Des manifestants contre la séparation des enfants de leurs parents sans-papiers le 14 juin 2018 à Los Angeles afp.com/Robyn Beck

Donald Trump a revendiqué lundi sa fermeté extrême aux frontières malgré le tollé provoqué par la séparation de centaines d'enfants migrants arrachés à leurs familles, en affirmant qu'il ne laisserait pas les Etats-Unis devenir "un camp pour migrants". Il s'est dit attristé par le sort de ces enfants, automatiquement séparés de parents que l'administration Trump a choisi de systématiquement incarcérer pour avoir franchi la frontière illégalement. Mais le président américain a de nouveau rejeté la responsabilité de cette situation sur les démocrates qui empêchent, selon lui, toute avancée sur une réforme migratoire, alors même que les républicains détiennent la majorité au Congrès. "Ce qui arrive est tellement triste, tellement triste. Et cela pourrait être réglé rapidement, magnifiquemen, et nous serions en sécurité", a déclaré Donald Trump. "Les Etats-Unis ne deviendront pas un camp pour migrants et ne deviendront pas un centre de rétention pour réfugiés", a promis le président. "Nous sommes coincés avec ces lois horribles". Pour illustrer son propos, il a agité le spectre de la crise migratoire en Europe, n'hésitant pas à prendre parti contre la chancelière allemande Angela Merkel dans la crise politique qui menace sa coalition. Près de 2.000 enfants ont été séparés de leurs parents dans les six semaines ayant suivi la mise en oeuvre d'une politique de "tolérance zéro" sur l'immigration clandestine, mi-avril, d'après les chiffres officiels de l'administration Trump. Des centaines sont hébergés, avec d'autres mineurs arrivés seuls à la frontière, dans de grands centres près de la frontière avec le Mexique. "J'ai vu des tonnes d'enfants massés ensemble dans de grands enclos grillagés, séparés de leurs mamans et de leurs papas", a témoigné un sénateur démocrate, Chris Van Hollen, après avoir visité un centre dimanche au Texas. D'autres élus étaient attendus lundi. Rarissime intervention dans un sujet politique brûlant, la Première dame Melania Trump a dit dimanche "détester voir des enfants séparés de leur famille". Si elle reprend dans sa déclaration l'argument de son époux rejetant la responsabilité sur la paralysie au Congrès, cette intervention exceptionnelle témoigne du malaise au sein-même de la Maison Blanche. L'ex-Première dame Laura Bush a elle aussi rompu sa traditionnelle discrétion avec des mots forts, en dénonçant une politique "cruelle". L'ONU a décrié une politique "inadmissible". "Les enfants ne doivent pas être traumatisés en étant séparés de leurs parents", a réaffirmé lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. Pour l'administration Trump, l'équation est pourtant simple: plus question de relâcher des sans-papiers parce qu'ils ont été interpellés en compagnie de mineurs qui ne peuvent être détenus avec eux, dans l'attente de leur hypothétique retour devant le juge, comme c'était la pratique sous le démocrate Barack Obama. Tous les clandestins surpris du côté américain de la frontière sont donc désormais poursuivis et écroués, martèle l'administration Trump, et leurs enfants doivent être hébergés de leur côté. Sans détour, plusieurs hauts responsables de la Maison Blanche ont aussi affiché clairement l'argument de la dissuasion des candidats à l'immigration illégale. "Nous ne pouvons pas et n'allons pas encourager les gens à amener des enfants en leur donnant une vaste immunité face à nos lois", a encore déclaré lundi le ministre de la Justice Jeff Sessions. Et le bras de fer semble désormais clairement destiné à pousser une réforme de l'immigration qui patine depuis des mois au Congrès. Certains républicains modérés et des démocrates avaient accepté cet hiver de financer un mur à la frontière mexicaine en échange de la régularisation de centaines de milliers de jeunes arrivés mineurs aux Etats-Unis, mais la volonté de Donald Trump d'inclure une limite à l'immigration légale avait fait capoter cette loi. Et bloque pour l'instant toute avancée. Le président pourrait rencontrer les républicains au Congrès mardi, selon le Wall Street Journal. "Si nous construisons le mur, si nous passons une loi pour mettre un terme au non-droit, nous n'aurons plus à faire face à ces choix terribles", a argumenté Jeff Sessions en visite à La Nouvelle-Orléans où quelques manifestants s'étaient rassemblés lundi. Mais l'idée que la Maison Blanche utilise ces enfants pour faire avancer le débat sur l'immigration indigne jusque dans les rangs républicains. "Les enfants ne devraient pas être utilisés comme un outil de négociation", a jugé Jeb Bush, ex-rival de l'homme d'affaires lors des primaires républicaines en 2016. "Certains dans l'administration ont décidé que cette politique cruelle renforçait leur pouvoir d'influence" au Congrès, a souligné sur Facebook un sénateur républicain, Ben Sasse. "C'est inacceptable. Les Américains ne prennent pas les enfants en otage. Point".

