Des pompiers sur les lieux d'une explosion qui s'est produite dans une boulangerie, le 12 janvier 2019 dans le 9e arrondissement de Paris

Six immeubles dans le centre de Paris sont menacés d'effondrement après une violente explosion survenue samedi matin, et trois autres sont également inhabitables jusqu'à nouvel ordre, selon un arrêté signé mercredi par la maire de Paris, et dont l'AFP a pris connaissance. Ces travaux "pourront prendre de nombreux mois", selon la mairie de Paris, qui s'appuie sur les conclusions de l'expertise menée par des architectes de la préfecture de police. En outre, trois immeubles situés à proximité du lieu de l'explosion - rue Montyon et rue Sainte-Cécile - sont également inaccessibles "le temps de pallier les risques d'effondrement" des premiers immeubles, selon l'arrêté d'interdiction d'occuper signé par la maire de Paris (PS), Anne Hidalgo. Enfin, quatre autres immeubles - rues Trévise, Bergère et Montyon - vont "rester temporairement inoccupés", le temps de retirer l'eau accumulée et de remettre l'électricité dans les parties communes. La mairie de Paris s'engage à ce qu'une "solution adaptée soit proposée à chacun de la centaine d'habitants concernée: soit en logement social - pour ceux qui sont en dessous des plafonds de ressources -, soit en logement privé - foncières, agences immobilières-", a déclaré à l'AFP M. Brossat. Pour les situations les plus longues, "les conditions de relogement dépendront des situations des uns et des autres", a-t-il ajouté. "Une cellule d'aide pour accompagner les victimes" est par ailleurs maintenue et, depuis samedi, "plus de 450 personnes ont été reçues", selon un bilan fourni mardi soir par la mairie de Paris. Quatre jours après cet accident rarissime, la violence de l'explosion se devinait toujours à la vue des carcasses de voitures et vitrines des commerces ravagées dans la rue de Trévise.

Les Ivoiriens se réjouissent de l'acquittement par la CPI de l'ancien président Laurent Gbagbo le 15 janvier 2019 dans sa ville natale de Gagnoa

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont rejeté mercredi la demande du procureur de maintenir l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo en détention, après avoir annoncé mardi son acquittement pour crimes contre l'humanité. La chambre a également demandé "au greffe d'obtenir les assurances nécessaires auprès de M. Gbagbo et de M. Blé Goudé pour garantir leur retour" dans l'éventualité où leur présence à la Cour serait requise dans le futur. Les procureurs de la Cour basée à La Haye ont exprimé leur intention de faire appel de l'acquittement retentissant de l'ancien président ivoirien. Les juges ont cependant estimé que les preuves fournies par l'accusation n'étaient pas suffisantes pour justifier le maintien en détention de MM. Gbagbo et Blé Goudé. Premier ancien chef d'État à avoir été remis à la CPI, M. Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara. Les violences ont fait plus de 3.000 morts en cinq mois.


Marie Jean Pierre / Photo: NBC 6 Miami

Marie Jean Pierre avait été révoquée de l'hôtel où elle travaillait pour s'être absentée pendant plusieurs dimanches à son poste, en raisonde ses activités religieuses. La justice a tranché en sa faveur à l'issue d'un procès et le jury lui octroie 21 millionsde dollars dommages-intérêts en plus d'autres primes en guise de notamment arriérés de salaire. La chrétiennede soixante ans, originaire d'Haïti,faisait la vaisselle pendant près d'une décennie au Conrad Hotel de Miami, mais avait été renvoyée en 2016 pour avoir étéabsente de son poste durant plusieurs dimanches consécutives, en raison de ses activités à l'église Baptiste Bethel de Miami, rapporte le journal NBC 6. Mais ses ex-patrons l'ont payé très cher. L'affaire ayant été traitée devant la justice, unjury de la cour fédéralea prononcé son verdict le 14 janvier 2019, dans lequel la coquette somme de 21 millions de dollars américains est octroyée à la plaignante. Ajouté à cette somme, Marie Jean Pierre recevra égalementplus 35 000 dollars d'arriérés de salaire et 500 000 dollars pour douleur émotionnelle et d'angoisse mentale, rapporte le media. Devant le juge, Pierre a souligné qu'au moment où on l'embauchaitpour le poste, elle avait fait sortir clairement qu'elle ne pouvait pas travailler le dimanche puisqu'elle devait aller à l'église."J'aime Dieu. Pas de travail dimanche, parce que dimanche j'honoreDieu", a-t-elle confiéà NBC 6 Miami. Sa plainte faisait valoir que son ancien employeur avait violé la loi de 1964 sur les droits civilsqui protège les travailleurs de toute discrimination fondée sur la race, la religion, le sexe ou l'origine nationale. La société s'est dite déçue par la décision du jury et a, évidemment, fait part de son intention de faire appel. Elle soutient notamment qu'"au cours des dix années d’existence de Mme Pierre à l’hôtel, de nombreuses concessions ont été consenties pour tenir compte de ses engagements personnels et religieux". A suivre... Source: NBC 6 Miami

