Dimanche 18 Août, 2019

Venezuela: Européens et Latino-américains appellent à une "élection présidentielle libre"

Collage/ Droite: Nicolas Maduro, gauche: Juan Guaido

Collage/ Droite: Nicolas Maduro, gauche: Juan Guaido

Les pays européens et latino-américains rassemblés jeudi à Montevideo pour la première réunion d'un Groupe de contact international sur le Venezuela ont appelé à une "élection présidentielle libre, transparente et crédible" dans ce pays pétrolier afin d'éviter une déstabilisation de la région et au-delà.

"Le plus grand dilemme auquel le Venezuela est confronté est celui de la paix ou de la guerre", avait mis en garde le président uruguayen, Tabaré Vazquez, en ouverture de la réunion, appelant à "la prudence de la communauté internationale", alors que la tension politique est à son comble dans le pays sud-américain.

Mme Mogherini et les émissaires de huit pays européens -- France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suède, Italie -- et de cinq pays d'Amérique latine -- Uruguay, Costa Rica, Bolivie, Equateur, Mexique -- participaient à la première réunion du Groupe de contact lancé fin janvier par l'UE.

Le Mexique prend part aux discussions mais ne fait pas officiellement partie du Groupe.

Mais le chef du Parlement, Juan Guaido, autoproclamé le 23 janvier président par intérim et désormais reconnu par une quarantaine de pays, Etats-Unis en tête, a sèchement rejeté tout dialogue avec le gouvernement. Il compte sur une nouvelle mobilisation de ses partisans le 12 février pour réclamer un "gouvernement de transition" et des "élections libres".

Près d'une dizaine de véhicules, transportant notamment des aliments non périssables, ont pénétré à 14H43 locales (19H43 GMT) dans le centre de stockage organisé par les autorités colombiennes près du pont international Tienditas, dans la ville frontalière de Cucuta, en réponse à l'appel à l'aide de Juan Guaido.

- "Nous allons mal!" -

Du côté de la frontière colombienne, des centaines de Vénézuéliens attendent avec anxiété cette assistance. "Ce n'est pas, comme vous dites: nous n'allons pas bien président, nous allons mal!", lance à l'adresse de M. Maduro Yajaira Gonzalez, 64 ans, contrainte de fuir son pays.

Le chef de l'Etat vénézuélien, soutenu par ses alliés russes, chinois et turcs, rejette toute assistance, un prélude, selon lui, à une intervention militaire américaine.

Face au blocage politique, le Groupe de contact international, qui se donne trois mois pour parvenir à un accord sur l'élection présidentielle, veut croire à une solution négociée, en coordonnant notamment les efforts internationaux en faveur d'un dialogue.

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