Jada Pinkett Smith, Will Smith et 50 Cent.

Le rappeur 50 Cent ne prend pas de gants pour se moquer de l’acteur Will Smith sur les réseaux sociaux suite à l’éclatement de l’affaire Jada-August. Depuis la dernière Red Table Talk dans laquelle Jada Smith a avoué à son mari Will qu’elle avait eu une relation avec le jeune chanteur August Alsina, les réactions sur Internet partent de tous les côtés et dans toutes les directions. Si certains réagissent pour féliciter le couple pour le «courage» et la «sincérité» avec lesquels ils ont géré cette affaire, d’autres ne font que s’amuser, se moquer. Le rappeur 50 Cent, moqueur de son état, fait partie de cette deuxième catégorie. En effet, tout-de-suite après les avoeux de Jada, 50 Cent a commencé à partager les mèmes sur ses différentscomptes Instagram. Il est même allé jusqu’à publier sur son compte personneldes photos de ce qui serait une conversation entre lui et Will sur la relation qu’a eue son épouse avec August Alsina. Dans ces captures d’écran jusqu’ici non authentifiées, on voit le rappeur écrire à Will pour lui demander si tout va bien, question à laquelle l’acteur aurait répondu «ça va, merci de t’en soucier». Le prochain message est une question: «pourquoi est-ce qu’elle t’a dit tout cela dans un show devant tout-le-monde?» «On était séparés. Elle a fait ce qu’elle avait à faire et moi j’ai fait de même», aurait répondu Smith. «Mais elle a dit qu’elle était la seule personne à pouvoir se donner la permission d’aller voir ailleurs», a rétorqué Fifty qui, selon les captures d’écran, aurait buté sur un «F* You» sec de la part de Will. Mais ce n’est pas tout. Le patron de G-Unit a aussi posté plusieurs autres mèmes vidéos sur l’«entanglement» auquel a fait référence la femme de Will Smith durant leur conversation sur l’affaire August Alsina. Bien sûr, si beaucoup de ses followers ont ri avec lui, d’autres par ailleurs lui ont déconseillé de continuer. «Laisse la légende en paix», lui a même conseillé Igor Barbossa. Pour rappel, le 30 juin, le chanteur de 27 ans August Alsina, lors d’une entrevue avec The Breakfast Club, a révélé avoir eu une relation amoureuse avec la femme de Will Smith, Jada Pinkett Smith et que Will leur aurait même donné sa permission. Jada s'est alors présentée au Red Table Talk ce vendredi 10 juillet où elle a avoué qu'elle et August Alsina avaient bel et bien eu une liaison.

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde. - Plus de 565.000 morts - La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 565.000 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles, dimanche à 12H00 GMT. Plus de 12,74 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 134.815 décès pour 3.247.782 cas. Suivent le Brésil avec 71.469 morts, le Royaume-Uni (44.798), l'Italie (34.945) et le Mexique (34.730). - Iran: appel du guide suprême - Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a exhorté les Iraniens à respecter les règles sanitaires pour contenir l'épidémie et "sauver le pays". Depuis plusieurs semaines, la pandémie gagne du terrain en Iran, pays le plus touché du Proche et Moyen-Orient, avec un total de 12.829 morts pour plus de 257.000 cas selon le dernier décompte de l'AFP. - Inde: une star à l'hôpital - Amitabh Bachchan, star indienne de Bollywood âgé de 77 ans, a été testé positif au nouveau coronavirus et admis dans un hôpital de Bombay avec son fils Abhishek, lui aussi acteur et également contaminé. L'Inde est le troisième pays le plus touché au monde en nombre de contaminations, avec près de 850.000 personnes officiellement testées positives au nouveau coronavirus et 22.674 décès. - Indonésie: école militaire touchée - Près de 1.300 personnes ont été testées positives au nouveau coronavirus dans une école militaire de l'armée indonésienne, située à l'ouest de l'île de Java. Cette école d'officiers a été placée en quarantaine. L'Indonésie est le pays le plus