages de sensibilisation émis par le Gouvernement durant cette période. L’espace public, un espace pluriel Le Canada est reconnu est respecté pour son multiculturalisme et le respect de la diversité. C’est aussi un des pays oùle bilinguisme est attesté de manière plus équilibrée- à savoir que l’anglais et le français sont les deux langues majoritaires du pays. Lire aussi: L’étudiant haïtien Richenel Ostiné distingué au Canada S’adresser aux Haïtiens dans leur langue maternelle, c’est «faire preuve de responsabilité» envers les communautés, estime Fred Lagrandeur, un étudiant haïtien à Montréal. «Le Gouvernement veut aider tout le monde et la meilleure façon de le faire c’est de leur parler dans leur langue maternelle », explique-t-il. Un point de vue en commun accord avec celui d’Ostiné qui évoque la notion de «pluralité» de l’espace public. «Ça montre également que le gouvernement reconnait que l’espace commun est pluriel», dit-il. Il pense que les autres villes cosmopolites, les New York, Miami, etc. peuvent emboiter le pas. Inégalités d’accès à Internet Un des arguments mobilisés par les initiateurs du projet, l’organisme Parole d’excluEs par exemple, est la répartition inégale d’accès à Internet dans l’arrondissement de Montréal-Nord. Lire aussi: Un nouveau comité pour l'Association des étudiants haïtiens de l’UdeM «L’idée, c’était de se dire qu’à Montréal-Nord, ce n’est peut-être pas tout le monde qui aInternet, qui regarde les points de presse de François Legault et de Justin Trudeau, souligne la coordonnatrice de Parole d’excluEs, Bochra Manaï dans Métro. On veut juste s’assurer que les Nord-Montréalais puissent avoir accès au message dans la langue dans laquelle ils peuvent parler ». Ce n’est pas qu’à Montréal ou le Gouvernement recourtà d’autres moyens pour faire sensibilisation. En Chine, début janvier, un drone paradait sur une avenue, avait stérilisé l’attention de plus d’un. À chaque fois, l’idée première c’est de faire passer le message, pour reprendre la vieille formule des publicistes. «Pour combattre ce virus, la communication est essentielle. Tout le monde doit être sensibilisé», pense Lagrandeur. Websder Corneille Twitter: @webscorneille

La page de Fernando Estimé a atteint plus de 700 000 abonnés cette semaine

Alors que les informations relatives à l’apparition, en décembre 2019, d’un nouveau coronavirus en République Populaire de Chine n’étaient pas encore à la portée du grand public haïtien, l’influenceur haïtien le plus populaire actuellement, en l’occurrence le politologue Fernando Estimé, a décidé de lancer sursa page Facebook suivie par plus de 700 000 personnes abonnés, une nouvelle rubrique appelée «FernandoLive». Lancé au tout début du mois janvier 2020, «FernandoLive» a pour objectif d’attirer l’attention des autorités haïtiennessur le danger que représente ce fléau pandémique pour Haïti et de sensibiliser la population sur les comportements appropriés à adopter à cet effet. Ce rendez-vous journalier (à partir de 7h 50 p.m du lundi au vendredi et à partir de 8h30 p.m tous les week-end), qui devient très prisé et qui est suivi en direct ces derniers jours, est également l’occasion pour le diplomate Estimé de partager et de décrypter l’actualité nationale et internationale relative au COVID-19 et de consacrer des considérations d’ordre politique, géopolitique et géoéconomique liées au jeu des acteurs sur la scène internationale dans le contexte de cette catastrophe que l’ONU qualifie comme la «pire crise mondiale depuis 1945». Cette initiative virtuelle dotée d’un impact réel tombe à point nommé et peut-être envisagée comme un cadre à travers lequel Fernando Estimé décide de mettre ses connaissances et sa grande culture générale au service de son pays. Et c’est pourquoi j'ai décidé de lui tirer un grand coup de chapeau. En effet, j'aila certitude qu’Haïti a besoin, dans tous les domaines, non pas d'une poignée mais d'une armée d'hommes et de femmes compétents, intègres, patriotes et courageux qui, guidés par l'intérêt général et agissant dans le cadre d'une vision d'ensemble bien définie, seront capables de stopper sa course