Lundi 19 Août, 2019

Victoria Antoine, jeune écrivaine pleine d’imagination et d'ambition

Victoria Antoine, jeune écrivaine pleine d’imagination

Victoria Antoine, jeune écrivaine pleine d’imagination

Victoria Antoine est l’une des 10 lauréates de la 5e édition du concours national de nouvelles organisé par le Centre de la promotion de l’Excellence, de la Culture et de la Citoyenneté, l’Association des Professeurs de Français et de Créole d’Haïti et les Éditions C3. Le thème pour cette année a été « Mon père, ce héros ».

« Ce concours est la plus belle expérience de toute ma vie et ce prix me procure une grande fierté », assure la jeune talentueuse. Dans son texte primé, elle évoque l’histoire d’un jeune adolescent (Jonathan) de 15 ans né d'une famille huppée. Réveillé au beau milieu de la nuit par un vacarme provenant de la cuisine, il s'y rend et aperçoit que son père menace d’un pistolet une fille prénommée Dahlia, au visage bien familier. Il fait un saut dans le passé, plus précisément au moment où il l’a rencontrée, où ils sont devenus amis puis deux amoureux inséparables. Cependant, tout comme Jonathan, elle portait le poids d'un lourd secret qu'elle n'oserait encore avouer.

« J’ai toujours aimé laisser libre cours à mon imagination. Il m'arrivait d'être assise en salle de classe à suivre en apparence des cours alors que mon imagination partait déjà au galop vers l'idéal même de la vie. Avec le temps,  j'ai découvert une autre passion : la lecture ». Ce sont les mots de la lauréate Victoria Antoine qui raconte ses début, ses premiers pas et nous parle de ses ambitions, ses grandes ambitions.

Une passionnée du livre

À 12 ans, tout a commencé à la bibliothèque Pye Poudre en tournant frénétiquement les pages d’Harry Potter. Cet ouvrage l’a fait ressentir une sensation intense. Cela a été la révélation. Ce bouquin a su l’emporter sur les rives insoupçonnées de cette rivière jouissive qu’est la lecture. Elle a reçu son baptême littéraire à travers le titre de Stéphanie Balmir, « Prisonnière d’un rêve ». Un récit qui a bercé toute son adolescence et qui lui a donné des frissons de la première jusqu’à la dernière page.

Le style d’écriture de chaque auteur est une merveille dans l’univers de la littérature. Chaque livre est un voyage au paradis. Mary Higgi et Guillaume Musso font partie des écrivains favoris de la jeune Antoine. Sans oublier Gary Victor, auteur du roman "Le diable dans un thé à la citronnelle". Elle est une mordue des thrillers, des romans policiers et psychologiques. 

Âgée de 16 ans, Victoria Antoine est en classe du NS2 (Nouveau Secondaire 2) au Collège Saint Louis de Bourdon. Une jeune écrivaine avec les verbes faciles. L’imagination est bien au rendez-vous. Elle éprouve un amour inconditionnel pour les livres et l’écriture. Passer une journée sans un bouquin sous les yeux lui est quasiment impossible. « C’est devenu mon second souffle. C’est l’univers idéal où s’évader, mettre du carburant à l’imagination, vivre plusieurs vies avec pour seule frontière des lignes qui peuvent être en transe, en larme et en joie », décrit-elle. 

Un début merveilleux

Elle fait dans la rédaction des Nouvelles son premier pas officiel dans le monde littéraire. Mais elle a l’habitude de produire des textes et a déjà publié sur la plateforme en ligne Wattpad – un texte intitulé « Princesse d’Ébène de Zuzufiah ». Une nouvelle qu’elle considère comme sa plus belle œuvre. Ayant constaté ses capacités rédactionnelles, Victoria décide de participer à la 5e édition du concours Nouvelles à la dernière minute. « Écrire mon texte m’a permis de tester mes limites. Il y a tout d’abord le stress, l’excitation en imaginant la perspective de pouvoir gagner et le tout enrobé de la passion qui m’animait. Cette passion m’a permise d’être l’une des lauréates », croit-elle.

Une vie de rêve

Du haut de ses 16 ans, Victoria Antoine aspire à des rêves immenses. L’un des plus grands souhaits est bien sûr de voir son nom figurer sur le tableau des plus grands écrivains haïtiens. Elle veut faire carrière dans l’entrepreneuriat et veut révolutionner le monde cinématographique haïtien qui présente de sérieuses lacunes au niveau montage (effets sonores et visuels).

Elle encourage à tous de faire de la lecture leur véritable chemin de bonheur. Elle est l’essence même de l’existence et permet de faire connaissance avec soi-même, du monde et d'embrasser celui-ci d’un regard universel. « Celui qui ne lit pas perd trois quarts de sa vie et ne saurait vraiment aspirer à de grands rêves. Car la lecture donne de la vision et de l’ambition », conclut-elle.

Billy Gervé

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