Dimanche 16 Décembre, 2018

« Si ce n’était Haïti, nous serions encore esclaves de l’Espagne »

Le journaliste Gyvens Laguerre (g) et le candidat à la présidence chilien Marco Enriquez Ominami (d)./ Credit Photo: 24horas

Le journaliste Gyvens Laguerre (g) et le candidat à la présidence chilien Marco Enriquez Ominami (d)./ Credit Photo: 24horas

Le candidat à la présidence Marco Enriquez Ominami s’est montré reconnaissant envers Haïti lors de sa participation à l’émission « Momento de Analisis ». « Si nous célébrons l’indépendance c’est grâce à vous. Si ce n’était Haïti, nous serions encore esclaves de l’Espagne », a-t-il gracieusement lancé. Le représentant du parti Progressiste a tenu ses propos face à l’entrepreneur haïtien Gyvens Laguerre qui l’interrogeait sur sa politique une fois arrivé à la tête du pouvoir chilien.

MEO n’a pas tari d’éloge lorsqu’ il devait rappeler le rôle de la première république noire dans l’indépendance du Chili. En effet, Alexandre Pétion a fourni une aide importante à Simon Bolivar lorsque ce dernier voulut reprendre les armes face aux colonisateurs espagnols en 1815.

Installé à la Jamaïque où les britanniques le mettait à l’écart le leader bolivarien a finalement cédé aux propositions de Pétion après avoir quelque peu hésité. A trois reprises, le président haïtien lui a accordé ses aides financières et lui a surtout fournit une artillerie importante pour affronter les espagnols à condition qu’il libère l’Amérique latine entière de l’esclavage.

Marco Enriquez Ominami en a profité de faire part des mesures qu’il prendrait face à la montée de la drogue au Chili. Le candidat à la présidence a clairement déclaré que les drogues au Chili sont là pour rester, mais qu’il s’efforcera cependant de limiter les dégâts qu’ils occasionnent.

Hadson A. Albert 

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