Jeudi 14 Novembre, 2019

Séisme/Gros-Morne: des élèves accueillis dans des bâtiments endommagés

Gros morne - Un bâtiment endommagé lors du séisme du 6 octobre 2018

Gros morne - Un bâtiment endommagé lors du séisme du 6 octobre 2018

Séisme à Gros-Morne : des élèves accueillis dans des bâtiments très endommagés

« Est-ce-que ces établissements peuvent fonctionner à travers les rues », se questionnent les directeurs d’école nationale du Sacré-Cœur 1e, 2e et 3e cycles, Roger Odigé et Philémond Dorvil s’insurgeant contre les autorités étatiques qui, selon eux,  n’accordent pas d’importance aux différentes écoles publiques du pays.

Ces directeurs d’écoles sont obligés d’accueillir plus d’un millier d’élèves dans ce bâtiment qui a été très endommagé lors du séisme de magnitude 5.9 ayant secoué la ville de Gros-Morne au début du mois d’octobre dernier.

Le ministère des travaux publics avait interdit la reprise des activités scolaires dans ce bâtiment.

« Il revient à l’Etat haïtien de permettre le déroulement des activités scolaires dans la ville après le séisme. Il n’a pas assumé ses responsabilités. Devant le silence des dirigeants, les parents sont obligés de prendre le risque d’envoyer leurs enfants à l’école dans des conditions précaires. Nous sommes conscients que cela peut avoir de conséquences néfastes, lâchent avec désolation les responsables de l’école nationale Sacré-Cœur.

Dans la même veine, Roger Odigé et Philémond Dorvil rejettent les déclarations du ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Pierre Josué Agénor Cadet selon lesquelles les écoles de Gros-Morne fonctionnent normalement après le séisme. « Aucune disposition n’a été réellement prise par le gouvernement central en vue de faciliter la reprise des activités scolaires dans la commune », indiquent-ils.

Des directeurs d’écoles de Gros-Morne ont réclamé un frais de 500 gourdes de chaque élève pour déblayer des constructions effondrées lors de séisme et construire des hangars pour permettre le déroulement des activités scolaires.   

Roger Odigé et Philémond Dorvil appellent le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle à mettre sur pied des structures provisoires dans la cours de l’école pour permettre le déroulement en toute quiétude des activités en attendant la reconstruction ou la réhabilitation du bâtiment logeant l’établissement. Ce, pour éviter que le pire se produise.

Plus d’un mois après le tremblement de terre, des voix s’élèvent pour exhorter les autorités étatiques à prendre en compte la situation des habitants de Gros-Morne qui depuis le passage du séisme évoluent dans des conditions extrêmement difficiles.

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