accélérée vers l'effondrement et de travailler à son relèvement. C’est alors quetous les Haïtiens accéderont à des conditions de vie dignes d'un être humain et que notre pays retrouvera sa place dans le concert des Nations. Faisant partie de ceux qui sont convaincus que le relèvement national doit passer impérativement par la reconnaissance et la mise en valeur de la compétence des fils et des filles de la nation, je m'en voudraisde ne pas saluer et féliciter Fernando Estimé pour la qualité et l'importance de son travail à travers son émission « FernandoLive». Son initiative qui consiste à partager son savoir depuis quelques années d’ailleurs au peuple haïtien mérite d’être appréciée à sa juste valeur. Nous devons encourager cet échantillon de qualité à poursuivre son travail et l'encourager à approfondir davantage ses connaissances dans son champ d’activité et de maintenir son engagement au service de la nation, qui doit ou devrait lui être reconnaissante. En ce qui concerne les réactions suscitées par le nombre de personnes qui regardent les «live» du journaliste, je penseque l'Haïtien du 21ème siècle se doive de s'élever à une dimension susceptible de le conduire à célébrer la valeur et à accepter le succès de l'autre. Il est appelé à admettre que chacun peut réussir et a corrélativement le droit de briller dans le domaine de son choix ou de carrière. Il doit savoir que chacun donnera ses fruits en sa saison selon ce qu'il a semé et selon la grâce et/ou la chance qui l'accompagnent. C'est pourquoi nous devons cesser de provoquer des polémiques oiseuses et de déconsidérer voire de rejeter pour des raisons fantaisistes ou égoïstes le travail impayable de Fernando Estimé. Il ne fait pas de doute queles connaissances de ce citoyen haïtienne lui ont pas été révélées à la suite d'un songe. Il les a acquises, comme beaucoup d'entre nous, de hautes luttes et après avoir consenti de sacrifices inédits dans le cadre de ses études universitaires. Cessons donc les tentatives visant à minimiser son travail. Cherchons plutôt à être utiles dans le cadre de notre champ d'activité. Approfondissons notre connaissance dans le domaine de notre compétence afin de renforcer notre qualification en la matière. Inspirons-nous de la fougue, de l'audace, de l'enthousiasme, du savoir-faire et du dynamisme de d'Estiméafin d'être capables d'apporter notre contribution au relèvement d'Haïti, qui devra être l'œuvre non pas d'une poignée mais d'une armée d’échantillons de qualité. Par ailleurs, étant une œuvre humaine, il est hors de question de considérer que «FernandoLive» est une production parfaite. En consacrant des développements et des réflexions sur le comportement des acteurs sur la scène internationale, il ne s’agit pas pour moi de soutenir que les positions avancées par le présentateurdoivent faire l’objet d’une espèce d’unanimité et qu’elles devraient être acceptées par tout le monde. Loin de là. Nous ne sommes plus dans le monde la pensée unique. D’ailleurs, les relations entre les acteurs agissant sur l’échiquier mondial sont appréhendées selon plusieurs courants de pensée, échafaudés en fonction de l’intérêt des uns et des autres. En d’autres termes, dans sa substance, le droit de critiquer «FernandoLive» ne saurait être banni. Cependant, il ne pourrait non plus s’agir de critiques fantaisistes poursuivant des visées destructrices. De tout ce qui précède, il nous revient donc d’adresser nos compliments à Fernando ESTIMÉ pour sa rubrique «FernandoLive». Jelui tireun grand coup de chapeau. Qu’il soit ferme et inébranlable! Qu’il poursuive donc le chemin de sa destinée! Louino VOLCY


La page de Fernando Estimé a atteint plus de 700 000 abonnés cette semaine

