Lundi 27 Janvier, 2020

Une vie sexuelle active post-infarctus augmenterait la durée de vie

Le risque de mortalité pourrait être réduit avec des rapports sexuels réguliers suite à un infarctus. C'est ce que montre une étude israélienne réalisée sur 1120 personnes pendant plus de 20 ans.

L'infarctus, encore appelé infarctus du myocarde, ou encore crise cardiaque, est dû à un caillot de sang à l'intérieur du myocarde. Ce terme désigne la partie musculaire du cœur permettant à ce dernier de jouer son rôle dans la circulation sanguine en propulsant le sang dans le corps. L'infarctus du myocarde peut conduire à la nécrose ou la destruction d'une partie de ce muscle. Lorsqu'il survient, le cœur n'est plus en mesure de jouer son rôle de pompe et s’arrête de battre, ce qui peut conduire à la mort. C'est pourquoi l'infarctus du myocarde représente une situation d'urgence.

Il n'est pas évident de reprendre sa vie sexuelle après avoir subi un infarctus. Cette étude vient donc dissiper ce malentendu et encourage au contraire le sexe régulier suite à un infarctus. "Il ne faut pas avoir peur de reprendre une sexualité après un infarctus. Au contraire. Avoir des rapports sexuels réguliers après cet accident serait synonyme d’une plus grande longévité", selon l’étude israélienne publiée dans The American Journal of Medicine.

Tel est le résultat du suivi de 1120 victimes d’un infarctus prises en charge dans huit hôpitaux israéliens entre 1992 et 1993. Parmi eux, 600 ont survécu. Principalement ceux qui n'avaient pas renoncé aux plaisirs de la chair : le risque de mortalité était 37 % moins élevé chez ceux qui avaient un rapport sexuel par semaine par rapport à ceux qui étaient abstinents.

« Cela correspond au fait que l’activité sexuelle est une activité physique », explique le Dr Patrick Assyag, cardiologue et vice-président de la Fédération française de cardiologie. Or, selon l’OMS, une activité physique régulière réduit de 30 % le risque d’infarctus dans la population générale.

Toutefois, chacun doit rester prudent environ six semaines après l’accident, et si possible relancer le cœur sous contrôle médical dans le cadre d’un programme de réadaptation. Une fois le cap franchi, faire l’amour peut figurer sur la liste des exercices physiques recommandés par le corps médical. Car, quelle que soit l’intensité des sensations, la durée du rapport et la puissance de l’orgasme, la sexualité ne génère pas d’efforts dangereux pour un cœur « diminué » par un infarctus. 

Source: franceinfo

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