Le Président américain, Donald Trump

Le président Donald Trump a confirmé lundi sa volonté officielle de créer une sixième branche des forces armées américaines, une "force spatiale" ("space force") qui serait indépendante de l'armée de l'air, mais que le Congrès doit encore autoriser. "J'ordonne par la présente le département de la Défense et le Pentagone de commencer immédiatement le processus nécessaire pour établir une force spatiale comme sixième branche des forces armées", a-t-il déclaré lundi lors d'un discours sur l'espace à la Maison Blanche. "Nous allons avoir une armée de l'air, et une force armée de l'espace, séparée mais égale", a-t-il dit, tranchant le débat actuel en défaveur de ceux qui voulaient que la nouvelle force spatiale soit rattachée à l'US Air Force. Donald Trump avait déjà indiqué qu'il était favorable à la création de cette sixième branche, aux côtés de l'armée de terre (US Army), l'armée de l'air (US Air Force), la marine (US Navy), le corps des Marines et les garde-côtes. Au Congrès, le débat fait rage depuis des années entre les partisans d'une nouvelle entité à l'égale des autres corps, et ceux qui trouvaient plus fonctionnel de laisser l'espace dans le giron de l'armée de l'air. La création de cette force spatiale ne pourra se faire du jour au lendemain, et le Congrès devra dans tous les cas adopter une loi à cet effet. Mais l'ordre du président républicain établit clairement comme politique officielle de son administration, et du Pentagone, de créer cette force. "Pour défendre l'Amérique, une simple présence dans l'espace ne suffit pas, nous devons dominer l'espace", a déclaré Donald Trump.


Des ouvriers en pleine manifestation en mai dernier

Des réactions commencent à tomber après la note du conseil supérieur des salaires annonçant l’élaboration de son 5ème rapport sur le salaire minimum et appelant les manifestants à rester calmes. En effet, la plateforme syndicale des usines textiles-Batay Ouvriye, par la voie de son porte-parole Télémaque Pierre, rejette la note du CSS. Cette structure continue de contester la légitimité du conseil actuel. « Nous ne sommes pas liés par ce processus enclenché par le CSS, car le 5ème rapport sur la fixation du salaire minimum aurait du déjà être publié », indique Télémaque Pierre. Le syndicaliste désapprouve également la position exprimée par le CSS au sujet des mouvements de protestation des ouvriers émaillés parfois de violents incidents. Pour Télémaque Pierre, le conseil a outrepassé ses attributions. Il annonce la publication d’un nouveau calendrier de mobilisation après les examens officiels afin de continuer de réclamer un ajustement substantiel du salaire minimum. Le secrétaire général de la Centrale autonome des travailleurs haïtiens, Fignolé St-Cyr, critique lui aussi la note du Conseil supérieur des salaires. Il accuse le conseil de travailler au bénéfice des employeurs dans le cadre de la fixation du salaire minimum. Fignolé St-Cyr annonce également des mouvements de protestation de travailleurs dans les prochains jours. [related node_id='40910e1c-a508-42ee-bbd3-2e67b20501eb']

« La RD a un intérêt dans le développement économique et social d’Haïti », selon ce ministre dominicain.

