Mercredi 1 Avril, 2020

TPS : Des haïtiens intentent une action en justice contre Donald Trump

Voici les accusés dans le cadre de ce procès : Donald Trump, le secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, et la vice-ministre de la Sécurité intérieure, Elaine Duke.

Voici les accusés dans le cadre de ce procès : Donald Trump, le secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, et la vice-ministre de la Sécurité intérieure, Elaine Duke.

La politique migratoire de l’administration Donald Trump suscite beaucoup de réactions à travers le monde. Une kyrielle de décisions controversées et étiquetées "racistes" ont été prises depuis son arrivée à la tête de la maison blanche. Refuser par décret tous les réfugiés et ressortissants de sept pays musulmans ; mettre fin au programme temporaire de résidence (TPS) qui a, depuis le séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, donné la possibilité à 60 000 Haïtiens de résider et de travailler aux États-Unis en sont des exemples. 

En novembre 2017, le département de la sécurité intérieure a annoncé que le programme TPS a été prolongé partiellement jusqu’en juillet 2019 en attendant que les Haïtiens préparent leur retour au bercail. Mécontents, des immigrés haïtiens décident de poursuivre Donald Trump et les responsables de la sécurité intérieure en justice sous prétexte que cette décision a été motivée par le « racisme ».

« Les immigrés haïtiens poursuivent le président Donald Trump et les responsables de la sécurité intérieure, alléguant que le racisme a influencé la décision de mettre fin à un programme leur permettant de vivre et de travailler légalement aux États-Unis […] », lit-on dans les colonnes de l’Associated Press (AP)

Le procès a été intenté ce jeudi à la cour fédérale de New York par une douzaine de plaignants, notamment l’hebdomadaire haïtien basé à New York, Haïti Liberté qui peut voir l’un de ses journalistes bénéficiant du TPS contraint de quitter les Etats-Unis.

Selon l’AP,  le procès affirme, entre autres, que les autorités américaines n'ont pas respecté le protocole dans le processus de renouvellement des protections accordées aux immigrants haïtiens. Il s’ensuit que « l'ordre de mettre fin au statut de protection temporaire pour les Haïtiens est une violation de leurs droits ».

Voici les accusés dans le cadre de ce procès : « Donald Trump, le secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, et la vice-ministre de la Sécurité intérieure, Elaine Duke », indique l’AP qui souligne à la fin que « la porte-parole de la Sécurité intérieure, Katie Waldman, a déclaré jeudi dans un courriel que l'agence ne fait pas de commentaires sur les procédures en cours ».

Source : AP

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