Alors que les informations relatives à l’apparition, en décembre 2019, d’un nouveau coronavirus en République Populaire de Chine n’étaient pas encore à la portée du grand public haïtien, l’influenceur haïtien le plus populaire actuellement, en l’occurrence le politologue Fernando Estimé, a décidé de lancer sursa page Facebook suivie par plus de 700 000 personnes abonnés, une nouvelle rubrique appelée «FernandoLive». Lancé au tout début du mois janvier 2020, «FernandoLive» a pour objectif d’attirer l’attention des autorités haïtiennessur le danger que représente ce fléau pandémique pour Haïti et de sensibiliser la population sur les comportements appropriés à adopter à cet effet. Ce rendez-vous journalier (à partir de 7h 50 p.m du lundi au vendredi et à partir de 8h30 p.m tous les week-end), qui devient très prisé et qui est suivi en direct ces derniers jours, est également l’occasion pour le diplomate Estimé de partager et de décrypter l’actualité nationale et internationale relative au COVID-19 et de consacrer des considérations d’ordre politique, géopolitique et géoéconomique liées au jeu des acteurs sur la scène internationale dans le contexte de cette catastrophe que l’ONU qualifie comme la «pire crise mondiale depuis 1945». Cette initiative virtuelle dotée d’un impact réel tombe à point nommé et peut-être envisagée comme un cadre à travers lequel Fernando Estimé décide de mettre ses connaissances et sa grande culture générale au service de son pays. Et c’est pourquoi j'ai décidé de lui tirer un grand coup de chapeau. En effet, j'aila certitude qu’Haïti a besoin, dans tous les domaines, non pas d'une poignée mais d'une armée d'hommes et de femmes compétents, intègres, patriotes et courageux qui, guidés par l'intérêt général et agissant dans le cadre d'une vision d'ensemble bien définie, seront capables de stopper sa course accélérée vers l'effondrement et de travailler à son relèvement. C’est alors quetous les Haïtiens accéderont à des conditions de vie dignes d'un être humain et que notre pays retrouvera sa place dans le concert des Nations. Faisant partie de ceux qui sont convaincus que le relèvement national doit passer impérativement par la reconnaissance et la mise en valeur de la compétence des fils et des filles de la nation, je m'en voudraisde ne pas saluer et féliciter Fernando Estimé pour la qualité et l'importance de son travail à travers son émission « FernandoLive». Son initiative qui consiste à partager son savoir depuis quelques années d’ailleurs au peuple haïtien mérite d’être appréciée à sa juste valeur. Nous devons encourager cet échantillon de qualité à poursuivre son travail et l'encourager à approfondir davantage ses connaissances dans son champ d’activité et de maintenir son engagement au service de la nation, qui doit ou devrait lui être reconnaissante. En ce qui concerne les réactions suscitées par le nombre de personnes qui regardent les «live» du journaliste, je penseque l'Haïtien du 21ème siècle se doive de s'élever à une dimension susceptible de le conduire à célébrer la valeur et à accepter le succès de l'autre. Il est appelé à admettre que chacun peut réussir et a corrélativement le droit de briller dans le domaine de son choix ou de carrière. Il doit savoir que chacun donnera ses fruits en sa saison selon ce qu'il a semé et selon la grâce et/ou la chance qui l'accompagnent. C'est pourquoi nous devons cesser de provoquer des polémiques oiseuses et de déconsidérer voire de rejeter pour des raisons fantaisistes ou égoïstes le travail impayable de Fernando Estimé. Il ne fait pas de doute queles connaissances de ce citoyen haïtienne lui ont pas été révélées à la suite d'un songe. Il les a acquises, comme beaucoup d'entre nous, de hautes luttes et après avoir consenti de sacrifices inédits dans le cadre de ses études universitaires. Cessons donc les tentatives visant à minimiser son travail. Cherchons plutôt à être utiles dans le cadre de notre champ d'activité. Approfondissons notre connaissance dans le domaine de notre compétence afin de renforcer notre qualification en la matière. Inspirons-nous de la fougue, de l'audace, de l'enthousiasme, du savoir-faire et du dynamisme de d'Estiméafin d'être capables d'apporter notre contribution au relèvement d'Haïti, qui devra être l'œuvre non pas d'une poignée mais d'une armée d’échantillons de qualité. Par ailleurs, étant une œuvre humaine, il est hors de question de considérer que «FernandoLive» est une production parfaite. En consacrant des développements et des réflexions sur le comportement