L'ex-footballeur retraité du FC Barcelone, Xavi Hernandez, en conférence de presse à Hong Kong, le 2 décembre 2019

L'ex-footballeur retraité du FC Barcelone Xavi Hernandez et sa femme Nuria Cunillera ont réalisé un don d'un million d'euros à l'Hospital Clinic de Barcelone pour aider à la lutte contre la pandémie de nouveau coronavirus, a annoncé l'établissement de santé samedi. "Xavi Hernandez et Nuria Cunillera ont fait un don d'1 M d'€ à la #Clinic pour faire face au #COVID19. Merci beaucoup pour votre aide et votre soutien au projet #RespostaCoronavirus (réponse au coronavirus, en catalan). Tous ensemble, nous y arriverons !", a tweeté l'hôpital samedi. "Nuria et moi, nous soutenons la lutte contre le coronavirus de l'Hôpital clinique de Barcelone. Grâce aux dons qu'il est en train de recevoir, l'hôpital a fait l'acquisition d'équipement pour les patients et les professionnels de santé", a déclaré la légende blaugrana Xavi (40 ans), désormais entraîneur du club d'Al Sadd à Doha (Qatar), sur une vidéo relayée par le compte Twitter de l'hôpital. "Toi aussi, joins-toi à la #RespostaCoronavirus ! Viens faire ton don sur le site web de l'Hôpital clinique. Tous ensemble, nous y arriverons", a ajouté la journaliste catalane Nuria Cunillera, sa compagne. Les initiatives des sportifs se sont multipliées en Espagne, où Lionel Messi, Pep Guardiola, Pau Gasol, Rafael Nadal et désormais Xavi, entre autres, ont fait des dons ou coordonné des campagnes de soutien pour la lutte contre la pandémie. Après l'Italie, l'Espagne est le deuxième pays le plus endeuillé du monde avec 124.736 cas et 11.744 décès liés au nouveau coronavirus. Mais le nombre de morts quotidiens a baissé pour le deuxième jour consécutif ce samedi, après le record de 950 morts en 24 heures jeudi.

Des agents de santé prélèvent des échantillons de sang d'un enfant pour détecter le coronavirus, à Antananarivo le 3 avril 2020. AFP / RIJASOLO

Les chiffres du ralentissement de la propagation du coronavirus suscitent une timide lueur d'espoir en Europe malgré un nombre de morts qui y a dépassé vendredi les 40.000, mais la maladie continue d'exploser aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, tout comme elle menace d'une catastrophe les pays en conflit. Les Américains s'attendent au pire, et bâtissent des hôpitaux de campagne partout où ils le peuvent, de Los Angeles à Miami ou New York avec des milliers de lits supplémentaires de réanimation, après un dernier bilan de 1.200 morts en 24 heures, un chiffre inédit dans cette pandémie démarrée en décembre en Chine. Idem au Royaume-Uni où un vaste hôpital de campagne d'un potentiel de 4.000 lits a été inauguré ce vendredi à Londres, et où la menace est telle que la reine Elisabeth II, fait rarissime, doit prononcer dimanche une allocution. La pandémie de Covid-19 a déjà tué plus de 40.000 personnes en Europe, dont plus des trois quarts en Italie, en Espagne et en France, selon un bilan établi par l'AFP vendredi. Le seul espoir est celui d'un ralentissement de la propagation du virus, après maintenant des semaines de confinement quasi-généralisé. "Nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel", a ainsi espéré l'infirmier italien Paolo Miranda qui chronique sur son compte Instagram la lutte contre la pandémie dans son hôpital de Crémone (nord). La contagion, qui a fait à ce jour 14.700 morts en Italie, pays le plus endeuillé par la pandémie, se poursuit mais confirme son ralentissement entamé il y a une semaine environ, avec une hausse de seulement 4% des cas. En Espagne aussi, deuxième pays le plus endeuillé derrière l'Italie, où le nombre de morts en 24 heures a encore dépassé les 900, pour un total de près de 11.000 décès, l'espoir repose sur le ralentissement du rythme des contagions et hospitalisation, assurent les autorités. AFP /Le Covid-19 aux Etats-Unis La chancelière allemande, Angela Merkel, dont le pays n'est certes pas le plus touché et a réussi à éviter à ce jour une forte mortalité, l'a dit vendredi : "les derniers chiffres (..) aussi élevés soient-ils, apportent très prudemment un peu d'espoir". Les mesures de restrictions commencent à ralentir la propagation du virus, assurent les autorités sanitaires qui insistent, comme celles des autres pays touchés, sur la nécessité de les "maintenir". A fortiori en France, où le bilan journalier est reparti à la hausse vendredi avec 588 morts en milieu hospitalier pour un total désormais