touché d'Asie du Sud-est avec plus de 75.000 cas et 3.600 décès. Selon des experts, l'ampleur réelle de l'épidémie est sous-estimée dans ce pays en raison d'un dépistage limité. - Hongrie: fermeture partielle des frontières- La Hongrie va interdire l'accès à son territoire aux résidents des pays africains, de la plupart des pays asiatiques et de certains États européens, invoquant la recrudescence mondiale des cas de Covid-19. A partir de mardi à minuit, Budapest introduira un système de feu tricolore et les habitants des pays classés en "zone rouge" ne seront plus autorisés à pénétrer dans ce pays d'Europe centrale jusqu'à présent relativement épargné par la pandémie. - Europe: masques et gants dans les fleuves - Des masques de protection et des gants ont été retrouvés dans sept grands fleuves européens en juin, selon la Fondation Tara qui alerte sur la pollution plastique liée à la crise sanitaire. "Les scientifiques des laboratoires partenaires" de Tara ont "retrouvé masques et gants systématiquement" sur les berges et les plages de sept fleuves européens, lors de prélèvements effectués au mois de juin, selon Romy Hentinger, représentante de Tara. - Italie: la côte amalfitaine respire - Habituel haut lieu du tourisme estival, chic et international, la côte amalfitaine, au sud de Naples (sud de l'Italie) respire grâce au confinement et à l'absence de touristes. "Notre mer a toujours été limpide, cristalline, mais en ce moment avec la faible présence des bateaux et l'arrêt des activités, elle est spectaculaire. On voit beaucoup plus de poissons qu'avant", confie Andrea Coppola, skipper pour une compagnie d'excursions maritimes.


Photo: OWG

Une nouvelle compagnie aérienne offrira bientôt des vols commerciaux entre le Québec, le Canada et des destinations dans les Caraïbes et dans certaines parties de l'hémisphère sud. Le groupe canadien Nolinor Aviation a lancé aujourd'hui OWG avec la promesse de prendre les passagers pour faire de la sécurité et du confort des clients une priorité. OWG signifie «Off we go» et sa devise est «Travel Better». Dans un communiqué de presse, le président du GTO, Marco Prud’homme, a déclaré: «Le vol de votre voyage devrait faire partie intégrante de vos vacances. Les compagnies aériennes traditionnelles ont choisi de réduire la qualité de leurs services année après année sans égard à l'expérience des passagers. Notre objectif est de gagner le cœur des Québécois avec une nouvelle compagnie aérienne dont la mission est de ravir les voyageurs. » Nolinor Aviation est dans le secteur du transport aérien depuis 27 ans et fournit des transports charters avec sa flotte d'une dizaine de Boeing 737. La société a déclaré avoir investi plus d'un million de dollars américains dans «un groupe de réflexion pour réinventer la façon dont les choses se font dans cette industrie». OWG utilisera des Boeing 737-400 récemment acquis, ont-ils aussi annoncé. La compagnie a déclaré avoir amélioré les 158 sièges à bord pour les rendre plus légers et plus robustes dans le cadre de leur conduite pour offrir un confort de qualité supérieure aux passagers. "En plus de ces innovations technologiques, la nouvelle marque compte sur la qualité de son équipe pour offrir une expérience de voyage qui dépassera les attentes des clients", a déclaré OWG. Loop News a contacté OWG pour savoir quelles îles des Caraïbes seront incluses dans leur calendrier. Un représentant de la compagnie aérienne a répondu que "plus d'informations (destination, calendrier, etc.) seront révélées dans les prochaines semaines!" Un compte à rebours sur le site Web OWG a déclaré que le lancement du service aura lieu dans 54 jours. Soulignons que jusqu'à présent la plupart des pays et territoires des Caraïbes sont fermés aux vols commerciaux internationaux en raison de la pandémie de coronavirus (COVID-19), mais d'autres, comme Haïti ont déjà démarré avec la reprise des vols.

