Mardi 27 Octobre, 2020

2 homosexuels agressés à Martissant portent plainte par devant l'OEA

Capture d’écran illustrant les victimes. Crédit : Journal 9

Capture d’écran illustrant les victimes. Crédit : Journal 9

La commission interaméricaine des droits de l’homme a rencontré plusieurs personnes victimes de violations de droits humains en Haïti le 18 décembre. Parmi elles, deux homosexuels victimes d'agressions à Martissant.

Dans le cadre des rencontres entreprises par la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) au sein de la capitale haïtienne du 17 au 21 décembre 2019, l’organisme a rencontré plus de 40 personnes qui témoignent avoir été des victimes de violation de leurs droits. Les plaignants étaient accompagnés de représentants d’organisations locales évoluant dans le domaine de la protection des droits humains.

Dans la foulée, deux homosexuels ayant fait objet d’agressions dans la commune de Martissant ont déposé des plaintes contre leurs agresseurs devant cette commission membre de l’Organisation des États américains (OEA). Les présumés victimes en ont profité pour souligner l’homophobie à laquelle font face les personnes LGBTQI en Haïti, notamment dans des quartiers populaires.

« Ma sœur et moi nous étions victimes des stigmates liées à notre identité, notre genre et notre orientation sexuelle », exprime le premier parlant de sa mésaventure. Dans sa doléance, il dénonce des menaces de mort et des coups proférés à son encontre par certains citoyens qu'il qualifie d'"homophobes".

Le second, qui rapporte avoir frôlé la mort, déclare avoir fui le quartier de Martissant sous contraintes et menaces. « Nous habitions le quartier de Bollosse, la première avenue, les résidents du quartier nous ont tellement exprimé des attitudes d’intolérance, nous étions obligés de fuir le quartier ».

La victime raconte qu'elle a du prendre la fuite après que neuf hommes armés se sont introduits dans son domicile et l'ont frappée. Ses agresseurs, selon ses témoignages, lui ont même donné un ultimatum de 24 heures pour qu'elle quitte le quartier, sous peine d'être exécutée. Prise de panique, elle poursuit s'être réfugiée à Pétion-ville où elle vit encore.

Notons que le principal défenseur de la communauté LGBT en Haïti, Charlot Jeudy, a été retrouvé mort dans sa résidence le lundi 25 novembre. Les circonstances entourant son décès restent floues. Plusieurs ambassades et des organisations de droits humains ont déjà sollicité des enquêtes sur les circonstances entourant cette disparition.

 

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