Samedi 24 Août, 2019

Roland-Garros: Williams, Osaka, Halep, brelan de dames

La Japonaise Naomi Osaka en conférence de presse à Rome le 19 mai 2019

La Japonaise Naomi Osaka en conférence de presse à Rome le 19 mai 2019

Serena Williams à la poursuite d'une 24e couronne historique en Grand Chelem, Naomi Osaka à la conquête d'un troisième trophée majeur consécutif et Simona Halep en quête d'un doublé à Paris: toutes les trois jouent gros à Roland-Garros, qui débute dimanche.

. Serena, objectif 24

"L'idée, c'est de bien jouer dans tous les grands moments, évidemment dans les Grand Chelem", répétait Serena il y a quelques jours.

L'objectif qui anime la championne américaine de 37 ans depuis son retour de maternité en mars 2018 est clair: conquérir un 24e trophée en Grand Chelem, pour égaler le record absolu de titres majeurs détenu par l'Australienne Margaret Court, joueuse des années 1960-1970.

Deux fois la saison dernière, Serena a trébuché sur la dernière marche. D'abord à Wimbledon (contre Kerber). Puis à l'US Open, face à Osaka, contre laquelle elle a perdu la finale en même temps que ses nerfs.

Et plus le temps passe, plus la quête de l'ex-N.1 mondiale aujourd'hui 10e se corse.

Depuis son retour de grossesse, la cadette des soeurs Williams n'a plus remporté le moindre trophée.

Surtout, elle vit une première partie de saison 2019 sans cesse hachée par des soucis physiques, principalement au genou. Depuis son quart de finale à l'Open d'Australie en janvier, Serena n'a plus gagné que trois matches, chacun suivi par un abandon ou un forfait (Indian Wells, Miami et Rome).

"Je n'ai pas joué beaucoup de matches cette année. Pas par choix. Je voulais désespérément jouer mais ça n'était pas possible", explique l'Américaine, qui "a fait tout ce qu'elle pouvait pour rester en forme" et s'est astreinte à un "régime terrible".

"Quand vous ne bougez pas, ça devient compliqué de gérer votre corps. En gros, vous devez manger de l'herbe. C'était un cauchemar, raconte-t-elle. Mais ça a payé."

Suffisant pour tenir la distance sur la terre battue parisienne, où se profile un potentiel enchaînement Barty-Osaka-Halep à partir des huitièmes de finale ?

. Osaka vise la passe de trois

Après l'US Open et l'Open d'Australie, Roland-Garros ? Devenue N.1 mondiale après son sacre à Melbourne fin janvier, Osaka affiche ouvertement ses ambitions de triplé. Même si l'ocre n'est pas la surface sur laquelle elle se sent la plus à l'aise et si elle n'a jamais dépassé le troisième tour Porte d'Auteuil.

AFP / Tiziana FABILa Japonaise Naomi Osaka en conférence de presse à Rome le 19 mai 2019

"A l'US Open non, mais en Australie, mon objectif était de gagner, c'est à ça que je pensais chaque jour en me réveillant. Ici, j'essaie d'avoir le même état d'esprit. Je ne veux pas penser à aller en quarts de finale, même si je n'ai jamais été aussi loin, mon objectif est de gagner", assume la jeune Japonaise (21 ans).

"Ca n'a pas été toujours simple d'essayer de comprendre comment mieux jouer sur terre battue au fil des années, mais je pense que j'ai bien joué cette saison", estime Osaka, déterminée à "être à l'aise sur toutes les surfaces" et qui a atteint deux quarts (Madrid et Rome) et une demi-finale (Stuttgart) sur ocre ces dernières semaines.

Quant à sa main, qui l'avait contrainte à déclarer forfait à Rome il y a une semaine, "ça s'améliore jour après jour", rassure-t-elle. "J'espère qu'elle sera à 100% pour mon premier match." Un duel avec Victoria Azarenka, ex-N.1 mondiale, ou Jelena Ostapenko, lauréate à Paris en 2017, lui est promis dès le deuxième tour.

. Halep pour le doublé

Son rêve de sacre en Grand Chelem assouvi il y a un an Porte d'Auteuil, Halep, qui a reculé de la première à la troisième place mondiale depuis le début de la saison, est de retour à Paris "plutôt détendue".

AFP/Archives / JAVIER SORIANOLa Roumaine Simona Halep lors du tournoi de Madrid le 11 mai 2019

"Je sais qu'il y a un peu de pression ici parce que je suis la tenante du titre, c'est la première fois que ça m'arrive (en Grand Chelem), mais je veux voir ça positivement: c'est la meilleure position dans laquelle être, je ne vais pas me plaindre", sourit la Roumaine de 27 ans.

"J'ai déjà gagné ce titre, tout est du bonus maintenant, je vais voir si je suis capable de le refaire", poursuit-elle.

Halep, récente finaliste à Madrid (contre Bertens), court toujours après un premier trophée en 2019. Selon elle, qui avance les noms de Karolina Pliskova (N.2) et Kiki Bertens (N.4), elles sont une dizaine à pouvoir prétendre soulever la Coupe Suzanne-Lenglen dans deux semaines.

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