Mardi 22 Octobre, 2019

Sénat : les pro-gouvernementaux rejettent les exigences des opposants et réclament la tenue de la séance

Les sénateurs de l'opposition, mégaphone en main, perturbant la séance de ratification de la politique générale de Jean MIchel Lapin

Les sénateurs de l'opposition, mégaphone en main, perturbant la séance de ratification de la politique générale de Jean MIchel Lapin

Dans une correspondance acheminée ce vendredi 17 mai au président du Sénat de la République, Carl Murat Cantave, le Groupe des Sénateurs pour l'Equilibre Politique (GSEP) souligne que les arguments avancés par leurs collègues de l’opposition ne sont pas corrects. En plus des dénonciations, le bloc majoritaire exige des sanctions disciplinaires contre les 4 sénateurs accusés d’être un élément de blocage à l’installation du nouveau gouvernement.

Dès le début de sa correspondance, le groupe majoritaire dit ignorer l’existence d’un bloc ou d’un groupe appelé « groupe des 4 ». « Aucun bloc ne peut être composé de moins de 5 sénateurs », rappelle les membres du Groupe des Sénateurs pour l'Equilibre Politique. Dans ce document acheminé au président du bureau, le GSEP analyse et décrypte les 4 exigences des sénateurs de l’opposition. Pour les proches du pouvoir, la première exigence faite par le groupe des 4 qui concerne la présentation du cabinet complet sans cumul de poste, n’est pas correcte.

« La loi du 8 novembre n’abroge point le décret de 2005. Ses dispositions finales n’abrogent spécifiquement que les textes qui lui sont contraires », argumente le bloc majoritaire.

S’agissant de la mise à la disposition du groupe des 4 des dossiers de tous les ministres pour un examen minutieux, le Groupe des Sénateurs pour l'Equilibre Politique rappelle qu’il est nulle part prévu qu’un bloc puisse prévaloir d’un droit si exorbitant et si discrétionnaire. « Cette demande constitue une distorsion flagrante du règlement, une dérive grave », estime les pro-gouvernementaux au grand corps.

Sur les bagarres entre les sénateurs, le bloc majoritaire invite le bureau à statuer d’abord sur le vacarme orchestré par certains collègues qui ont perturbé la séance. Le GSEP exhorte la conférence des présidents à appliquer les sanctions disciplinaires comme le veut le règlement intérieur du Sénat. Dans cette correspondance, les parlementaires qualifient d’inapproprié le comportement de leurs collègues de l’opposition qui, disent-ils, retarde délibérément l’installation du gouvernement de Jean Michel Lapin.

Fort de toutes ces considérations, le GSEP demande au bureau de prendre les dispositions, en vue de favoriser la reprise de la séance suspendue au point 3 de l’ordre du jour, qui concerne la lecture, discussion et vote du rapport de la commission. Notons que 12 sénateurs ont signé cette correspondance envoyée également au président de la République, Jovenel Moïse ainsi que le Premier ministre nommé, Jean Michel Lapin.

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