Dimanche 21 Octobre, 2018

Syrie: "nous avons réussi l'opération sur le plan militaire" (Macron)

"Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d'utilisation d'armes chimiques contraires à tout le droit international" et "nous n'avons eu aucun dommages collatéraux à l'égard des Russes", a poursuivi le président français Emmanuel Macron.

"Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d'utilisation d'armes chimiques contraires à tout le droit international" et "nous n'avons eu aucun dommages collatéraux à l'égard des Russes", a poursuivi le président français Emmanuel Macron.

 "Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire" en Syrie, a affirmé dimanche Emmanuel Macron, en référence aux frappes réalisées samedi par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

"Ses capacités de production d'armes chimiques ont été détruites", a-t-il ajouté lors d'une interview télévisée sur BFMTV-RMC/Mediapart. Il a assuré que "c'est la communauté internationale qui est intervenue", en réponse à une question sur la légalité des frappes sur le plan du droit international.

"Vous avez trois membres permanents du Conseil de sécurité (de l'ONU) qui sont intervenus", "dans le cadre strict de cette légitimité internationale" du fait du non-respect de l'interdiction des armes chimiques, et "sans déclarer la guerre au régime de Bachar al-Assad", a appuyé M. Macron.

"Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d'utilisation d'armes chimiques contraires à tout le droit international" et "nous n'avons eu aucun dommages collatéraux à l'égard des Russes", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Tout cela s'inscrit (...) dans une démarche qui est prioritairement la lutte contre Daesh" et "ensuite la nécessité de construire une solution politique", selon lui.

Emmanuel Macron a en outre affirmé avoir convaincu Donald Trump, qui avait manifesté sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie, de "rester dans la durée".

Le président français a dit qu'il avait pour objectif de "parler avec tout le monde": "Mon objectif, c'est de pouvoir au moins convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de cette table de négociation". Il a aussi évoqué les chiites et sunnites.

La décision d'intervenir en Syrie, "la France l'a prise sur le principe dès dimanche" dernier du fait des premières traces d'utilisation d'armes chimiques. Elle est "conforme aux engagements pris" depuis mai dernier, a ajouté le président.

"Nous avons obtenu des preuves que du chlore, des armes chimiques, avaient été utilisées" et qu'elles "pouvaient être attribuées au régime syrien", a-t-il complété.