Vendredi 19 Octobre, 2018

Vers un compromis entre le gouvernement et l’appareil Judiciaire

Suite à de nombreux jours de protestation, notamment des journées de grève observées par l’appareil Judiciaire, le gouvernement est en passe d’apporter une réponse positive aux revendications des magistrats. 

Entre le gouvernement et le CSPJ, un protocole d’accord a été signé, hier vendredi 20 octobre 2017, dans le but de répondre favorablement aux demandes liées aux protestations des juges. A cet effet, les magistrats qui étaient en grève depuis plus de deux semaines, observent actuellement une trève, attendant que le gouvernement apporte une réponse favorable définitive à leurs revendications. 

S’il avait lui-même invité les magistrats des 18 juridictions du pays à suspendre leurs fonctions, à partir du lundi 09 octobre 2017, le Président de l’Association Professionnelle des Magistrats (APM), après signature de ce nouvel accord, entend faire marche arrière. Cependant, M Wando Saint-Villier menace de reprendre la mobilisation en cas de négligence quant au respect dudit accord. Ainsi, il accorde au gouvernement, un délai ne dépassant pas le mois de novembre pour exécuter les directives de l’accord. 

Selon l’accord, l'État compte définitivement procéder entre autres, à l’intégration de 180 nouveaux juges pour compléter le système judiciaire. Aussi, dans le but d’assurer le suivi de cet accord, on procédera à la formation d’une commission composée des cadres du Ministère de la Justice, de l’Economie et du CSPJ. 

Les revendications étant nombreuses, le président de l’Association Professionnelle des Magistrats, M Wando Saint-Villier a fait savoir que cet accord ne vise pas à satisfaire totalement le secteur judiciaire. Il espère que les autres problèmes seront résolus lors de la publication d’un nouveau budget rectificatif. 

Pour rappel, les magistrats avaient demandé l’octroi d’une couverture d’assurance maladie fonctionnelle, la dotation d’une allocation budgétaire adéquate au pouvoir judiciaire, des moyens logistiques et matériels de travail suffisants, la construction de bâtiments adéquats pour loger les tribunaux et les cours ainsi que la réhabilitation des bâtiments en mauvais état.