de plus de 6.500 morts, maisons de retraite comprises. La moitié de l'humanité est désormais soumise à des mesures de confinement, parfois très strictes, avec des conséquences économiques et sociales catastrophiques. - Confinement renforcé - Après la Russie, qui a prolongé jeudi ses mesures de confinement pour un mois, c'est la Turquie qui a renforcé ses restrictions de mouvement vendredi, fermant plus de 30 villes dont Istanbul et Ankara à la circulation automobile pour 15 jours, et étendant aux jeunes le confinement strict déjà imposé aux plus de 65 ans. AFP / Money SHARMADes personnes font la queue pour une distribution de nourriture gratuite, le 3 avril 2020 à New Delhi "Dans tout notre pays, les personnes de moins de 20 ans (...) n'auront plus le droit de sortir dans la rue", a déclaré le président Erdogan dans une allocution. Selon le dernier comptage de l'AFP, plus d'un million de personnes dans le monde ont été testées positives au nouveau coronavirus, une fraction du nombre réel de malades, un grand nombre de pays ne testant que les cas graves. Avec plus de la moitié des près de 53.700 décès dans le monde, l'Europe reste le continent le plus touché. Le Royaume-Uni, dont le gouvernement a été critiqué pour sa gestion de la crise, a enregistré vendredi un record de 684 décès en 24 heures et compte désormais plus de 3.600 morts. Mais les Etats-Unis sont en passe de devenir le nouvel épicentre de la pandémie. En 24 heures, 1.169 morts ont été enregistrés: une hausse énorme d'un tiers par rapport au comptage de la veille (884) et le bilan quotidien le plus élevé jamais enregistré dans un seul pays. Le virus y a déjà tué au total 6.000 personnes et devrait y faire entre 100.000 et 240.000 morts, selon la Maison Blanche. - "Le pire est à venir" - Mais c'est aussi dans les pays en conflit que le "pire est à venir", a averti le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. "Il y a une chance pour la paix, mais nous en sommes loin. Le besoin est urgent. La tempête du Covid-19 arrive maintenant sur tous les théâtres de conflit", a-t-il déclaré, citant les conflits de tous les continents, de la Syrie à l'Ukraine en passant par la Libye, le Yemen, la Birmanie ou encore la Colombie. AFP / Angela WeissDes ambulanciers transportent un patient aux urgences de l'hôpital Wyckoff Heights de Brookln, le 2 avril 2020 à New York En Chine, pays d'où est partie la pandémie en décembre et dont le bilan officiel de 3.322 morts a fini par susciter des soupçons de sous-évaluation, un moment de recueillement national sera observé pendant trois minutes samedi à 02H00 GMT à la mémoire des personnes décédées. La quarantaine drastique a commencé à y être levée: la circulation reprend et les magasins rouvrent, mais la population reste sur le qui-vive. En Afrique - où le président du Niger Mahamadou Issoufou a réclamé "un plan Marshall" pour le continent - et dans d'autres pays du monde dépendant des importations pour leur nourriture et des exportations pour les payer, des centaines de millions de personnes sont menacées de pénuries alimentaires, a prévenu vendredi l'ONU. - "Profonde récession" - A travers le monde, économies et travailleurs sont les victimes collatérales du virus. L'activité du secteur privé dans la zone euro a chuté en mars à son plus bas niveau historique, selon le cabinet d'information économique Markit. AFP / MIGUEL MEDINAUn médecin sort d'une tente de soins intensifs pour les patients contaminés au Covid-19 installée devant l'hôpital de Crémone, le 2 avril 2020 en Italie Le chômage explose. L'Espagne a enregistré en mars plus de 300.000 nouveaux demandeurs d'emploi. L'agriculture et la pêche souffrent de la baisse de la demande et de l'absence de travailleurs saisonniers bloqués par la fermeture des frontières. Aux Etats-Unis, 6,6 millions de personnes supplémentaires ont demandé une allocation chômage lors de la semaine écoulée, le double du chiffre déjà record de la semaine précédente. Et le taux de chômage est monté en mars à 4,4%, niveau record en plus de 10 ans. Quand à l'Amérique latine, elle entre dans une période de "profonde récession" économique avec cette pandémie, a annoncé vendredi une agence spécialisée des Nations unies. En Europe, malgré les interrogations et tiraillements actuels sur la solidarité entre les 27, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen s'est dite convaincue que l'UE sortirait "plus forte" de la crise sanitaire.


