Samedi 11 Juillet, 2020

#PaFeSilans - Une marche contre le viol prévue ce dimanche à P-au-P

Cette photo a été prise dans le cadre d'une série intitulée #PaFeSilans, lancée par la rédaction de Loop Haiti en 2017, en partenariat avec des organisations féministes, pour dire non au harcèlement et aux agressions sexuelles.

Cette photo a été prise dans le cadre d'une série intitulée #PaFeSilans, lancée par la rédaction de Loop Haiti en 2017, en partenariat avec des organisations féministes, pour dire non au harcèlement et aux agressions sexuelles.

Une marche contre le viol aura lieu ce dimanche 26 mai, à Port-au-Prince. Cette initiative prise par des étudiants issus d'universités de la capitale, pour dire non aux actes de violence perpétrés durant ce mois de mai, sur des femmes, est appuyée par plusieurs entités et popularisée avec le hashtag #PaFeSilans.

"Brisons le silence!". Cette marche initiée suite à des cas de viols contre, entre autres, des étudiantes alors qu'elles sortaient de leur université, aura deux points de rassemblement: l'un devant Quisqueya au haut de Turgeau et l’autre devant l’université de Port-au-Prince à la ruelle Rivière 3, indique le blog La loi de ma bouche, supporter de l'initiative.

"[La marche aura] 2 points de rassemblement l’un devant l’université Quisqueya au haut de Turgeau et l’autre devant l’université de Port-au-Prince à la ruelle Rivière 3. Le parcours prévu est haut de Turgeau – Turgeau ( Ave Jn Paul 2) – rue Martin L King – pour le groupe parti devant l’université Quisqueya, Ruelle Rivière, et Martin L. King. Les deux branches se retrouvent au Pont Morin pour descendre Avenue Lamartinière et rue Magny, jusqu’à la place de la Constitution", peut-on lire sur le site.

« Dimanche, nous marchons contre le viol, les violences de toutes sortes et l’impunité. Dimanche 26 mai, nous marcherons contre les actes de viol perpétrés à Carrefour feuilles, Martissant, La Saline, Petite-Rivière de l’Artibonite sur ces femmes qui reviennent de l’université…dans l’indifférence des autorités », a écrit Patricia Camilien sur Twitter et Facebook de son blog.

Dimanch 26 me, n ap mache pou n di NON. N ap mache kont zak vyolans ak kadejak k ap fèt sou fanm nan Kafoufèy, Matisan, Lasalin, Latibonit, lè y ap sòti nan inivèsite... N ap mache kont enpinite. N ap mache kont banalizasyon zak vyolans. N ap mache pou n #PaFèSilans. pic.twitter.com/QNuyo7ECjC

« Nous marcherons contre l’impunité, contre la banalisation des actes de viol. Nous marcherons pour briser le silence ». La Directrice des Affaires étudiantes de l’UniQ initie ce mouvement après les deux cas d’agressions enregistrées, le 17 mai dernier, sur deux jeunes étudiantes, attaquées par des hommes armés en revenant de l’université Quisqueya.

Lire : Haïti : des étudiantes victimes de viol en revenant de leur université

Les incidents regrettables enregistrés dans le courant du mois de mai ont soulevé la grogne de bon nombre d’internautes, d’organisations féministes, d'étudiants issus d'autres universités de la capitale et de parents. Pascale Solages, une des responsables de l’organisation Nègès Mawon, a elle aussi lancé un appel au combat pour toutes ces femmes universitaires ainsi que celles issues des quartiers déshérités, sur tout le territoire du pays.

Soulignons que la Primature, informée de ces actes qu’elle juge répugnants, a annoncé dans un communiqué en date du 21 mai, un certain nombre de mesures visant à lutter contre les malfrats et auteurs de ces forfaits. L’université Quisqueya a aussi pris des dispositions dont l'installation de lampadaires et de caméras de surveillance en vue de réduire au max les risques d’agressions à la sortie du campus.

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