Mardi 11 Août, 2020

Samsung Galaxy S8, à peine sorti, déjà piraté

Le Samsung Galaxy S8, vendu à des millions d’unités  moins d’un mois après son lancement, voulait miser sur le scanneur d’iris en gage de sécurité. Des hackers allemands ont prouvé le contraire en piratant le dernier Smartphone du géant sud-coréen.

Le scanneur d’iris du dernier Samsung Galaxy S8 a été piraté par des hackers allemands, après que le Smartphone et le S8 +  aient été vendus moins d’un mois après son lancement à des millions d’exemplaires dans le monde, selon des données officielles. Cette vente colossale démarrée en Corée du Sud amorçait un bon démarrage selon plusieurs analystes économiques qui estiment que les chiffres continueront à grimper.

Le concepteur a misé sur le scanneur d’iris comme garantie de sécurité : cité par Business Insider au mois d’avril, le PDG de Princeton Identity, la société qui fournit ce scanner d’iris pour le Galaxy S8, a même indiqué que celui-ci est plus sécurisé que les scanners d’empreintes utilisés par le FBI.

Samsung misait sur cette technologie jugée plus sûre en matière de sécurité mais qu’aucun concurrent n’avait jusqu’ici utilisé. Les autres concepteurs ou concurrents se contentaient du scanneur d’empreintes digitales et du traditionnel mot de passe.

Il n’a fallu qu’un mois aux hackers du collectif Chaos Computer Club (CCC) pour contourner le capteur biométrique du Galaxy S8. Cette procédure avait requis beaucoup de matériel tandis que pour hacker le scanner d’iris du Galaxy S8 de Samsung, CCC n’a eu besoin que d’une photo, d’une imprimante laser et d’une lentille. Le plus ironique, c’est que d’après le collectif, il faut utiliser une imprimante laser Samsung pour avoir de bons résultats, rapporte le site Presse Citron.  

« Si les données dans votre téléphone ont de la valeur et si vous souhaitez l’utiliser pour le paiement, utilisez le code pin, déclare Dirk Engling, porte-parole du groupe de hackers, cité par The Guardian. C’est plus sûr que d’utiliser votre corps pour l’identification ».

Avec cette expérience, CCC veut prouver que contrairement à ce que vous avez pu entendre, le scanneur d’iris n’est pas impossible à pirater. Et il pourrait même s’avérer plus dangereux que les scanners d’empreintes digitales puisqu’il est plus facile d’obtenir une photo de l’iris de quelqu’un que d’avoir ses empreintes.

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