Mercredi 2 Décembre, 2020

Santé : Haïti occupe la dernière place en Amérique

L’organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) vient de publier ce mardi 26 septembre son rapport quinquennal intitulé « Santé dans les Amériques 2017 ». Le constat est accablant : seuls cinq pays de la Région des Amériques investissent 6% de leur produit intérieur brut (PIB) en santé, comme le recommande l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mais c’est la place occupée par Haïti qui retient l’attention : le dernier parmi les 34 pays. Le rapport montre en effet qu’au cours de ces 5 dernières années, le pays a investi moins de 2% de son PIB en santé. Or, 6% du PIB est ce que les experts estiment être le minimum ».

Avec un investissement entre 2 et 4% du PIB, se trouvent le Guatemala, l'Argentine, la République dominicaine, le Mexique, le Pérou, le Brésil et le Chili. Alors que le Honduras, le Salvador, le Paraguay, l'Équateur, la Bolivie, le Nicaragua et la Colombie investissent entre 4 et 6%.

Selon les données de 2014, Cuba où l’espérance de vie est de 77 ans, est de loin le pays de la région qui investit le plus, avec un taux de plus de 10% du PIB, suivi par les États-Unis, avec un peu plus de 8%. L'Uruguay atteint l'objectif de 6%, suivi de près par le Panama, qui n’obtient pas la moyenne.

Même si la République Dominicaine occupe la position 28 des 34 pays des Amériques dans les dépenses publiques en santé, l'étude fait une remarque positive à propos du système de santé de ce pays : « La couverture d'assurance maladie dans le pays a considérablement augmenté au cours des cinq dernières années, passant de 43% en 2011 à 65% en 2015, bien qu'il existe encore un écart important pour une partie importante de la population », lit-on dans Listin Diaro.

« Ce qui est important c’est que nos leaders mettent la santé comme une priorité de développement et un agenda politique », a déclaré à la BBC, cité par T13, Marcos Espinal, directeur du Département des maladies transmissibles et de l'analyse de la santé de l'OPS. Selon Espinal, si les ressources publiques sont bien investies pour l'ensemble de la population et «par le bas, en commençant par le système de soins primaires», les résultats sur la santé sont palpables.

Jusqu’à présent, la santé est loin d’être au premier rang des priorités de l’actuel gouvernement qui alloue 4,3% du budget 2017-2018 au ministère de la santé publique soit de 6.1 milliards de gourdes. Un montant nettement inferieur  à l’enveloppe de 7.2 milliards de gourdes (5% du budget) dont dispose le parlement pour ses seulement 146 élus.

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