Dimanche 20 May, 2018

Un gouverneur dominicain se plaint de la traite des enfants haïtiens

Enfants capturés à la frontière. Photo: Diaro Libre

Enfants capturés à la frontière. Photo: Diaro Libre

L’actuelle gouverneure de Dajabón, Ramona Rodriguez, lance un appel immédiat contre la traite des enfants haïtiens sur la frontière. Elle invite les autorités haïtiennes à coopérer pour freiner ce phénomène qui, dit-elle, complique la vie en République Dominicaine.

Ramona Rodriguez a affirmé qu’elle s’est déjà et, à plusieurs reprises, entretenue avec les diplomates haïtiens qui n’ont pas réagi à ses doléances selon ce qu’a rapporté Diaro Libre, un journal Dominicain. La gouverneure de Dajabón a expliqué que plusieurs de ces enfants sont dangereux. Elle pense que cela doit cesser au plus vite.

Cette situation divise les responsables dominicains. Il y a quelques semaines, le général Sugar Frugis Martínez, directeur des Corps spécialisé dans la sécurité des frontières terrestres a expliqué que les enfants capturés à la frontière sont retournés dans leurs foyers en Haïti.

Il a également précisé que ceux dont leurs parents n’ont pas été retrouvés sont renvoyés au Conseil National pour les enfants et adolescents (Conani) et aux foyers pour enfants dominicains. Un avis que Ramona Rodriguez ne partage pas. Elle croit que c’est aux autorités haïtiennes qu’il faut remettre ces enfants pour qu’elles puissent trouver leur origine.

La gouverneure dominicaine a accentué sur le niveau d’agressivité de ces enfants. Elle a expliqué avoir déjà maille à partir avec ces enfants. « Il y a quelques jours, un enfant d'Haïti, supposé avoir 12 ans, était assis sur le trottoir, les pieds étendus dans une rue de Dajabón. J'ai ordonné à un de mes agents de sécurité de le déplacer parce qu'il risquait d'être renversé par n'importe quel véhicule »  a-t-elle déclaré. Au lieu de me remercier, le jeune garçon s’en est pris à moi en brisant une bouteille de verre pour me menacer, a témoigné l'autorité.

Selon le journal, les autorités haïtiennes refusent continuellement de prendre en charge les enfants appréhendés à la frontière sous prétexte qu’il n’y a pas de preuves légales pour confirmer leur nationalité haïtienne.