Lundi 19 Novembre, 2018

Sages-Femmes, un métier à encadrer en Haïti

Credit photo: Matteo Maillard/Le Monde.fr

Credit photo: Matteo Maillard/Le Monde.fr

Ce vendredi 5 mai ramène la 15e Journée Mondiale des Sages-Femmes, professionnelle de santé médicale dont la mission est d’accompagner les femmes enceintes tout au long de leurs grossesses. Le thème retenu cette année est « Sages-femmes, mères et familles : partenaires pour la vie ! ».

Pour Stéphanie Louis, responsable de communication de l’Association Haïtienne des Infirmières Sages-Femmes, ce thème tombe à pic. Il revêt d’une importance capitale pour cette catégorie de professionnelles de santé maternelle qui n’évoluent pas toujours dans de bonnes conditions infrastructurelles.  « En Haïti, nous avons-nous-autres retenues Sages-Femmes, femmes : partenaires pour la vie », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Loop Haiti.

« Les Sages-Femmes sont présentes dans la vie des femmes qui représentent le cycle perpétuel de la famille. Qu’elles soient mères porteuses ou jeunes, elles reçoivent en permanence l’assistance, l’accompagnement nécessaire de la grossesse à la naissance, de l’accouchement jusqu’à la période post-natale, profitent de la compétence de cette classe de professionnelles qui interviennent autant dans la formation que dans l’éducation ».

Agathe Francisque Pierre, conseillère auprès de l’association, affirme que « ce thème montre la position de la Sage-Femme au sein de la communauté haïtienne comme agent clé de développement et acteur impliqué de manière active dans le changement social ».

« Malheureusement, les conditions de travail dans lesquelles les Sages-femmes évoluent sont précaires car dans la majeure partie des cas nous n'avons pas les moyens pour pratiquer l'essence même de notre métier »,  avance Stéphanie Louis.  «Aussi, nous suggérons que le budget de la santé soit augmenté. Ceci favoriserait une meilleure prévision des équipements dans les hôpitaux. Une meilleure prévision de déploiement des Sages-femmes sur le terrain, car, conclut-elle, les premiers bénéficiaires restent les femmes, la famille, la société en général ».