Les locaux de l'UCS/anacaona à Léogâne. Crédit photo: Yveson Pascal

Dans le cadre de la lutte pour stopper la propagation du nouveau Coronavirus (Covid-19) en Haïti, les agents de santé communautaire polyvalents (Ascp) sont mobilisés à Léogâne (sise à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale) pour sensibiliser la population aux menaces du virus. Sous l’égide de Prosami (Projet Santé Maternelle et Infantile), l’Unité communale de Sante (UCS/Anacaona) a organisé des séances de formation en nombre réduit pour des infirmiers de plus 30 institutions publiques et privées, et surtout des agents de santé communautaire. Réalisée dans les locaux de l’Ucs, le but c’est d’amplifier la sensibilisation et permettre aux gens des 13 sections communales y compris le quartier Trouin, de prendre connaissance des mesures efficaces à adopter pour éviter de se faire contaminer ou contaminer les autres. Interrogé sur les séances de formation, Pierre Wilbert, un Ascp, a affirmé qu’ils ont eu des orientations sur le Covid-19, ses modes de transmission, les précautions à prendre, expliquent-ils. «Nous serons équipés de mégaphone, d’affiche et de matériel nécessaire à notre protection», poursuit ce dernier. Lire aussi:Jovens Antoine, le médecin haïtien sur un char musical pour sensibiliser la Grand’Anse au coronavirus Ils seront plus d’une vingtaine à sillonner les différentes régions de la ville. Avec deux (2) agents par zone, ils doivent présenter un calendrier prévisionnel pour la zone d’intervention ciblée. Durant tout le mois d’avril, ces trente-cinq (35) agents de santé formés en la circonstance, vont sensibiliser la population dans le milieu rural et coller des affiches dans les endroits les plus fréquentés, prévient le directeur de l’Ucs, Dr. Nelson Merisier. «Ils auront non seulement à sensibiliser mais aussi faire les premiers gestes, à savoir appeler les responsables du MSPP pour des suites médicales s’ils découvrent des personnes présentant les symptômes du Covid-19», indique-t-il. De son côté, le responsable de la protection civile, M. Georges Clément, a applaudi des deux mains l’initiative. «C’est bonne guerre, il est un impératif en ce moment de crise sanitaire même si nous peinons à faire des séances faute de moyen et de matériel», explique-t-il. Lire aussi:À Jérémie, Jean Jean Roosevelt distribue "bokit", mégaphone et chlore «Nous nous pouvons pas mettre nos brigadiers et agents dans les rues, il leur faut de la nourriture, des matériels et nous n’avons pas encore reçu de subvention de l’Etat centra», se plaint-il. Si depuis le23 marsle ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (Mict), avait communiqué aux Administrations communales que le «montant de soixante-quinze mille gourdes a été viré sur [leur] compte bancaire», les administrations communales accusent encore un retard spectaculaire dans les prises de décisions sur comment utiliser le montant découlé. Reste à savoir ce qu'elles attendent pour démarrer la campagne de sensibilisation dans les localités comme il est écrit dans le circulaire. Médecin, infirmière, aide-soignant etc., tout le personnel médical est au premier rang à Léogâne pour combattre ce fléau. Cependant, les Ascp, premier point de contact de la communauté avec le système de santé, jouent un rôle primordial dans cette campagne de sensibilisation parce qu’ils peuvent accéder aux zones les plus reculées et même parfois difficile d’accès. Yveson Pascal

Le flyer annonçant la série sur internet "Lock mondyal", initié par Eliezer Guérismé et Samuel Suffren. Page Facebook : EG

