Lundi 13 Juillet, 2020

Une firme «haïtienne» citée dans un scandale financier au Ghana

Le président d’IMANI Africa, Franklin Cudjoe, réclame l'annulation du contrat entre le gouvernement ghanéen et la firme haïtienne. Photo: CNR

Le président d’IMANI Africa, Franklin Cudjoe, réclame l'annulation du contrat entre le gouvernement ghanéen et la firme haïtienne. Photo: CNR

La firme KelniGVG qui, selon plusieurs médias africains, est d'origine «haïtienne» fait l’objet d’un scandale financier au Ghana suite à un contrat soupçonné d’être frauduleux entre la firme en question et le gouvernement de ce pays de l’Afrique occidentale. Ledit contrat, signé en décembre 2017, est estimé à 89 millions de dollars avec un paiement mensuel d’environ 1,5 millions de dollars pour une période de 5 ans.

Le Citi News Room (CNR) du Ghana rapporte que la signature de ce contrat pour la fourniture d'équipements de surveillance et d'assurance des revenus au Ghana a été sévèrement critiquée par les Ghanéens notamment par le président d’IMANI Africa, Franklin Cudjoe, qui exige qu’il soit abrogé.

Selon le journal susmentionné, Franklin Cudjoe estime que cet accord n’a rien d’utile et « manque de sens financier ». Pour lui, cela rentre dans la fâcheuse pratique de gaspillage et de détournement de deniers publics.

À ce sujet, il a fait les déclarations qui suivent dans les colonnes du Citi News Room : « Ce contrat n'est pas différent de ceux que nous avons signés en 2010 et 2015 sous Subah et Afriwave. En fait, les deux contrats étaient censés faire exactement les choses que ce nouveau contrat est supposé faire ; l'assurance des revenus et la fraude aux chèques. La seule chose qui a été ajoutée cette fois-ci est la surveillance de l'argent mobile pour laquelle nous avons donné 4 millions de dollars au GHIPSS [Ghana Interbank Payment and Settlement Systems Limited].

Aussi évoque-t-il le fait que les firmes (Subah et Afriware) avec qui le gouvernement a déjà eu des accords pour ce même travail n’ont rien réalisées de concret. « […] Nous ne savons pas quelle valeur elles [les firmes, NDLR] ont ajoutée à l'ensemble de l'industrie des télécommunications pour que nous puissions justifier qu'une autre entité vienne répéter la même chose pour la lourde somme de 89 millions de dollars », avance-t-il.

Après ces dénonciations, le président de l’IMANI Africa explique que sa vie est en grand danger. Il raconte que quelqu’un au sein du gouvernement, qu’il a omis de citer son nom, lui a exhorté de surveiller « son environnement et ses mouvements », car il est en train de courir un grand risque en alimentant le débat sur cette affaire.

« M. Cudjoe dit qu'il a une raison de croire que certaines personnes préparent le mal contre lui après sa croisade pour amener le gouvernement à annuler un accord qui, selon lui, n'est pas rentable », écrit le CNR.

En revanche, le vice-ministre des Communications ghanéen croit que les dénonciations de Franklin Cudjoe révèlent d’une incompréhension de la situation. Il prétend que ce dernier peine à comprendre réellement ce que c’est « la politique » au regard de son évaluation du contrat.

 

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