Mardi 18 Juin, 2019

Yves Léonard dénonce une "campagne de dénigrement" à son encontre

Yves Léonard en conférence ce lundi

Yves Léonard en conférence ce lundi

En conférence de presse ce lundi, Yves Léonard, contre qui un mandat d'amener avait été émis octobre 2018, pour "tentative d'assassinat et séquestration", a dénoncé une "campagne de dénigrement" montée à son encontre pour des raisons "politiques".

C'est un Yves Léonard souriant et tiré à quatre épingles qui est arrivé ce lundi 21 janvier 2019, à la grande salle de l'Hôtel Kingdom où les médias et ses supporters l'attendaient pour sa conférence de presse, celle-ci ayant été avortée la semaine dernière à cause de la présence d'organisations féministes dans les locaux de Le Plaza. 

Ses expériences de travail en tant qu'immigrant aux Etats-Unis, ses débuts en tant qu'homme d'affaires, ou encore sa rencontre en 2012 avec la femme avec qui il est à couteaux tirés depuis l'éclatement de ce scandale d'agression: cet homme qui se présente comme un bon père de famille a tout déballé devant les caméras et micros de la presse, photos à l'appui, sous les encouragements de sympathisants scandant "Justice pour Léonard".

 

"Aujourd'hui, la politique, le pouvoir ont amené ma femme à me traiter de criminel. Mais ce Léonard n'est pas un criminel. Ce Léonard aime tout-le-monde", a soutenu l'homme d'affaires, propriétaire d'ailleurs de l'hôtel où la presse a été conviée, bâtiment situé dans la commune de Tabarre, commune dont sa compagne Nice Simon est la mairesse principale.

Qu'est-ce qui s'est passé le 1er octobre?

Se référant à la soirée où tout a commencé, Yves Léonard rapporte une scène de confrontation déclenchée peu avant 11 H du soir, après un appel téléphonique reçu par sa compagne qui, par la suite, se déciderait à sortir de la maison. Les échanges, notamment de "morsures", auraient commencé alors qu'il essayait de prendre le téléphone pour voir "qui a appelé". Les deux partenaires se seraient calmés après, selon Léonard.

"Je suis entré dans ma chambre", dit-il. La mairesse, quant à elle, aurait demandé à la servante de la maison, avant de sortir vers 1 H du matin, de ne parler de l'incident à personne "puisqu'il s'agit d'une affaire familiale et qu'elle est une élue". "C'est le lendemain que j'ai vu les photos d'elle circulant sur internet et dans les médias", raconte Léonard soulignant que depuis ce soir-là, ils ne sont jamais parlé.

Le 3 octobre 2018, l'élue de Tabarre avait invité la presse pour raconter ce qu'elle a vécu la nuit de son agression. Elle a confié ce jour-là avoir frôlé la mort. « Je lui ai demandé de m’emmener à l’hôpital, il a dit NON », avait-t-elle souligné en présence des journalistes, des membres de la municipalité et de militants féministes.

En cavale ou "à couvert" ?

Un mandats d'amener avait été émis par le substitut commissaire du gouvernement Edler Guillaume contre l'entrepreneur pour "tentative d'assassinat et séquestration". Face aux pressions des "réseaux sociaux et de l'opinion publique" qui ne m'ont "même pas laissé la chance de m'exprimer, j'ai dû me mettre à couvert", raconte le concerné, confiant avoir malgré tout renoncé à la tentation de récuser le juge chargé d'instruire le dossier qui lui aussi, avait émis un autre mandat d'amener. 

Trois mois plus tard, le mandat a été annulé avec l'ordonnance du juge d'instruction, Waldo Saint-Villier, envoyant Léonard par devant le tribunal correctionnel pour "voie de fait suivi de coups et blessures au préjudice de la dame Nice Simon". Les charges "tentative d’assassinat et séquestration" ont été abandonnées. Les deux parties ont interjeté appel

Pourquoi avoir interjeté appel ?

Les défenseurs de l'édile de Tabarre, disent avoir relevé certains manquements dans la décision du juge. Ils se disent choqués de constater que le magistrat instructeur a considéré qu’il n’y a pas eu lieu de poursuivre Yves Léonard pour séquestration alors que le commissaire du gouvernement de la juridiction accompagné d’un juge de paix a procédé au constat légal du lieu de séquestration. Il a également constaté une fenêtre cassée par laquelle Madame Simon était passée pour s’échapper de la fureur de son concubin.

De leur côté, les avocats d'Yves Léonard ont également fait appel de l’ordonnance du juge qui renvoie leur client devant le tribunal correctionnel pour y être jugé pour voie de fait. "Si voie de fait il y en a eu, c'est Nice qui en a commis sur moi parce que c'est elle qui m'a mangé le doigt et l'a dit à la presse", s'est défendu Léonard en conférence de presse aujourd'hui.

Le dossier est maintenant devant la cour d'appel.

Nice Simon continue de dénonce les autorités judiciaires qui, selon elle, n'ont rien fait pour arrêter son concubin, à cause de sa proximité avec des membres de l'exécutif et son influence. Yves Léonard étant le propriétaire de la maison où loge le Chef de l'Etat. Léonard, pour sa part, invite les gens á ne pas se mêler d'une affaire de couple. Il invite les autorités à mettre en place un ministère de la famille en lieu et place du ministère à la condition féminine et aux droits des femmes.

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