Alors que plusieurs secteurs se concentrent sur la sensibilisation face au Coronavirus, le comédien haïtien Eliezer Guerismé utilisele théâtre pour s’adresser à la population. Avec son confrère Samuel Suffren, le responsable decompagnie théâtrale BIT-Haïti propose sur les réseaux sociaux, «Lòk mondyal», une mini série pour questionner les nouvelles réalités mondiales. Il s’agit d’une initiative lancée de manière spontanée, suite à des discussions entreartistes. «Face aux contraintes, et par rapport à la nouvelle réalité qui met aux arrêts toutes les initiatives théâtrales, on a proposé cette série [...] avecdes épisodes qui seront diffusés à travers des programmes spécifiques», explique d’entrée de jeu Eliezer Guérismé. La série a démarré officiellement le 28 mars. Depuis, trois (3) épisodes ont été publiés sur Facebook, YouTube, Instagram et Twitter. La faim, la corruption, la reddition des comptes… sont entre autres problèmes abordés dans les premières séquences, diffusées dans la soiréeà compter de 9 heures. Chaqueépisode, mis en scène par Eliezer Guérismé et réalisés par Samuel Suffren, duremoins de 2 minutes. Ep 1: Grangou nan vant pa dous «Lòk mondyal»,les initiateurs s’approprient de ce termepour élargir leur champ d’intervention, dans le cadre de la crise sanitaire mondiale provoquée par la pandémie duCovid-19. «A un moment où [on parle de]confinement, mise en quarantaine, isolement, qui n’est pas appropriée à la réalité haïtienne, nous on essaie d’en profiter pour aborder des questions importantes et sensibles», a expliqué Eliezer Guérismé. Joint au téléphone parLoop Haïti, le comédien a aussi fait savoirque la mini sérieleurdonnaitune possibilité de remettre en question les sociétés ainsi que leurs choix. «On essaie de voir les choses avec un regard très politique, dit-il.Il faut questionner les réalités actuelles, par rapport aux choix économiques, politiques et sanitaires faites par les autorités mondiales particulièrement celles d’Haïtipour gérer cette crise [causée par la pandémie Covid-19, ndlr]», soutient le responsable de BIT-Haïti. Dans ses cours sketchs mettant en scène un seul personnage en pleinemonologue, les initiateurs entendent mieux adresser les sujetssélectionnés et aider les citoyens, par une approche théâtrale,à mieux les appréhender. «Nous regardons le Coronavirus dans un autre angle, à un autre niveau. Les gens se concentrent uniquement sur les conséquences de la maladie, mais ignorent un ensemble de choix que font les officiels dans le monde, qui auront des répercussions sur toute la planète», rappelle Guérismé, qui ne met de côté l’aspect dela sensibilisation pendant cette période sensible. Epizòd 2 - Men pwòp Pour l’heure, «Ti seri Ayiti/Lòk mondyal» a dû faire une pause, pour mieux rebondir avec une deuxième saison. «On a besoin de temps pour réfléchir. Creuser. Trouver des idées neuves. On met fin à la première saison qu’on considère comme notre saison pilote. Les prochaines saisons seront plus riches. Promis ! On est désolé. On vous revient très vite», a écrit Eliezer Guerismé sur sa page Facebook le1eavril. Il informe que dans cette deuxième manche, « le public aura beaucoup plus d’épisodes, avec de nouvelles thématiques». Le comédien souligne que cette série proposera également d’autres séquences, en tempsdecatastrophes naturelles, en périodeélectorale ou decrise politique. L’objectif selon Eliezer Guérismé, est de continuer à proposer un regard différent des réalités haïtiennes. Epizòd 3 - Sèvèl enfekte


«Comment demander à un jeune qui ne travaille pas et qui a déjà des soucis pour se prendre normalement en charge d’acheter un ouvrage à ₤20?» Alors que le répertoire des œuvres littéraires haïtiennes ne cesse de s’enrichir, certains n’ont malheureusement pas accès à ces productions, ou ne connaissent les auteurs que de nom. Pour pallier ce manque, l’auteur France Medeley Guilloux et compagnie ont mis sur pied la première bibliothèque numérique d’auteurs haïtiens. Griyo. Voilà le nom que les initiateurs ont choisi pour cette nouvelle plateforme littéraire. Lancée le 20 mars 2020, c’est «une occasion pour tous les Haïtiens, surtout les jeunes d’utiliser leur smartphone et les données mobiles à bon escient», explique Mme Guilloux quand il a fallu mettre cette initiative en contexte. Une idée derrière laquelle se cache une autre tête pensante, son ami Jean Venel Casséus. Les deux ont fait le constat d’une méconnaissance