Samedi 11 Juillet, 2020

Unicef condamne les cas d’exploitation sexuelle sur enfants à Démarré

A Démarré, cette jeune femme victime de la pratique "Alantran" allaite son fils de dix mois/ Photo et vidéo : Steven Aristil/ Montage vidéo: Luckenson Jean.

A Démarré, cette jeune femme victime de la pratique "Alantran" allaite son fils de dix mois/ Photo et vidéo : Steven Aristil/ Montage vidéo: Luckenson Jean.

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), dans une note en date du 11 juillet, "condamne les cas d’exploitation sexuelle sur enfants rapportés en Artibonite" faisant référence à la pratique « Alantran » courante dans la localité de Démarré. 

Des mineures données à des hommes comme concubines, en échange de sommes d’argent allant de 15, 000 à 20, 000 gourdes : c’est ce qu’on sait d'« Alantran », une pratique qui existe dans le département de l’Artibonite, dans la commune de Démarré, selon ce qu’a rapporté notre collaborateur Marc-Evens Lebrun dans son reportage publié sur notre site Web en date du 9 juillet 2019.

Notre reporter, pour comprendre ce phénomène dans ses triples dimensions sociales, économiques et légales, s'est rendu sur le terrain, rencontré des femmes ayant vécu cette expérience et d'autres acteurs la dénonçant de toutes leurs forces. Il a également croisé les regards d’une palette de personnalités impliquées dans la lutte contre notamment la traite des personnes sous toutes ses formes dans le pays.

Lire : À Verettes, des fillettes sont vendues à des hommes comme concubines

L'Unicef, organisme de l'ONU présent dans 190 pays et territoires, dans une note datée de 11 juillet, dit condamner ces cas d’exploitation sexuelle sur enfants rapportés dans le département de l'Artibonite.

« Est considéré comme enfant tout individu de moins de 18 ans, selon l’Article 16.2 de la Constitution haïtienne et l’article 1 de la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par Haiti en 1995. Les abus et violences de toutes sortes contre les enfants, de même que leur exploitation sont punis par la loi haïtienne relative à l’interdiction et à l’élimination de toutes formes d’abus, de violences, de mauvais traitements ou traitements inhumains contre les enfants », lit-on dans la note parvenue à la rédaction.

"Les acteurs de protection vérifieront et documenteront les cas d’exploitation sexuelle rapportés par la presse afin de leur donner le suivi requis s’ils sont avérés", écrit l'Unicef.

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