Jeudi 21 Mars, 2019

Venezuela : Maduro fait appel à la justice pour contrecarrer Juan Guaido

Venezuela : Maduro fait appel à la justice pour contrecarrer Juan Guaido

Venezuela : Maduro fait appel à la justice pour contrecarrer Juan Guaido

Le président Nicolas Maduro a fait appel mardi à la Cour suprême, acquise à son pouvoir, pour contrecarrer l'opposant et président autoproclamé Juan Guaido, soutenu par les Etats-Unis qui tentent d'asphyxier économiquement le gouvernement.

La Maison Blanche a immédiatement réagi : "Ceux qui tentent de saboter la démocratie et de s'en prendre à Guaido en subiront les conséquences", a tweeté John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Pour fragiliser encore Nicolas Maduro, les Etats-Unis ont brandi mardi la menace de nouvelles sanctions contre le régime vénézuélien.

Lundi, les Etats-Unis avaient déjà serré la vis sur le pétrole vénézuélien en visant la compagnie pétrolière PDVSA, à laquelle ils ont interdit de faire du commerce avec des entités américaines et dont ils ont gelé les avoirs à l'étranger.

"La stratégie des Etats-Unis est de provoquer l'effondrement du système économique du Venezuela pour forcer la sortie" de Nicolas Maduro, explique l'économiste Luis Vicente Leon.

"Il y a déjà des endroits où il faut faire la queue pendant 24 heures pour obtenir de l'essence", se plaignait Jorge Moncada, un chauffeur.

Déterminé à provoquer le départ de Nicolas Maduro, le Parlement vénézuélien, dirigé par Juan Guaido, s'est réuni mardi pour débattre d'un "plan de sauvetage du pays" et de la possibilité d'"élections libres et transparentes".

Dans le camp des partisans de Nicolas Maduro, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a fustigé les sanctions "illégales" de Washington. La Russie a investi des milliards de dollars dans les hydrocarbures et les armes au Venezuela.

Nicolas Maduro reste aussi soutenu par la Corée du Nord, la Turquie et Cuba.

Les manifestations d'opposants ont fait plus de 40 morts en une semaine, a affirmé l'ONU. L'ONG vénézuélienne Provea a fait état d'au moins 35 morts, mais a également évoqué huit "exécutions illégales" au cours d'opérations policières.

- "Confrontation entre frères" -

Mais Juan Guaido, qui a reconnu avoir "discuté avec le président" Trump, continue d'avancer : le Parlement a déjà nommé des "représentants diplomatiques", ambassadeurs et chargés d'affaires, dans une dizaine de pays l'ayant reconnu.

Un deuxième angle d'attaque de l'opposition et de Washington est l'armée, l'autre pilier qui maintient au pouvoir le chef de l'Etat depuis 2013 mais à l'intérieur de laquelle des dissensions commencent à apparaître.

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