Dimanche 17 Juin, 2018

Saint-Marc: arrestation de trois "brigadiers", dont un ancien policier

Un agent de la PNH en train de faire une retouche de peinture sur le mur d'un commissariat. Photo: Police Nationale d'Haiti - PNH (Facebook)

Un agent de la PNH en train de faire une retouche de peinture sur le mur d'un commissariat. Photo: Police Nationale d'Haiti - PNH (Facebook)

Samedi 10 mars, la police de Saint-Marc a procédé à l’arrestation de Sergo Destine, Alex Destine, respectivement âgés de 51 et 34 ans, et l’ancien policier Jean-Robert Alabré. Ces trois individus proviennent de la Cité Verna. Ils sont accusés d’entretenir une brigade de vigilance sans l’approbation des autorités policières.  

L’inspecteur Rochenel Jean-Marie, porte-parole de la Police nationale d'Haïti (PNH) dans l'Artibonite, a mentionné que la Police nationale d’Haïti/ Artibonite ignorait l’existence d’une pareille brigade qui évoluait à Verna.

« La police a procédé à l’arrestation de deux personnes pour leur implication présumée dans la détention d’armes à feu dans le cadre d’une opération baptisée : Idantifye w ! », explique l’inspecteur qui a confirmé l’interception d’un 9 millimètre en leur possession.   

 L’ancien policier Jean-Robert Alabré désaffecté depuis quatre ans s’est présenté délibérément au commissariat de Saint-Marc en vue de fournir des explications sur l’existence de la brigade, ajoute l’inspecteur Jean-Marie. Alabré a été écroué pour la même cause que les deux premiers individus.

L’intervention des habitants de la Cité de Verna n’a pas amené les autorités policières à les relâcher. Certains ont expliqué que la brigade était montée dans l’objectif de renforcer le dispositif de sécurité de la zone qui fait face actuellement à la recrudescence d'actes de malfrats qui peuvent opérer à n’importe quelle heure de la durée.  

Sollicité de matin, le porte-parole adjoint de la PNH, l’inspecteur Gary Desrosiers n’était pas encore au courant de cette arrestation. Il a précisé que la PNH n’a jamais encouragé la formation d’aucune brigade de vigilance.

« Nous disons non aux brigades de vigilance, car la police a encore le contrôle de la situation », reprend-il ce matin à la rédaction de Loop Haïti.