Samedi 24 Août, 2019

Unie, l’opposition prépare l’après  Jovenel Moise

Le président, Jovenel Moise

Le président, Jovenel Moise

«  Le chef de l’Etat ne contrôle plus rien sans compter le fait qu’il est décrédibilisé par le rapport de la cour supérieure des comptes  sur la gestion des Fonds Petrocaribe », croit Rosemond Pradel.

De plus en plus, la mobilisation se précise contre le président de la République Jovenel Moise. En effet, plusieurs partis politiques de l’opposition modérée et radicale dont l’OPL, la Fusion des sociaux démocrates, le KontraPep la et la  FOP se concertent depuis lundi 03 juin 2019 autour de la démission du chef de l’Etat afin de présenter une alternative viable et s’entendre sur le choix du successeur de l’homme du PHTK.

De plus en plus, le climat sociopolitique et économique se galère. Face à cette situation, Jovenel Moïse n’a d’autre choix que celui de se démettre de ses fonctions, préconise le secrétaire général de la Fusion des Socio-démocrates haïtiens Rosemond Pradel qui jure que le pays n’est pas dirigé actuellement.

«  Le chef de l’Etat ne contrôle plus rien sans compter le fait qu’il est décrédibilisé par le rapport de la cour supérieure des comptes  sur la gestion des Fonds Petrocaribe », a-t-il poursuivi.

Même son de cloche du côté du coordonnateur national de l’Organisation du Peuple en Lutte, Edgard Fils Leblanc.

Selon l’avis de monsieur Pradel,  un accord politique est primordial pour éviter un vide institutionnel après le départ du président Jovenel Moïse.

L’ancien Sénateur Jean William Jeanty du parti KONTRAPEPLA qui participe aux discussions estime nécessaire pour les acteurs locaux de se mobiliser, question de trouver une solution haïtienne à la crise afin d’éviter qu’une solution, une fois de plus, imposée par l’étranger.

Il n’existe jusqu’à date aucune disposition constitutionnelle relative à l’éventualité d’une démission du chef de l’Etat. L’article 149 de la constitution de 1987 amendée prévoit qu’en cas de vacance de la Présidence de la République soit par démission, destitution, décès ou en cas d’incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée, le Conseil des ministres, sous la présidence du Premier ministre, exerce le Pouvoir Exécutif jusqu’à l’élection d’un autre Président.

Dans le cas où la vacance se produit à partir de la quatrième année du mandat présidentiel, l’Assemblée Nationale se réunit d’office dans les soixante (60) jours qui suivent la vacance pour élire un nouveau président provisoire de la République pour le temps qui reste à courir.

On se souvient que jusqu’à présent qu’il n’y a pas de Premier ministre ratifié par le parlement conformément. Les acteurs de l’opposition en sont bien conscients. Ainsi, sont-ils sur le point de se mettre d’accord, sur une formule idéale, rassure l’ingénieur Rosemond Pradel indiquant que plusieurs  tendances politiques prennent la voie visant à déraciner Jovenel Moise du palais national.

Rosemond Pradel assure que  des consultations sont également en cours avec des membres du secteur privé des affaires et ceux de la société civile afin d’aboutir à  cet accord politique.

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