Mercredi 19 Décembre, 2018

Violences conjugales: 130 femmes tuées en 2017 par leur conjoint ou ex-compagnon

L'actrice Muriel Robin et d'autres militantes lors de la grande marche organisée par Nous Toutes contre les violences faites aux femmes à Paris le 24 novembre 2018

L'actrice Muriel Robin et d'autres militantes lors de la grande marche organisée par Nous Toutes contre les violences faites aux femmes à Paris le 24 novembre 2018

Cent trente femmes sont mortes l'an dernier en France sous les coups de leur compagnon, ex-conjoint ou petit ami, contre 123 en 2016, un fléau que le gouvernement a promis de combattre lundi, à la veille du lancement d'un portail internet dévolu au recueil des signalements.

"Une femme meurt tous les 3 jours du fait de la violence de son conjoint ou ex-conjoint", ont commenté dans un communiqué la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes/hommes Marlène Schiappa et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Pour Françoise Brié, présidente de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) qui gère la ligne téléphonique 3919, dédiée aux femmes victimes de violences, "il faut aller plus loin dans le repérage des violences, par un travail commun entre les associations et la police".

Aux 130 femmes victimes de l'an dernier, il faut ajouter 25 enfants tués dans le cadre de violences conjugales, et 151 tentatives d'homicides au sein du couple.

En outre, 21 hommes ont été tués par leur compagne ou ex-petite amie, mais 11 d'entre eux avaient eux-mêmes exercé des violences sur leur meurtrière.

Les morts violentes au sein du couple ont représenté 15,8% des homicides non crapuleux et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, précise l'étude du ministère de l'Intérieur.

Christophe Castaner, Marlène Schiappa et la garde des Sceaux Nicole Belloubet doivent présenter mardi matin à Guyancourt (Yvelines) un "portail de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7", qui permettra aux victimes d'entrer en contact par tchat avec des policiers ou des gendarmes spécifiquement formés.

Mme Schiappa a récemment annoncé le fléchage de 400.000 euros non dépensés et initialement inscrits à son "budget communication" vers cinq associations qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles.

L'an dernier, Emmanuel Macron avait déclaré l'égalité entre les femmes et les hommes "grande cause du quinquennat" et fait observer une minute de silence en hommage aux victimes.

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