Jeudi 29 Octobre, 2020

Un mois plus tard, la grève des professeurs se poursuit à Petit-Goâve

Des écoliers lors d'une journée de manifestation à Petit-Goâve. / Crédit: Guyto Mathieu

Des écoliers lors d'une journée de manifestation à Petit-Goâve. / Crédit: Guyto Mathieu

À Petit-Goâve, les enseignants du Lycée Faustin Soulouque ne se rétractent pas. Un mois plus tard, ils maintiennent la grève entamée depuis plusieurs semaines. Dans le lot des revendications, le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire et la nomination des professeurs, entre autres, refont surface.

L’enseignant Lemene Wilson pense que le ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) se tire une balle dans le pied en minimisant la grève. « Le comportement du ministre est une déception pour le système éducatif », prend-il position fermement.

« Les professeurs ne reviendront jamais sur leur décision tant que leurs revendications persistent », ajoute-t-il, informant qu’ils se font rouler dans la farine depuis 2013 avec des promesses farfelues.

« Avant, le ministre disait attendre une subvention de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) pour répondre aux griefs des professeurs », explique Wilson, très remonté. Dans un second temps, continue-t-il, le titulaire du MENFP se referait au vote du budget rectificatif pour dissoudre les manifestations d’enseignants.

Début du mois de mars, une journée de grève s’est achevée sur des incidents malheureux dans la commune : casses, arrestations, bastonnade d’écoliers par la police, etc. Selon des observateurs, ces manifestations émaillées parfois de scène de violence n’ont pas manqué d’avoir des impacts sur le fonctionnement d’autres secteurs de la cité.

Source : Vision 2000

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