L'essentiel de l'actualité de ce mercredi 16 janvier 2019

Chaque jour, Loop Haïti se met à la pointe de l’actualité aussi bien nationale qu’internationale pour vous permettre de sentir les moindres battements du cœur de notre monde et d’Haiti. En voilà l’essentiel de ce mercredi 16 janvier2019: [related node_id='3afcf290-e776-4d4c-9989-45a0e14cf543']Depuis quelques jours, le #10YearsChallengeest devenu viral sur les réseaux sociaux. Celui-ci consiste à publier des montages de photosde soi-même, de 2009 et de 2019, une manière d’afficher son évolution physique ou autre. Nombreux sont les artistes nationaux à relever ce défi. [related node_id='32ba38be-b017-433e-9192-2d0fbdc1a5f0']Laurent Mercer, un adolescent de 16 ans originaire deWallis-et-Futuna, a été tué en essayant de grimper le haut d’un balcon du pont 8 du navire de croisière Harmony of the Seas de Royal Caribean accrochée à Labadee, en Haïti. Selon les explications rapportées par Sun Sentinel, le jeune qui avait perdu sa carte essayait de parvenir à sa chambre. [related node_id='8b5508c6-9513-4470-9f2b-f2854571df99'] Bernadine Castillo est arrivée au Chili à l’âge de 5 ans et elle est le premier Haïtienà être adoptépar une famille chilienne. Peu après cette étape, son père Chilien, qui est unsous-officier de l’armée de l’air, lui a inculqué la passion du sport. Actuellement, Bernadine poursuit une belle carrière d’athlétisme qui lui a permis d'êtrechampionne nationale aux 800 mètres (avec une marque de 2 minutes, 20 secondes et 14 millièmes). [related node_id='3500bd26-baed-46c8-b549-880a9808978f'] Lors de son transfert du tribunal à la prison, un prisonnier condamné vol s'estévadé dans la journée du 9 janvier 2019. Le parquetier du tribunal de Saint-Marc Me Wilkens Jules, lance un avis de recherche pour capturer ce dernier et le ramener devant son juge naturel. Me Wilkens Jules, chef du parquet de Saint-Marc, a notifié à la presse locale qu’une évasion a eu lieu dans la commune de Saint-Marc le 9 janvier dernier. Sortant du tribunal, le détenus’est faufilé entre les doigts des gardes de l’APENA et des policiers. [related node_id='a3fe136a-bbe1-44ac-813d-f6313b6b97c5']La commune de Lascahobas a connu des tensions depuis le début de la semaine. Quatre (4) personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par balles, le lundi 14 janvier lors des mouvements de protestation organisés par des membres de la population pour exiger du courant électrique. Les habitants de Lascahobas ont cédé leur terreà l’État haïtien pour la construction du barrage hydroélectrique de Péligre. Toutefois, la zone continue à patauger dans le black-out.