des acteurs sur la scène internationale, il ne s’agit pas pour moi de soutenir que les positions avancées par le présentateurdoivent faire l’objet d’une espèce d’unanimité et qu’elles devraient être acceptées par tout le monde. Loin de là. Nous ne sommes plus dans le monde la pensée unique. D’ailleurs, les relations entre les acteurs agissant sur l’échiquier mondial sont appréhendées selon plusieurs courants de pensée, échafaudés en fonction de l’intérêt des uns et des autres. En d’autres termes, dans sa substance, le droit de critiquer «FernandoLive» ne saurait être banni. Cependant, il ne pourrait non plus s’agir de critiques fantaisistes poursuivant des visées destructrices. De tout ce qui précède, il nous revient donc d’adresser nos compliments à Fernando ESTIMÉ pour sa rubrique «FernandoLive». Jelui tireun grand coup de chapeau. Qu’il soit ferme et inébranlable! Qu’il poursuive donc le chemin de sa destinée! Louino VOLCY

Crédit photo: Google.-

Google, à travers sa plateforme de géolocalisation «Google Maps» constateque 48% des Haïtiens fréquentent moins les espaces publics, depuis l’annonce des mesures de confinement. L’information a été relayée dimanche 5 avrilpar le site covid19haïti.com, initié par le spécialiste du numériqueJean Marie Altéma. Il s'agit d'une étude initiée parle géant Googlesur la mobilité des habitants de 131 pays à travers le monde.«Pour réaliser cette étude, Google suit le mouvement des propriétaires de téléphone Android et Iphone», informe Jean Marie Altéma. Au terme de ce travail, la plateforme technologique donne des statistiques sur la fréquentation dans divers espaces publics dans les pays concernés. Le spécialiste du numérique indique qu’à partir des données collectées, Google a rapporté que les Haïtiens sont de moins en moins présents dans certains espaces publics. «Selon les données disponibles, 48% des citoyens fréquentent moins les magasins, gares routières et autres espaces très fréquentés», fait savoir ce rapport d’étude publié à partir du vendredi 3 avril. #RetLakayOu #LaveMenW En Haïti, Google indique que la chute de fréquentation des restaurants, des centres commerciaux, des cafés est de 34%. Les déplacements dans les magasins d’alimentation et les pharmacies ont diminué de 31%, selon les données disponibles dans ce rapport au 29 mars. Les plages, les places publiques accusent une baisse de fréquentation de 19%. Cette étude réalisée par la plateforme de géolocalisation «Google Maps» vise à permettre aux autorités de mieux comprendre l’effet du confinement sur les mouvements de la population. «Hormis les objectifs principaux, ce travail doit aider les autorités à comprendre comment des mesures de distanciation sociale telles que le télétravail peuvent aider à aplanir la courbe de l’épidémie de coronavirus », a annoncé le géant américain du numérique. «Ce ne sont pas des données officielles. On ne peut pas les croire à 100%. Mais elles traduisent une certaineréalité», souligne Jean Marie Altéma, qui fait état d’une certaine augmentation du nombre de personnes qui restent à la maison. Toutefois, l’initiateur du site internet covid19haïti.com reconnait qu’une bonne partie de la population se déplace quotidiennement partout à travers le pays. A lire aussi >Trois nouveaux cas de coronavirus en Haïti, 24 au total M. Altéma a tenu à préciser que Google donne uniquement le mouvement global des populations, et non les données personnelles des gens. « Pour protéger la vie privée des personnes, aucune information personnellement identifiable, comme l’emplacement, les contacts ou les mouvements d’une personne, n’est mise à disposition », préciseGoogle. Notons que le site internet covid19haïti.com qui a relayé cette information, est une initiative citoyenne, qui vise à informer et sensibiliser la population haïtienne sur le Coronavirus. A travers ce site qui publie également les spots et vidéos de sensibilisation, les initiateurs entendent combattre la circulation des «fake news», qui ont souvent des conséquences négatives sur le fonctionnement des citoyens. Source : Google Mobility (https://www.google.com/covid19/mobility/)