des œuvres d’auteurs haïtiens dans l’écologie littéraire et éducative d’Haïti. Ce projet vise surtout les jeunes des quartiers défavorisés qui, le plus souvent, n’ont pas accès à une bibliothèque, tandis qu’ils possèdent presque tous un téléphone intelligent. Lire aussi: 10 livres qu’il faut lire en période de confinement En outre, Griyo vient répondre à ce besoin de se procurer les ouvrages d’auteurs haïtiens qui produisent en terre étrangère. «Comment demander à un jeune qui ne travaille pas et qui a déjà des soucis pour se prendre normalement en charge d’acheter un ouvrage à ₤20?», tel fut la question soulevée conjointement par les deux collaborateurs. C’est par un appel à contribution que le coup d’envoi du projet a été donné ce vendredi 20 mars. Le site est bel et bien disponible avec plus d’une centaine d’ouvrages pour l’instant, et Medeley et Jean Venel invitent les auteurs haïtiens à proposer leurs ouvrages à Griyo. «Ce qu’il nous manque vraiment, c’est la production des œuvres contemporaines», se plaint Guilloux. Aucune considération, aucune préférence de catégorie n’est cependant faite au niveau du site, prévient-elle. D’où le slogan: «Gen pou tout liv! ». S’il est vrai que leur répertoire est à ce jour constitué d’œuvres qui sont dans le domaine public, toutes les autres catégories seront reçues et acceptées. Déjà, sur le site, les œuvres sont réparties selon leur catégorie. Tous les auteurs haïtiens sont invités à apporter leur contribution, moyennant qu’ils respectent les critères. En effet, ces derniers doivent être édités chez une maison d’édition, ou avoir publié son ou ses ouvrages à compte d’auteur, et contacter les initiateurs du projet par courrier électronique pour soumettre l’ouvrage. Lire aussi: Une maison d’édition pour faire la promotion de la langue Créole «Les auteurs pourront à l’avenir déposer directement leur manuel sur le site», confie l’auteur d’«Errance Boulevard», France Medeley Guillou. «Outre les auteurs, les maisons d’éditions seront-elles aussi appelées à collaborer», nous apprend cette dernière. Le projet est jeune et le site encore nouveau, et le deal s’effectue pour l’instant entre Griyo et les auteurs. Certains ont déjà fait leur proposition, et d’autres cherchent à se procurer le format électronique de leur ouvrage. À noter qu’il est aussi possible de proposer une copie dure de l’ouvrage, et les responsables se chargeront eux-mêmes de les adapter au format électronique. Le site est d’ores et déjà opérationnel. Il est possible de le visiter via le www.griyo.net. Les auteurs qui veulent proposer leur ouvrage, sont priés de la faire à l’adresse mail suivante: livre@griyo.net

Capture d'écran de l'application web coronahaiti.org avec une carte géographique et des statistiques Crédit Photo : RBH

En un clic, les internautes d’Haïti et du monde seront desservis de la dernière actualité liée au nouveau coronavirus (Covid-19), grâce à une nouvelle plateforme fraîchement lancée par le Réseau des Blogueurs d’Haïti (Rbh) le vendredi 20 mars. En Haïti, les infox autour du nouveau coronavirus (Covid-19) circulent à la vitesse de la lumière et inquiètent au même titre que la maladie elle-même. Les plateformes de réseaux sociaux sont, pour la plupart du temps, le lieu de prédilection pour la propagation de ces fausses nouvelles. Ainsi, pour démêler le vrai du faux, l’information des rumeurs, le Rbh met le pied à l’étrier vingt-quatre heures après la découverte des deux premiers cas de contamination au Covid-19 dans le pays, soit le jeudi 19 mars. L’équipe a lancé une plateforme pour faciliter l’accès à l’information crédible autour du virus qualifié de pandémie par l’Oms depuis le 11 mars. Lire aussi:Croix-des-Missions: Un jeune DJ dans la rue pour sensibiliser au coronavirus « Pour vous informer et vous aider à vous protéger, le Réseau des Blogueurs d’Haïti met à votre service https://coronahaiti.org, une application haïtienne qui vous permet de mieux suivre l’évolution du COVID-19 en Haïti », s’ambitionne