Marc Alain Boucicault/Facebook

Après avoirfiguré dans la liste des 100 personnes les plus influentes d’ascendance africaine apportant une contribution positive aux secteurs privé et public à l’échelle mondiale dans le classement MIPAD de cette année, Marc Alain Boucicault enchaîne avec le prix «Changemaker» de l’année. Ce jeune Haïtien, féru de l’entrepreneuriat numérique, propriétaire de Banj - espace de travail mis à la disposition des entrepreneurs technologiques en Haïti -, a été sélectionné par le public de Your Mark on the World en tant que «Changemaker » de l'année 2018. Marc Alain Boucicault a été choisi parmi 14 candidats «Le journaliste de Forbes magazine DevinThorpeécrit plus d’une centaine d’articles sur des personnalités qui contribuent au changement dans le monde chaqueannée.Il m’a approchéaprèsle lancement deBanjpourécrireun article sur Forbesmagazine à propos de l’objectif et la philosophie derrière le premier espace de travail partagé enHaïtique j’ai lancé le 20 avril 2018», explique-t-ilà Loop Haiti. WOW! Out of 100+ stories written by @devindthorpe in 2018 my @Forbes story (https://t.co/qMVrfJ55DJ ), @banjHT story, #Haiti's story has been the most inspiring! Im so proud to announce that I am the 2018 Your Mark on the World Changemaker of the Year! THANKS FOR ALL YOUR VOTES! https://t.co/AymUe6FjlE — Marc Alain Boucicault (@marcalainb) 27 décembre 2018 « L’article[concernant son histoire, NDLR]est sorti le 25 mai 2018», rappelle Marc Alain précisant qu'il a été le plus lu du mois de juin par les lecteurs de Forbes. Il s'avère que les articles les plus inspirants du moissontsoumis au public pour un vote à partir duquell’histoire de l’année va être sélectionnée.En effet, cette année la plus inspirante a été celle deBanj, celle d'Haïti. Dans l'ensemble, la plus grande satisfaction de Marc AlainBoucicaultréside, selon lui, dans le fait que son histoire pourra être lue par la grande audience de Forbes, grâce à ce prix."Cela fait lire Haïti", dit-il. «L’espoir de réconciliation entre la bourgeoisie progressiste d’Haïti qui a accès à du capital et la classe moyenne sans capital, mais riche en idées.» {"preview_thumbnail":"/sites/default/files/styles/video_embed_wysiwyg_preview/public/video_thumbnails/YMvtEc-Cmow.jpg?itok=i7kXSrmn","video_url":"https://www.youtube.com/watch?v=YMvtEc-Cmow&t=240s","settings":{"responsive":1,"width":"854","height":"480","autoplay":1},"settings_summary":["Embedded Video (Responsive, autoplaying)."]}

Haïti-Fact-Checking: Une guerre voilée entre Toma et T-Check

A l’heure où les informations pullulent sur les plateformes en ligne, certains s’en préoccupent et veulent y remédier. En 2018 deux fact-checkers émergent en Haïti et ont tous les deux un but commun: celui de fiabiliser au maximum les informations que l’on reçoit. Il s’agit de Toma et de T-Check. Deux plateformes au service de la population afin de l’aider à mieux utiliser les informations. Il reste un point sur lequel les tenants de chacun de ces plateformes n’arrivent pas à se mettre d’accord. L’un et l’autre prétendent être le premier fact-checkers en Haïti. Qu’en-est-il en réalité? «La similarité entre les deux c’est que ce sont deux fact-checkers, qui essayent de lutter contre les fausses nouvelles», explique l’un des membres du Réseau des Blogueurs haïtiens Ludwy René Jean Paul (Ti Lou). Ils sont tous les deux de même nature, sur ce point, les deux parties se mettent d’accord. Cependant, le coordonnateur et rédacteur de T-Check Franciyou Germain rapporte que chez eux, pour effectuer le travail, T-Check utilise les enquêtes, visites et appels de leurs journalistes pour les vérifications, alors que les responsables de Toma, eux, disent recourir à l'intelligence artificielle. Questionné sur la question, Ti Lou affirme que la différence résulte dans la manière de procéder. T-Check c’est le recensement de bonnes et de mauvaises nouvelles au moyen d’un catalogue, tandis que Toma est une application. «Cette dernière est un outil qui aide à apprécier une info que l’on peut confirmer ou infirmer. Elle vérifie la source, la forme et le fond du texte, pour lui attribuer une certaine fiabilité», raconte-t-il. Cet outil permettra d’apprécier une information avant de la partager, ajoute le blogueur. Loin d’être juste une affaire de méthode ou d’outils utilisés, cette concurrence qui semble vouloir éclater entre les deux tenants a une origine, ou mieux, une cause plus réelle. T-Check a été lancé en 2016 et a obtenu le premier Hackaton sur le métier du journalisme organisé par la Fokal et une organisation internationale dénommée Hackstorry. Malheureusement le projet n’a pas eu le financement promis par Fokal. Et aujourd’hui, les responsables de T-Check considèrent que ceux de Toma sont en quelque sorte leur concurrent direct, car ces derniers ont été supportés par la Fokal alors qu’ils sont nouveaux, soi-disant, et que la même institution n’a pas voulu leur fournir le financement, qui leur revenait de droit qui pis est. «Ils ont tort de dire qu’ils sont le premier fact-checker en Haiti», lance amèrement Franciyou Germain. Alors que le lancement de Toma a eu lieu le lundi 10 décembre dernier, celui de T-Checkle samedi 15 au local de la Banj à Delmas. Y-a-t-il lieu de parler de concurrence quand on s’adonne a la même tâche? Seuls l’avenir et la performance des deux fact-checkers en décideront.