Samedi 23 Septembre, 2017

Triste deuxième journée de classe pour les écoliers haïtiens à PaP

La peur se lisait dans les visages des enfants qui, pris de panique, furent obligés de prendre la route à pied./Photo: Widlore Merencourt

La peur se lisait dans les visages des enfants qui, pris de panique, furent obligés de prendre la route à pied./Photo: Widlore Merencourt

Le début d’année scolaire « s’annonce houleuse et pénible » pour les écoliers haïtiens et les directeurs d’établissements nichés dans la zone métropolitaine. Vitre cassé, véhicules de l’État mis à feu, jets de pierres, routes bloquées : les manifestants n’ont pas du tout été tendres en ce mardi 12 septembre.  Plusieurs entreprises ont dû fermer leur porte. La peur se lisait sur les visages des enfants qui furent obligés de prendre la route à pied parmi les barricades.

En plus de la véritable rentrée des classes reportée à hier lundi 11 septembre  à cause du passage de l’ouragan Irma, c’est des manifestations émaillées de violence, de casses et d’autres actes de vandalisme qui ont accueilli les écoliers haïtiens dans les rues de Port-au-Prince. Dans l’ordre des griefs adressés au pouvoir en place, la non délivrance des manuels scolaires subventionnés par l’État, le vote du budget par le Parlement que les protestataires qualifient de « criminel », occultant ainsi (encore selon eux)  les conditions de vie de la masse.

Si plusieurs élèves ont été contraints de rester des heures sur la cour de leurs établissements, d’autres accompagnés de leurs parents, ont dû pourtant assister à des scènes de violence perpétrée contre des véhicules immatriculées « Service de l’État ».

Un véhicule immatriculé Service de l'Etat incendié par les manifestants ce mardi 12 septembre./Photo: Rosny Ladouceur

Ces mouvements revendicatifs un peu spontanés, qui se révèlent en fin d’après-midi incontrôlables par les autorités policières limitées d’ailleurs dans leur effectif, ont fait couler de chaudes larmes dans les yeux de ces enfants en quête du pain de l'instruction. « Une situation triste et terrible », a exprimé un directeur d’école de la capitale qui déplore ces actes de vandalisme.