Cas confirmés de coronavirus des Caraïbes à ce jour, 8 juillet: République dominicaine:38 430 cas, 821 décès, 19 564 récupérés Haïti:6 432 cas, 117 décès, 2080 récupérés Guyane française:5 178 cas, 21 décès, 2119 récupérés Cuba: 2 395 cas, 86 décès, 2240 récupérés Porto Rico:2 171 cas, 159 décès Jamaïque:745 cas, 10 décès, 599 récupérés Suriname: 634 cas, 15 décès, 405 récupérés Guyane: 284 cas, 16 décès, 125 récupérés Martinique: 249 cas, 14 décès, 98 récupérés Îles Caïmans: 201 cas, 1 décès, 194 récupérés Guadeloupe: 184 cas, 14 décès, 157 récupérés Bermudes:148 cas, 9 décès, 137 récupérés Trinité-et-Tobago:133 cas, 8 décès, 117 récupérés Îles Vierges américaines:122 cas, 6 décès, 80 récupérés Aruba: 105 cas, 3 décès, 98 récupérés Bahamas:104 cas, 11 décès, 89 récupérés Barbade:98 cas, 7 décès, 90 récupérés Sint Maarten:78 cas, 15 décès, 63 récupérés Antigua-et-Barbuda:70 cas, 3 décès, 23 récupérés Îles Turques et Caïques:55 cas, 2 décès, 11 récupérés Saint-Martin:43 cas, 3 décès, 37 récupérés Belize:30 cas, 2 décès, 19 récupérés Saint-Vincent-et-les Grenadines:29 cas, 29 récupérés Curaçao: 23 cas, 1 décès, 19 récupérés Grenade:23 cas, 23 récupérés Sainte-Lucie:22 cas, 19 récupérés Dominique:18 cas, 18 récupérés Saint-Kitts-et-Nevis:16 cas, 15 récupérés Montserrat:11 cas, 1 décès, 10 récupérés Îles Vierges britanniques: 8 cas, 1 décès, 7 récupérés Saint-Barthélemy: 6 cas, 6 récupérés Anguilla:3 cas, 3 récupérés Saba:3 cas, 3 récupérés Sint Eustatius: 2 cas, 2 récupérés Bonaire:2 cas, 2 récupérés


Photo: AFP

Une table ronde virtuelle et improvisée a eu lieuce matin du 11 juilletautour d'une pratique devenue courante sur les réseaux sociaux: lesdénonciationsà l'encontre des agresseurs sexuels. Depuis quelques temps, de plus en plus de victimes de violences sexuelles saisissent les réseaux sociaux pour dénoncer leurs agresseurs et partager leurs vécus douloureux.Dans une entrevue au 15-18 avecIsabelle Richer et reprise par Radio Canada,Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie à l'UQUAM, explique pourquoi cette tendance gagne jour chaque jour davantagede terrain. Selon la doctorante, quand les victimes brisent le silence de cette manière, elles le font aussi pour«briser la solitude, jusqu'à un certain point.» Car, dit-elle, surFacebook, Instagram ou Twitter, s'il y a « une chose que les victimes de violences sexuelles vont chercher, c'est une forme de reconnaissance, de validation. Elles vont chercher du sens par rapport au caractère problématique des gestes qu'elles ont subis et dont elles peuvent se rendre compte plus tard». Mais y'a-t-il un problème avec le fait de dénoncer son agresseur sexuel sur les réseaux sociaux? C'est en quelque sorte la question à laquelle ont voulu répondre quelques internautes haïtiens ce matin. Les participants à ce débatdéroulésur Facebook sesont alors lancés dans un échange que nous allons partager avec vousici. Nous vous invitons à nous laisservos commentaires sur la question, via Facebook ou ici même, en dessous de cet article. C'est Richenel Ostine qui, comme souvent, a lancé la conversationen partageant l'article de Radio Canada. Voici son avis sur le sujet. «Je ne suis pas d'accord avec ce mode de procédés. Je ne serai jamais dans ce politiquement correcte qui peut facilement se transformer en une chasse aux sorcières, aux règlements de compte et à la délation gratuite. D'autant plus, ces pratiques pourraient être préjudiciable aux véritables survivantes en rendant inaudible leur témoignage devant l'opinion publique et les tribunaux. Qu'on se souvienne du cas de Sandra Muller, l'initiatrice de Balance ton porc en France qui a été condamné pour diffamation en versant 15.000 euros comme dommages et intérêts à Éric Brion qu'elle avait délibérément accusé d'agression sexuelle. Elle était obligé de publier une lettre d'excuse sur sa page Facebook et de se rétracter publiquement de tous les réseaux sociaux par