Jeudi 18 Avril, 2019

Rég. Boulos plaide pour une nouvelle augmentation du salaire minimum

Réginald Boulos plaide pour une nouvelle augmentation du salaire minimum

Réginald Boulos plaide pour une nouvelle augmentation du salaire minimum

L’entrepreneur Réginald Boulos continue son plaidoyer en faveur d’un ajustement du salaire minimum quotidien. Sur son compte tweeter, Dr Boulos justifie sa démarche par la dégradation des conditions de vies de la population.

Selon l'homme d'affaires, un taux d’augmentation de 7,3% a été enregistré sur les prix des produits alimentaires quatre (4) mois après la fixation du salaire minimum par le gouvernement. L’entrepreneur évoque également la dépréciation considérable de la monnaie locale par rapport au dollar américain. Face à cet état de fait, il estime qu’un ajustement de 10% sur les salaires peut soulager la misère des employés.

« Celui qui est incapable de prévoir, ne peut diriger », écrit l’entrepreneur Réginald Boulos qui s’appuie sur les dispositions de l’article 137 du code du travail haïtien qui prévoient l’augmentation périodique du salaire minimum en fonction des variables du coût de la vie.

Le docteur Réginald Boulos fait valoir que le salaire minimum de 215 à 500 gourdes pour une journée de huit heures de travail est insignifiant considérant la réalité socioéconomique difficile du pays. En ce sens, il exige que le salaire de base soit fixé à 550 gourdes pour huit heures de travail pour le segment A, c’est –à dire la catégorie d’entreprise en croissance stable, à savoir les institutions financières, les supermarchés, les entreprises de location de voitures.

Quant au segment B qui comprend les entreprises se tirant d’affaire dont les bâtiments et travaux publics, les hôtels avec 3 hibiscus et moins et la micro-finance, M. Boulos demande que le salaire minimum passe de 400 fixé par l’Etat à 440 gourdes.

En ce qui a trait au segment D incluant les gens de maison, l’homme d’affaires juge qu’un salaire de 237 gourdes par jour serait mieux que celui de 215 fixé par l’Etat.

Pour le segment E constitué d’entreprises tournées vers la réexportation dont  le secteur de la sous-traitance, Réginald Boulos  propose que le salaire minimum fixé à 420 gourdes par le gouvernement passe de préférence à 462 gourdes.

Rappelons qu’en octobre 2018, le PDG du Groupe Boulos avait proposé un salaire minimum de 585 gourdes pour une amélioration des conditions d’achat de l’ouvrier. Environ 5 mois après, l’ancien membre du conseil supérieur des salaires fait une proposition moins élevée alors que le coût de la vie n’a de cesse de  grimper.  

 

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