Jeudi 29 Octobre, 2020

Theresa May annonce son départ avant les prochaines législatives

Theresa May, le 10 décembre 2018 devant la Chambre des Communes de Londres, lorsqu'elle a annoncé le report du vote sur l'accord de Brexit

Theresa May, le 10 décembre 2018 devant la Chambre des Communes de Londres, lorsqu'elle a annoncé le report du vote sur l'accord de Brexit

Theresa May a annoncé mercredi son intention de quitter ses fonctions de Première ministre avant les prochaines législatives de 2022, pour tenter de contrer un vote de défiance organisé par son Parti conservateur, hostile à son accord de Brexit conclu avec Bruxelles.

La dirigeante s'exprimait devant le Comité 1922, responsable de l'organisation interne des conservateurs, avant un vote de défiance déclenché par 48 députés conservateurs, soit 15% du groupe, seuil requis pour ce scrutin.

"Je pense que la Première ministre gagnera haut la main", a pronostiqué son ministre pro-Brexit de l'Environnement Michael Gove, juste avant le vote, soulignant qu'elle partirait "quand elle le décidera elle-même".

Si elle devait quitter Downing Street, son remplaçant choisi au sein des conservateurs "n'aurait pas le temps de renégocier" avec l'UE et cela risquerait de "retarder, voire d'arrêter le Brexit", prévu le 29 mars 2019, a-t-elle averti.

Un décompte de la BBC affirmait qu'elle était assurée de l'appui de la moitié des voix plus une nécessaires pour rester en place, soit 159 voix, ce qui a fait remonter la livre.

Le patron du groupe de députés conservateurs eurosceptiques ERG, Jacob Rees-Mogg, a lui affirmé que "le pays a besoin d'un nouveau chef".

Mme May tente désespérément d'arracher aux dirigeants européens des concessions sur l'accord de Brexit qui pourraient contenter le Parlement britannique, vent debout contre le texte.

L'accord de Brexit est vilipendé tant par les "Brexiters" craignant un arrimage permanent du Royaume-Uni à l'UE que par les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière.

Les Brexiters conservateurs, comme l'allié nord-irlandais de Theresa May, le petit parti unioniste DUP, contestent en particulier la solution dite de "backstop" ou "filet de sécurité" qui doit créer provisoirement un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord après le Brexit.

Mme May a rencontré mardi plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, le président du Conseil européen Donald Tusk et celui de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, pour tenter d'obtenir des "assurances" que le backstop était "temporaire".

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