Jeudi 26 Avril, 2018

Syrie: 35 morts à Damas dans un tir de roquette rebelle

35 personnes ont été tuées mardi dans un tir de roquette des rebelles qui a visé un "marché" dans la banlieue de Damas.

35 personnes ont été tuées mardi dans un tir de roquette des rebelles qui a visé un "marché" dans la banlieue de Damas.

Au moins 35 personnes ont été tuées mardi dans un tir de roquette des rebelles qui a visé un "marché" dans la banlieue de Damas, selon un nouveau bilan de l'agence officielle Sana.

C'est l'attaque la plus meurtrière qu'a connue la capitale syrienne ces derniers mois pour les tirs d'obus et de roquettes menés quotidiennement sur Damas par les rebelles, en représailles aux bombardements du régime sur leur fief dans la Ghouta orientale.

Dans un bandeau, la télévision d'Etat syrienne a accusé les "groupes terroristes" d'avoir tiré cette roquette qui a touché un secteur de la banlieue de Jaramana, à l'est de Damas, en référence aux rebelles.

De son côté, l'agence officielle Sana a avancé un nouveau bilan de 35 personnes tuées.

Le régime de Bachar al-Assad poursuit depuis le 18 février une vaste offensive contre les territoires rebelles dans la Ghouta orientale, dernier bastion insurgé aux portes de Damas. Ses frappes aériennes et bombardements ont tué plus de 1.450 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Depuis cette même date, près de 50 civils ont été tués en un mois par les tirs rebelles sur la capitale Damas, selon cette ONG.

La roquette est tombée sur un marché près d'un point de contrôle de l'armée, selon des habitants contactés par l'AFP.

"On a été pris de terreur avec la puissance de l'explosion", a indiqué l'infirmière Hania, une habitante du quartier de Kachkoul, dans la banlieue de Jaramana.

"La roquette est tombée sur un marché populaire, près d'un barrage de l'armée", a-t-elle précisé.

"J'étais près du secteur, il y un barrage de l'armée là-bas, il avait plein de monde pour acheter des cadeaux à la veille de la fête des mères" célébrée mercredi en Syrie, a confié à l'AFP un chauffeur de taxi de 41 ans, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

La banlieue de Jaramana se trouve non loin de la localité de Aïn Terma, en territoire rebelle dans la Ghouta orientale, où se concentrent les opérations de l'armée syrienne qui cherche à la reconquérir, selon l'OSDH