Vendredi 16 Novembre, 2018

TPS : des haïtiens attaquent Donald Trump en justice

Novembre 2017, la nouvelle tombait tel un couperet : à partir de janvier 2018, l’administration Trump donne 18 mois aux 58000 Haïtiens vivant aux USA sous le Statut de Protection Temporaire (TPS) pour quitter les États-Unis.

En début d’année, les Salvadoriens subissaient un sort similaire. Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen leur a donné jusqu'au 9 septembre 2019 pour quitter les États-Unis ou être expulsés.

Les victimes de cette décision décriée ne comptent pas lâcher prise. Hier, des immigrants haïtiens et salvadoriens ont attaqué le président Donald Trump en justice, arguant que la décision de l'administration républicaine de mettre fin aux protections spéciales les protégeant de la déportation était motivée par le racisme, rapporte AP.

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« De nombreux plaignants ont vécu aux États-Unis pendant des décennies », explique à l'AP Patricia Montes, directrice exécutive de Centro Presente, une organisation d'immigrants latino-américaine du Massachusetts qui est également une partie plaignante dans cette affaire. « Si le TPS est supprimé, ils risquent de tout perdre - les maisons et les entreprises qu'ils ont construites, les familles qu'ils ont élevées et l'argent qu'ils ont investi dans leurs communautés ».

La plainte a été déposée par le Comité des avocats pour les droits civiques et la justice économique au nom de huit immigrants inscrits au programme, y compris un restaurateur salvadorien au Massachusetts et un immigré depuis 19 ans fréquentant un collège communautaire à Boston.

Les plaignants évoquent la vulgarité de Trump pour décrire les pays d'Afrique et d’Haïti.

Il convient de rappeler que La National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) a déposé une plainte similaire au Maryland le mois dernier pour contester la fin des protections accordées aux immigrants haïtiens.