Photo: Diario Libre RD

Le gouvernement dominicain réfléchit sur la nécessité de coopérer et de participer dans le développement économique et social d’Haïti. Et ce, dans l’objectif de projeter une meilleure image face à la communauté internationaleà propos de la relation haitiano-dominicaine. C’est le ministre des affaires étrangères de la République Dominicaine, Vargas Maldonado, qui a fait des déclarations en ce sens au moment de participer cette semaine à l’ouverture d’un panel intitulé « la politique étrangère dominicaine vers Haïti», a-t-on appris du journal dominicain Diario Libre. «L'importance des relations commerciales entre les deux payset la migration haïtienne sont des facteurs qui nécessitent une étude permanente des autorités dominicaines[…]», a-t-il soutenu en considérant le fait qu’Haïti représente actuellement l’un des trois plus importants partenaires commerciaux de son pays. Jusqu’en 2017, informe-t-il, le flux des échanges entre les deux pays s'élevait à plus de 800 millions de dollars. En effet, il croit que la République Dominicaine al'intérêt de«coopérer dans le développement économique et social de la nation sœur [Haïti, NDLR]», et aussi dans la création d’emplois au profit des deux pays, comme le veut l’accord Laredo. À noter que l’accord en question (Laredo), signé le 6 décembre 2016 par Haïti et la République Dominicaine, a pour but de «mettre en œuvre un programme commun visant à stimuler la croissance économique et le progrès social à travers le développement de l'industrie, du commerce, des infrastructures, de l'énergie et des affaires, en général, commun aux deux côtés de la frontière». Source


Port-au-Prince, Haïti – Vendredi 8 juin 2018 : La Digicel informe ses clients que depuis plusieurs mois son réseau est perturbé par des interférences de signal radio d’origine externe dans plusieurs grandes villes du pays dont la zone métropolitaine de Port-au-Prince, St Marc, Gonaïves, Jacmel et Port-de-Paix entre autres. Ce phénomène n’est pas nouveau mais s’est aggravé considérablement depuis le mois de mars 2018 au point d’affecter fortement les opérations de la Digicel. Ceci se traduit pour nos clients impactés par des difficultés à accéder à internet ou des coupures intempestives des appels. Les instances étatiques ont été notifiées de la situation à maintes reprises et la Digicel urge le CONATEL de résoudre ce problème dans les meilleurs délais. -FIN- À propos de Digicel Digicel Group est un fournisseur total de communications et de divertissement avec des opérations dans 31 marchés dans les Caraïbes, en Amérique Centrale et en Asie-Pacifique. Digicel gère également une série d'initiatives communautaires dans ses marchés, notamment les Fondations Digicel en Haïti, en Jamaïque, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Trinad-and-Tobago, qui se concentrent sur des programmes de développement éducatif, culturel et social. Visitez www.digicelgroup.com pour plus d'informations.

Selon la justice de cet Etat, dont la ville principale est Seattle, les deux géants technologiques ont failli à ces obligations depuis plusieurs années.
(Crédit photo : AFP)

L'Etat américain de Washington (nord-ouest) a annoncé lundi poursuivre en justice Google et Facebook qu'il accuse d'avoir enfreint une loi locale sur les publicités politiques. La loi y stipule que les entités qui vendent des espaces publicitaires pour des messages à caractère politique, comme les deux géants technologiques, doivent "conserver les informations sur ceux qui les achètent" et les rendre publiques, souligne un communiqué du procureur général de l'Etat Bob Ferguson. Selon la justice de cet Etat, dont la ville principale est Seattle, les deux géants technologiques ont failli à ces obligations depuis plusieurs années. Des candidats aux élections et des groupes politiques ont payé environ 3,4 millions de dollars en publicités politiques à Facebook et 1,5 million à Google ces dix dernières années, selon M. Ferguson. La loi "s'applique à tout le monde, qu'on soit le journal d'une petite ville ou une grande entreprise", affirme M. Ferguson, ajoutant que les gens "ont le droit de savoir qui paye les publicités politiques" Les publicités à caractère politique, fréquentes aux Etats-Unis, sont un sujet sensible en particulier dans le contexte des accusations d'interférences russes dans les élections américaines de 2016. Facebook et Google ont d'ailleurs déjà promis plus de transparence en faisant explicitement apparaître qui finance ces messages. Ils ont aussi promis de rendre disponibles des archives à ce sujet. "Les outils que nous mettons en œuvre définissent de nouvelles normes de transparence pour la publicité en ligne", a commenté dans une déclaration écrite à l'AFP, Rob Leathern, un des responsables du dossier chez Facebook. M. Ferguson "a soulevé des questions importantes et nous avons hâte de résoudre cela rapidement avec ses services", a ajouté le responsable. Un porte-parole de Google a indiqué dans un mail à l'AFP que le groupe "est pleinement engagé dans la transparence et la publication (des informations) sur les publicités politiques". "Nous sommes actuellement en train d'examiner la plainte et collaborerons avec les services du procureur général", a-t-il ajouté.


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