Dimanche 15 Décembre, 2019

Urgent:Des étudiants de l'UEH protestent contre la vie chère

Pneus enflammés à l'Avenue Christophe ou les étudiants ont manifesté cet après-midi pour protester contre la vie chère/ Photo: Vladjimir Legagneur

Pneus enflammés à l'Avenue Christophe ou les étudiants ont manifesté cet après-midi pour protester contre la vie chère/ Photo: Vladjimir Legagneur

Des étudiants de l’Université d’État d’Haïti manifestaient ce jeudi 1er juin au centre de ville pour protester contre « la vie chère et l’augmentation des produits pétroliers », a rapporté Vladjimir Legagneur, journaliste reporteur de Loop.

Pneus enflammés, jet de pierre : au Champ de Mars, dans les parages de la Faculté d’Ethnologie, plusieurs étudiants de cette entité sèment depuis hier mercredi 31 mai la pagaille au centre-ville. Pas d’attaque frontale entre les autorités policières (CIMO) bien présentent et visées par les étudiants qui lançaient, depuis la cour de la Faculté d’Ethnologie, des pierres. L’angle des avenues Magloire Ambroise et Saint-Honoré, non loin de l’entité de l’UEH, était bloquée et la circulation était impossible.

Ces étudiants de l'Ethnologie n'ont pas fait cavalier seuls. Rejoints par d'autres étudiants de FASCH et IERA, ils ont aujourd’hui gagné les rues (Mgr Guilloux, Magloire Ambroise, Capois, Champ de Mars, Avenue Christophe). Ils protestent « contre la vie chère, l’augmentation des produits pétroliers et exigent de meilleures conditions de travail dans l’enceinte de l’université » qui se trouve depuis quelque temps dans une impasse difficile.

En mai le gouvernement Moïse-Lafontant annonçait une hausse des tarifs des carburants, décision prise par les ministères de l’Économie, des Finances, du Commerce et de l’industrie après plusieurs négociations entamées avec des syndicalistes du transport en commun et devant pallier à tout déficit des finances publiques.

Cette décision a soulevé la grogne de plus d’un qui l’estiment inopportune. Après les ouvriers de la sous-traitance qui manifestaient contre l’augmentation de l’essence et qui réclamaient un salaire minimum de 800 gourdes, c’est au tour des étudiants qui pointent du doigt les autorités de l’État à qui ils reprochent un manque de vision et de volonté pour changer les conditions de vie de la population.

 

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