rapport à ses accusations. Qu'on se souvienne de l'affaire Neymar, de l'affaire Chris Brown à Paris ou de l'affaire Ramadan, où il a été prouvé que M. Ramadan s'était retrouvé dans une autre ville le soir où l'une de ses accusatrices avait fait comprendre qu'elle l'aurait agressé dans un hôtel. M. Ramadan a peut être menti par rapport à ses relations extra conjugales. Mais il n'est pas encore prouvé qu'il soit un violeur. De toute façon, Tarik Ramdan est fini. L' objectif est atteint. Il est trop facile de se fier au son de cloche d'une seule personne. Il suffit d'un tweet ou d'un post facebook pour briser des vies et des familles. Si les réseaux sociaux ont permis d'arrêter des prédateurs sexuels comme Harvey Weistein. La dénonciation sur les réseaux sociaux, depuis#Meetooa aussi cassé des vies de beaucoup d'innocents. En guise de rappel, il ne faut jamais perdre de vue, que les femmes tout comme les hommes, savent tout aussi mentir.» Vient ensuite un premier commentaire signéNaiké Jean: «Je plussoie. Je partages ta ligne de pensée. La délation des fois parasite le mouvement et dans la dénonciation publique ka présomption d'innocence disparait. Youn nèg yo akize alèkile se youn presumé coupable.» Un commentaire salué par Ostine qui ajoute que dans ce genre d'affaires, généralement, « ceux qu'on accuse se retrouvent "grillés" d'un coup ». « Clair......», poursuit Jean.Surtout quand l'homme en question a"à perdre"» Ralph Emmanuel Francois, analyste politique apprécié pour ses sorties sur les crises que connait son pays depuis des mois,s'est lui aussi invité dans les échanges, avec une entrée un peu plus brèveque d'habitude.« Si les gens ne savaient pas royalement mentir, Il n' y aurait plus d'industries cinématographiques florissantes », fait-il savoir. Ostinerevient à la charge en vue de corroborer, on peut dire, lecommentaire deFrançois. « Mon cher, il y a une tentative visant à essentialiser les gens. L'équation est simple:Homme = masculinité toxique,potentiel agresseur,violeur en puissance; et Femme =perpétuelle victime,bonté infinie,fragilité permanente. Pourtant l'histoire a montré que ce n'est pas le sexe, ni les pratiques sexuelles ou l'appartenance à un "genre" qui font la bonté des gens, mais les actions posées par ces derniers. Il y avait des femmes "fiyèt lalo" (victimes) et des femmes "kamoken" (bourreaux). Il y avait des femmes exclavagistes tout comme il y en avait qui étaient des abolitionnistes. Mon ami,nous ne devons pas avoir peur d'alimenter ces débats avec les autres, tant à les choquer, tant à les fâcher, nous avons intérêt à créer ces discours parallèles. Parce que, à la fin, le débat n'est plus scientifique mais idéologique.» Quant à ce débat idéologique,Ralph Emmanuel Francoisen veut bien. Mais il faut, selon lui,« que cela se fasse avec sincérité et courage. Qu'on parle dela vérité sur les expériences, les stéréotypes et les perceptions.» Un point de vue partagé par Ostine. Jenny Felixs'est elle aussi exprimée sur la question. Au prime abord, elle « à 100 % d'accord.» avecRichenel Ostine. Car, reconnait-elle, il arrive que certaines femmes fassent des coups auxhommes (les accuser injustement). Etpoursuite-elle,puisqu'elles (les femmes)sont souvent les victimes, on les désigne donc comme les perpétuelles victimes. Mais en même temps, si nous voulons une société plus équitable, elle doit être juste pour les hommes comme pour les femmes..» Un tel débat se déroulera certainement pas sans Stevens Azima. Pour s'annoncer, ilavoue tout d'abord «que ça le fait réfléchir.» Il réagitau premier commentaire de Richenel Ostine etélaborecomme suit: « Les fausses accusations en la matière sont sans doute rares (c’est ce qu’indiquent les études sur le sujet), mais elles existent. Et un homme accusé publiquement actuellement dans un dossier pareil a de fortes chances d’être « fini » comme tu dis. En même temps, il demeure que, surtout en Haïti, ou