Lundi 19 Février, 2018

Un recteur aurait affirmé:"mes chiens ne sont pas scolarisés en Haïti"

Roldano agit ainsi parce qu’il est un citoyen américain.

Roldano agit ainsi parce qu’il est un citoyen américain.

Accusé d’agression la semaine dernière par le recteur de l’Université publique de l'Artibonite aux Gonaïves (UPAG), le prêtre Roldano Auguste, l’étudiant Peterson Etienne reprend la parole pour dénoncer, avance-t-il, ces « propos calomnieux » dont il a été victime de la part du recteur.

Pour tirer les choses au clair, dit-il à Loop Haïti ce lundi matin, « nous n’avons pas agressé Roldano Auguste ». « Au même titre que lui, nous avions été invité à l’émission Lanbi verite sur les ondes de radio Tradition (Gonaïves) », argue-t-il.

La foule à l’extérieur de la radio se composait d’étudiants inscrits à l’Université, non de bandits comme il a pu le faire croire à tout le monde, raconte Peterson Etienne pour couper court aux accusations du recteur faisant croire qu’une « vingtaine de personnes se sont massées à l’entrée de la station, lundi 29 janvier, dans le but de l’assassiner ».

Peterson Etienne explique que l’origine de la crise remonte à l’année 2013 lorsqu’un étudiant a été expulsé « arbitrairement ». Mais elle connaitra son expansion vers 2015 au moment où les étudiants ont commencé à soulever les problèmes structurels liés au fonctionnement de l’établissement.

« Roldano Auguste voyait cela très mal », commente l’étudiant. D’ailleurs, il affirme que même ses chiens ne sont pas scolarisés en Haïti, regrette Peterson Etienne, d’autant que Roldano Auguste, à ses yeux, gaspille l’argent de l’Université.

Roldano agit ainsi parce qu’il est un citoyen américain, et l’université ne pourra rouvrir ses portes tant que cet étranger ne sera pas viré de son poste, tranche clairement Peterson Etienne, accusé d’agresseur et de criminel par le prêtre Roldano Auguste.

La semaine dernière, le recteur avait dévoilé, à Loop Haïti, son intention de déposer une plainte au Parquet des Gonaïves contre Peterson Etienne, Schneider Augustin, Lousemie Duvernat. Peterson Etienne nous a confirmé l’existence du document ce lundi matin, avant d’ajouter qu’une autre personne fait aussi l’objet de « persécution » : il s’agit de Wifen Desormeaux dit Black Fen, journaliste très reconnu de la cité de l’Indépendance.