Mardi 18 Juin, 2019

«Vin goute» : flattez vos papilles avec les plats de chef Rosembert

Phanise Rosembert, chef et initiatrice de « Vin goute ».

Phanise Rosembert, chef et initiatrice de « Vin goute ».

Phanise Rosembert prêche, inlassablement, une cuisine saine et équilibrée à base d’ingrédients locaux. Samedi 29 septembre, elle organise, au restaurant Lakou Lakay, Delmas 29, la seconde édition de « Vin goute », rendez-vous gastronomique désormais annuel où de fins gourmets sont conviés à flatter leurs papilles avec des plats typiquement haïtiens. Rencontre.

Phanise Rosembert frise la trentaine.  Elle arrive à pas feutrés dans les locaux de Loop Haiti. La chef est posée dans un T-shirt blanc où « Vin goute » est écrit en noir et rouge. Un œil de temps en temps caché derrière ses courts dreadlocks qui effleurent le cou, et l’autre où l’on lit sa juste vision de la cuisine. « Saine et équilibrée ». L’an dernier, elle a lancé « Vin goute » : une première édition de mauvais goût, puisqu’elle a laissé dans ses placards un déficit de 75,000 gourdes. Cette année encore, le risque et les défis restent entiers : arracher au moins 100 personnes des griffes des restaurants les plus huppés pour une seconde aventure gastronomique. La diplômée en Hôtellerie et restauration parle des motifs de son concept « Vin goute », lancé 2 septembre 2017.

 

« Je voulais offrir à ceux qui ne vont jamais dans les activités gastronomiques l’occasion de gouter nos plats, de manger sain avec moins de graisses, de sel et de sucre, mais aussi de valoriser et promouvoir la production de la paysannerie », nous confie-t-elle. Encourager la production nationale, valoriser nos ingrédients locaux et nos matières premières, relancer l’économie de la masse paysanne constituent son cheval de bataille qu’elle veut livrer sur le dos d’une République envahie par des produits importés.

Face aux hommes qui tirent plus d’une fois les ficelles, peu de femmes officient comme chefs dans les grands restaurants, comme dans les luxueuses chaînes d’hôtels en raison des contraintes liées, en partie, au métier (comme se tenir longtemps debout), mais aussi du fait d’être mère. Mais elle reste ferme. « Aucun mur n’est infranchissable : comme les hommes, les femmes peuvent devenir chefs. Notre corps ou nos conditions physiques ne sauraient constituer une barrière et nous empêcher d’épouser la profession ».

Les amants de la bouffe sont invités, samedi 29 au restaurant Lakou Lakay de Delmas 29 (7h), à venir flatter leurs papilles avec les mets de chef Rosembert qui sera accompagné d’une brochette de jeunes issus de Cité Soleil, quartier pauvre de la capitale. « Une ambiance de fête, une soirée de dégustations vous attendent. Premièrs arrivés, premiers servis ».

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