Dimanche 21 Octobre, 2018

Ces sénateurs ont validé la mesure sur le loyer officiel de J. Lambert

Joseph Lambert, président du sénat

Joseph Lambert, président du sénat

Les chiffres pleuvent et dénoncent la grandiloquence de certains élus de la République depuis que le sénateur Ricard Pierre a fait des déclarations visant son homologue Joseph Lambert, qui, dit-il, vient de se payer une résidence officielle à 8 millions de gourdes par année aux frais de l'Etat. Ce dernier, pour se défendre, a été obligé d’inviter les médias pour expliquer qu’il n’est pas le seul à jouir de ce faste privilège.

Le président de la République, le Premier ministre et, également, le chef de la Police jouissent de cette exemption, rappelle le sénateur Joseph Lambert qui pense que ces dépenses ne représente rien d'autres qu’une question de prestige pour lui et certains autres élus et cadre de l'Etat.

Ces révélations ont causé la rage des internautes qui n’ont pas manqué de soulever les problèmes socioéconomiques du pays face à cette situation. Entre temps, Le Nouvelliste a publié, dans un article paru ce matin, les noms des parlementaires qui ont donné lieu à cette mesure.

Selon le journal, c’est le sénateur de l’Artibonite, Carl Murat Cantave, qui a partagé l’idée que « le Sénat de la République paye une résidence officielle pour son président » lors d'une conférence des présidents tenue  le 5 mars dernier. Les sénateurs présents se sont empressés de valider le procès-verbal de cette conférence.

Il s’agit de « Denis Cadeau, Onondieu Louis, Nawoon Marcellus, Carl Murat Cantave, Jean Renel Sénatus, Ronald Larêche, Dieudonne Luma Etienne, Richard Lenine Hervé Fourcand, Jacques Sauveur Jean, Youri Latortue, Gracia Delva, Jean Rigaud Bélizaire, Jean Marie Ralph Féthière, Kedlaire Augustin, Saurel Jacinthe et Joseph Lambert».

L’ensemble de ces sénateurs « ont agréé et ont instruit le bureau pour les suites nécessaires », écrit le Nouvelliste pour rapporter fidèlement les propos de Joseph Lambert. Charles Murat Cantave avait même proposé « que le président du Sénat ait son propre cortège comportant avant-garde et arrière-garde et soit précédé par deux motos montées par des policiers en uniforme».

Le président du Sénat n’avait pas choisi d’adopter cette deuxième proposition afin d’éviter les critiques. Il a donc préféré la première qui lui accorde une résidence payée à 7 280 000 gourdes par année.