Dimanche 5 Juillet, 2020

Willot Joseph et le partage des ministères : « J’ai demandé le MTPTC »

Le sénateur Willot Joseph, intervenant à l'émission Le Point de radio et tété Métropole

Le sénateur Willot Joseph, intervenant à l'émission Le Point de radio et tété Métropole

C’est ce que le sénateur Willot Joseph a confié à Wendel Théodore, intervenant à l’émission Le Point de télé Métropole mardi 19 février. L’élu du département du Centre avoue, sans langue de bois et complaisance, qu’il y a eu effectivement un partage de ministères au cours des deux premières années de Jovenel Moïse, et même sous Privert. Ce fut d’ailleurs la condition imposée par les parlementaires pour voter la déclaration de politique générale de Jack Guy Lafontant, a-t-il poursuivi. « Moi aussi, j’ai demandé le MTPTC pour la construction de routes, car j’aime ça. Mais on ne me l’a pas donné », a-t-il confié sur les ondes de radio et télé Métropole.

Certains d’entre eux gardent encore leur poste et ce, depuis Privert, président provisoire. « Mais ce sont eux-mêmes qui allument le feu de la mobilisation, qui financent des manifestations populaires émaillées de casses et qui réclament la démission du président Jovenel », fait savoir le parlementaire qui, le 14 février dernier, a fait un ensemble de révélation sur qui (député, sénateur entre autres) contrôle quel ministère au sein de l'Etat.

Ils n’utilisent pas leur poste au profit de la société et de la collectivité, indique-t-il laissant croire que ce parlement, déjà qualifié de médiocre  par l’opinion publique, n’est pas en odeur de sainteté. Ces parlementaires qui exigent le départ du président alors qu’ils se partagent des postes clés dans les institutions étatiques et des directions générales, offrent une opportunité en or à Jovenel Moïse de nettoyer son entourage, d’identifier ses vrais alliés au parlement, fait savoir Joseph.

« Ou sou do bèf la, wap pale l’ mal », souffle-t-il, appelant les instances concernées à un audit sur la gestion par ces élus de ces boites de l’État. Le sénateur se demande si eux aussi ne sont pas responsables de la faillite de l’État.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :