Vendredi 17 Août, 2018

TPS: Le Canada lance un avertissement aux Haïtiens

Le Canada lance un avertissement contre les Haïtiens. Photo: Radio Canada

Le Canada lance un avertissement contre les Haïtiens. Photo: Radio Canada

Le Canada monte d’un cran et demande aux immigrants des Etats-Unis concernés par la situation du TPS aux USA d’éviter de franchir la frontière reliant les deux pays. Les autorités canadiennes ont particulièrement averti les Haïtiens, dans cette mise en garde, qui ont traversé en masse l’été dernier pour fuir les politiques migratoires de Donald Trump.

Les autres migrants venant de Honduras, du Nicaragua et de l’El Salvador sont également concerné par l’avertissement. Selon El Nuevo Herald, les autorités ont endurci le ton afin d’éviter d’accueillir le même flux de migrants que l’année dernière.

« Certaines personnes croient qu'il y a un programme TPS au Canada. Cela n'existe pas », a déclaré Randy Boissonnault, membre du Parlement canadien pour le Parti libéral qui a visité Miami la semaine dernière pour rencontrer les dirigeants de la communauté haïtienne et hispanique en vue de mettre en garde ceux qui envisagent de demander l'asile au Canada.

C’était la deuxième visite du responsable en 7 mois pour avertir les immigrants haïtiens en leur demandant de ne pas croire à d’autres messages que le sien. « La réalité est que si vous franchissez la frontière et que vous n'obtenez pas votre demande d'asile, vous retournerez dans votre pays d'origine, vous n'y serez peut-être plus depuis 20 ans et vous ne pourrez pas retourner aux Etats-Unis », leur a-t-il fait savoir.

M. Boissonnault a expliqué qu’il comprend que les gens veulent prendre des décisions concernant leur avenir, cependant ils doivent avoir les bonnes informations, dit-il.

Il a ajouté que le nombre d'immigrants légaux recu au Canada passera de 260 000 en 2015 à 340 000 en 2020. Le pays a également augmenté ses ressources, y compris le financement et l'embauche de personnel, pour faire face à une éventuelle vague d'immigrants, après les leçons apprises l'année dernière, lorsque 23 578 demandeurs d'asile ont traversé illégalement vers le Canada.

Les Haïtiens représentent le plus grand groupe de ceux qui ont traversé des Etats-Unis au pays de Justin Trudeau (7 164). Ils sont suivis des Nigérians (6 633). Cette situation a forcé le gouvernement canadien d'envoyer trois agents de l'immigration, suivi par le ministre canadien de l'immigration, des réfugiés et de la citoyenneté, Ahmed Hussen, à Lagos, capitale du Nigeria, plus tôt cette année, pour essayer de ralentir le flux.

Le gouvernement envoie ses représentants auprès des communautés aux États-Unis avec de grands groupes de personnes de ces pays. Les visites viennent avec un avertissement : si elles décident de prendre le risque, il y a une forte probabilité que leurs demandes d'asile soient rejetées.

Par exemple, des 830 demandes d'asile des Haïtiens qui ont été mis en accusation par la Commission de l' immigration et du statut de réfugié Conseil du Canada, seulement 11,8 pour cent ou 98 demandes ont été acceptées, alors que le reste a été rejeté, selon de le site de l'agence canadienne. Ceux qui ont été rejetés sont en train d'être expulsés.

« Quatre-vingt-douze pour cent des Haïtiens qui ont traversé l'année dernière ne pourront pas rester au Canada à long terme », a déclaré M. Boissonnault. Oui, il y a l'hospitalité canadienne", a déclaré Boissonnault, « mais elle a une date d'expiration ».