dans n’importe quel pays où le système judiciaire est déficient, les réseaux sociaux sont une solution pratique pour inscrire le dossier dans l’opinion publique et ainsi faire pression sur le système pour que justice soit faite. Mais il est vrai que des hommes innocents peuvent en faire les frais. Et ce genre de dommages est irréparable. Dans un pays comme le Canada, je comprends moins la pertinence de cette démarche. Le système judiciaire n’est certes pas parfait ici, mais il y a quand même plus de ressources disponibles pour monter un dossier correct et emprunter les voies traditionnelles. Pourquoi une femme victime au Québec utiliserait les réseaux sociaux pour dénoncer le coupable? (Je n’ai pas encore lu l’article.) C’est peut-être moi qui ignore la raison. Pour finir, je crois que l’utilisation des réseaux sociaux pour dénoncer ces crimes est problématique dans un pays où on a des chances d’être écouté.e. Elle l’est aussi dans les pays où les victimes ont peu de recours et où l’impunité règne, mais peut-être moins.» Emmanuel Paulest le premier à répondre à Azima. Il le fait en ces termes: « Même dans des pays ayant un système judiciaire failli, les dénonciations sur les réseaux sociaux restent toujours contre productives pour faire avancer la justice. À travers les réseaux sociaux on est passé de la justice au militantisme,qui est à certains niveaux très fanatique...et au lieu de faire avancer les choses dans le sens du droit, l'opinion publique (très militante et fanatique) émanée des réseaux sociaux peut déséquilibrer la balance de la justice(où les tribunaux ne peuvent que décider dans le sens des réseaux sociaux pour ne pas paraître trop laxistes). La justice et les réseaux sociaux ne font pas bon ménage quelque soit le pays considéré... Comment demander un pays ayant un système judiciaire failli de faire le bon choix entre ce que dit l'opinion publique des réseaux sociaux et ce que dit les enquêtes et les mots du droit ? Dans un système judiciaire faible, les juges pour ne pas être lynchés et censurés doivent suivre le courant... On peut toujours dénoncer sur les réseaux sociaux, ça peut faire bourger les choses. Mais pour des dossiers liés à la militance d'une cause, il faut en être très prudent.» A ces propos,Stevens Azimas'exprime ainsi:« Emmanuel Paul, je comprends ton inquiétude. Je n’ai pas la réponse. Que proposerais-tu? Car il faut que ces choses soient dénoncées..» La réponse d'Emmanuel Paul: «Stevens Azima, c'est ça l'enjeu, c'est très difficile d'en trouver un équilibre. C'est pourquoi je parle de prudence au lieu de dire autres choses. Mais en attendant il faut dénoncer certes, mais il faut tout aussi renforcer encore plus des procédures pénales permettant de réprimer les calomnies et les dénonciations mensongères sur les réseaux sociaux(auteur et complices). Il faut que les gens qui partagent de fausses dénonciations, vue l'ampleur de la peine encourue, réfléchissent 5 fois avant de le faire.» Vient le tour deVictor Banbile Jean Jrqui fait son point en faisantréférence à un cas ayant marqué les esprits récemment. « Après la mort de Michael Jackson, plusieurs jeunes hommes l'accusent de pédophilie et d'agressions sexuelles. Sans preuves sérieuses. En réaction, des médias ont décidé de bannir les chansons du roi pop. N'est ce pas trop facile? » Kathleen Desravinesintervient tel que rapporté ci-dessous. « Je dirais pourquoi, il ne faut pas. Ce sont des choses émotionnelles. Et souvent elles ne tiennent pas. Il s'agit d'accusation. Elles (les victimes) doivent aller au tribunal. Vous risquez d'endommager la réputation d'une personne et tout ce qu'elle est en les accusant de la sorte. Elles doivent aller devant la justice. Dans un cadre formel, avec possibilité de pour la personne de répondre [à ces accusations]. Si vous estimez qu'une personne vous a agressé, il faut non seulement la dénoncer mais aussi porter l'affaire devant la justice. Dans