Dimanche 8 Décembre, 2019

Une nouvelle journée de manif annoncée pour ce 27 septembre

Manifestations lancées, demain 27 septembre, à travers tout le pays par l'opposition politique./Photo: Loop Haiti-Luckenson Jean.

Manifestations lancées, demain 27 septembre, à travers tout le pays par l'opposition politique./Photo: Loop Haiti-Luckenson Jean.

L'aile dure de l'opposition politique annonce pour ce vendredi, une énième journée de mobilisation en vue d'obtenir la démission du président de la République, Jovenel Moïse.

L’opposition à Jovenel Moïse durcit le ton après l'adresse à la nation du chef de l'Etat dans la matinée du 25 septembre. En réponse à l'appel au dialogue du chef de l'Etat et son refus de démissionner, l'opposition invite ses sympathisants à une nouvelle journée de mobilisation prévue ce vendredi 27 septembre à travers tout le pays. Pour les opposants, il s'agira d'un dernier combat pour exiger Jovenel Moïse à quitter le pouvoir.

Le discours du chef de l’État, prononcé dans la matinée du mercredi 25 septembre, n’a pas convaincu les militants à quitter les rues. Himler Rébu, président du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH), a qualifié de « creuse » l’adresse à la nation de Jovenel Moïse. Selon l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports sous le règne de Martelly et ex-Secrétaire d’État à la sécurité publique sous Jocelerme Privert (président provisoire), les vais problèmes dénoncés du peuple n’ont pas été effleurés par le chef de l’État durant son discours.

André Michel, tête de pont du Secteur Démocratique et Populaire, va dans le même sens. Plusieurs dossiers politiques et sujets brulants ont été omis dans la prise de parole du président, qui a dû annuler sa participation à la 74e Assemblée générale de l'ONU pour, dit-il, faire face aux problèmes du pays. Me Michel parmi les dossiers omis par Moïse, le massacre de la Saline, le banditisme, l’échec du dialogue national, le procès Petrocaribe, l'affaire Dermalog, entre autres

Lire : Adresse à la nation : les 10 omissions du président Jovenel Moïse

L’avocat a rejeté toute possibilité de dialoguer avec M. Moïse. L’opposition n’entend pas s’asseoir avec un corrompu pour dialoguer, a-t-il fait savoir. La solution à la crise, selon le militant, « doit d’abord et avant tout passer par la démission de Jovenel Moïse, le procès des dilapidateurs des 4 milliards de dollars des fonds Petrocaribe, la conférence nationale souveraine pour jeter les bases d’un nouveau projet social dans l’intérêt de toutes les couches sociales de la nation ».

À cet effet, les opposants annoncent la reprise de la mobilisation après deux semaines de troubles, de heurts, de pillages et de casses. La capitale, encore sous tensions ce jeudi 25 septembre, est paralysée depuis deux semaines. Les écoles, les banques, la majorité des pompes à essence ainsi que de nombreuses entreprises commerciales n’ont pas fonctionné jusqu’à hier mercredi après les actes de vandalisme perpétrés à l'encontre de plusieurs entreprises dont la plupart nichées à Pétion-ville.

Ce jeudi, les activités ont repris au ralenti : quelques rares banques locales ont ouvert leurs portes. La population est encore sur le qui-vive en raison des incidents violents enregistrés dans divers endroits de la Port-au-Prince et d’autres communes durant les derniers jours de troubles. 

 

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