Jeudi 12 Décembre, 2019

Un minibus de Métropole agressé à coups de pierres ce mercredi

Photo archives : Un minibus de la Radio Télé Métropole attaqué à coup de pierres, le 19 juin 2019 dernier.

Photo archives : Un minibus de la Radio Télé Métropole attaqué à coup de pierres, le 19 juin 2019 dernier.

Un véhicule de la radio télé Métropole a été agressé à coup de pierres ce mercredi 30 octobre à Delmas. Des individus réclamant le départ du chef de l'Etat ont également bloqué l’entrée donnant accès à la station. Des actions condamnées par certains membres de la corporation des médias en Haïti.

Environ 48 heures après l’interview exclusive avec le président Jovenel Moïse sur la conjoncture politique, radio télé Métropole continue d'essuyer les critiques, menaces et agressions. Ce mercredi, un véhicule de la station a été ciblé à coup de pierres dans la zone de Delmas 60. « L’intolérance des protestataires entrave le travail de la presse qui est menacée », a tweeté l'institution médiatique après l'incident.

Parallèlement, des manifestants hostiles ont érigé cet après-midi des barricades non loin de l’entrée de l’institution à Delmas 52. Dans un tweet, les responsables de RTM avaient indiqué que tous les axes routiers donnant accès au média étaient bloqués.

Les routes allaient être débloquées après, grâce à une intervention policière. Cependant, un collaborateur nous a confié que, la police une fois partie, les protestataires avaient érigé à nouveau des barrages.

La nouvelle agression contre un minibus de Métropole est mal digérée par ses journalistes. « C’est révoltant comme la politique peut faire du tort à ce pays, à nous tous… », a réagi le reporter-présentateur Luckner Garraud sur sa page Facebook, quelques heures après.

Ces actes d’intimidation sont également condamnés par d’autres confrères. « Aucun journaliste, aucun média ne devrait subir d’agressions ni de menaces pour leur ligne éditoriale ! », a écrit Robenson Geffrard sur Facebook et Twitter. Pour le journaliste de Le Nouvelliste, la liberté de la presse est l’un des plus importants acquis de l'après 1986 qui doit être protégée. « Confrères et consœurs courage et soyons toujours professionnels et honnêtes », a conclu Geffrard.

En direct, des présentateurs de radio Zénith ont aussi condamné les menaces et attaques dont est l’objet Métropole. « Il faut laisser le soin à la presse de faire son travail. Radio Métropole a le droit de fonctionner librement en tant que média dans le pays », font savoir Georges Fortuné et Denel Sainton. Pour eux, l’intolérance n’a pas sa place dans une société démocratique où la liberté de la presse est garantie.

Notons que depuis le début de l'année 2019, c'est pour la troisième fois que les véhicules de Radio Télé Metropole ont essuyé des jets de pierres. Le dernier épisode survient environ 48 heures après la diffusion d’une entrevue exclusive avec le président Jovenel Moïse. Hier mardi 29 octobre, des journalistes de la station avaient exprimé leurs inquiétudes suite à cette entrevue qui a provoqué une vague de réactions négatives vis-à-vis du média, considéré par certains d’être proche de l’actuelle équipe au pouvoir.

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