Lundi 19 Octobre, 2020

Theresa May survit à un vote de défiance sur le Brexit

Theresa May, le 10 décembre 2018 devant la Chambre des Communes de Londres, lorsqu'elle a annoncé le report du vote sur l'accord de Brexit

Theresa May, le 10 décembre 2018 devant la Chambre des Communes de Londres, lorsqu'elle a annoncé le report du vote sur l'accord de Brexit

Theresa May a survécu mercredi à un vote de défiance organisé par son Parti conservateur, hostile à son accord de Brexit conclu avec Bruxelles, mais avec plus d'un tiers des députés l'ayant désavouée, le combat s'annonce acharné pour faire passer le texte décrié au Parlement.

"Le parti parlementaire a bien confiance en Theresa May comme leader du Parti conservateur", a déclaré Graham Brady, président du Comité 1922, responsable de l'organisation interne des conservateurs, où était organisé le scrutin à bulletin secret déclenché par au moins 48 députés conservateurs, soit le seuil requis de 15% du groupe parlementaire.

- "Résultat terrible" -

Dans une courte déclaration devant Downing Street en matinée, Theresa May s'était montrée combative, annonçant qu'elle se battrait "de toutes ses forces" pour rester en place et "finir le travail" sur le Brexit.

"Personne n'est mieux placé pour faire en sorte que nous mettions en oeuvre la volonté du peuple de quitter l'Union européenne", avait affirmé avant le vote le ministre pro-Brexit de l'Environnement, Michael Gove, soulignant qu'elle partirait "quand elle le décidera elle-même".

Mais le casse-tête du Brexit n'en serait pas pour autant terminé.

L'accord de Brexit est vilipendé tant par les "Brexiters" craignant un arrimage permanent du Royaume-Uni à l'UE que par les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière.

- Pas de renégociation -

Face à la perspective d'un cuisant échec, elle avait annoncé lundi, à la dernière minute, le report du vote sur l'accord prévu le lendemain, promettant de le soumettre à nouveau aux députés avant le 21 janvier.

Mercredi, Mme Merkel a déclaré avoir toujours "l'espoir" qu'un terrain d'entente soit trouvé pour permettre une sortie "ordonnée" du Royaume-Uni, mais prévenu que l'accord trouvé ne serait pas modifié. Paris est sur la même longueur d'ondes: pas question de renégocier.

Le gouvernement de Theresa May est également sous la menace du dépôt d'une motion de censure par le Parti travailliste, principale formation d'opposition, avec le soutien des indépendantistes écossais du SNP. Son chef Jeremy Corbyn, furieux, a accusé Theresa May de mépriser le Parlement lors de la séance hebdomadaire de questions au chef du gouvernement.

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