un second commentaire, elle poursuit:«Les réseaux sociaux ne doivent pas jouer le rôle de tribunal. Une chose aussi sérieuse qu'une accusation pour agression doit être traitée devant la justice. Elle ne doit pas servir de base pour harceler les gens sur les réseaux sociaux. » Richenel Ostine, initiateur de cette table ronde virtuelle, conclut en s'exprimant au nom des participants. « Par ailleurs, il est important de souligner que dans tous les cas de figure, les crimes sexuels doivent être sévèrement punis par la loi et combattus avec la plus grande fermeté. C'est notre dénominateur commun à tous. » Quelques mots de plus avec Sandrine Ricci La professeure à l'université du Québec à Montréal, rapporte Radio Canada, ne partage pas l'idée selon laquelle dénoncer un agresseur sur les réseaux sociaux serait de la vengeance. Elle est plutôt d'avis que celles qui agissent ainsi le font uniquement en vue d'informer les autres femmes. Ce serait, indique-t-elle, une façon de«donner du sens à une expérience qu'elles pensaient avoir vécu seules», paraphrase Radio Canada. Mais aussi, dit Sandrice Ricci, chez ces victimes, « ily a une colère et un ras-le-bol qui s'exprime par rapport à l'impunité, par rapport aux failles du système de justice». Et le fait de dénoncer les faits publiquement, serait un message à la fois l'agresseur, mais aussi« aux témoins de l'agression, et plus largement à ensemble de la société.» Et vous, que pensez-vous? Y'a-t-il un problème à dénoncer son agresseur sur les réseaux sociaux? Mettez votre opinion en commentaire.

PHOTO COLE BURSTON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le patron de Twitter Jack Dorsey va donner trois millions de dollars pour permettre aux maires de plusieurs villes des Etats-Unis d'expérimenter la mise en place d'un revenu universel, a-t-il annoncé dans un tweet. La somme sera donnée à une association, Mayors for a guaranteed income (Maires pour un revenu universel), tout juste créée, et qui regroupe les maires de 16 villes du pays, militants en faveur de l'instauration d'un revenu universel. "Il s'agit d'un outil permettant de combler l'écart de richesse et de revenu, de niveler les inégalités systémiques liées à la couleur de peau ou au sexe, et de créer une sécurité économique pour les familles", a commenté dans un Tweet publié jeudi soir le patron de Twitter, dont la fortune est estimée à 7,3 milliards de dollars par le magazine Forbes. "L'ensemble du réseau est tellement reconnaissant de ce soutien. Ensemble, nous pouvons faire fonctionner l'économie américaine pour tout le monde", a répondu l'association des maires dans un autre tweet. Mayors for a guaranteed income regroupe 16 maires des Etats-Unis, dont celles d'Atlanta (Géorgie) ou de Seattle (Washington), mais aussi celui de Los Angeles (Californie). Jack Dorsey avait déjà annoncé, en avril, qu'il allait donner un milliard de dollars pour participer à la lutte contre la pandémie de coronavirus, et qu'il souhaitait ensuite que l'argent soit redirigé "vers la santé et l'éducation des filles, ainsi que le revenu universel". Il avait expliqué que, pour débloquer cette somme, il allait progressivement céder des actions de son autre société, Square, spécialisée dans le paiement numérique. Le revenu universel s'était invité dans la campagne présidentielle américaine avec l'ancien candidat à la primaire démocrate Andrew Yang, dont le projet principal était de fournir à chaque Américain de 18 ans et plus un revenu de 1.000 dollars par mois sans condition. Il estimait que cela devait permettre de contrer la pression de l'automatisation qui pourrait, selon lui, priver de travail un tiers des Américains sur les 12 prochaines années. Depuis, la crise du Covid-19 a multiplié par plus de 10 le nombre d'Américains qui vivent du chômage. Ils sont 18 millions à toucher une allocation, et des milliers d'autres ont perdu leur emploi mais ne peuvent rien toucher.