Mercredi 1 Avril, 2020

USA: un Haïtien coupable de tentative de trafic d’armes à feu en Haïti

Patrick Germain, a reconnu devant un tribunal fédéral qu'il avait tenté de faire passer plus de 20 armes à feu en contrebande de l'Illinois à Haïti. Selon les enquêteurs fédéraux, il avait acheté plus de deux douzaines d'armes à feu en juin 2016 dans la banlieue nord de marchands d'armes à feu et de vendeurs privés avant de tenter de les exporter illégalement vers l'île des Caraïbes, où il exploitait une entreprise de sécurité.

Patrick Germain, 45 ans, a plaidé coupable jeudi de l'envoi d'un fusil, de cinq fusils de chasse et de 16 armes de poing depuis la banlieue nord en passant par la Floride et Haïti, a annoncé mardi un accord de plaidoyer en cour fédérale à Chicago. Pour ce faire, il a construit une boîte en bois remplie d'armes à feu et de munitions et l'a cachée sous divers meubles dans une fourgonnette qui a fini par être interceptée par des agents fédéraux avant d'arriver à Haïti.

Des agents du ministère du Commerce, du département de la Sécurité intérieure et du Bureau de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs ont ouvert une enquête sur la manière dont les armes achetées dans l'Illinois en juin 2016 se sont retrouvées en Floride, dissimulées dans une camionnette devant être expédiée en Haïti, selon les archives judiciaires.

L'enquête a révélé que Germain avait acheté des armes à feu cette semaine-là à un marchand d’armes à Vernon Hills. Ils ont inclus 13 pistolets, 5 fusils de chasse et divers accessoires achetés pour environ 6 221 $ en espèces à des particuliers et à des marchands d'armes à feu dans la région de Chicago entre le 1er et le 7 juin 2016, selon une version expurgée de la plainte pénale scellée datant d'août 2016 et rendue publique jeudi après que son plaidoyer de culpabilité ait été enregistré.

Les enquêteurs fédéraux ont déclaré que Germain avait payé pour expédier trois véhicules, mais que seule une fourgonnette rouge Ford contenait des exportations illégales. La fourgonnette était « empilée du sol au plafond », ce que les enquêteurs ont décrit comme une technique courante utilisée par les passeurs.

Thomas Leinenweber, son avocat inscrit sur la liste, a déclaré que le plaidoyer de culpabilité était la "meilleure chose à faire pour Germain et sa jeune famille". Il a ajouté que Germain "assumait la responsabilité de ses erreurs et espérait que cet incident lui parviendrait".

A rappeler que l'infraction fédérale de contrebande entraîne une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement. Une audience de détermination de la peine a été fixée au 29 janvier 2019.

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