Samedi 15 Décembre, 2018

Roland-Garros - Serena et Maria, le retour des reines

La championne américaine aux 23 couronnes en Grand Chelem tente un come-back après avoir donné naissance en septembre à son premier enfant. Sharapova a elle raté les deux derniers rendez-vous. Il y a deux ans, elle purgeait une suspension de quinze mois pour dopage au meldonium.
(crédit photo : AFP)

La championne américaine aux 23 couronnes en Grand Chelem tente un come-back après avoir donné naissance en septembre à son premier enfant. Sharapova a elle raté les deux derniers rendez-vous. Il y a deux ans, elle purgeait une suspension de quinze mois pour dopage au meldonium. (crédit photo : AFP)

 Personne n'a pris leur place en leur absence: les ex-N.1 mondiales Serena Williams et Maria Sharapova font leur retour à Roland-Garros, sans avoir quitté leurs habits de stars du circuit féminin.

Si la cadette des soeurs Williams avait manqué le tournoi l'année dernière, c'était pour cause de grossesse.

Sharapova a elle raté les deux derniers rendez-vous. Il y a deux ans, elle purgeait une suspension de quinze mois pour dopage au meldonium. En 2017, la Russe venait de retrouver le circuit mais n'avait pas reçu d'invitation de la part des organisateurs et une blessure à une jambe l'avait privée des qualifications.

Cette année, le tirage au sort a réservé d'éventuelles retrouvailles dès les huitièmes de finale.

Où en est Serena ? C'est le grand point d'interrogation.

La championne américaine aux 23 couronnes en Grand Chelem tente un come-back après avoir donné naissance en septembre à son premier enfant, non sans connaître des complications médicales. Un défi à la hauteur de sa carrière hors norme.

La triple lauréate de Roland-Garros (2002, 2013, 2015) n'a plus disputé de Grand Chelem depuis un an et demi (Open d'Australie 2017). Elle n'a plus joué sur terre battue depuis deux ans et sa finale perdue à Paris en 2016 (contre Muguruza). Et son retour sur le circuit lors de la tournée américaine en mars s'est soldé par deux victoires et deux défaites en deux tournois (Indian Wells et Miami). On ne l'a plus vue en compétition depuis.

Après la déconvenue de sa protégée dans le désert californien, son entraîneur, le Français Patrick Mouratoglou, dressait un constat sans appel: "Nous ne sommes pas là pour gagner Indian Wells, nous sommes ici pour gagner Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open. On a encore le temps, mais là, c'est un désastre".

Pas de quoi détourner Serena de ses objectifs haut de gamme: "Je ne reviens pas pour regoûter à la compétition, je reviens pour gagner. Je veux qu'Olympia (sa fille, ndlr) voie que sa maman est plutôt douée pour ce qu'elle fait, qu'elle en soit fière. C'est elle qui va me pousser à revenir où j'étais", affirme-t-elle dans "Being Serena", une série documentaire qui lui est consacrée, sur la chaîne américaine HBO.

A en croire Mouratoglou, ses dernières semaines d'entraînement, passées dans le sud de la France, près de Nice, sont prometteuses: "Ce que je trouve le plus encourageant, c'est son enthousiasme, sa motivation, et la qualité de son travail. Grâce à tout ça, elle fait des progrès impressionnants. Elle frappe déjà très bien la balle et son corps est en train de redevenir ce qu'il était. Elle travaille extrêmement dur", déclarait-il mi-mai dans une interview à la WTA.

"Peut-elle gagner Roland-Garros ? Serena est capable de tout", estimait-il.

Même sans statut de tête de série, une situation qui a indigné jusqu'à Ivanka Trump, la fille du président américain.

Sharapova, elle, n'a plus foulé la terre battue parisienne depuis 2015. La Russe de 31 ans a souvent vu sa bataille pour revenir vers les sommets interrompue par les blessures (jambe, bras) depuis son retour de suspension au printemps 2017.

Et 2018 n'avait pas commencé non plus sur les chapeaux de roue, mais la double lauréate de Roland-Garros (2012 et 2014) a passé la vitesse supérieure ces dernières semaines, avec un quart de finale à Madrid et une demi-finale à Rome, en s'offrant la tenante du titre Porte d'Auteuil, la Lettonne Jelena Ostapenko, et en faisant trembler la N.1 mondiale, la Roumaine Simona Halep.

"Un pas dans la bonne direction", selon la "Tsarine" récompensée par un retour dans le Top 30 (29e), une première depuis 2016.

La championne aux cinq trophées majeurs s'est notamment rassurée sur sa condition physique.

"Trois tournois en quatre semaines, ça faisait longtemps que je n'avais pas géré ça aussi bien sur le plan physique", s'est-elle félicitée à Rome la semaine dernière, bien déterminée à durer encore.

"J'ai réussi à me sortir d'une période éprouvante de ma carrière. Je suis sur le circuit depuis des années. J'apprécie encore davantage ce nouveau chapitre, a-t-elle raconté. Beaucoup de jeunes joueuses arrivent avec beaucoup d'envie et d'énergie. Elles finiront par prendre notre place. Ce n'est pas un secret. Mais en attendant, vous voulez toujours laisser votre empreinte."

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