le réseaux dans un message publié sur la page de cette association regroupant des journalistes, blogueurs, écrivains et informaticiens. Quid de l’application « www.coronahaiti.org est une application web, disponible en deux langues française et créole, avec 9 onglets d’utilisations. Elle permet à n’importe quel usager d’un smartphone, ou tout autre outil numérique, d’accéder à un ensemble de données crédibles fournies par les autorités nationales compétentes notamment le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP)». «Partant du numéro d’urgence qu’est le 43 43 33 33, en passant par la page d’accueil qui offre une vue globale sur la carte géographique d’Haïti ; des vidéos pratiques ; des actualités autour du coronavirus ; des indications sur les centres de prise en charge ; une guide d’utilisation et autres, le site offre un éventail d’options à quiconque veut faire usage de l’internet pour rester informé des actualités autour du coronavirus », explique Ludwy Jean Paul, un des concepteurs de l’application. Ce codeur d’application mobile connu sous le sobriquet de Tilou, précise que, pour l’instant, l’application n’est pas encore logée sur la plateforme Google Play Store pour les utilisateurs d’androïde ni IOS pour les utilisateurs des produits Apple. Mais, elle le sera dès que le besoin se fera sentir. En attendant, un clic, tout utilisateur d’appareils permettant des connexions mobiles peuvent consulter le site à partir du lien https://coronahaiti.org Lire aussi:Les médias haïtiens doivent-ils révéler l’identité des malades ? « Cette idée utilitaire de l’ensemble des membres du RBH traduit d’abord la philosophie d’utilisateur à comportement responsable que prône le RBH depuis sa création, mais aussi l’obligation d’accompagner la population haïtienne en faisant bon usage des outils technologiques », précise Ludwy Jean Paul, consultant en informatique et blogueur haïtien. Ce dernier pense que le site est d’abord le fruit d’une initiative citoyenne et civique qui ambitionne d’apporter une aide nécessaire face au danger imminent que représente le coronavirus à travers le pays. La solidarité citoyenne dans le numérique « L’application n’est pas payante, il n’existe pas de restriction non plus pour accéder aux données », explique Wilney Taris, membre du Réseau des Blogueurs d’Haïti. D’après le numéro l'ancien présidentde cette association : « l’objectif premier de cette plateforme numérique est le sentiment de solidarité et le devoir de servir la population haïtienne, les internautes du pays ainsi que ceux vivant à l’étranger autour du coronavirus ». Lire aussi:Haïti: le professeur suspecté d’être atteint du Covid-19 testé négatif Outil pratique, les applications mobiles facilités la vie des internautes du monde entier en leur offrant le monde dans un téléphone portable, mais aussi en leur facilitant l’accès à un ensemble de services sans pour autant dépenser du temps, de l’énergie ainsi que de l’argent. Dans un pays où le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles dotés d’internet est près de 4 200 000 abonnés (2011), il est plus qu’important que cet outil numérique soit utilisé à bon escient notamment en période de crise. Durant son interview avec Loop Haïti, le blogueur très réputé, Wilney Taris, rappelle que le Rbh n’est pas à sa première contribution numérique en temps de crise en Haïti. En 2016, ils ont collaboré à travers les canaux des réseaux sociaux pour venir en aide aux sinistrés du cyclone Matthew et en 2018, ils ont lancé l’application mobile TOMA, un "fact cheker" pour combattre les fakenews. Au moment de la rédaction de cet article, l’application web coronahaiti.org affiche 6 cas de contaminations confirmés et 0 cas de décès; 28 cas suspectés en Haïti. Alors que ce lundi, le monde est passé à environ 368 873 cas sont confirmés, 16 277 cas de décès sont enregistrés et 66 907 autres cas sont répertoriés d’après les dernières mises à jour faites sur le site de raphics.channelnewsasia.com Marc-Evens Lebrun