Jeudi 18 Juillet, 2019

Venezuela: à l'ONU, Américains et Européens affichent leur soutien à Guaido

Au centre, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Venezuela, le 26 janvier 2019 au siège des Nations unies à New York

Au centre, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Venezuela, le 26 janvier 2019 au siège des Nations unies à New York

Les Etats-Unis et les Européens ont affiché samedi à l'ONU un clair soutien au président autoproclamé vénézuélien Juan Guaido, la Russie, minoritaire, continuant de défendre Nicolas Maduro qui a rejeté tout ultimatum pour convoquer de nouvelles élections.

"Ne testez pas notre détermination", a-t-il dit, évoquant aussi un "Etat mafieux illégitime", lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité qui a duré cinq heures, convoquée à la demande des Etats-Unis, du Pérou et de la République dominicaine, et que la Russie a tenté en vain d'empêcher.

Parallèlement à cette session à l'ONU, Madrid, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles et Lisbonne ont lancé un ultimatum à Nicolas Maduro, exigeant dans les huit jours la convocation d'élections, à défaut de quoi ces capitales reconnaîtraient l'opposant Juan Guaido comme "président".

- Accusations russes -

Juan Guaido s'est félicité de la réponse "forte" des Européens.

A New York, la Russie et la Chine ont bloqué un projet américain de déclaration du Conseil de sécurité visant à apporter "un plein soutien" à Juan Guaido, selon le texte auquel a eu accès l'AFP.

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a accusé "les Etats-Unis et leurs alliés de vouloir renverser le président" du Venezuela. Parlant de "coup d'Etat", le diplomate a fait valoir que la crise relevait d'une "situation interne" au Venezuela.

Sur trois millions de réfugiés depuis 2015, "le Pérou (en) a accueilli 700.000", a rappelé Lima, membre non permanent du Conseil, tandis que Londres soulignait que "le socialisme de Maduro avait détruit tout un pays". La menace de déstabilisation de la région "est évidente", a relevé la Belgique.

Un échange aigre-doux a opposé Vassily Nebenzia à son homologue allemand, Christoph Heusgen, pour qui discuter du Venezuela relève de la "diplomatie préventive". "Que penseriez-vous si la Russie demandait de discuter au Conseil de sécurité de la France (...) et des +gilets jaunes+?", a rétorqué le diplomate russe, en précisant qu'il n'en avait pas l'intention.

Les États-Unis sont le seul des cinq membres permanents du Conseil de sécurité à avoir formellement reconnu jusqu'à présent Juan Guaido comme "président".

Nicolas Maduro, qui peut compter sur le soutien de l'armée, a lui appelé à "la rébellion populaire contre le coup d'Etat". "Le peuple dans la rue!", a-t-il lancé.

Plus de 350 personnes ont été arrêtées cette semaine lors de ces manifestations, "dont 320 pour la seule journée du 23 janvier", selon l'ONU.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :