Jeudi 25 May, 2017

Stevy Mahy : une chanson, deux nouvelles vidéos

« Show you, deux vidéos attestant d’une expérience. Un homme et une femme. Deux endroits différents. Aucun des deux ne connait ni la chanson ni le titre au préalable. Ils ont accepté de jouer le jeu et de laisser libre cours à leurs ressentis. Devant la caméra, je leur ai demandé d’imaginer qu’ils étaient face à eux-mêmes. Comme si Show you, cette déclaration d’amour leur était adressé », lâche Stevy Mahy.   Après « Beautiful », « Yenki pou vou » (gravés sur le premier opus) ou « Haïti chérie », le douzième morceau du second intitulé « Show you » où l’artiste susurre : « Vulnérabilité, il faut se mettre à nu lorsqu’on est face à soi-même ». A dénicher sur Youtube : (https://www.youtube.com/watch?v=qlwXwSmwddo).

Yeux ronds, teint mordoré, partisane de sonorités folk, compositrice et créatrice de mélodies douces, entraînantes, coulantes, chantantes, dansantes : Stevy Mahy est l’auteur de deux disques. Le premier est titré « Beautiful Side of a Kreyol Trip ». « Je voulais que le titre soit long et poétique, que l’on prenne le temps de le prononcer et de s’interroger ».  En 2016,  elle livre le second : preuve de  maturité, d’agilité et de souplesse.     « Renaissance woman » où l’on retrouve ce morceau vidéoclipé « Show you ».  

Cycle de changement

À travers « Renaissance woman », Stevy construit son aura mélancolique, peaufine ses contours mélodiques, explore toute une palette de sons et de rythmes. La chaleur antillaise est encore là : on respire l’odeur de sa Guadeloupe natale dans quasiment toutes les pistes. Les airs caribéens aussi légers soient-ils flottent encore sur  « Renaissance woman » (composition éponyme), « Lendemain », « C’est la même », « Call me » (la réalisation de ce clip s’est réalisé dans la ville d’Aquin, au sud d’Haïti, par Yvetot Gouin), « Tiens » (petit frottement au reggae), « How far »,   « Ban di w’ », « Manman O », « Plus forte », « Rendez-vous ».

Le disque «Renaissance woman» est composé de dix-neuf titres agrémentés de quelques belles nappes de guitares signées  Dener Ceide, compositeur et chanteur haïtien. Quatorze titres chantés en créole, en français, en anglais. Stevy Mahy « invite à vivre avec elle en chansons les principales étapes du cycle de changement : deuil ou choc, déni, lâcher-prise et éveil ».  

Renaissance woman, c’est d’abord une histoire, des mots qui racontent des maux et de l’espoir aussi. Une vision de la vie, de l’autre. De l’observation et surtout l’envie d’être plus, de vivre plus, d’aimer plus », déclare la chanteuse.

Esquisse biographique

Stevy Mahy, née à Paris de pères et mères musiciens, est une chanteuse guadeloupéenne.  C’est à  l’âge de neuf ans qu’on entendra sa voix surfer sur le titre « Manman dépi ou pati » qu’elle enregistre avec sa mère.  Sa carrière a donc débuté très jeune. Ses voyages entres les États-Unis et la  France, ses diverses rencontres l’ont conduite à des collaborations avec plusieurs artistes dont James Germain (projet musical « Haïti Chérie »),  Victor O, ce qui a donné naissance à l’enregistrement « Inspire me » produit par le batteur Joël Jacoul Jacoulet.

En 2010, Stevy Mahy glisse avec son premier disque au titre long « Beautiful Side of a Kreyol Trip », album bien reçu dans le milieu caribéen et antillais. « Un savant mélange de sonorités folk et créoles accompagnants des mélodies amoureuses, chantées tantôt en anglais, en français ou en créole. Un album empreint de douce mélancolie parfois mais surtout un vibrant hommage à l'amour dans ses formes variées ».

Avril 2016, est sorti le deuxième habillé de mélodies autant poreuses qu’enchanteresses. « Renaissance woman », album abouti qui a mérité la collaboration remarquable du guitariste originaire d’Haïti Dener Ceide.