Mercredi 19 Décembre, 2018

Un groupe d'Haïtiens au Chili se livre à une grève de faim

Un groupe d'Haïtiens au Chili se livre à une grève de faim. Photo: La Tercera

Un groupe d'Haïtiens au Chili se livre à une grève de faim. Photo: La Tercera

Le 7 novembre dernier, le gouvernement chilien organisait le premier voyage des Haïtiens qui se sont inscrits dans le plan de retour. Quelques jours après le décollage, 55 Haïtiens ont débarqué dans la chapelle de Santa Cruz située à Los Nogales, tout près de la gare centrale, dans l’espoir de faire partie du second vol qui avait été réalisé le 26 novembre dernier.

Ils ont été rejoints, plus tard, par 24 autres Haïtiens qui ont été également accueillis par les religieux de la chapelle malgré les conditions difficiles. Parmi se trouvaient deux (2) femmes enceintes qui ont été hébergés vers un autre centre d’accueil.  

Ces derniers n’avaient même pas terminé la procédure les permettant à un immigrant d’être éligible au plan. Ce sont les autorités chiliennes ont dû finaliser leur dossier et ils ont définitivement pris place dans le Boeing 767 qui a atterrit sur la piste de l’aéroport Toussaint Louverture avec 179 Haïtiens à bord dans le cadre du second vol le 26 novembre passé.

Aux dernières nouvelles publiées par les médias chiliens, plus de 40 Haïtiens ont débarqué à la chapelle, hier jeudi, toujours dans l’espoir que s’ils y restent ils disposeraient d’un quota garanti pour le troisième vol dont la date reste encore inconnue.

Le service jésuite des migrants, encore une fois, n’a eu d’autres choix que de recevoir ces immigrants. « Le service jésuite des migrants, ainsi que la chapelle et les communautés, ont vu la nécessité de fournir un toit, de la nourriture, de voir leurs documents et de voir s'ils sont bien inscrits » a expliqué  José Tomás Vicuña, directeur du service.

A la chapelle, l’anxiété et la frustration est à son comble comme pour la première fois. Cette fois-ci un groupe s’est même livré à une grève de faim pour forcer les autorités chiliennes à les faire revenir au plus vite dans leur pays.

Le directeur du Service des Jésuites s’est aussi montré très remonté contre les interventions tardives des autorités de l’Etat chilien face à la situation. Selon lui, c’est « l’Eglise qui a payé les conséquences du plan de retour ».

« Nous apportons ici une solution d’urgence, mais l’État ne peut arriver au dernier moment. », a-t-il continué. Jusqu’à présent 1300 Haïtiens se sont officiellement inscrits pour le troisième vol.   

Source: La Tercera

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