Mercredi 19 Décembre, 2018

Vente aux enchères d’œuvres d’art au bénéfice des sinistrés des Cayes

Trente artistes sont invités à participer, mardi 25 octobre à Festival Arts (rue Magny, Pétion-Ville), à une vente aux enchères d’œuvres et d’objets d’art au bénéfice des sinistrés des Cayes.

Festival Arts, galerie nichée au cœur de la rue Magny, à Pétion-Ville,  recevra une belle palette de peintres invités à « offrir avec amour et compassion leurs tableaux  pour la ville des Cayes, de manière à assister les habitants de cette ville dévastée et détruite », a appris à LoopHaiti Marie Alice Théard, initiatrice de cet évènement.

« Les enchères commencent à partir de 250US $ pour des œuvres d’art de valeurs et 50 US $ pour des objets d’art », a fait savoir la galériste. Les acheteurs vivant à l’étranger recevront leurs colis par DHL et le montant collecté sera rendu public et remis à « Food For the Poor », organisation représentée par l’entrepreneur Daniel Gérard Rouzier.  Ceux qui ne peuvent  faire l’acquisition de ces œuvres  pourront apporter un don : soit en offrant ustensiles, boîtes d’allumettes, paire de chaussures, médicaments avec  date non périmée) ou en signant un chèque au nom de Food For the Poor. L’œuvre est la plus cotée, évaluée à 4 000 US $, est « Graine d’amour » (1998) d’Albert Desmangles offerte par Jackie Margron. Viennent ensuite « Ti Chaise » (de Grégory Vorbe) évaluée à 3 100.

D’autres pièces, moins couteuses, seront en vente : « Ti chez pay » D’Annick Duvivier Ligonde, « Le viel homme » de Michel Junior, « Sunset » de Raphaelle Castera,  « Voyage intérieur » de Perou Daniel Hans Hervé, « Ange Michael » de Yolande Montas,  une nature morte de Mirline Pierre, une œuvre spirale de Frankétienne, des sacs à main de la collection Vêvê de Phelicia Dell.

« Food  For the Poor », avec le montant reçu, répondra aux besoins urgents  des populations affectées et les plus touchées (Torbeck, Counoubois et autres sections communales reculées de la ville) qui appellent l’aide.

« Je dois beaucoup  à la ville des Cayes. J’y suis née et j’ai fait toutes mes classes au lycée Philippe Guerrier. J’ai une dette envers cette ville qui m’a donnée l’instruction gratuitement et qui a contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui », a confié Marie Alice Théard, la critique d’art et historienne qui plaide pour un autre modèle de construction pour  cette grande ville du Sud. 

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